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Livres audio gratuits à écouter et télécharger

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La plaque murale décorée d’une urne de marbre, et portant juste son nom et la date, était ainsi conçue :
Flora, Epouse d’Humphrey Orford, Esq., En cette paroisse
Morte le 13 novembre 1713, dans sa 27ème année. […]
“Ceci est en souvenir d’elle” dit Mr. Orford. “Et vous pouvez voir que rien n’y est écrit concernant ses vertus.” […]
“Mais, Monsieur, c’est une étrangère pour moi” répondit Miss Minden. Mr. Orford lui pressa le bras.
“Mais pour moi c’était ma femme” dit-il. “Elle est ensevelie sous vos pieds. Tout près de là où vous vous tenez. Pensez-y, Lizzie, si elle pouvait se lever et tendre la main, elle pourrait attraper votre robe – elle est aussi près que ça !”

Le Chiffon de Soie (The scoured silk, 1949) est une nouvelle d’épouvante de Marjorie Bowen.

L’auteur de Magie Noire et de La Vipère de Milan montre ici sa maîtrise du récit, et son talent pour mettre en place une angoisse sourde et indéfinie.

Une nouvelle dont le dénouement, tout particulièrement, n’est pas à mettre entre toutes les oreilles !

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On se rappelle sa jeunesse,

Les jours anciens, les jours de liesse ;

On se souvient des mois de juin,

De nos rires dans le jardin,

De tout ce qui a fui, futile,

Rejoindre nos instants fossiles

Note de l’auteur-lecteur :

Ce livre audio a été conçu comme un ensemble cohérent. Je vous conseille donc de l’écouter depuis son début jusqu’à sa fin, d’un seul tenant. Suivant ce cheminement, vous serez plus facilement plongé dans l’univers sous-tendu par ce recueil, les poèmes le composant m’ayant été dictés par un unique état d’esprit, dans un même élan créatif, et sous l’inspiration de thématiques jumelles ou parentes.

Bien entendu, l’auditrice et l’auditeur sont maîtres tout-puissants, en ce qui concerne leurs choix d’écoute ! Tout ce qu’il me reste à souhaiter, si vous préférez opter pour une écoute par ordre aléatoire et morcelée de ce recueil, est que vous tirerez de votre écoute un certain plaisir.

(Une version texte et illustrations est disponible via le lien ci-dessous « version texte »)

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Pour continuer notre exploration des œuvres d’Eugène Sue, je vous invite à écouter ce très beau roman publié en 1842. Le récit débute dans la Bretagne sauvage frappée par une violente tempête puis se poursuit dans la haute société parisienne.

Deux êtres naïfs, vertueux, généreux, idéalistes en quête d’amour absolu : le Baron breton Ewen de Ker Ellio et la jeune bourgeoise Thérèse Dunoyer, reniée par ses parents banquiers, vont croiser leur destin et seront broyés par leurs contraintes sociales respectives et victimes d’intrigues cruelles et féroces du Monde parisien mondain dominé par la soif d’ascension sociale et de l’Argent.

Sans manichéisme, l’auteur développe chacun de ses personnages dans leur complexité des sentiments, dans leurs dilemmes moraux . Ils sont souvent confrontés à la solitude et aux sacrifices personnels, renforçant le caractère tragique de leurs choix

La mer, les tempêtes et les paysages bretons servent de miroir aux émotions intenses et aux conflits intérieurs des personnages.

Sue ajoute à ce roman une atmosphère fantastique et prophétique dans le personnage du pilote breton Mor-Nader qui par ses dons divinatoires et ses chants énigmatiques, est capable de prédire la mort sur le visage de ceux qu’il croise.

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Louise Rougeot, en littérature Guy Beauvoir, était une célèbre femme de lettres dont les romans populaires étaient très appréciés des lecteurs des journaux, dont chaque édition doublait ou triplait le tirage. Quand elle rencontra Jacques Rougeot, paresseux et joli , de quinze ans plus jeune qu’elle, elle fut une proie facile. Le jeune mari se laissa entretenir sans scrupules. Mais, hélas …

Cette nouvelle a été publiée dans le journal Le Matin du 20 janvier 1921.

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La Suisse, fin de l’été, après une différend avec les paysans de l’autre côté de la montagne, une jeune bernoise, Frieda, est enlevée par un jeune homme du Valais, et les hommes, les troupeaux et la jeune fille descendent au village. Très vite c’est l’automne et l’hiver : il ne peut plus être question de remonter au col. Tout oppose la jeune fille aux Valaisans : la langue, les coutumes, les vêtements, la religion. Pourtant elle semble s’habituer à sa nouvelle vie et les Valaisans semblent l’accepter. Mais c’est sans compter le retour de l’été et cette fracture entre les « races »

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Chers audiolecteurs, je vous propose de découvrir une œuvre poignante d’Eugène Sue, Atar-Gull, son premier roman maritime qu’il dédie à son mentor du genre : Fenimore Copper. Le récit met en scène l’ignoble trafic des noirs, leur commerce comme de vulgaires marchandises et leur transport dans des conditions déplorables et honteuses dans des navires « négriers », voyageant de l’Afrique vers les terres d’Amérique et les îles des Caraïbes. Il raconte la longue, froide et cruelle vengeance d’un esclave noir Atar-Gull, d’une part contre le négrier Brulard et contre son maitre, Tom Wil et sa famille, riches propriétaires terriens d’une plantation de sucre en Jamaïque.

Dans cette œuvre abolitionniste, Eugène Sue dénonce chacun des maillons de la chaîne des trafics négriers :
– les tribus africaines qui se livrent des guerres haineuses et destructrices contre d’autres tribus, et vendent aux négriers leurs prisonniers respectifs.
– les intermédiaires et marchands négriers qui traitent les Noirs comme une simple marchandise sans âme,
– les propriétaires terriens qui humilient, exploitent, maltraitent sans scrupules leurs esclaves tout en se prétendant humains et généreux ; ils vont jusqu’à pendre les vieillards esclaves devenus improductifs pour toucher une subvention de l’État.

Pour servir son propos critique, Eugène Sue emploie une ironie mordante. Il raille même ceux qui semblent bienveillants avec les Noirs mais qui méconnaissent l’humiliation et la souffrance profondes que constitue l’esclavage. Il ridiculise leur paternalisme dont ils font preuve avec les « bons Noirs » vertueux qui ont été exemplaires et sont restés fidèles, loyaux, serviables à leur bon maître blanc.

Paru en 1831, le livre déclencha un scandale mais aussi l’enthousiasme par son audace, sa violence et sa critique féroce de la société bien pensante et de sa bienveillance hypocrite vis à vis des Noirs, déniant la réalité de l’esclavage encore pratiqué à cette époque dans les colonies occidentales.

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Psychopathologie de la vie quotidienne, publié par Sigmund Freud en 1901, est l’un de ses ouvrages les plus célèbres et accessibles.

Freud y défend l’idée que les actes apparemment anodins de la vie courante – lapsus, oublis de noms, erreurs de langage, pertes d’objets ou gestes involontaires – ne sont pas dus au hasard. Ils révèlent au contraire des pensées, des désirs ou des conflits inconscients qui échappent à la conscience. À travers de nombreux exemples tirés de sa propre expérience et de celle de ses patients, il montre que ces « accidents » obéissent à une logique psychique. L’ouvrage introduit le lecteur à la théorie de l’inconscient et au mécanisme du refoulement, deux concepts fondamentaux de la psychanalyse.

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Poème tiré des Feuilles d’Automne.

Voici un monument de la poésie romantique de Victor Hugo, inspiré d’une marche sur le Mont Rigi dans les alpes bernoises en Suisse. Cʹest horrible et cʹest beau à la fois, s’écrit-il du haut du sommet. Le héros romantique adore arpenter les sommets et découvre dans cette nature sauvage un écho aux peines de son âme. Hugo s’adresse au lecteur et lui fait partager ce qu’il a entendu du haut de ces sommets. Il s’imagine en haut d’une montagne qui surplombe l’océan. Ces deux univers céleste et marin se rejoignent dans l’harmonie de l’Univers, dans une symphonie grandiose par leur immensité, et dans la musique des vents et des eaux. Cette beauté lui donne une sensation de sublime, de fusion avec le Cosmos et son Principe Créateur. Mais une mélancolie étrange s’empare de lui en pensant à la noirceur de la nature humaine, à sa tragique condition, avec la fin inéluctable. Tant de cris, de bruits, de tourments, de haines, tant de passions tristes, tant d’illusions notamment de se croire libres, de pouvoir dominer la Nature éloignent les humains de leur bonheur et de leur joie possibles. Ah s’ils pouvaient chanter au diapason de la Nature et se réconcilier avec elle en la contemplant avec émerveillement et humilité, avec les mêmes sens, avec la même acuité que ceux d’un poète !

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Thomas Hardy propose ici un nouveau grand roman sentimental, avec des personnages très attachants. En pleines campagnes napoléoniennes, et donc sous la menace d’une invasion, Anne Garland, jeune fille éduquée, belle et passionnée, a le coeur qui balance entre les deux frères Loveday… L’aîné, John, militaire, est discret, constant et loyal, et aime Anne depuis toujours. Le plus jeune, Bob, marin, est un garçon attachant mais impulsif, au coeur d’artichaut. Qui des deux frères la belle Anne finira-t-elle par choisir ?

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Dans la poursuite de la découverte des œuvres d’Eugène Sue, Paula Monti ou l’Hôtel Lambert est son roman le plus romantique. Il est composé comme un opéra en trois actes dont les deux premiers se passent à Paris et le dernier en Lorraine, dans le château de Brevannes. Le cadre du roman est principalement le monde de la noblesse parisienne sous la Monarchie de Juillet, que Sue nous dépeint comme une jungle féroce où hommes et femmes cherchent à tout prix à briller en société, vivent dans l’apparat, l’hypocrisie et des relations superficielles. Les ragots, la médisance, la raillerie dans les salons et les théâtres sont les passe-temps favoris. L’envie, la jalousie, la méchanceté gratuite vis-à-vis de son prochain sont omniprésentes et les apparences et la réputation doivent être tout prix préservées par-delà le bien ou le mal. La plupart des couples aristocratiques sont issus d’un mariage d’intérêt. La véritable amitié au-delà des classes sociales et l’amour authentique, absolu, passionné, intense sont les perles rares à trouver dans ce Paris mondain cruel et impitoyable.

Le récit s’ouvre sur un bal masqué, en 1837, à l’Opéra de Paris où se mêlent intrigues et commérages. Un domino féminin, assis sur un coffre, attire l’attention par son esprit et sa connaissance des secrets du monde mondain. Parmi les personnages présents, M. de Brévannes, récemment revenu de Lorraine, est l’objet de nombreuses discussions, abordant sa jalousie et sa relation avec sa femme, Berthe Raimond, une pauvre roturière et fille d’un vieux graveur à demi-aveugle. L’attention se porte ensuite sur la mystérieuse princesse de Hansfeld, une beauté vénitienne dont la présence à Paris suscite fascination et rumeurs. Elle est mariée à un jeune prince énigmatique, dont personne ne semble connaître la véritable nature. M. de Morville, un jeune homme admiré pour sa beauté et sa loyauté, est révélé être secrètement amoureux de la princesse. Leur rencontre au bal, orchestrée par un échange de mots de passe, dévoile un secret qui les lie. La princesse, croyant que M. de Morville connaît un secret compromettant sur elle, cherche à clarifier la situation. Cependant, M. de Morville révèle que son éloignement est dû à une promesse sacrée faite à sa mère, et non à une connaissance compromettante. L’entretien se termine sur une note de tension, la princesse feignant l’indifférence pour masquer ses véritables sentiments. Le récit explore les thèmes de l’amour véritable mais interdit, de l’amitié sincère, des secrets du passé, des conflits de classe et des conventions sociales. Il se révèle comme un tableau vivant de la société parisienne du XIXe siècle.

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L’Odyssée est un poème épique attribué à Homère, poète grec de l’époque archaïque (VIIIᵉ siècle av. J.-C.). Avec L’Iliade, cette épopée s’inscrit dans la tradition orale : les aèdes récitaient ces récits en vers, avant qu’ils ne soient fixés par écrit. L’œuvre raconte le retour d’Ulysse vers Ithaque après la guerre de Troie. Ce voyage, qui dure dix ans, met en scène les valeurs essentielles de l’épopée : le courage, la ruse, la fidélité et la lutte contre les forces du destin. Ulysse affronte des créatures mythiques (le Cyclope, les Sirènes, Charybde et Scylla), mais aussi les pièges des dieux, notamment la colère de Poséidon. Parallèlement, Homère développe une intrigue domestique : Pénélope, symbole de fidélité, résiste aux prétendants qui envahissent le palais, tandis que Télémaque entreprend son propre voyage initiatique. L’Odyssée illustre le passage du monde héroïque à une réflexion plus humaine : le héros n’est pas seulement un guerrier, mais un homme confronté à ses limites, à la nostalgie du foyer et à la nécessité de la sagesse. L’œuvre a profondément influencé la littérature européenne, devenant un modèle de récit d’aventures et de quête identitaire.

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Le tout-Paris est en effervescence, la Une des journaux est dans toutes les têtes, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre : on a assassiné le banquier Montreil ! Montreil ! L’un des acteurs les plus éminents de la haute société parisienne.

Devant le drame, c’est Paulin Broquet, l’estimé agent de la Sûreté, qui prend l’enquête en mains. Mais il est des questions dont nul ne voudrait avoir la réponse. Car ce matin n’est pas qu’un sordide fait divers, c’est un commencement. C’est l’instant où le mal étire ses ailes, le moment où Zigomar, le maître invisible, sort de l’ombre et dévoile au grand jour son génie criminel. Et des hôtels particuliers les plus huppés aux égouts de la capitale, nul ne sera à l’abri. Car ce sont la mort et la maladie qui marchent sur les pas de Zigomar.

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Judith est une nouvelle policière faisant partie du recueil La Vivante Epingle.

Turinier, le directeur d’un journal spécialisé dans les scandales, est assassiné. Il meurt en prononçant plusieurs fois le mot « Judith ». Qui est cette Judith ? Une ancienne maitresse ? On ne lui connaissait pas de liaison. La femme d’un comte, qui l’avait menacé de mort la veille ? Elle jure ne l’avoir jamais vu. Une enquête qui s’annonce difficile pour Christophe Rozès,

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« Je dédie ce livre à Messieurs les Représentants du Peuple de la Troisième République Française, dans l’espoir qu’ils trouveront au coeur de ces pages un sujet digne de leur méditation. » Albert Londres. 1924

Voici une nouvelle enquête de ce père du reportage dans les camps disciplinaires de l’armée française en Afrique, communément appelés Biribi. A nouveau, Albert Londres « enfonce la plume dans la plaie » et dénonce les injustices, mauvais traitements, tortures dont sont victimes les détenus. Un réquisitoire sans appel, une plume alerte où l’ironie nourrit l’indignation. Bref, devant un tel tableau, les gouvernants de l’époque ont en effet de quoi méditer ! Et… agir ! Ce remarquable reportage en une vingtaine d’articles créera une certaine émotion dans l’opinion publique et ne sera sans doute pas étranger à la disparition ultérieure des bagnes militaires en France.

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Retrouvez ici toutes les Poésies allemandes traduites par Nerval.

Deux sonnets, Le Féroce chasseur, La Chanson du brave homme.

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Rou-Grouf était un petit ourson blanc, étourdi et très désobéissant. Il aimait quitter sa tanière pour aller explorer les alentours et sa mère avait beaucoup de mal à le sortir des situations périlleuses dans lesquelles il tombait. Il avait des amis : un pingouin, un eider, qui lui parlaient d’un autre monde.

Il s’était mis en tête une idée farfelue : aller chasser la baleine volante, un animal qui n’existe pas, bien sûr. Mais, quand il avait une idée dans la tête, rien ne pouvait l’en chasser.

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Ce roman est la suite de Triboulet, dont il va peu à peu dénouer l’écheveau des intrigues. Trois personnes, enlevées à leurs parents dans leur tendre enfance, vont voir leur destin s’entrecroiser et finalement se réunir après bien des intrigues et des rebondissements. De Paris à Fontainebleau, puis Rambouillet, La Cour des Miracles est un beau périple au cœur des complots de la cour des Valois. Triboulet, de son vrai nom Ferrial ou le Févrial (1479 1536) fut le bouffon des rois Louis XII et François 1er.

Il est le personnage principal de la pièce Le Roi s’amuse de Victor Hugo (1802-1885) et du livret Rigoletto (1851) de Giuseppe Verdi (1813-1901).

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Retrouvez ici le sommaire des Poésies allemandes traduites par Nerval.

14 poèmes de Goethe et 18 poèmes de Schiller, traduits par Gérard de Nerval, avec, en introduction, la Notice de présentation sur Les Poètes allemands.

« Peu à peu la poésie lyrique se releva sous une autre forme, mais elle ne fut longtemps qu’un pâle écho des autres littératures. Mathisson, Ramler, Blumaüer et Rabener le satiriste entonnèrent tour à tour des chants épiques, lyriques et didactiques ; Gleim composait des fables ; Opitz, Gottehed et Bodmer brillèrent aussi dans cette école semi-française du xviiie siècle.

Klopstock commence une ère nouvelle, et entame, ainsi, que nous l’avons dit, la série des poëtes modernes. Comme versificateur, il tenta de créer une nouvelle lyrique à la manière des Grecs, sans rime, mais avec le rhythme ancien ; il ne se contenta pas de l’invention de l’hexamètre, il alla plus loin et composa dans cette forme un grand nombre de poésies ; mais cette réforme fut peu goûtée. Plus heureux dans ses pensées que dans sa forme, il donna à la poésie moderne une inspiration à la fois religieuse et nationale, « la faisant toucher, suivant l’expression de Schlegel, d’une main au christianisme, et de l’autre à la mythologie du Nord, comme aux deux éléments principaux de toute culture intellectuelle et de toute poésie européenne moderne. »

« Schiller marche encore l’un des premiers de cette famille de poëtes créateurs. Célèbre en France par ses pièces de théâtre surtout, il nous est moins connu comme poëte lyrique ; mais, en Allemagne, sa poésie est populaire. »

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… Car la pivoine ne sent pas la rose, et ce n’est pas moi qui le lui reprocherai. La pivoine sent la pivoine. Ne pouvez-vous me croire sur parole, au lieu de chercher toujours des comparaisons, prêter au beurre fin le goût de la noisette, à l’ananas celui de la fraise blanche, et à la fraise blanche l’apéritive et douce saveur de la fourmi écrasée ?

La pivoine sent la pivoine, c’est-à-dire le hanneton.

Par le truchement d’une fétidité délicate, elle a le privilège de nous mettre en rapport avec le véritable printemps, porteur d’odeurs suspectes dont la somme est propre à nous enchanter.

… Et le reste est à l’avenant, avec ce style espiègle et savoureux.

Ce merveilleux bouquet de vingt-deux évocations florales est une ode à la vie et au plaisir des sens, écrite peu avant de dire au-revoir à la vie.

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Il existe dans la bibliothèque un autre texte de Maurice Boué, Le Roi des aventuriers, écrit en 1932 et comportant 3 volumes. Ce roman, écrit en 1916, raconte la première aventure du chevalier d’Arsac.

Un groupe de bandits pénètre, en cassant la porte à coups de hache, à minuit, chez M. Montluc, un riche propriétaire. Ils tuent le père, mais, ébloui par la beauté de la jeune fille, le chef des malfaiteurs préfère l’enlever et la garder pour son plaisir pendant quelque temps. Ils vont fêter leur victoire dans l’auberge d’un de leurs amis. Sur ces entrefaites, le chevalier Gaston d’Arsac entre, entend un gémissement et parvient à délivrer la victime. Mais, un peu plus tard, les bandits enlèvent Maud qui priait auprès de la dépouille de son père. Et la poursuite commence.

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Dans « Sido », Colette livre un éblouissant récit empli de lumière : celui de l’enfance et des jours qui ne reviendront plus.

Avec un regard émouvant et nuancé, elle dresse le portrait des membres de sa famille. Tout d’abord « Sido », cette mère bien-aimée, quasi idolâtrée, déesse en son jardin, parfois excessive et piquante, mais surtout libre de toute contrainte. Et puis, autour de cette figure centrale, vient son père, qu’elle nomme « le capitaine » et qu’elle a si mal connu, sa soeur aînée, « l’étrangère » et ses deux frères, « les sauvages » et leurs fougues enfantines.

Elle nous parle aussi de l’amour qui unissait ses parents, de la nature, des fleurs tant aimées de « Sido » et de son enfance heureuse.

Entrer dans ce récit, c’est pousser une porte pleine de poésie et de sensibilité , celle du jardin de « Sido », du bonheur, de la nostalgie ….. celle du temps perdu.

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Très beau poème, de 1818.

« Les étoiles arrachées et précipitées dans la mer s’y éteindront en sifflant dans l’abîme, avant que votre mémoire et l’amour de vous passent ou s’affaiblissent.

Votre tombe est un autel : les mères y viendront montrer à leurs enfants les belles traces de votre sang. Voici que je me prosterne, ô hommes bénis, sur le sol et que je baise ces rochers et ces mottes de terre, qu’on louera et célébrera éternellement de l’un à l’autre pôle. »

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Voici Inconnue, une nouvelle du recueil de Paul Bourget ; Pastels.

« J’avais dîné, ce soir-là, au cabaret, en compagnie d’artistes et d’écrivains. Vers minuit, je revenais chez moi, en compagnie d’un de mes confrères, qui avait été intéressé prodigieusement par notre conversation pendant le repas. Il me raconta une histoire de ressemblance, qui me frappa beaucoup.

« Cette causerie, me dit-il, m’attristait démesurément, elle me rappelait une aventure, une émotion d’un ordre très intime. A ! Mon ami ! Si vous aimez et si vous êtes aimé, croyez m’en, ne refusez jamais, jamais un rendez-vous à la femme que vous aimez. Où qu’elle vous demande d’aller, et quand vous devriez tut quitter pour cela, n’hésitez pas, allez au rendez-vous ! »

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Après 15 ans passés à voyager à travers le monde, un gentleman d’une quarantaine d’années aux habits râpés, loue un pavillon de chasse retiré dans la province anglaise. Lorsque le propriétaire des lieux revient avec sa fille d’un long séjour sur le Continent, il se prend d’amitié pour son locataire avec qui il a des discussions intéressantes. Les jours s’écoulent paisiblement, … jusqu’à l’arrivée d’une veuve qui s’invite pour les fêtes de fin d’année. Des indices éparses sous-entendent que certaines personnes ne sont pas ce qu’elles paraissent être et cachent des secrets.

Tome 2 et dernier.

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« La señorita Rosario» est une nouvelle du recueil de Paul Bourget : Pastels, dix portraits de femmes.

Henri de V*** est un joli garçon, avec une physionomie si séduisante qu’il attire la sympathie rien qu’à paraître. Mais il est un jeune homme qui ne veut pas être trompé par les femmes et il a pris le parti de ne jamais croire un mot de ce qu’elles La señorita Rosario disent.

Invité à une soirée chez un négociant américain installé à Cadix, il y rencontre une jeune fille, Rosario, divinement belle. Il en tombe immédiatement amoureux.

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Le docteur Hamilton raconte une curieuse aventure qui lui est arrivée dans sa jeunesse avec l’un de ses premiers clients. Ayant tout juste terminé ses études de médecine, il se passionnait alors pour l’étude des insectes. Un jour, il aperçut dans un journal l’annonce d’une personne à la recherche d’un médecin possédant à la fois une grande force physique et de solides connaissance sur les scarabées. Le jeune homme avait estimé correspondre à cette description et s’était rendu à l’adresse indiquée…

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1626 . Le pouvoir de Louis XIII s’appuie sur « un homme tout raide dans sa robe rouge » ; cet homme, c’est le cardinal de Richelieu. Ambition, lâcheté, espionnage, assassinats, conspirations sont alors monnaie courante. Mais face à lui, Richelieu voit se dresser une jeune femme particulièrement déterminée à venger sa mère : Anaïs de Lespars, fille illégitime de Henri IV.

Amour, vengeance, perversion, Zévaco nous tient en haleine dans un récit aux multiples rebondissements dont l’humour n’est pas absent.

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Ce roman en trois parties ( Début, En ménage, En famille), traite des thèmes suivants : vie de couple, religion, amitié, mariage, naissance, maternité, paternité, relations familiales, distractions, émotions, joies et peines, et la société, tout cela traité avec brio, humour, sensibilité.

La vie de l’enfant est très bien mise en valeur dans ce roman.

Extrait :

« _Mais, ma belle, vous êtes folle, s’écria la dame du paravent en éclatant de rire; quand on joue la comédie, il faut se soumettre aux exigences de la rampe.

-Vous entendez, ma bonne petite tante ? voyons, livrez-moi votre bras.

Elle me tendit son gros bras rond sur la surface duquel s’étalait ce duvet léger, adorable, symbole de la maturité. Je posai l’éponge humide.

« Ah là là, s’écria la baronne, mais c’est une glace, bourreau une vraie douche et tu vas me promener cela sur le corps?

– Pas absolument partout, ma bonne tante.

-Je trouve votre partout singulièrement insolent, mon cher. Vous savez qu’on a besoin de vous, et vous en abusez. Dis donc, mon petit Ernest, est-ce que c’est du blanc pour la lumière que tu étales sur mon pauvre satin ? tu ne te trompes pas au moins ? Ah Seigneur ! dans le dos c’est horrible ! ah ! sapristi ! ah ! sapristi ! les hommes sont-ils heureux de pouvoir jurera leur aise ! Marie, du feu, mon enfant, du feu, et ça va être le diable à sécher C’est très-long à sécher, ta médecine, n’est-ce pas, mon petit capitaine ?

-Un petit quart d’heure, pas plus ; et puis ensuite nous brosserons avec une brosse bien douce.

Quand on est franc, on n’est pas franc à demi… »

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Voici la dernière histoire du recueil : Elsa, détective privée, de Gaston-Charles Richard. Cette nouvelle n’est pas une enquête policière. Il s’agit plutôt d’une anecdote historique : la fin et les obsèques de l’ex-impératrice d’Autriche et ex-reine de Prusse, en 1921

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Suzzie est une fillette attachante, bien mal partie dans la vie !
Sans famille et non-voyante, elle a 6 ans lorsque son foyer d’accueil l’envoie à l’orphelinat : « Tu vas aller dans une vraie école pour devenir savante ».

Après avoir multiplié à outrance les bêtises les plus insensées, après avoir mené à bout un personnel pourtant dévoué, elle est prise en grippe par la directrice qui la surnomme « la Petite Peste ».

Celle qui a « une jolie petite bouille […] aux yeux d’un joli vert presque transparent », va un jour se jeter dans les jambes d’un homme pour échapper à une punition, en murmurant « on va me battre »…

Prisonnière d’elle-même, Suzzie parviendra-t-elle à échapper à la spirale de la sauvagerie et de la violence ?

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Conte du Recueil « Affenschwantz et cetera »

Bout d’Canard a prêté de l’argent au roi, fort dépensier, et a bien l’intention d’être remboursé.

« Et un beau matin voilà Bout-d’-Canard bien pimpant et gaillard qui se met en route en chantant : Quand, quand, quand ! me rendrez-vous mon bel argent ? *

Il n’avait pas fait cent pas, qu’il rencontra compère le Renard en tournée par là.

Eh, bonjour, voisin, dit le compère, où donc allons-nous si matin ?

Je vais chez le roi, chercher ce qu’il me doit.

Oh, prends-moi avec toi! »

Charles Marelle (1827-…), folkloriste, conférencier et professeur de Littérature à Berlin.

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Le mystère que Sherlock Holmes est appelé à résoudre dépasse l’entendement humain. Et, sans doute, le célèbre détective parviendra-t-il à percer les brumes de l’inconnu, mais ce ne sera pas sans de tragiques péripéties.

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Voici le second conte du livre d’Ernest Pérochon, Inspecteur de l’Enseignement Primaire, Le livre des quatre saisons,livre de lecture destiné aux cours moyen et supérieur.

De son voyage en Afrique, l’oncle Jean, explorateur, a ramené un jeune ouistiti. Il offre l’animal à son frère, chez qui il habite entre deux voyages. Le jeune singe, qui a passé toute sa vie dans la forêt vierge de Guinée est tout étonné de se retrouver en France, parmi les hommes. Il accumule les bêtises… qui sont très amusantes.

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L’action de ce roman nous transporte dans le nord de la France, pendant l’entre-deux-guerres, période pendant laquelle la transformation de la société est telle qu’elle permet d’affirmer qu’on assiste alors véritablement à un changement de siècle.

Amandine, fillette de la campagne, serait pleinement heureuse, entourée de l’amour des siens, si elle n’était affligée d’un mal qui lui gâche la vie : la peur de la nuit ! Cette phobie, qui la taraude et dont elle ne parvient pas à se défaire, est certainement due au traumatisme créé par la mort de son père, tué au front alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Son bonheur est pourtant total lorsqu’elle assiste à la naissance de Lancelot, un poulain qu’elle va dresser avec l’aide de sa mère et de ses voisins, et auquel elle va s’attacher passionnément.

Grâce aux soins attentionnés qu’on lui prodigue, à sa bonne constitution et au caractère positif qui est le sien, Lancelot va devenir un magnifique cheval de trait, fort et intelligent. Hélas, on est contraint, la mort dans l’âme, de le vendre à la Société des Houillères et il va connaître les très dures conditions de vie et de travail des mineurs de fond, au coeur de la terrible nuit de la mine. Connaîtra-t-il néanmoins une issue heureuse à sa triste condition ?

Ce roman aborde plusieurs thèmes avec réalisme et précision. Les moments de joie et d’émotion dans la vie d’Amandine et de Lancelot, permettront à nos jeunes auditeurs de trouver en eux des médiateurs, qui faciliteront leur adhésion au récit.

Roman tout public – A partir de 10 ans conseillé

Texte : Copyright Alain DEGANDT – Tous droits réservés

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Emouvant récit qui nous fait pénétrer dans l’intimité de la Russie profonde.

« Fils d’un père humble et patient, pauvre prêtre ignoré, il était, lui aussi, un humble et un patient, et longtemps, il n’avait pas eu conscience de cette préméditation sournoise et méchante que les misères mettaient à fondre sur sa tête sans beauté. »

Le pope devra en subir de nombreuses « misères » dans sa vie privée. Ni plus ni moins peut-être que celles des villageois de sa paroisse . Car la vie est bien dure, en effet, et la nature peu charitable qui blesse les uns dans leur chair, d’autres dans leur âme.

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René Guénon, (1886-1951) est un auteur français, « figure inclassable de l’histoire intellectuelle du XXe siècle * (cf. Xavier Accart René Guénon ou le renversement des clartés : Influence d’un métaphysicien sur la vie littéraire et intellectuelle française (1920-1970), 2005 (Wikipedia)

La Crise du monde moderne est un livre deRené Guénon paru en 1927. Dans cet ouvrage, l’auteur reprend et approfondit sa critique du monde occidental. L’ouvrage eut un grand retentissement.

L’audience de ce livre fut bien plus grande que pour ses ouvrages précédents.

Ecrit très rapidement, il s’inscrit pleinement dans les débats de l’époque, qui s’interrogent sur le destin de l’Occident. Faisant la critique du « monde moderne » dont il fait remonter l’origine au XIV° siècle, il montre la supériorité de l’Orient sur l’Occident. Le texte de Guenon suscita de nombreuses et violentes réactions

Ce texte écrit il y a près d’un siècle semblent s’appliquer exactement aux années que nous vivons au XXI° siècle.

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M. Donis veut absolument donner sa fille Marthe à M. Sainte-Austreberthe qu’il croit riche et influent, malgré le refus catégorique de celle-ci et son aveu qu’elle est amoureuse de M. Heyrem. Comme Marthe réalise que son père sera inflexible, elle s’enfuit par des chemins détournés chez son grand-père, le père de sa mère morte à sa naissance, en espérant qu’il pourra la sauver. Le grand-père est avec Marthe un des seuls personnages attachants, il adore sa petite fille qu’il ne voit pas assez souvent et fait tout ce qui est en son pouvoir pour faire changer d’avis M. Donis. Il garde auprès de lui Marthe plusieurs jours et lui offre un amour simple et sincère, proche de la nature…

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Un couple parisien et leurs deux fils ainsi que la petite amie du fils aîné passent une semaine en Bretagne en août 2016. La mère raconte.
… la femme, quand elle « crée son nid » exclut la belle-mère. C’est ce que je ressens, très exactement, comme s’il y avait une concurrence entre Delphine et moi. Et Marc, inconsciemment, se range du côté de Delphine. Quand elle n’est pas là, il est charmant, comme il a été, hier, avant le réveillon, quand il est passé à la maison. Sa grossièreté, quand ils sont ensemble, me rend malheureuse…

Née en 1957, Alice Lym , après avoir lu Le journal d’Anne Frank à 17 ans, entame, pour ne plus l’abandonner la rédaction de son propre journal. Depuis 2004, elle publie des romans permettant de suivre la vie de la famille Valente, une famille singulièrement proche de la sienne. Des vies qui n’ont rien d’exceptionnel, qui peut être lu indépendamment des romans précédents, constitue le 19e roman de cette chronique au long cours (livres disponibles sur Amazone)

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Mario, officier de carrière, venait de passer trois ans comme chef de poste dans une oasis saharienne. Il était en congé dans une station de sports d’hiver. Un soir, dans la salle à manger, il remarqua un couple installé à côté de sa table. L’homme, grand et dominateur, s’adressait rudement à sa femme, menue, effarouchée, qui subissait des mots durs et des reproches en silence. Mario se sentit pris de pitié pour cette douce jeune femme. Ces scènes continuaient tous les jours. Peu à peu, il tombe amoureux de cette malheureuse et désire l’arracher à son mari brutal.

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Bathild Bouniol nous présente les rues ou sites de Paris, au XIXème Siècle, avec des biographies et informations diverses.

Ici, le Cardinal d’Amboise et La Bruyère, textes précédés de la Préface.

« Aussi, c’est à la France à bien dire que notre ouvrage est consacré pour la meilleure partie, puisque le plus grand nombre de ces Illustres dont on lira les Biographies naquirent dans des villes ou villages de la province, et parfois leur vie s’y est écoulée tout entière. Plusieurs du moins, après de longues années passées dans les agitations de la grande cité, sont revenus mourir au lieu de leur naissance. Gomme tel glorieux poète, ils ont voulu dormir leur dernier sommeil sous le ciel où fut leur berceau, reposer près de la vieille église où, dans la candeur de l’enfance, ils avaient prié, à l’ombre de ce clocher ou mieux de cette croix sainte qui leur était, en fermant les yeux, un gage assuré du suprême réveil .»

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Ce roman forme la suite de « Le pré aux clercs ». Il se déroule en 1560, alors que Catherine de Médicis rêve de conquérir le pouvoir pour elle-même et la couronne de France pour son fils cadet Henri. François II est menacé par l’infâme baron de Rospignac, séide de la reine, mais protégé par son brave et fidèle chevalier de Beaurevers. La belle Fiorinda est prise au cœur de ces complots : convoitée par des hommes puissants, elle lutte pour préserver son honneur et sa liberté. Un roman vibrant d’émotions et d’aventure !

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Une page de la Révolution russe, tel est le sous-titre du roman.

Le jour où le peuple affamé est venu manifester sous les fenêtres du Gouverneur, celui-ci, par peur ou incompréhension, d’un simple coup de mouchoir blanc, a donné l’ordre à la police de tirer sur les manifestants. 47 morts dont des femmes et des enfants. Et le souvenir de ce geste, de ces morts, ne cesse, depuis, de le hanter.

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Ce jour-là, qui était le douzième d’avril du bel an du Seigneur mil trois cent quarante-deux, sous le pontificat du bon pape Benoît XII, tout Avignon était en fête. Et, comme, le soleil riait clair dans un joli ciel de moire bleue, qu’il soufflait du Nord un brave petit mistral plissant les eaux du Rhône et faisant claquer les voiles latines des tartanes qui y naviguaient, tout Avignon était dehors, aussi bien les habitants de la ville haute, à l’ombre du palais des Papes, où brillait le cœur de la Chrétienté, que ceux de la Calade, nobles et riches bourgeois demeurant en des hôtels aux façades sculptées et aux balcons habilement ferronnés, que les escholiers de l’Université et les commerçants, artisans et manouvriers du quartier de la Carreterie.

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“Je n’ai pas écrit ce livre. Il m’a été dicté au long des mois par une voix souveraine et je n’ai fait qu’enregistrer, comme un muet, l’écho durable qui frappait à coups redoublés l’obscur tympan du monde. La parole m’a été accordée par surcroît, afin de retransmettre quelques-unes de ces étonnantes vibrations, quelques-unes de ces mystérieuses palabres qu’il nous est donné d’intercepter, parfois, dans les couloirs de la détresse.”

Ainsi s’exprime René Guy Cadou dans la préface de ce très beau recueil en vers libres, à cheval entre tradition et modernité (les présents poèmes ont été sélectionnés dans l’édition de la NRF).

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« Couché tout de son long, Sénista avait remonté jusqu’au menton la grise couverture d’hôpital ; il regardait fixement Sazonka ; il aurait voulu que celui-ci ne s’en allât pas encore et qu’il lui confirmât une fois de plus du regard la promesse de ne pas l’abandonner à la solitude, à la maladie, à la peur. Sazonka, lui, avait envie de partir, mais il ne savait comment s’y prendre pour ne pas faire de la peine au petit garçon ; il reniflait, glissant de sa chaise et s’y rasseyant avec énergie, comme pour toujours. Il serait resté volontiers s’il avait su de quoi parler, mais les thèmes de conversation manquaient. »

Sazonka aura finalement l’idée d’apporter au petit garçon un cadeau.

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Conan, né en Grande-Bretagne, personnage sans doute semi- fictif du récit légendaire de la fondation de Royaume de Bretagne, est à l’origine d’une dynastie des Rois légendaires ou semi-légendaires d’ Armorique et des Ducs de Bretagne.

« — Amis, leur disait-il en les leur montrant du doigt, vous voyez ces gros nuages noirs qui passent au-dessus de nos têtes et s’avancent si lourdement vers le sud; la nuit prochaine, ils crèveront en pluie sur les tombeaux de nos ancêtres! car c’est de l’Armorique, de cette partie occidentale de la Gaule, qui pénètre le plus avant dans les eaux du grand Océan, que des hommes hardis, cherchant des aventures et de nouveaux climats, partirent et vinrent les premiers habiter cette île, sur laquelle ils déposèrent leurs huttes et leur postérité. »

« On était alors à la sixième lune du mois de miseven ». A cette époque, tous les collèges de druides de l’Armorique, ceux de Calohèse , d’Uxantis , de Douarnenez, de Bafz et de la pointe du Raz, avaient coutume de se réunir auprès d’un lieu nommé Carnack, pour accomplir des sacrifices.

Cette fois, le but de la réunion avait une importance extraordinaire. Depuis quelque temps, les chevaux blancs élevés dans les bocages sacrés hennissaient d’une façon lugubre, ce qui annonçait que la patrie était en danger. »

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Où Toto Fouinard fait travailler sa cervelle et laisse les autres travailler des pieds et des poings.

M. Suberbie est retrouvé mort, dans sa chambre, étranglé par une cordelette. Les soupçons se portent rapidement sur un serrurier qui lui réclamait de l’argent et l’avait menacé physiquement. Les certitudes de la police sont d’autant plus fortes que l’ouvrier résiste violemment à son arrestation. Mais, comme le chef de la Sûreté se méfie d’une nouvelle erreur judiciaire, il fait appel à Toto Fouinard pour confirmer ou infirmer ses doutes. Le détective accepte la mission, soutenu par son ami Michel qui, pour bien connaître le serrurier, ne le croit pas coupable.

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Gigi est une nouvelle écrite par Colette en 1944.

Gigi est une jeune fille de quinze ans, qui vit avec sa mère et sa grand-mère dans le milieu des demi-mondaines de la Belle Époque, dans le Paris du tout début du 20ème siècle. Les deux dames sont célibataires et espèrent que Gigi fera carrière dans la galanterie.

Gaston, richissime héritier, grand noceur mondain et séducteur tombe amoureux de Gigi qui, tout en était très attirée par le jeune homme, refuse de n’être qu’une conquête éphémère et elle repousse ses avances, ce qui scandalise sa grand-mère et sa tante, anciennes courtisanes toutes deux.

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“Oh, Rachel, dit Mrs. Ray, Dorothea m’a tout raconté…” puis elle s’arrêta.
“Que vous a raconté Dorothea, ma mère ?” demanda Rachel.
“Je lui ai raconté, ma soeur, dit Dorothea prenant alors la parole, que je vous ai vue seule, il y a une heure, avec ce jeune homme, dans le cimetière.” […]
“Oh, Rachel, est-ce donc vrai ?” demanda Mrs. Ray.
“Qu’est-ce qui est vrai, ma mère ? Il est vrai que M. Rowan m’a parlé dans le cimetière, bien que j’ignorasse que j’avais dans Dorothea un espion qui me surveillait.”
“Il est de toute nécessité que quelqu’un remplisse le rôle d’espion auprès de vous. […] Croyez-vous donc qu’il soit bien de rester dehors, seule, à n’importe quelle heure de la nuit, avec le premier jeune homme venu ?”
Et la voix de Dorothea était aux oreilles de Rachel comme le cri lugubre du corbeau.

Rachel Ray (1863) relate les amours contrariées de Rachel Ray, jeune fille issue d’un milieu modeste, en butte aux aux idées étriquées et à la mesquinerie de sa communauté.

Anthony Trollope y fustige, avec son humour grinçant, la mainmise de la religion sur les petites communautés rurales de l’Angleterre victorienne, où les mères courent consulter leurs directeurs de conscience dès que leurs filles posent les yeux sur un jeune homme, s’engageant ainsi sur la voie du péché.

Le roman, commandé à l’origine pour Good Words, un magazine populaire destiné à un lectorat très conservateur, fut refusé dès la lecture des premières épreuves. Le roman n’a jamais été publié sous forme de feuilleton.

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Un jeune noble, aux mœurs dissolues, Ste Austreberthe a décidé de se ranger et d’épouser un beau parti. On lui signale Mlle Donis, fille d’un riche négociant de Bordeaux. Il prend le train pour la Gironde et demande au préfet, M.de Cheylus, de l’appuyer auprès de M. Donis. Cependant Mlle Marthe Donis est amoureuse d’un jeune homme M. P. Heyrem. Tous les moyens sont bons alors à Ste Austreberthe pour mener à bien son projet : il fait chanter M. de Mériolles, l’amant de Mme Donis ; il s’attire les bonnes grâces de M. Donis.

A suivre : La Belle Madame Donis

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C’est avec une vive émotion que nous avons appris la disparition de notre ami André Rannou.

André a donné sa voix sur le site pendant plus de dix ans, où il a partagé ses goûts littéraires. Nous nous associons à la douleur de sa famille et vous proposons de lui rendre hommage en retrouvant ici quelques-uns de ses livres audio les plus appréciés.

La Femme en blanc (Wilkie Collins)

Résurrection (Léon Tolstoï)

L’Utopie (Thomas More)

Bleak House (Charles Dickens)

Le Paradis perdu (John Milton)

Le Tour d’écrou (Henry James)

Jean-Christophe (Romain Rolland)

Walden, ou La Vie dans les Bois (H. D. Thoreau)

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Du Recueil, « Trois poètes de leur vie », après Tolstoï, voici la vie et la personnalité de Stendhal.

Talent merveilleux de Stephan Zweig pour nous présenter l’originalité et la psychologie si sensible de Stendhal, son égotisme et son œuvre.

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Sans doute le meilleur livre de Colette !

Lorsque le livre paraît en 1922, Colette a 49 ans, et sa vie n’est pas sereine. Est-ce la raison pour laquelle elle se penche sur son passé dans sa maison natale ?

En 35 scénettes, piquantes, tristes, drôles, attendrissantes, elle chante, avec une poésie et une sensibilité très subtiles, les joies et les maux de l’amour, les secrets de la nature, les bêtes, la volupté des sensations. Et surtout sa mère, qui nous émeut autant qu’elle nous amuse.

« Ma maison reste pour moi ce qu’elle fut toujours : une relique, un terrier, une citadelle, le musée de ma jeunesse. »

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Camille, fille de Monsieur et Madame des Arcis, est une très belle enfant. Cependant, elle est née sourde au grand désespoir de ses parents…

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Alain, fils unique d’une riche veuve, amoureux de son jardin et de sa chatte des Chartreux, Saha, est sur le point d’épouser Camille, une jeune fille qu’il connaît depuis l’enfance, et dont il n’est qu’à moitié amoureux… Très vite, la coexistence de la femme et de la chatte s’avère difficile.

Colette, avec une plume subtile et sensuelle, dissèque les sentiments de ce couple qui se déchire, sans jamais prendre véritablement parti – sauf pour la chatte, personnage royal et muet, qui existe, littérairement, aussi fort que les protagonistes humains.

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Un roman policier écrit par Delly ! Voilà un texte inattendu !

Une infirmière se présente au château de Mieules, pour soigner une fillette de seize ans, paralysée depuis plusieurs mois. Elle a une grosse surprise en arrivant : le château est en mauvais état, sans chauffage et vide, à part quelques meubles délabrés. Une atmosphère étrange y règne.

Un crime est commis. Ce ne sera pas le dernier.

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Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette, femme de lettres, actrice et journaliste française (1873-1954)

Casanière et vagabonde, voici ici le récit de ses déménagements.

Tout le charme de son talent…

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A la sortie du théâtre de Covent Garden, à Londres, une foule très élégante se pressait et la présence des valets de pied qui attendaient leurs maîtres avec leurs manteaux, n’arrangeait pas les choses.

Tout à coup, lady Farghwar s’aperçoit qu’elle a perdu un pendentif historique d’une très grande valeur. Aussitôt, le secrétaire du théâtre fait fouiller méticuleusement les loges et les couloirs, sans rien trouver, hélas, que la chaînette qui soutenait le bijou et qui, trop usée, s’était rompue.

Quelques jours plus tard, Elsa, détective privée, se présente à lady Farghwar et propose d’essayer de retrouver le bijou.

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Le Brigadier Étienne Gérard raconte ses souvenirs de la bataille de Waterloo perdue le 18 juin 1815 par l’armée française.

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Ce 31 décembre, une famille rentre chez elle et un monsieur attend leur retour.

Propos étranges, troublants.

« Ce vieil ami de mon père, depuis des mois, je ne me suis pas occupé de lui… J’éprouve un soudain repentir. Et je réclame de ses nouvelles avec insistance. Marie allume une seconde lampe, prépare le thé. Les apostrophes joyeuses des fillettes qui brandissent leurs cadeaux allègent l’atmosphère.

Lui n’écoute point mes paroles empressées. Il a vieilli terriblement. Son regard est vague. »

Cette nouvelle est extraite du recueil Au Seuil de l’Invisible.

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Le Lièvre aux oreilles noires est le premier conte du « Livre des quatre saisons », ouvrage couronné par l’Académie Française en 1929, écrit par Ernest Pérochon, inspecteur de l’Enseignement primaire, à l’usage des écoles et collèges.

Une journée d’un lièvre, avec ses plaisirs et ses frayeurs, et ses rencontres avec d’autres animaux sauvages.

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Tirés du livre Les Fées, ces contes ne plairont sans doute qu’aux amoureux.

Belles jeunes filles, méchantes fées, princes charmants, tous motivés par l’amour…

Persinette : 22 min (l’ancêtre de Raiponce)

Tourbillon : 42 min

L’ Enchanteur : 50 min

Plus belle que fée : 1 h

Le pays des délices : 23 min

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Corneille nous livre avec Horace une tragédie où ce que nous appellerions aujourd’hui le nationalisme et le patriarcat sont portés à un point ultime. Horace, et peut-être pire encore, son vieux père, nous apparaissent moins comme des héros que comme des fanatiques. Les femmes sont les victimes impuissantes de cet ordre social implacable et meurtrier, et la plus belle tirade de la pièce est sans conteste celle qui vaudra à Camille de se faire tuer par son propre frère. Ce meurtre d’une femme sans défense, tuée pour avoir osé blasphémer contre Rome, est mollement condamné, et finit par être traité comme un crime d’honneur…

Voilà une pièce dont la réception doit varier du tout au tout selon les cultures et les époques. Je veux croire que Corneille lui-même, par les deux derniers vers, indique sa sympathie pour Camille et en fait discrètement la véritable héroïne de la pièce.

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Une biographie romancée de Robert Roy MacGregor (1671-1734), communément appelé Rob Roy, le célèbre hors-la-loi et héros populaire écossais du début du XVIII° siècle, par Émile Jonveaux (1819-1871).

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Malo, jardinier à la cour d’un roi, vient d’avoir son sixième enfant.

Le roi est son parrain, et Malo pense que son petit Charles pourrait un jour épouser la petite princesse qui vient de naître.

Extrait :

« Le vieux monarque n’avait pas oublié les paroles imprudentes du jardinier, au dîner du baptême, et il voulait prendre ses précautions, de bonne heure, pour empêcher la réalisation du souhait qu’il avait exprimé.

Charles fut bientôt exposé sur la grande mer, dans un berceau de verre, et abandonné à la grâce de Dieu.

Le roi attendait son marchand de vin de Bardeaux, qui devait venir lui apporter du vin. Le marchand de Bordeaux rencontra en mer le berceau où avait été exposé Charles. Il recueillit l’enfant, admira sa beauté et résolut de l’amener a sa femme et de l’adopter. Dans sa joie et son empressement à le montrer a sa femme, il fit virer de bord son bâtiment et retourna immédiatement à Bordeaux. »

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Lorsqu’il se fut abondamment convaincu que la vie ne pouvait plus lui apporter aucun charme, Jérôme Labugade se décida à mourir…Froidement, il envisagea les divers moyens que la science moderne lui offrait pour quitter cette vallée de misère : le fer, le feu, l’eau, le chanvre ou le poison.

Mais, comme il réfléchissait à ces lugubres choses, un article de journal lui tomba sous les yeux : « L’assassinat de la rue Berthe ».

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Peu de temps après la mort du roi Louis XIII, il y avait au village de Saint-Mandé une pauvre paysanne dont une méchante masure, une vache et quelques poules composaient tout le bien. On l’appelait dame Simonne. Au point du jour, elle allait vendre du lait à la porte Saint-Antoine, et revenait travailler jusqu’au soir pour gagner le juste nécessaire. Souvent elle prenait encore sur le temps du sommeil pour sauver à grands coups d’aiguille les débris de son trousseau…

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Nouvelle éponyme du Recueil.

Le jeune Denis ne va pas bien, une angoisse l’étreint.

La meige, (meige : le rebouteux) ne peut rien pour Denis.

Il part en montagne avec ses moutons. Sa mère espère que cela l’aidera.

Extrait :

« Ses yeux fixes semblent contempler des choses que personne ne peut voir.

Les rafales du vent deviennent odieuses à ce berger qui bravait les orages. Un soir de tempête, il demeura, livide, auprès du feu, les dents claquantes, et les poings bouchant ses oreilles.

Sa mère devine qu’il ressasse des rêveries malsaines et ne sait comment le défendre et le protéger. Avec une tristesse mêlée d’espérance, elle voit venir le jour où les troupeaux se mettent en route pour l’alpage. Elle s’attache à cette perspective : la montagne lui rendra la santé. »

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Quatre années après la fin de la Grande Guerre, Élisabeth vit dans le souvenir permanent de son mari, le peintre Georges Borderie. La disparition de ce dernier, mort au combat, lui est d’autant plus difficile à surmonter qu’elle est persuadée qu’il était un artiste d’exception, au talent injustement ignoré. Ainsi, elle se détermine à organiser une exposition des œuvres laissées par son mari, chantre de la vie rustique et des paysages girondins. Grâce à cet évènement, elle souhaite faire enfin connaître à tous son génie. Mais se faisant, il lui faut retourner s’installer à Paris, sur les lieux même de son bonheur défunt. Elle doit également renouer avec Lucien, le meilleur ami de Georges. Cependant, dans le plus grand secret, cet écrivain taciturne et irascible a toujours été amoureux d’Élisabeth…

Cette réflexion d’une grande finesse psychologique sur le deuil, l’amour et la création, emplie de sensations, d’instants et d’images des plus poétiques est l’œuvre de Jeanne Marie Bernarde Alleman, dont les romans furent publiés sous le nom de Jean Balde. L’autrice, Chevalière de la Légion d’Honneur, vit ses ouvrages maintes fois récompensés (le prix Northcliffe lui fut par exemple décerné pour La vigne et la maison, roman disponible sur notre site).

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Thornton est en prison depuis quatre années. Il reçoit un plan d’évasion sur des boulettes de papier qu’il reçoit mystérieusement. Qui est cet ami inconnu ? Les messages sont peut-être destinés à un autre prisonnier qui occupait la cellule avant lui. N’importe, il profite de l’aubaine et parvient à s’évader. Avec quelques difficultés, il arrive dans la rue où l’attend une puissante auto qui démarre aussitôt. Quelques kilomètres plus loin, surprise : Mais vous n’êtes pas Jack! Qui êtes-vous?
Le récit continue, plein de rebondissements et nous tient en haleine jusqu’au dénouement, inattendu.

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Une autre nouvelle du Recueil, la Machine à penser.

Nous retrouvons le perspicace Professeur Bajolin qui enquête.

Une villa semble être le théâtre de phénomènes bizarres, hantée par un fantôme… Des bijoux précieux y seraient-ils encore enfouis, quelque part… Tout cela est fort étrange…

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Capitaines courageux, une histoire du banc de Terre-Neuve (en anglais Captains Courageous) publié en 1897

Raconte la métamorphose du jeune fils de milliardaire prétentieux et arrogant, Harvey Cheyne, en un jeune homme responsable et mature. Lors d’une traversée transatlantique sur un paquebot de luxe, Harvey tombe accidentellement à la mer. Recueilli par un bateau de pêche de Terre-Neuve, il va partager la rude vie de l’équipage et découvrir avec courage et humilité la valeur du travail, les dangers de cet environnement hostile, confronté à la mort et à ses peurs, en apprenant tout de ce métier en tant que mousse. Tout cela sous le regard bienveillant de son jeune compagnon Dan et de ses ainés qui ne croient pas à la fortune de ses parents. À travers cette odyssée initiatique, Kipling dépeint l’univers de la pêche à la morue sur les Grands Bancs.

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« Qui n’a pas vu Nikko, n’a pas le
droit d’employer le mot : splendide. »
(Proverbe japonais.)

« C’est, sous le couvert d’une épaisse forêt, au penchant de la Sainte Montagne de Nikko, au milieu de cascades qui font à l’ombre des cèdres un bruit éternel, — une série de temples enchantés, en bronze, en laque aux toits d’or, ayant l’air d’être venus là à l’appel d’une baguette magique, parmi les fougères et les mousses, dans l’humidité verte, sous la voûte des ramures sombres, au milieu de la grande nature sauvage.

Au dedans de ces temples, une magnificence inimaginable, une splendeur de féerie. Et personne alentour, que quelques bonzes gardiens qui psalmodient, quelques prêtresses vêtues de blanc qui font des danses sacrées en agitant des éventails. De temps en temps, sous la haute futaie sonore, les vibrations lentes d’une énorme cloche de bronze, ou les coups sourds d’un monstrueux tambour-à-prière. Autrement, toujours ces mêmes bruits qui semblent faire partie du silence et de la solitude : le chant des cigales, le cri des gerfauts en l’air, le cri des singes dans les branches, la chute monotone des cascades.

Tout cet éblouissement d’or, au milieu de ce mystère de forêt, fait de ces sépultures quelque chose d’unique sur la terre. C’est la Mecque du Japon; c’est le cœur encore inviolé de ce pays qui s’effondre à présent dans le grand courant occidental, mais qui a eu son passé merveilleux. Ils étaient des mystiques étranges et des artistes bien rares, ceux qui, il y a trois ou quatre cents ans, ont construit ces magnificences, au fond des bois et pour des morts. »

dans le recueil Japoneries d’automne en 1889.

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« Il prit la petite statue des mains de Georges. « C’est une drôle de particulière tout de même. On l’a déterrée un jour dans un champ, avec des vieux tessons, des pots, pendant qu’on faisait les emblavures. Paraîtrait qu’il y aurait eu là dans le temps un camp des soldats romains. Alors, ma tante, comme de juste, elle a dit que c’était la mère du Bon Dieu et elle l’a mise dans sa salle. Mais, vu qu’elle n’était pas bien propre, on a eu l’idée de lui passer une couche de peinture ; eh bien, elle n’en voulait pas ; deux fois on a essayé ; deux fois au matin on l’a retrouvée telle qu’avant. Faut croire qu’elle se secoue la nuit comme un cheval mouillé…. »

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Julien Viaud dit Pierre Loti, né le 14 janvier 1850 à Rochefort et mort le 10 juin 1923 à Hendaye, est un écrivain et officier de marine français. Une grande partie de son œuvre est d’inspiration autobiographique et s’est souvent nourrie de son journal dont l’année 1884 est ici donnée à entendre. Les années 1879 à 1983 sont également disponibles sur Litterature Audio.

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Famille Malereyne, « mauvaise reine », une famille établie à Rocamore depuis 1000 ans.

Mademoiselle Victoire tient les usages de sa main ferme, autoritaire et avare.

Ses neveux ou cousins la supportent, ou la craignent. Mais Jérôme décède, brutalement. Que s’est-il passé ?

Ce roman est tout à fait différent des autres productions de Delly. Roman dernier, et posthume, d’ailleurs.

Malédiction, drames, amours jalonnent la vie de cette famille. Société, en Périgord, à la fin du 19ème siècle.

Extraits :

« On appelait ce logis la maison Malereyne. Il appartenait à une famille dont les origines se perdaient en un lointain nébuleux. Un jour – dans les environs de l’an 1000, disait-on – un homme était arrivé dans ce pays, portant un petit enfant. Il avait voyagé jusqu’aux contrées des bords du Danube, y avait épousé la souveraine d’un royaume barbare. Mais cette femme, cruelle et dissolue, ayant attenté à sa vie, il s’était enfui, emportant son fils. Celui-ci, en grandissant, avait révélé chez lui la nature maternelle. On l’avait surnommé « le fils de la mauvaise reine » et ce nom, Malereyne, était devenu celui de ses descendants. »

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Hughie Erskine est amoureux et veut se fiancer à une fille mais le père de celle-ci ne voudra pas, puisque Erskine n’a pas assez de ressources. Alan Trevor, l’ami d’Erskine, est un peintre ; un jour, il lui rend visite à son atelier, et le trouve avec un mendiant pitoyable : le modèle pour sa peinture. Erskine a seulement une pièce de monnaie, dont il dépend pour son transport, mais il décide qu’il peut marcher pour deux semaines environ et donne la pièce de monnaie au mendiant. ..

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Arsène Drouet, la quarantaine, enseigne la littérature dans un lycée de province, où il prend de plein fouet la baisse du niveau, le nouveau management technocratique de l’Éducation Nationale, la montée de l’extrême droite chez les élèves et leurs parents, la politique du « pas de vagues »… À la maison, il découvre que sa femme est en train de tomber amoureuse d’un autre et il s’ingénie à la reconquérir ; dans le cabinet de sa psychanalyste, il explore son rapport maladif à la fiction, aux lettres, aux textes, qui représente peut-être paradoxalement sa planche de salut.

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Dernière nouvelle du Recueil “Brûlant secret”

« Aussi un événement facilement explicable, quoique imprévu, ne tarda pas à se produire. Un beau matin, Sophie en s’éveillant trouva vide à côté d’elle le lit de sa sœur. Hélène avait mystérieusement disparu pendant la nuit. La mère affolée craignit qu’elle n’eût été enlevée de force par quelque gentilhomme, – la beauté extraordinaire de ses deux filles ayant déjà tourné la tête à bon nombre de jeunes gens de la ville. Les vêtements en désordre, elle courut en toute hâte chez le préfet qui gouvernait la ville au nom du roi, et le conjura d’arrêter le criminel. Il le promit. Mais dès le lendemain, à la grande confusion de la mère, la rumeur publique accusait de façon péremptoire l’indomptable adolescente de s’être enfuie avec un jeune noble qui avait dévalisé les coffres et les armoires de son père, par amour pour elle. »

« Car si Hélène dispensait en tout temps à ceux-ci la volupté, les autres pouvaient façonner leur âme sur le modèle éclatant de vertu que leur offrait Sophie. C’était, dans cette ville en Aquitaine, peut-être la première fois depuis que le monde existait qu’on pouvait, grâce à ce conflit bizarre, différencier si nettement le royaume de Dieu sur la terre et celui de son antagoniste. »

Deux sœurs en rivalité, deux vies à l’opposé, jusqu’à ce que…

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Un amant, publié en 1892, est la première traduction française du célèbre roman d’Emily Brontë, Wuthering Heights (1847). Dans la préface de cette édition, Théodore de Wyzewa, le traducteur, propose une courte biographie de l’écrivaine et poétesse anglaise.

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Voici la première des enquêtes policières d’Elsa, la première détective privée de l’histoire de la littérature policière.

Aux environs de 1920, une bande de malfaiteurs que l’on désignait, dans les journaux parisiens, sous le nom des « Coupeurs d’habits » avait pris avec effronterie, pour théâtres de ses exploits, les endroits publics les plus fréquentés, théâtres, music-halls, métro, Nord-Sud, dancings, etc.

C’est ainsi qu’un soir, à l’Opéra, dans la cohue du bal des « Petits Lits Blancs », le plus sensationnel événement de l’année dans les chroniques de la mondanité bienfaisante, le comte de B… fut soulagé de son portefeuille, lequel contenait sept ou huit mille francs, ce qui laissait le volé assez insensible, et une lettre, vieille de vingt ans, dont la disparition l’atterra.

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Le De ente et essentia (De l’être et de l’essence) est un opuscule de métaphysique rédigé entre 1254 et 1256. Il est conçu comme une introduction à cette discipline.

Thomas d’Aquin a pour but de préciser des notions métaphysiques et le vocabulaire qui l’accompagne. Il s’appuie sur les analyses et le vocabulaire d’Aristote et discute les thèses d’Averroes.

« Nous devons atteindre une connaissance des choses simples en partant des choses composées, et parvenir à ce qui est antérieur par l’intermédiaire de ce qui est postérieur, afin que l’enseignement soit plus adapté en commençant par les éléments les plus faciles. C’est pourquoi, il faut procéder de la signification de l’être à celle de l’essence ».

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Pendant six années, une jeune française et un jeune allemand vont cheminer ensemble à travers leur correspondance, leurs retrouvailles périodiques et surtout leurs voyages. Affinités incontestables d’un côté, fondées sur leur passion commune pour la peinture et la littérature (« Je nous concevais comme des frères siamois » nous dira Klaus), mais aussi dissonances de plus en plus profondes, surtout après 1968.

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Voyageant en Europe au 19e siècle, un Américain avait écrit dans son journal : « À Genève, il faut voir trois monuments : Saint-Pierre, le Mont Blanc et Merle d’Aubigné. Mais on n’y parvient pas aisément. La cathédrale est souvent fermée, le géant des Alpes caché dans les nuages et l’historien de la Réformation invisible. Cependant, à force de patience et de persévérance, on y arrive ». Si aujourd’hui Merle d’Aubigné est pour de bon injoignable, il est d’autant plus nécessaire de le lire si l’on veut comprendre quelque chose à Calvin, l’historien ayant en quelque sorte vécu plus de cinquante ans dans l’intimité du Réformateur par l’étude constante et de première main de ses lettres et de ses œuvres. La récente mouvance néo-calviniste américaine, recopiée sans discernement par les évangéliques d’Europe, nous offre de Calvin l’image d’un théologien bigot, rageusement attaché aux fameux cinq points du calvinisme. « Or chose étrange, écrit d’Aubigné, Calvin s’indigne contre l’appétit de vouloir sonder les mystères de la prédestination et du conseil éternel de Dieu, et il appelle une rage ce qu’on a nommé plus tard le calvinisme. Le Réformateur repousse cet appétit comme un furieux délire et c’est de ce délire qu’on l’accuse. »

Luther a incontestablement été le fondateur de la Réforme ; Calvin en fut l’architecte, le docteur ayant reçu le don d’édifier sur les fondations un édifice cohérent. La division de l’Histoire de la Réformation par d’Aubigné en deux parties, le temps de Luther et le temps de Calvin, paraît suffisamment justifiée.

On trouvera dans ce tome 4 de l’ouvrage :
Le livre 6, qui relate comment l’Église anglaise s’est émancipée de la suprématie papale, à l’occasion du divorce d’Henri VIII et de Catherine d’Aragon, sa première épouse.
Le livre 7, qui nous conduit en Suisse, à Genève, puis en Italie. L’impact de la Réformation dans ce dernier pays est généralement moins connu qu’ailleurs ; la plume érudite et alerte de Merle d’Aubigné nous mettra en présence de personnages remarquables et attachants, tels Celio Curione, Bernardo Occhino, Aonio Paleario…

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Quand, à sept heures et demie, on n’eut pas vu revenir Mademoiselle Claire, l’institutrice de Monique, on commença à s’inquiéter. Car Mademoiselle Claire était la jeune fille la plus sérieuse, la plus ponctuelle et la plus exacte qui se put rencontrer.

Monique Delrieu, une fillette de onze ans, avait le cœur bien gros. Elle adorait son institutrice, car il eut été difficile de trouver une jeune fille aussi intelligente, aussi bonne et aussi gaie et douée d’un plus heureux caractère.

Tout à coup, on frappe à la porte. Un sergent de ville vient annoncer à Monsieur et Madame Delrieu que l’institutrice a été renversée, place de la Bastille, par une auto qui avait foncé droit sur elle et disparu.

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Une famille heureuse, quatre jeunes filles, Meg, Jo, Beth et Amy. Un voisin bien sympathique, Laurie. Le docteur Mar(s)ch soigne les blessés de guerre, Guerre de Sécession, la vie se poursuit à la maison… Joli roman d’initiation, la société en Amérique, etc…

« Il y eut un livre où je crus reconnaître mon visage et mon destin : Les quatre filles du Docteur March, de Louisa May Alcott. » S. de Beauvoir

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Incipit de cette nouvelle publié notamment dans la Revue politique et littéraire – Revue bleue en 1907 : «Votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Math, VI, 8. »

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Tristan Bernard est plus connu pour ses bons mots et ses pièces de théâtre que pour le genre policier. « Mathilde et ses mitaines » est pourtant un roman du genre, avec une intrigue certes peu crédible, mais rondement menée et non dépourvue d’humour. Le brave étudiant Firmin Remongel est mêlé malgré lui à une sombre affaire tournant autour d’une jeune femme, dont il tombe évidemment amoureux. L’enquête est mené par l’inspecteur Gourgeot, de la Sûreté, mais surtout par sa femme Mathilde, « une espèce de paysanne du Morvan, au teint basané, aux durs yeux noirs, pas très fins au premier abord », mais qui se révèle une enquêtrice redoutable. Cadavre disparu, morts qui n’en sont pas, passage souterrain, enlèvement et poursuite de dangereux criminels, voilà les ingrédients d’un curieux roman policier daté de 1912…

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Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), polymathe scientifique, politique et artistique qui marque l’histoire de l’Allemagne, passera soixante ans à venir à bout de son Faust, son œuvre peut-être la plus célèbre. Il la tire de la légende populaire, déjà vieille de deux siècles quand Goethe s’y attelle, de l’érudit formant un pacte avec le diable pour apaiser sa soif de savoir. Bien qu’elle soit déjà source de nombreux romans et pièces avant la naissance de Goethe, c’est son œuvre qui reste jusqu’à nos jours son itération la plus connue et la plus célébrée de cette tradition.

Publiée en 1808, la première partie de la tragédie est la section qui a le plus inspiré la postérité de Goethe, qui laissa passer 24 ans avant d’achever la seconde en 1832. Ici, le vieux docteur désespéré par les limites de sa vie conclut un pari avec le diable Méphistophélès. Si le démon devait parvenir, en tant que serviteur magique, à lui faire désirer qu’un instant de bonheur se suspende pour l’éternité, alors l’âme de Faust serait immédiatement emportée… Méphistophélès le traîne entre plaisirs, sortilèges et étranges sabbats. C’est néanmoins pour une adolescente ordinaire et pieuse, Marguerite, que Faust se prend de passion, employant alors les services de Méphistophélès pour parvenir à ses fins…

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A l’occasion d’une réunion autour d’un verre entre compères marins navigateurs et aventuriers à la retraite, l’un d’entre eux raconte une histoire épouvantable. Celle-ci se passe en Suisse. Une vieille dame fort sympathique présente dans un hôtel rend agréable le séjour des touristes par son intervention et sa gentillesse. Au moment du départ de ces derniers, elle reçoit une petite hache en or. Au lieu de se réjouir de ce joli cadeau, elle en est effrayée et s’en débarrasse en le jetant à l’eau…

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Alfred Victor de Vigny, ou comte de Vigny, né le 27 mars 1797 à Loches et mort le 17 septembre 1863 à Paris, est un écrivain, romancier, dramaturge et poète français.

Il est né au sein d’une famille issue de la vieille noblesse militaire. Après avoir passé quinze ans dans l’armée sans combattre, il quitte sa vie de garnison monotone pour fréquenter les milieux littéraires parisiens et notamment le Cénacle romantique de Victor Hugo. De 1822 à 1838, il écrit des poèmes , des romans, des drames et des nouvelles. En 1838, après une rupture sentimentale et la mort de sa mère, il s’installe pour la première fois au Maine Giraud , son domaine situé en Charente. De retour à Paris, il se mêle de nouveau à la vie politique et littéraire. Il parvient en 1845 à se faire élire, à l’Académie française.

Il meurt d’un cancer de l’estomac, après une lente agonie qu’il supporte avec patience et stoïcisme. Son recueil posthume Les Destinées est publié en 1864. Son Journal est révélé en 1867.

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Augustin Cabanès (1862-1928) est un médecin, journaliste et historien de la médecine. Il a publié de nombreux ouvrages sur les curiosités de l’histoire médicale, toujours sur un ton plaisant. Ses « Mœurs intimes du passé » furent publiées en douze volumes de 1908 à 1936. Ce chapitre décrit avec force anecdotes l’histoire de la chaise percée, meuble intime cher à bien des souverains…

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Le banquier Favraux est un spéculateur sans scrupules, tous les moyens lui sont bons pour parvenir à ses fins: faillites et suicides jalonnent son parcours. À la veille de marier sa fille avec un marquis ruiné, dont seul le titre de noblesse l’attire, il reçoit l’ultimatum d’un mystérieux personnage surnommé Judex: perdre la moitié de sa fortune ou mourir…

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M. Léonard Marvel est sorti un après-midi de l’Hôtel Scotia et, depuis, personne ne l’a jamais revu. Dès le lendemain, sa sœur, Olive Marvel, après avoir épuisé tous les moyens en son pouvoir pour découvrir le lieu où se trouvait son frère, avait prévenu la police, qui n’avait rien découvert non plus, malgré d’intenses recherches.

On apprend bientôt qu’une actrice, fiancée à un lord, avait confié à Léonard Marvel, qui se disait bijoutier, ses diamants et une importante somme d’argent, pour les faire sertir. Olive Marvel protestait vivement en se portant garante de la loyauté et déshonneur de son frère.

Mais où était donc Léonard Marvel, et où se trouvaient les diamants et l’argent maintenant ? On ne disparaît pas sans laisser la moindre trace, dans l’Angleterre du XXème siècle.

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Il ne faut chercher dans ce dialogue rien de profond et de bien sérieux sur la prière. Le but de l’auteur, et assurément ce n’est pas Platon, est de montrer que, sans la connaissance de ce qui est bien et vraiment utile, toutes les autres connaissances nuisent à celui qui les possède, et que tout tourne à mal, même la prière. En effet, si l’on ne sait point ce qu’il faut demander aux dieux, on peut leur demander de faux biens qu’ils peuvent nous accorder dans leur colère, pour notre honte et notre ruine.

D’après Victor Cousin, Argument philosophique du Second Alcibiade

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Brillant et réputé scientifique, le philosophe Aylmer délaisse sa carrière et ses expériences pour épouser la belle Georgiana, une beauté physique parfaite, sauf pour une petite tache de naissance rouge, en forme de main, qui marque sa joue.

Peu à peu, Aylmer développe une véritable obsession pour cette tache de naissance. Une nuit, il rêve qu’il élimine cette tache sur la joue de sa femme, comme il le ferait en grattant une marque sur la peau d’une pomme…

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Augustin Cabanès (1862-1928) est un médecin, journaliste et historien de la médecine. Il a publié de nombreux ouvrages sur les curiosités de l’histoire médicale, toujours sur un ton plaisant. Ses « Mœurs intimes du passé » furent publiées en douze volumes de 1908 à 1936. Ce chapitre, qui fait suite à celui consacré à la chaise percée, est consacré d’abord à l’urinal, mais s’étend ensuite à certaines autres émissions corporelles, toujours sur le ton de l’anecdote historique.

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« En me demandant de collaborer à ce numéro d’Europe, Jean Guéhenno m’écrit : « Chacun selon sa plus profonde et sa plus personnelle expérience se mettra devant le fiasco de ces vingt ans… chacun nous fera ses plus chaudes confidences. » J’userai de cette invitation qui m’offre une occasion d’interroger mes souvenirs plus librement que je ne l’ai pu faire dans Petit-Louis. Parce qu’il ne s’agit point de conter selon les règles ; parce que je n’ai pas tant à songer à un lecteur qu’à un confident, presque un ami, et qu’il me sera permis de livrer en vrac mes pensées. »

C’est ainsi qu’en cette année 1934, alors qu’une grande partie des intellectuels français a dores et déjà acquis la certitude qu’un nouveau conflit est inévitable, Eugène Dabit se penche sur les vingt années le séparant de la Première Guerre mondiale. Il fait revivre pour ses lectrices et lecteurs son entrée dans la guerre, mais aussi son entrée en écriture, la tentative de suicide déjà évoquée dans son tout premier roman, ainsi que le rapport à ses parents. Récit empli d’humilité, d’humanité et de reconnaissance filiale et professionnelle, ce texte – à peine un essai selon les propres mots de Dabit – est toujours d’une actualité et d’une nécessité brûlantes.

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Une jeune fille, de très bonne volonté, lit l’histoire de Suzanne au bain…

Le dictionnaire n’est pas inutile mais pas suffisant…

Monologue fort sympathique …

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“Je compris qu’il ne me restait plus que le devoir. Le devoir de vivre pour mes deux filles jusqu’au jour où elles n’auraient plus besoin de moi. Le devoir de vivre pour faire connaître au monde la beauté des âmes du grand-duc Paul et de mon fils. Le devoir de révéler à l’humanité égarée et insouciante la hideur du péril bolcheviste.”

Olga Valerianovna Karnovitch (1865-1929), seconde épouse du grand-duc Paul Romanov, titrée princesse Paley en 1915, nous livre ici un récit autobiographique sur la période troublée que constitue les années 1917-1919 en Russie.

Au gré de ses souvenirs, elle nous fait revivre le Tsarskoïé Selo d’antan, la lente chute du tsarisme, ainsi que la tragédie collective et intime que représenta la révolution russe. Un témoignage unique et bouleversant.

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« LE sujet de ce dialogue est en effet la nature humaine, ou la connaissance de soi-même, considérée comme le principe de toute perfection, de toute science, et particulièrement de la science politique. […]

La conséquence de toute cette discussion, est qu’Alcibiade a beaucoup à apprendre avant d’être un homme d’État, et qu’il faut d’abord qu’il s’instruise et se perfectionne.

Or, la perfection d’un être n’est point ailleurs que dans la fidélité à sa propre nature, et qui ne sait quel il est, ne peut concevoir quel il doit être : le point de départ de toute perfection est la connaissance de soi-même. C’est là le fond de l’Alcibiade. |…]

Mais celui qui ne se connaît pas lui-même, ignore la perfection qui lui est propre. Incapable de se perfectionner lui-même, il l’est, à plus forte raison, de perfectionner les autres et de se mêler utilement de leurs affaires. Il est donc nécessairement un mauvais homme d’État. »

D’après Victor Cousin (Argument philosophique du Premier Alcibiade)

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Deux frères sont sur le chemin de l’école… A quoi cela sert-il, se questionne le jeune Lucas, de savoir lire, écrire…

Voici l’histoire de Gaspard, qui a un but dans l’existence, de son frère Lucas, de leur famille.

La société nous est présentée, l’importance de l’enseignement dans les campagnes, “l’ascenseur social”, l’industrie et ses progrès, les chefs d’entreprises et leur rivalité…

L’ambitieux Gaspard qui a soif d’apprendre toujours et toujours davantage fera-t-il son chemin?

Et Lucas?

Un magnifique roman vif, alerte, édifiant, émouvant aussi, et tout l’intérêt de savoir lire, écrire, compter pour avoir la culture, les connaissances et son indépendance d’esprit.

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“Dans une des principales hôtelleries de Vérone on vit un soir un mouvement extraordinaire ; des groupes se formaient dans la salle et jusque dans la cour, on parlait avec chaleur : un étranger eût pu croire qu’il s’agissait d’un grand événement politique ; car pour ce peuple restreint à la passion des arts le début d’un chanteur ou le succès d’un opéra sont d’aussi puissants motifs d’intérêt que chez nous le renvoi d’un ministre ou une déclaration de guerre. Or il ne s’agissait rien moins à Vérone ce soir-là que de la rentrée de la signora Gina, jadis les délices de la ville, mais éloignée du théâtre durant plusieurs années ; son nom partait de toutes les bouches accompagné des épithètes de diva, de benedetta.”

Valterna, jeune homme brulant de passion pour la Diva, prend ce temps pour raconter ses joies, ses peines et ses souffrances face à cet amour débordant. Mais il raconte aussi la déchéance de cette femme, si formidable, si exceptionnelle , après qu’elle se soit laissée enfermer dans un mariage qui l’étouffe.

Mais, quelle peut-être la place d’une artiste si flamboyante au sein d’une bourgeoisie si étriquée ? Une étoile peut-elle continuer à briller dans une société si froide et si sèche ?

Une des premières nouvelles de George Sand. D’abord publié en 1831 dans la revue de Paris en partenariat avec Jules Sandeau ( elle sera d’ailleurs signée Jules Sand ). Cette nouvelle sera ensuite publiée en 1848 dans la Revue pittoresque sous le nom de George Sand.

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Une confession, un recueil de notes.

Très joli roman psychologique, introspectif, la Société futile et superficielle, la solitude ressentie, la recherche d’une vie authentique.

Du Recueil « Brûlant secret ».

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Alfred Dreyfus, né le 9 octobre 1859 à Mulhouse et mort le 12 juillet 1935 à Paris. Il est victime, en 1894, d’une machination judiciaire qui est à l’origine d’une crise politique majeure de la IIIe République, quand il est accusé et condamné à tort, par antisémitisme, d’être un espion au service de l’Empire allemand. Des révélations progressives montrent que l’enquête faite par l’armée en interne est biaisée ; que Dreyfus est un bouc émissaire idéal, étant Juif, et que l’état-major de l’armée est au courant de l’innocence de Dreyfus, mais préfère cacher l’affaire et le laisser au bagne plutôt que de perdre la face.

Maurice Paléologue, est affecté dans les bureaux des services de renseignements , au ministère de la guerre à partir de 1891. C’est ainsi qu’il fut tout naturellement mêlé au développement le plus secret de l’affaire Dreyfus.

Le texte du journal, tenu quotidiennement par le jeune diplomate, et remis en 1942, à la librairie Plon par Maurice Paléologue lui-même, se trouve intégralement publié dans ce volume.

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En 1889, Victor Hatherley, ingénieur en hydraulique, arrive la main en sang et le pouce sectionné chez l docteur Watson. Celui-ci panse sa plaie et ils se rendent ensemble chez Holmes, qui tente de résoudre une affaire passablement étrange.

Hatherley raconte qu’il a été engagé par un client, le colonel Lysander Stark, pour faire examiner une presse hydraulique défaillante. Curieusement, le rendez-vous a lieu en pleine nuit dans un endroit tenu secret. Le colonel explique que la presse est utilisée pour comprimer de la terre à foulon et exige une discrétion absolue. Après un examen rapide du matériel, Hatherley comprend qu’on lui a menti et exige de connaître la véritable nature de l’activité du colonel.

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Cette nouvelle humoristique, au 19ème siècle, jette déjà les bases du genre de l’anticipation, en imaginant une société totalement égalitaire (et donc totalitaire), au 29ème siècle…

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« Le Kent » est un des quatre récits de naufrages écrits par Alexandre Dumas pour son recueil « Les drames de la mer ». Tous sont des histoires véritables, basés sur des sources contemporaines, même si l’auteur, grand voyageur, s’y entend pour décrire avec romantisme îles terrifiantes et tempéraments exaltés. Le 1er mars 1824, le Kent se trouve dans le golfe de Biscaye. C’est une frégate de 1 350 tonneaux qui fait route vers les Indes avec 332 personnes à son bord. Une violente tempête se conjugue à un grave incendie dans la cale. Le navire est condamné, mais un miraculeux sauvetage s’organise vers le Cambria, brick anglais qui passe à proximité. La tragédie du Kent fait grand bruit et inspire le jeune peintre français Théodore Gudin, dont la toile obtient un grand succès au salon de 1828.cette grande composition au Salon de 1828.

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Georges est l’aîné, fort et en bonne santé. Abel, le cadet, est faible et souffreteux. Un jour de chasse, Georges ne rentre pas. On le découvre noyé sous la glace de l’Arvette gelée…

Un drame policier psychologique paru en feuilleton dans Le Figaro du 2 avril au 2 mai 1888.

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Le mystère du château de Fordwych, comme tout le monde l’appelait, était une affaire qui, plus que toute autre, nécessitait du tact féminin, de l’intuition et toutes ces qualités que milady possédait plus que de coutume.

Il y a quelques années, la fille de lord d’Alboukirk était amoureuse d’un officier de la Légion étrangère. Le père s’étant opposé à cette union avec un roturier pauvre, Margaret avait fui le château et s’était mariée aux Indes avec celui qu’elle aimait. Elle y avait vécu heureuse, mais était morte quelques années après en accouchant de sa seconde fille.

La vieille lady d’Alboukirk avait recueilli la fille ainée, qui devait hériter du nom, du château et de la fortune à la mort de sa tante, mais la plus jeune, qui était restée aux Indes avec son père, à la mort de celui-ci, arrive à l’improviste chez sa tante.

Traduction : Oxymoron Editions. Merci au traducteur pour son aimable autorisation.

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Dans cet ouvrage écrit pendant son exil (1795-1799) et après le décès de sa mère, Chateaubriand nous offre ici de magnifiques pages préromantiques.
L’idée principale du livre est que « seul le christianisme explique le progrès dans les lettres et arts »

Revenant à la foi de son enfance pendant l’écriture du Génie du christianisme, (« Je suis devenu chrétien. Je n’ai point cédé, je l’avoue, à de grandes lumières surnaturelles ; ma conviction est sortie de mon coeur : j’ai pleuré et j’ai cru »), Chateaubriand cherche dans cet ouvrage à « prouver que le christianisme vient de Dieu, parce qu’il est excellent ». Dans cet objectif, il s’intéresse en particulier aux apports artistiques de la religion chrétienne, les comparant à ceux des civilisations antiques et païennes.
L’idée principale du livre est en effet que « seul le christianisme explique le progrès dans les lettres et arts ».

Le Génie du christianisme a eu une influence considérable dans l’histoire des idées littéraires et religieuses en France au XIXeme siècle. Écrit dans un style classique, mais d’une sensibilité préromantique, il glorifie de nouvelles sources d’inspiration, comme l’art gothique ou les grandes épopées médiévales. Méditant sur la beauté des ruines (qui rendent obsédante la question de la mort), il annonce le goût romantique pour celles-ci.

Surtout, cette oeuvre a modelé le renouveau du catholicisme français du XIXe siècle. Il a inspiré de nombreux auteurs.
Date de la publication originale : 1802

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« La Junon » est un des quatre récits de naufrages écrits par Alexandre Dumas pour son recueil « Les drames de la mer ». Tous sont des histoires véritables, basés sur des sources contemporaines, même si l’auteur, grand voyageur, s’y entend pour décrire avec romantisme îles terrifiantes et tempéraments exaltés. En 1795, le vieux navire commandé par le capitaine Bremner et chargé d’une cargaison de teck, quitte Rangoon pour Madras. Il touche un banc de sable et dérive vingt jours durant dans le golfe du Bengale, en grande partie submergé. Le capitaine et nombre d’hommes d’équipage ne survivent pas à la faim et à la soif, mais Mme Bremner, une douzaine d’hommes et John William Mackay (1771 ? – 1804), le second officier du navire, abordent sur un rivage peu hospitalier. Le récit de ce naufrage est tiré d’une lettre adressée à son père par Mackay lui-même. Cet épisode a inspiré Jules Verne pour son roman « Le Chancellor ».

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Une nouvelle d’amour poignante d’André Lichtenberger (1870-1940) parue en feuilleton dans Le Gaulois en 1900.

« Répétant son souhait en elle-même, Gisèle, à son tout, se mit à scruter les étoiles, cherchant laquelle lui ferait la promesse désirée. Sous le papillotement des cieux, ses yeux clignèrent ; une seconde elle ferma les paupières. Elle les rouvrit à une exclamation générale :

– Oh ! Celle-là était le plus belle !

– Mais déjà la mouche de feu disparaissait, s’enfonçait dans la brume noire de l’horizon. A peine Gisèle en avait deviné la dernière lueur. Il était trop tard. Alors, plus ardemment, la jeune fille recommença de fixer la voûte étincelante ; de sa déception, un désir réel lui était né que les astres vinssent ratifier sa fantaisie. Mais par un caprice singulier, les étoiles vagabondes avaient suspendu leurs cours et de toute la soirée on n’en vit plus. Et Gisèle alla se coucher un peu mélancolique. Le lendemain soir, on revint encore sur la terrasse et il y eut un véritable feu d’artifice de météores, comme si la voûte entière s’embrasait, offrait du bonheur à qui en voulait. Mais, rancunière, Gisèle ne fit plus de vœu. Il lui parut que ça ne comptait plus ce soir-là. »

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Voici une nouvelle intrigue policière, que Lady Molly, détective de Scotland Yard, va résoudre, avec son intuition et son intelligence habituelles.

Marc Culledon, un riche industriel, est retrouvé, empoisonné, dans un café à la mode. Cet homme s’était marié, six mois auparavant, avec la fille d’un lord désargenté, Lady Irène. Sa riche tante, très snob, avait été ravie de ce mariage et l’avait fait l’héritier de son immense fortune. Mais, quelques mois auparavant, Mark avait eu un coup de foudre pour une très belle et très élégante Viennoise, cantatrice, venue en Angleterre pour se familiariser avec la langue. Les deux amoureux devaient se marier, mais Mark avait rompu ses fiançailles brutalement et avait préféré épouser une jeune fille de la noblesse.

Texte publié avec l’aimable autorisation du traducteur, Oxymoron Editions

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Texte superbement bien écrit et un sujet présenté de façon originale et poétique.

Qui est ce dieu ?

Quel est ce temple ?

« Un murmure intense roule et résonne entre les grands fûts minéraux où ricoche encore l’écho d’un pas solitaire. Un chant. Un rythme lent et syncopé. Un grondement de torrent, majestueux comme un grand fleuve, s’enfle, s’empare de l’être au plus profond de lui-même, l’étourdit, l’emporte, le dépossède de son âme sans lui laisser grâce. Cet envoûtement magique se berce du souffle de la terre, du souffle de l’enfer, du souffle du Dieu, MA.A.O… MA.A.O… MA.A.O… »

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Immergeons-nous dans les pensées de Daniel Prince et suivons-les le temps d’une soirée d’avril, à Paris, en ce dix-neuvième siècle finissant… Daniel Prince a envie d’aimer. Il est épris depuis plusieurs mois d’une petite actrice, Léa, ô combien mignonne, ô combien capricieuse, ô combien « chère »… En bon héritier des Romantiques, il s’est juré de l’aimer d’un amour pur, idéal, platonique, chaste…Oui mais…le désir le titille. Comment se terminera sa soirée ? Son assiduité auprès de Léa sera-t-elle couronnée de lauriers ?

Voici le tout premier monologue intérieur de la littérature, et il a été écrit par Edouard Dujardin. James Joyce, Valéry Larbaud et Virginia Woolf entreront dans la danse plus tard !

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« Un monarque est terrible quand il est vaincu en magnanimité ».
Chateaubriand, avec tout son talent si brillant et fluide, tisse ce roman imbriquant amour, Histoire et religions ou croyances.
« Les Martyrs » est une épopée en prose et une œuvre apologétique publiée en 1809. Cet ouvrage est présenté en 24 Livres par l’auteur.

Paul Bénichou a expliqué que pour Chateaubriand ce qu’il s’agit de démontrer, c’est une parenté de nature entre deux moments historiques que les siècles séparent: en l’occurrence, il s’agit d’appréhender le nouvel ordre social après la Révolution de 1789 à la lumière d’un christianisme conciliant la liberté des individus héritée de l’Antiquité et les vertus sociales de la religion chrétienne.

Eudore, dernier descendant de Philipoemen, héros de la liberté grecque, est un soldat de l’Empire romain sous Dioclétien. Il est né dans une famille chrétienne et vient d’Arcadie.

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Bien sûr, j’ai tout de suite su à l’expression de son visage, ce matin-là, que ma chère Lady avait une
affaire importante à régler.
Elle tenait dans ses bras un paquet composé d’un manteau et d’une jupe d’aspect minable, et d’un
chapeau très terne garni de bouquets de roses en calicot bon marché.
— Mets ces choses immédiatement, Mary, dit-elle sèchement, car tu vas postuler pour le poste de «
honnête bonne cuisinière », alors fais attention à être à la hauteur.
— Mais où diable… ? sursautais-je d’étonnement.

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« Sache, ô prince, que dans le temps qui sépara le moment où les océans engloutirent Atlantis et les cités scintillantes, de celui qui vit l’ascension des fils d’Aryas, il y eut un âge inconnu durant lequel des royaumes étincelants s’étalaient à travers le monde comme de bleus manteaux sous les étoiles – Némédie, Ophir, Brithunie, Hyperborée, Zamora et ses femmes aux cheveux sombres et ses tours entoilées de mystère, Zingara et ses nobles chevaliers, Koth qui bordait les pâturages de Shem, la Stygie et ses tombes veillées par les ombres, l’Hyrkanie aux cavaliers bardés d’or et parés de soie. Mais le plus fier de tous ces royaumes était l’Aquilonie qui régnait en maître sur l’Occident. Là vint Conan, le Cimmérien, aux cheveux noirs, aux yeux farouches, l’épée à la main, voleur, pilleur, tueur, dont les prodigieux accès de gaieté n’étaient égalés que par sa mélancolie, venu pour fouler de ses pieds les trônes constellés de joyaux de la Terre »

Le Phénix sur l’Epée est la première nouvelle publiée mettant en scène le personnage de Conan le Barbare, écrite par Robert E. Howard et parue en décembre 1932 dans le magazine Weird Tales. Loin de l’image stéréotypée que le grand public en a retenu (celle d’un homme violent et primitif, bardé de muscles et ne vivant que pour sauver d’un destin terrible des femmes dénudées qui finissent par s’offrir à lui), Conan est un personnage élaboré et complexe. Il est le barbare, l’homme né pour la survie, qui voyage de par le monde et qui s’adapte sans cesse aux royaumes civilisés qu’il visite. Tour à tour voleur, mercenaire, soldat, capitaine, pirate, pillard ou simple voyageur, l’épée à la main, le rire aux lèvres et l’instinct chevillé au corps, Conan vous entraîne aux confins du monde dans ses aventures épiques et fantastiques, pour découvrir des merveilles perdues et affronter des créatures oubliées.

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Claude Tillier (l’écrivain de Mon oncle Benjamin) conte dans cette courte chronique les misères qu’il essuya du temps où il était maître d’étude.

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« Le capitaine Marion » est un des quatre récits de naufrages écrits par Alexandre Dumas pour son recueil « Les drames de la mer ». Tous sont des histoires véritables, basés sur des sources contemporaines, même si l’auteur, grand voyageur, s’y entend pour décrire avec romantisme îles terrifiantes et tempéraments exaltés. Marc Joseph Marion du Fresne, dit Marion-Dufresne (1724-1772), originaire de Saint-Malo, est un navigateur et explorateur français du XVIIIe siècle, notamment découvreur de l’île Marion, de l’île du Prince-Édouard et des îles Crozet. Sa dernière et tragique expédition en Nouvelle-Zélande, dont Dumas conte l’ultime épisode, a longtemps marqué les esprits. Un navire de la marine française porte encore son nom…

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Fils d’une fille pauvre abusée par un militaire, le narrateur s’interroge, à quarante ans, sur sa vie et son destin : « Je vous supplie, mon Dieu, de me donner un but dans la vie. »

Ce livre, en partie autobiographique, nous décrit la vie banale et médiocre d’un homme pauvre, mais qui a vécu de la fortune de sa femme et vit maintenant de la charité d’un ami. Il espère, tout de même changer de vie. Mais y parviendra-t-il ?

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« Où Toto Fouinard s’attaque à la Mort et sauve la France en proie à la plus folle terreur. »

Alors que Toto Fouinard s’est exilé à la campagne pour échapper au harcèlement incessant de « victimes », voyant, en sa personne, un génial redresseur de torts bénévole, il apprend, avec grande tristesse, la mort subite de Pierre Chardin, un auteur de théâtre qui lui a mis le pied à l’étrier, jadis. Mais, très vite, le décès « naturel » est remis en cause par les autorités et par Toto Fouinard d’autant que deux autres célébrités ont récemment succombé à une mort tout aussi subite et inexpliquée. Toto Fouinard va étudier de près les différents cas afin de trouver le point commun reliant chaque décès pour confirmer qu’il y a eu crime et ensuite remonter jusqu’au meurtrier.

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RECUEIL : Au seuil de l’Invisible, 03 Les Secrets de Monsieur Merlin

Ce recueil publié en 1949 est le dernier des textes d’anticipation de cette autrice genevoise exceptionnelle.

Noëlle Roger (1874-1953), de son vrai nom Hélène Dufour, est née et décédée à Genève. Sa longue carrière de professeure et d’éditorialiste est couronnée en 1948 par un prix de l’Académie française. Jusqu’à son décès, elle écrit de nombreux livres, des romans psychologiques et des nouvelles qu’elle signe d’un pseudonyme mêlant le prénom de son frère aîné Léon et de son frère cadet Roger. Elle est l’autrice suisse qui a publié le plus grand nombre de récits d’anticipation : dix romans entre 1922 et 1949. Les aspects visionnaires de ces récits les classent dans les œuvres spéculatives de premier ordre, notamment par leur qualité d’écriture.

Un châtelain revient dans sa propriété, sa jeune épouse le rejoint.

Des activités mystérieuses l’occupent …

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Dans les derniers mois de l’année 1612, le jeune Nicolas Poussin rend visite à Porbus. Le premier aspire à devenir peintre, le second a déjà acquis une haute renommée dans le domaine. Le hasard amène un troisième homme dans l’atelier de Porbus, à la même heure. Il s’agit de Frenhofer, quant à lui passé quasiment au rang de mythe vivant en matière artistique ! Après avoir donné une véritable leçon de peinture à ses deux comparses, le vieil homme confie ses doutes face au chef d’œuvre auquel il travaille depuis dix ans, sans parvenir à atteindre satisfaction. En demandant à sa compagne Gillette de poser pour lui, Poussin envisage d’apporter une réponse aux atermoiements de Frenhofer. Mais demander son aide à la jeune femme ne serait-il pas mettre en péril leur relation ?

A travers ce récit bref et intense, Balzac entreprend une réflexion profonde sur la peinture, mettant en particulier en balance la dimension intellectuelle de cet art et sa dimension artisanale. On percevra également les échos des interrogations et des débats de son temps en matière picturale, telle la querelle entre les apôtres du dessin et ceux de la couleur.

Mais une autre orientation du récit prend, de nos jours plus que jamais, tout son sens : celle de la condition du modèle féminin dans un milieu artistique où se répètent et se perpétuent les injustices du modèle patriarcal régnant dans la société civile.

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Une nouvelle fantastique de Wilkie Collins (1824-1889) parue en feuilleton dans Le Figaro en 1875 à compter du 12 octobre 1875.

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Un drame, à Saint Caprice.

Quelques années plus tard, aux U.S.A., une cantatrice, Lucia, rencontre deux jeunes hommes…

Une Nouvelle de Gaétane de Montreuil (1867-1951), journaliste et écrivaine québécoise, féministe, qui ouvrit aussi un établissement scolaire pour jeunes filles.

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C’était une fête de Noël assez joyeuse, même si l’humeur acariâtre de notre hôte avait quelque peu gâché les festivités.Mais imaginez deux femmes aussi belles que ma chère Lady et Margaret Ceely et une Cendrillon au réveillon de Noël dans la magnifique salle de bal de Clevere Hall et vous comprendrez que même le caractère acariâtre du major Ceely n’avait pas pu gâcher la joie d’une agréable réunion.

J’avais rejoint Lady Molly près de la fenêtre et je ne sais pas combien de minutes nous sommes restées là à observer. Soudain, nous fûmes surprises par des cris : “Au meurtre! Au secours! Au secours!” provenant de l’autre côté de la maison, suivi d’un silence affreux et mortel.

Sur la terrasse, le major Ceely était étendu par terre, les bras en croix, mort.

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Eugénie Foa ( 1796-1852) est une femme de lettres française. Elle se mit à la plume après un mariage peu heureux avec le négociant marseillais Joseph Foa. Elle écrivit sous son nom d’épouse ou bien sous les pseudonymes Miss Maria Fitz-Clarence et Edmond de Fontanes. Elle est la soeur de Léonie Halevy, sculptrice.« La laide » est un ouvrage fort sympathique, inclassable dans un genre, qui alterne entre des contes, de l’histoire et de la fantaisie. Le chapitre 00 est constitué d’une préface humoristique pour la 3ème édition.« Mon Dieu ! que c’est ridicule, une femme auteur ! Auteur ! ce mot est effrayant ; il renferme tant de choses, tant de pensées diverses, tant de réflexions, que pour rien au monde je ne voudrais être appelée ainsi. Nommez-moi, si vous voulez, rêveuse, conteuse, causeuse, voire même radoteuse ; mais auteur ! ah ! grâce ! grâce ! à ce mot, je me sens au menton quelque chose que je ne puis définir, et j’y porte la main précipitamment. Vraiment, j’ai craint un instant d’y rencontrer la barbe de bouc de nos merveilleux de la jeune France ; heureusement, il n’en est rien. »

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Le Comte de Chanteleine est un roman historique de Jules Verne publié en 1864 dans la revue Musée des familles. C’est le seul roman de Jules Verne situé dans sa province natale, la Bretagne. L’action se déroule entre Nantes et Douarnenez, du 14 mars 1793 au 9 Thermidor (27 juillet 1794). Nous suivrons les aventures du Comte de Chanteleine, du côté des vaincus, des forces monarchistes. Pourchassé par les “bleus”, il perd sa femme, son château, et part à la recherche de sa fille disparue.

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Il s’agit d’une conversation fictive entre Parménide et Socrate, dont l’objet est l’idée de l’Un.

L’Être est-il un ou multiple ?

Grâce à la force de la logique et à son habileté légendaire, Socrate parvient à faire adhérer Parménide à sa thèse.

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Cette nouvelle est la première du recueil Japoneries d’Automne.

« Petites stations à noms bizarres ; à côté des bâtisses du chemin de fer, à côté des tuyaux et des machines apparaissent, très surprenants, des vieux temples à toit courbe, avec leurs arbres sacrés, leurs pylônes de granit, leurs monstres. Il est disparate, hétérogène, invraisemblable, ce Japon, avec son immobilité de quinze ou vingt siècles et, tout à coup, son engouement pour les choses modernes qui l’a pris comme un vertige. La première grande ville sur la route, c’est Oasaka, où l’on s’arrête. Ville marchande ; peu de temples, des milliers de petites rues tracées d’équerre, des canaux comme à Venise, des bazars de bronze et de porcelaine; une fourmilière en mouvement. »

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Dubliners, souvent traduit par Les Gens de Dublin, est un recueil de nouvelles publié en 1914. Il s’agit du premier livre révélé au public par James Joyce. Ces courts récits mettent en scène des personnages humbles, dans des situations quotidiennes, ballotés entre espoir et déception, paralysie et désir d’évasion, innocence et faute. Une amertume, une douleur, une atmosphère trouble baignent ces récits parfois énigmatiques. Dublin, que Joyce aimait tant, et qu’il continuera inlassablement à peindre dans Ulysses, semble prendre corps au cours de la lecture : rues, échoppes, pubs, ciels, docks, automobiles, fleuves, chevaux, badauds et travailleurs, s’animent sous sa plume.

  • Une mère (28 minutes) : Mrs Kearney, petite bourgeoise un peu pimbêche, a donné la meilleure éducation à sa fille, et en particulier la meilleure éducation musicale. Lorsqu’elle décroche un contrat pour Kathleen, elle n’entend pas se laisser flouer par les vils messieurs qui essaient de rogner sur son cachet.
  • Grâce (48 minutes) : Lorsque Mr Kernan se blesse en tombant, fin saoul, dans un pub, ses amis et sa femme complotent pour lui faire retrouver le droit chemin de la religion.
  • Les Morts (1h40): Chaque année, à Noël, les vieilles demoiselles Morkan et leur nièce Mary-Jane, toutes trois bien connues du milieu musical de Dublin, donnent un dîner dansant. Gabriel, leur neveu, y assiste avec sa femme Gretta, qu’une vieille chanson irlandaise plongera en fin de soirée dans une profonde mélancolie… “The Dead” a souvent été considérée comme la meilleure nouvelle en langue anglaise de tous les temps.

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Bontekoe est un des quatre récits de naufrages écrits par Alexandre Dumas pour son recueil « Les drames de la mer ». Tous sont des histoires véritables, basés sur des sources contemporaines, même si l’auteur, grand voyageur, s’y entend pour décrire avec romantisme îles terrifiantes et tempéraments exaltés. Willem IJsbrantsz Bontekoe (1587-1657) est un navigateur et explorateur néerlandais au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Dans son journal, publié en 1646, il rapporte l’explosion accidentelle de son navire, qui fait dériver les rescapés en mer, puis aborder sur une île peuplée d’indigènes hostiles…

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Antoine, élève timide et mal-aimé, est fou amoureux de Claire, une fille de sa classe. Il vit dans son ombre et n’ose lui parler. En désespoir de cause, il écrit, dans des cahiers, tout ce qu’il voudrait lui dire.

Dix ans plus tard, à l’occasion d’un déménagement, il retrouve ces cahiers dans le grenier de sa mère. Avec émotion, il relit ces pages qui réveillent son désarroi d’adolescent. C’est comme une bande dessinée. Il revoit les images, l’histoire de son amoureuse jeunesse.

Prenant son courage à deux mains, il décide d’écrire une lettre à celle qui a enflammée sa jeunesse, lui dévoilant enfin, tous ces mots qui le hantaient depuis tant d’années.

Un joli texte qui nous plonge dans les émois d’un jeune adolescent, en proie à une passion secrète et dévorante.

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Cette nouvelle fait partie du recueil : La Machine à Penser

Écrivain américain, Jacques Heath Futrelle est né en Géorgie en 1875. À 18 ans, il s’essaie au journalisme et écrit des articles pour l’Atlanta Journal, le Boston Port et le New York Herald. Quelques années après son mariage, à 20 ans, avec une femme de lettre, Lily May Peel, il se tourne vers le théâtre, devient gérant d’un petit théâtre à Richmond, écrit des pièces et s’essaie à des rôles à l’occasion. Mais c’est le genre policier dans lequel il trouvera le succès avec la série de la « Machine à Penser » nom du Professeur Augustus SFX Van Dusen ( nom de la version anglaise ) ou Auguste Bajolin, le personnage principal de la série qui deviendra rapidement populaire. C’est de cette série dont sont issues les nouvelles présentées dans ce recueil. À l’occasion d’un voyage en Europe avec son épouse, Jacques Futrelle trouvera la mort lors du naufrage du Titanic en 1912. (D’après Wikipédia.) Page de présentation de cette édition de la B.N.R.

Ici, une énigme bien intéressante, où un gong, jusque là bien inoffensif, terrorise un banquier rationnel.

Le Professeur Auguste Bajolin va mettre toute son intelligence fine à résoudre ce problème.

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Une jeune cliente blonde, Mary Morstan, débarque chez Holmes, et lui demande de l’aide. Elle lui explique qu’elle est gouvernante, et que c’est sa patronne qui lui a conseillé de venir ici. Watson tombe sous le charme de la jeune femme qui expose son problème : son père, navigateur dans les Indes, est décédé environ dix ans auparavant . Or, elle reçoit, depuis six ans, et à cycle régulier, des perles de grande valeur. Et ce même jour lui est parvenu une enveloppe où un anonyme lui demande de venir à un rendez-vous, accompagnée si elle le souhaite, mais pas d’un policier…

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Maurice est un homme de lettres reconnu et apprécié. Il est collaborateur d’un grand journal à Paris. Un jour, son directeur lui reproche d’avoir laissé passer une information importante. Vexé, Maurice donne sa démission.

Il décide de prendre quelques jours de vacances. Depuis longtemps sa sœur, restée au pays, l’invite à venir voir les raisins mûrir, mais il n’a jamais eu le temps, ni l’envie, de quitter Paris, ses activités, ses amis, et Margot, sa maîtresse depuis quatre ans.

Il décide donc accepter l’invitation et d’aller passer quelques jours à Mondragon, près d’Avignon. A la gare, Margot lui promet de l’aimer jusqu’à sa mort.

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Sherlock Holmes est extrêmement souffrant, il délire…

La situation devient absolument critique.

Sa logeuse est d’une inquiétude totale.

Que lui arrive-t-il, que va-t-il se passer ?

“Il est à l’agonie, Dr. Watson”, dit-elle. “Cela fait trois jours que son état empire, et je doute qu’il passe la journée. Il refuse que je lui amène un docteur. Ce matin lorsque j’ai vu ses os pratiquement sortir de sa figure et ses grands yeux brillants qui me regardaient, je n’ai pu en supporter davantage. ‘Avec ou sans votre permission, je vais chercher un docteur sur l’heure.’, lui ai-je dit. ‘Dans ce cas que ce soit Watson’, a-t-il dit. Je ne perdrais pas de temps à votre place, monsieur, si vous voulez le voir en vie.

J’étais horrifié, car je n’avais rien su de sa maladie. Je n’ai pas besoin de dire que je me ruai sur mon manteau et mon chapeau. Alors que nous nous en retournions, je demandais les détails.

“Je ne peux guère vous en dire plus, monsieur… »

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Le procès de Louis XVI est la comparution de Louis XVI, devant les députés de la Convention nationale, sous le nom de Louis Capet du 10 au 26 décembre 1792. Défendu par les avocats Chrétien Guillaume Malesherbes, François Denis Tronchet et Raymond de Sèze ; il eut à répondre aux accusations de trahison et de conspiration contre l’État

Cet article contre-révolutionnaire paru dans Lisez-moi Historique en 1934, est extrait de l’ouvrage Les Conventionnels régicides de Pierre Bliard (1852-1928).

« …de pareilles concessions, auxquelles cependant il était tout à fait impossible de se soustraire ne faisaient qu’exciter les Jacobins. En ces jours, par exemple, Thuriot montait à la tribune et demandait qu’on jugeât le foi toute autre affaire cessant.
« Il faut que le tyran porte sans retard sa tête sur l’échafaud », concluait-il.
Ce mot dans la bouche d’un juge fut accueilli par lès murmures des modérés : « rappelez-vous votre caractère », lui crient plusieurs voix. Ce fut en vain ; comme ses amis, il ne se rappelait que la haine aveugle qui débordait de son cœur. Aussi, quand l’oratorien Billaud-Varenne, pour faire honte à ces fils dégénérés des grands vengeurs de l’humanité, proposa de voiler le buste de Brutus, ce vaillant républicain d’autrefois qui, lui, « n’avait pas balancé à venger un peuple d’un tyran », recueillit-il les plus chaleureux applaudissements. »

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Flatland (1884) est une vraie curiosité littéraire, une fantaisie mathématique qui n’a point d’exemple et qui n’aura probablement pas d’imitateur…

Le récit est écrit à la première personne, et le narrateur en est un carré, noble habitant du Pays Plat, monde en deux dimensions où l’on ne voit que des lignes, où les humains sont des polygones et où les droites (en réalité, les femmes) sont sécantes… au sens propre, puisqu’elles risquent de tuer les autres figures en les coupant. Une fantaisie incroyable est déployée pour imaginer les us et coutumes, les révolutions et les lois sociales de ce Pays Plat, qui se révèle peu à peu être une véritable dictature. Les figures géométrico-humaines sont soumises à la hiérarchie la plus stricte, avec une ségrégation sociale cruelle. Les femmes-droites n’ont pas droit à l’éducation, tandis que les figures qui ont le malheur de naître irrégulières sont détruites; les triangles isocèles sont les esclaves des figures à angles égaux, elles-mêmes dominées par les cercles.

Le narrateur nous raconte les extraordinaires aventures, rencontres, découvertes, voyages, combats, qu’il a eu l’occasion de vivre en s’initiant à notre Pays de l’Espace, avant d’être enfermé dans un asile à son retour au Pays Plat. À l’instar du personnage de l’allégorie de la caverne, que ses compagnons enchaînés refusent de croire quand il vient les délivrer, le carré se heurte en effet au refus catégorique des figures plates de considérer l’existence d’un monde en trois dimensions…

Le texte, disponible ici grâce à la traduction bénévole et à l’aimable autorisation d’Oscar Dassetto, est parsemé de schémas mathématiques nous permettant de mieux comprendre certains passages.

Pour les amateurs de la série Big Bang Theory, voici le lien vers un extrait où l’on peut entendre Sheldon Cooper parler avec enthousiasme de ce classique anglo-saxon bien méconnu de notre côté de l’Atlantique.

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À partir de l’histoire du célèbre petit garçon qui depuis des siècles se soulage en plein coeur de Bruxelles, l’auteur relate les grands moments de l’histoire de la ville elle-même, et de la Belgique en relation avec ses voisins. Fort de son expérience de folkloriste, il a rassemblé pour la première fois par écrit plusieurs traditions autour de l’origine de la petite statue. Que l’on soit historien ou simplement amoureux de Bruxelles, on ne peut qu’être comblé par une aussi charmante lecture.

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Percival Ford, un fier baron du commerce à Hawaï, « qui n’aimait pas plus la compagnie des femmes que celle des hommes », déteste, en particulier, Joe Garland, un homme à moitié canaque « dissolu et paresseux ».

Paru en feuilleton dans le journal Gringoire en 1935.

« … pour lui existait un autre idéal, beaucoup plus élevé ! Il différait de toute cette clique et s’enorgueillissait des conditions de sa naissance. Elle ne résultait point d’une misérable rencontre amoureuse. Il était né de l’association d’un devoir sublime et du dévouement dune noble cause. Son père n’avait pas fait un mariage d’inclination. L’amour, cette folie, n’avait jamais troublé le cœur d’Isaac Ford. Lorsqu’il accepta d’aller chez les païens porter le message de vie, il n’avait consacré au mariage ni une pensée, ni le moindre désir. Ce en quoi il ressemblait à son père. Mais le conseil des missions pratiquait l’économie. Toutes considérations prises, il conclut qu’un missionnaire marié revenait moins cher par tête au budget de la Nouvelle-Angleterre, et fournissait un bien meilleur résultat. Il ordonna donc à Isaac Ford de se marier. Bien mieux, il lui fournit une femme, une autre âme fanatique, dépourvue de toute idée matrimoniale et seulement attachée à accomplir l’œuvre du Seigneur au milieu des païens. »

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L’ œuvre littéraire de Yvan Gontcharov comporte de nombreux récits, nouvelles, essais, portraits, critiques de théâtre ou de tableaux, articles, poésies, des traductions (Schiller, Goethe, Eugène Sue et autres) et des analyses critiques d’auteurs français (Balzac, Zola, Flaubert, les frères Goncourt) ou russes (Lermontov).

Dans ce 1er roman, l’auteur nous raconte la longue adolescence d’Alexandre, son apprentissage de la vie d’homme, entre la campagne avec sa mère si aimante et Saint Petersbourg avec son oncle, froid et moqueur.

Où l’on devine déjà son futur et célèbre personnage de son roman éponyme : : Oblomov.

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Dans cette deuxième et dernière partie du Chemin tortueux, Mrs. Alexander réserve encore quelques surprises à notre héroïne Catherine Liddell, pour le plus grand plaisir du lecteur.

Inventivité dans les situations, dialogues bien trempés et personnages bien croqués raviront l’amateur de romans victoriens.

Le Chemin tortueux, comme beaucoup de romans de Mrs Alexander, parvient à allier sentiment et romantisme, avec un certain réalisme des situations… des qualités particulièrement savoureuses dès l’ouverture de cette seconde partie.

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Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie !

Rodrigue, as-tu du coeur ?

À moi, Comte, deux mots !

Va, je ne te hais point.

Je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées / La valeur n’attend point le nombre des années.

À vaincre sans péril on triomphe sans gloire…

Autant de vers célèbres que vous retrouverez dans cette oeuvre majeure du patrimoine classique.

Rodrigue et Chimène s’aiment d’amour tendre, mais leurs pères respectifs se querellent et l’histoire d’amour devient une affaire d’honneur…

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Le tzar a quitté la tzarine. Il s’est équipé pour la route. Seule, restant assise à la fenêtre, la tzarine l’attend. Elle attend, et attend, du matin à la nuit. Si longuement elle contemple la plaine, de l’aube blanche jusqu’au soir, que de regarder ainsi les yeux lui font mal.

Elle ne voit pas son ami cher ! Elle voit seulement la neige qui tourbillonne, la neige qui s’accumule sur la plaine, la terre toute blanche.

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Comment le baron Stromboli s’empara d’une partie du trésor allemand conservé au sein de l’impénétrable Tour Julius.

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Un jeune homme revient dans cette contrée particulière où vivent son oncle et sa cousine…

Nature, tempêtes, naufrages et des trésors peut-être…

« Les gens du pays débitent sur Aros beaucoup d’histoires, que j’entendis souvent raconter par le domestique de mon oncle, Rorie, un vieux serviteur des Macleans, qui lui avait, sans arrière-pensée, apporté ses services, à l’occasion du mariage. Il était question, en ces récits, d’une misérable créature, un Kelpie marin, qui hantait les brisants écumeux du Roost et s’y livrait à de redoutables occupations. Une sirène avait une fois rencontré un joueur de cornemuse sur la plage de Sandag, où elle avait chanté avec lui toute une longue nuit claire d’été, si bien que le matin on le retrouva frappé de folie, et qu’à partir de ce jour-là jusqu’à sa mort, il ne prononça plus que la même phrase. Je ne saurais la redire dans le gaélique original, mais en voici la traduction : « Oh ! la douce chanteuse qui sortit de la mer ! » Les phoques qui hantent ces rivages ont aussi parlé dans notre langue à des hommes, pour leur annoncer de grands malheurs. »

« Bras dessus, bras dessous et luttant contre le vent, Rorie et moi gagnions chaque yard de terrain par un effort labo rieux. Nous glissions sur les mottes de gazon humide, nous trébuchions ensemble contre les rochers. Trempés, meurtris, flagellés, essoufflés, il nous fallut près d’une demi-heure pour monter de la maison jusqu’au sommet qui domine le Roost. C’était l’observatoire favori de mon oncle. Juste devant, là où la falaise est la plus haute et la plus abrupte, un bosselle ment de terre, une sorte de parapet, fait un abri contre les vents habituels et l’on peut y rester tranquille à voir le flux et les lames démentes lutter à ses pieds. De même que l’on re garde de la fenêtre d’une maison une rixe dans la rue, ainsi, de ce poste, on domine le tumulte des Gais Lurons. »

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M. Adeline, un industriel du textile au bord de la faillite, devient contre cinq mille francs qui lui sont prêtés par les fondateurs, le président d’un cercle de jeu parisien : Le Grand I. Bien sûr, il ne sert dans l’opération que de couverture tandis que les dirigeants véritables : Raphaëlle et l’un de ses amants, le Comte de Mussidan, ont orchestré un système de tricherie chargé de les enrichir…

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Dans ce roman d’inspiration autobiographique, Annie de Pène décrit l’arrivée à Paris d’une jeune bourgeoise provinciale qui, ayant tout laissé derrière elle, doit brutalement apprendre à gagner sa vie. Grâce à la rencontre d’une logeuse compatissante et d’un abbé progressiste qui la protège, elle s’émancipe et se libère des conventions. Devenue journaliste et écrivaine, indépendante financièrement et reconnue dans le petit milieu littéraire, elle revendique pour elle-même ce titre d’Évadée « et j’ai la fierté de proposer mon exemple à toutes celles qui pâtissent, garrottées de préjugés imbéciles, pauvres créatures qui n’osent s’affranchir et dont la sublime et veule résignation ne sert à rien, qu’à les priver, vivantes, de la vie. »

Annie de Pène écrit d’une plume alerte et sensible tout à la fois ; elle sait camper avec humour et tendresse, en quelques détails, ses personnages, et faire ressentir toutes les émotions par lesquelles passe son héroïne dans son apprentissage de la vie.

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Un récit de voyage en Suisse très mouvementé de Frances Trollope (1779-1863) paru dans le Journal des Voyages en 1892.

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Vivre, mourir, à quoi bon ? la chute de Faustine, après les épreuves insupportables qu’elle vient d’endurer, est abyssale. Mais pourquoi la mort ne veut-elle pas d’elle ? Peut-être que finalement, la vie vaut la peine d’être vécue ? Aujourd’hui, une porte s’ouvre sur la vie. Cette fois, Faustine décide de remonter la pente, de lâcher prise, d’accepter de changer. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et ce n’est qu’après bien des péripéties que le bout du tunnel apparaitra… enfin. Ce n’est pas seulement une biographie que l’on découvre ici, c’est également un voyage très documenté dans le temps et l’espace avec des rappels historiques, culturels, et une immersion totale dans l’époque aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.
Quant à la biographie, elle véhicule un message d’espoir. Avec un peu de la bonne volonté, un zeste de courage et une sérieuse dose de résilience on peut (parfois) s’en sortir.

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En ce 5 juin 1509, Venise célèbre par une fête inoubliable, les fiançailles des amants de Venise : Roland Candiano, fils du Doge Candiano et Leonore Dandolo, héritière de la fameuse maison Dandolo.

Pourtant trois hommes, Foscari, Bembo et Altieri, ambitieux, veules et haineux, ourdissent un complot destiné à anéantir Roland. En une nuit, ce dernier perd tout : promise, parents, fortune et liberté. Mais sa vengeance sera terrible…..

Ce roman, qui n’est pas sans rappeler “Le Comte de Monte-Cristo” d’Alexandre Dumas, est un véritable page Turner qui nous transporte en pleine Venise de la Renaissance. Aucun temps mort n’est accordé au lecteur.

Les péripéties s’enchainent, les personnages sont hauts en couleur. Il y a de l’amour, de la romance, mais aussi beaucoup de conspirations, des scènes violentes et cruelles, à l’image de l’époque.

Un excellent roman pour qui cherche à la fois l’évasion et le dépaysement.

Il est suivi d’un deuxième tome intitulé : “Les amants de Venise”

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Cette correspondance enflammée relate, à travers les lettres du génial épistolier qu’est Flaubert, ce que fut l’amour passionné, infernal parfois, de Louise Colet pour l’écrivain. Un amour qui durera le temps que ce dernier mettra à s’en défaire, interrompu qu’il fut pendant deux ans par le voyage en Orient de l’ermite normand.

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Lady Molly et Mary Grannard sont en vacances en Bretagne. Un jour, le curé de la paroisse vient prier Lady Molly de se rendre auprès d’une vielle dame anglaise qui demande instamment à parler avec une de ses compatriotes. La détective accepte de rendre ce service et accompagne le curé au château. Là, elle trouve une richissime châtelaine, sa sœur et son neveu. Le neveu, dépensier et joueur, est menacé de poursuites et de prison pour s’être fait prêter une forte somme par un usurier, après avoir imité la signature de sa tante sur des billets. Comptant comme toujours, sur la générosité de sa tante, le jeune homme lui demande de payer la somme due. Mais, cette fois, la tante en a assez de payer les dettes de son neveu et refuse.

Chaleureux remerciements au traducteur – créateur d’Oxymoron Éditions pour sa gracieuse autorisation.

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Très joli conte, inventé dans le cadre d’un « Défi-Ecriture » chez Atramenta, et pour le respect des différences, avec tous les petits ours des Contes !!

Conte pour les petits… et les moins petits…

Merci chère Géode AM de ce partage de texte.

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Un paysage méditerranéen, dans un avenir indéterminé. Les habitants de l’Archipel vivent dans des îles, par petites communautés coupées du reste du monde. Il n’y a plus d’administration ou d’entreprise visible, l’économie de l’Archipel étant entièrement tournée vers l’information. Le système politique est lui-même dématérialisé et opaque : chaque personne dispose d’un ordinateur personnel par lequel une Autorité anonyme lui donne des ordres et du travail à faire. Les Ordres, qui concernent aussi bien la vie civique que la vie privée, sont sacrés, toute désobéissance pouvant conduire à l’effacement.

Dans ce roman en huis clos, écrit en 2003, une poignée de personnages se croisent et s’affrontent dans une lutte pour la vérité, la liberté, ou le pouvoir.

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Une nouvelle poignante d’Henry Gréville (1842-1902) extraite du recueil Idylles paru en 1885.

Le début : « La neige tombait presque sans relâche depuis deux jours entiers. Les routes avaient d’abord reçu une couche fine et ténue ; semblable à du grésil, bientôt emportée par le vent; puis une autre espèce de neige était venue, celle-là composée de larges flocons en forme d’étoiles, qui tombaient lentement, comme des plumes de cygne, et s’étalaient sur le sol avec la grâce moelleuse d’un être vivant et coquet. »

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Troisième des cinq livres du Pentateuque, le livre du Lévitique est une sorte de manuel à l’usage des sacrificateurs.

Mais pas que. Car la récurrence de l’expression « Parle aux enfants d’Israël » (1,1 ; 4,1 ; 11,1 ; 12,1…) indique que ces lois étaient d’abord destinées à tout le peuple.

Elles ont été données par Dieu à Moïse pendant le séjour du peuple hébreu dans le désert du Sinaï (7,38 ; 25,1…).

La double finalité de ce livre est de fixer les lois, mais aussi les règles de conduite des Israélites. Le thème central en est la sainteté (11,44 ; 19,2 ; 20,26…), en contraste avec les pratiques immorales des autres nations (18,26ss).

Malgré son caractère aride au premier abord, ce livre va bien au-delà de sa destination première. En effet, tout le rituel sacrificiel présent dans ce livre est vu comme une préfiguration de l’œuvre de Jésus-Christ. L’épître aux Hébreux, dans le Nouveau Testament, en parle abondamment.

Enfin, concernant les sacrifices, il est à remarquer que Dieu n’oubliait jamais les pauvres, et leur permettait toujours, malgré leurs faibles moyens, d’offrir des sacrifices à l’Éternel pour la rémission de leurs péchés (5,7-13).

Esquisse de plan :

Les sacrifices (ch 1 à 7)

Institution du système sacerdotal (ch 8 à 10)

Lois de pureté (ch 11 à 18)

Lois de sainteté (ch 19 à 25)

Rappel de l’alliance : bénédictions et malédictions (ch 26)

Annexe : Loi sur les vœux (ch 27)

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« Où Toto Fouinard, aidé d’un perroquet et d’une poignée de farine, traque un criminel sur les fortifs. »

Un couple massacré, leur jeune enfant gravement blessé, mais encore vivant, un perroquet abandonné, une maison – lieu du crime – fermée de l’intérieur et inaccessible à l’assassin, voilà qui serait suffisant pour inciter les autorités à faire appel à Toto Fouinard pour résoudre l’affaire. Mais Toto Fouinard est blasé et puis il préfère s’occuper des vivants que des morts. Seulement, quand un journaliste lui apprend que l’enfant vient d’échapper à une tentative de meurtre à l’hôpital, il n’en faut pas plus pour le convaincre de courir après le responsable du massacre de la « Maison Tragique ».

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Une jeune femme, Jane Turner, en visite à Weston-super-Mare, avait été découverte un après-midi dans un état d’impuissance, ligotée et bâillonnée, souffrant de terreur et d’inanition, dans la chambre qu’elle occupait dans un appartement bien connu de cette ville. Lorsqu’elle reprit peu à peu ses esprits, elle se retrouva dans la terrible situation dans laquelle Mme Skeward, sa logeuse, la découvrit vingt-quatre heures plus tard. Il faut faire immédiatement appel à Lady Molly, de Scotland Yard!

Tous nos remerciements au traducteur de Oxymaron Editions pour sa gracieuse autorisation.

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  1. Un recueil sensuel, qui célèbre l’amour physique, où l’on retrouve toute la mystique amoureuse d’Eluard.

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Un beau matin, intrigué par un grand nombre d’oiseaux et de charognards, le vieux marin Fison va voir ce qui déclenche un telle agitation. Il s’agit d’un corps de noyé, rejeté par la marée. Ce cadavre, à moitié dévoré, est entouré par huit poulpes géants, visiblement sortis de leurs profondeurs habituelles, pour se délecter de chair humaine. Révolté par un tel spectacle, Fison tente de chasser les intrus, mais fini par se faire lui même poursuivre par les créatures, plutôt agressives.

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Une journaliste, Morgane, va interviewer Lucie, ancienne actrice dont la vie fut particulière dans sa jeunesse.

Extrait :

« Mon parfum Malavé attirait leurs truffes mieux qu’un aimant. J’ai fait comme les lièvres, je changeais de sens, revenais sur mes pas, je croisais mes traces. Le chien ne savait plus où mettre sa truffe ni quelle piste suivre.

— Je suis désolée madame, je ne peux pas écrire cela. Qui est informé de cette période ? insiste la journaliste.

— Beaucoup de gens ! toutefois dans notre profonde cambrousse, nous avons la solidarité, le respect et le silence rivés au corps. Vous pouvez les interroger un par un, personne ne dira du mal de Lucie. — Les gendarmes ne vous ont pas attrapée ? ils avaient le nombre, les moyens et le temps, pour le faire. Je n’ai pas tout compris, avec les vacanciers, entre les routes, la prévention de feux de forêt, ils étaient très occupés, surtout qu’ils s’occupaient de quatre communes, en même temps. Nous étions en été, sans doute, pensaient-ils me choper à la rentrée des classes.

— Non, j’y renonce, je ne peux pas. L’article paraîtrait inventé, arrangé, même si c’est la stricte vérité. Toutefois, je ne comprends toujours pas, comment vous avez pu passer d’une pauvreté noire et misérable, digne de Victor Hugo au Technicolor du cinéma ? »

Une nouvelle très intéressante sur le plan de la société, de la psychologie …, relations familiales…

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Jean-Marie Jérôme Fleuriot de Langle (1749-1807) dont l’un des pseudonymes était “Figaro”, fut un contemporain de Beaumarchais (1732-1799). Son “Voyage de Figaro en Espagne” parut à Saint Malo en 1784, la même année que la première représentation du “Mariage de Figaro”.

“Bien que n’ayant jamais mis les pieds en Espagne, Fleuriot y dresse, de manière piquante, un tableau noir de l’Espagne et des espagnols, critiquant leur gouvernement, leur religion et leurs moeurs. Ce récit fit un tel scandale que le roi Charles III s’en plaignit au gouvernement français et menaça d’interdire l’entrée de son royaume à tous les français. L’ouvrage fut alors condamné à être brûlé, par arrêt du Parlement de Paris du 26 février 1786, après un long et virulent réquisitoire de l’avocat général Séguier. Cette condamnation spectaculaire valut à l’auteur l’engouement du public : l’ouvrage connut six éditions et fut traduit en anglais, en allemand, en danois et en italien”. (Wikipedia)

Source : Prosper Jean Levot : “Bibliographie bretonne, recueil des notices sur tous les Bretons qui se sont fait un nom, Tome 1, Paris, Couderan, Vannes et Dumoulin, 1852”.

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Une nouvelle de manipulation (à des fins heureuses ?) par Edith Wharton (1862-1937) parue en feuilleton dans le journal Le Gaulois en 1912.

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Voici « Au pays des cigales », un recueil de nouvelles de Camille Allary. Tour à tout amusantes, attendrissantes, émouvantes, elles vous apporteront, au son du tambourin et du cri cri des cigales, une bouffée de l’air de lavande de la Provence.

1 – Le tambourinaïre de Cassis

2 – L’âme envolée

3 – La légende des trois larmes

4 – Thérèse

5 – La confession d’une hirondelle

6 – Les violettes fanées

7 – Boniface. Histoire d’un chat

8 – La couronne de roses

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Un jeune poète, Lenz, trouve asile chez le pasteur Oberlin. Il cherche dans ce repli du monde, la paix de son âme, un répit contre les fantômes et les interrogations existentielles qui la taraudent. Il accède à ce repos, quelque temps. Mais le mal est opiniâtre, et la raison de l’homme si vaine à le combattre…

Dans une prose aride, parfois brutale et hallucinée, à laquelle semblent répondre les paysages étant le théâtre des évènements, Büchner dresse la terrible chronique d’un esprit en déliquescence.

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Le début : « Le ministre des affaires étrangères et la comtesse Sodeska ont l’honneur de vous prier de venir passer la soirée au Rokou-Meïkan, à l’occasion de la naissance de S. M. l’Empereur.
On dansera.
Cela est gravé en français, sur un élégant carton à coins dorés qui m’arrive par la poste, un jour de novembre, en rade de Yokohama. Au revers, il y a cette indication ajoutée à la main d’une courante écriture anglaise : Un train spécial pour le retour partira de la gare de Shibachi, à une heure du matin. »

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Dans ce texte de Cicéron, au sixième et dernier livre du De la République, Scipion Emilien, l’un des personnages raconte un songe qu’il a fait.

Scipion Émilien se rend auprès de Massinissa, roi de Numidie. Massinissa a connu Scipion l’Africain, vainqueur d’Hannibal, grand-père adoptif de Scipion Émilien, et Paul Emile son père par le sang et raconte ses souvenirs.

Après cette conversation, Scipion Émilien s’endort et rêve que ces deux hommes l’accueillent dans les régions célestes. Ils lui expliquent l’organisation cosmique du monde, lui apprennent l’immortalité de l’âme et lui montrent que l’âme des hommes politiques qui ont agi conformément au bien jouira d’une félicité éternelle dans la Voie lactée.

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Le surnaturel habite le Jura, imprègne ses pâturages et lie ses habitants à leur région par un attachement particulier. Certains êtres sensibles ont le don de percevoir cette magie, ils souffrent dans leur chair quand on agresse leur terre. Au XVIIe siècle, on les brûlait pour sorcellerie. Et si l’un d’eux vivait à notre époque dans des paysages défigurés par une place d’armes ? Et s’il réveillait quelques combattants défunts pour reprendre la lutte et rendre à la nature sa magie perdue ?…

Une uchronie jurassienne empreinte de fantastique, par Sara Schneider, auteure de la série à succès Les enfants d’Aliel – Publiée sous licence libre CC By-Sa dans la Collection Ludomire.

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« Essayez un peu de vivre sans moi ! murmura le vieillard, sentant que la colère quittait peu à peu son cœur. Qu’un autre s’occupe un peu de vous ! Moi, je suis avare et méchant…, on, est très mal chez moi… Eh bien, allez vivre chez un autre !… Oui… Après avoir savouré la mine piteuse de ses pensionnaires et grogné suffisamment, Zotofï sortit de la cour et, donnant à sa physionomie une expression aussi furieuse que possible, cria : Eh bien, qu’avez-vous à rester là ! Qui attendez-vous ? Vous ne faites que barrer la rue et empêcher la circulation du public. Rentrez dans la cour ! »

Deux nouvelles nous présentant des hommes en détresse, des animaux sur lesquels on s’énerve, p0auvreté, désespoir, l’égocentrisme humain aussi, et, la vie animale si importante, deux nouvelles pour y réfléchir, aimer et respecter les bêtes, aimer et respecter autrui7.

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“C’était la fin. Le corps se refroidissait. Ce cœur agité cessa de battre — comme une pendule qui s’arrête. Elle tressaillit légèrement. Elle avait peur de ces lèvres bleuies qui ne pouvaient plus rien dire. »…

Son mari mort, va-t-elle oser regarder ce que cache le médaillon qu’il a toujours porté sur lui mais ne lui a jamais montré.

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Un conte pour tout le monde…

Nous voici au bord de la Rance, avec Jouvente…

« À une époque fort reculée et qu’il n’est point possible de préciser autrement, vivait sur la rive gauche de la Rance un batelier nommé Jouvente (Juventus). Il était beau, robuste, vaillant et de race noble. Le manuscrit s’explique formellement sur ce dernier point ; ce qui nous induit à penser que Jouvente n’était pas un batelier ordinaire, mais un tenancier de la châtellenie voisine, qui possédait à fief le passage. Il habitait une petite tour au bord de l’eau. Sa vie était solitaire et laborieuse. Toujours prêt à sauter dans son bac dès que le cor résonnait sur la rive opposée ou que la main impatiente du voyageur mettait en branle la cloche de son donjon, Jouvente ne dormait jamais que d’un œil ; nuit et jour il orientait sa voile ou appuyait sur ses avirons pour couper l’inégal courant de la Rance. »

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Une nouvelle drolatique de Nicolas Gogol (1809-1852) parue en feuilleton dans le journal La République française en 1886.

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L’histoire se passe à Padoue « il y a longtemps de cela ». Le vieux professeur physiologiste Rappaccini « borne ses moyens curatifs aux seuls poisons végétaux et cultive lui-même les plantes dont il les distille. On prétend qu’il a ainsi obtenu des poisons nouveaux et terribles ».

Il a initié sa jeune et jolie fille Béatrice aux secrets des poisons des fleurs ; elle s’en est imprégnée et son haleine est devenue dangereuse…

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Constant Wairy, surnommé Constant (1778-1845), originaire du Hainaut belge, fut pendant quatorze ans le premier valet de chambre de Napoléon. Dans ses mémoires, il relate la vie intime de Napoléon, de sa famille et sa cour. Même si cet adulateur de l’empereur prend quelques libertés avec la vérité historique, on redécouvre grâce à sa plume l’homme Napoléon dans son quotidien, son intimité, mais aussi dans ses campagnes, car Constant a suivi son maître dans toutes ses batailles, du moins jusqu’à l’abdication de 1814.

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Pendant quarante ans, M. Bézuguet avait été employé à la sous-préfecture de Montélimar, en qualité de chef de bureau de la statistique. Puis il avait pris une retraite bien gagnée et s’était fait construire une petite maison à Lapalud, son pays natal.

Son ami ayant décidé de lui rendre visite, trouva un homme nerveux, agité et malade. Des automobiles passaient sous ses fenêtres jour et nuit, secouant des nuées de poussière et empuantissant l’air des odeurs d’essence. Le bruit l’empêchait de dormir, de travailler. Que faire devant de telles nuisances ?

Cette nouvelle se trouve dans le magazine Lisez-moi bleu du 1er janvier 1917.

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Une nuit, tandis qu’il est en villégiature avec sa famille dans un hôtel, un vieil homme croit surprendre sa jeune fille sortant de la chambre d’un monsieur…

Cette découverte va déclencher dans son coeur, et, au-delà, dans tout son être, un processus inéluctable et cruel, dépeint par Zweig avec beaucoup d’humanité.

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Le chemin tortueux, c’est celui qu’empruntera Catherine Liddell pour que s’accomplisse sa destinée.

Mrs Alexander (Annie French Hector) était une femme de lettres britannique très prolifique du dernier quart du XIXème siècle. Ses romans étaient très populaires, notamment aux Etats-Unis. Largement oubliée aujourd’hui, ses romans, légers et charmants, mais souvent très en prise avec la réalité matérielle de la société britannique, mettent en scène des personnages féminins toujours attachants.

Le roman de Mrs. Alexandrer, A crooked path, l’une de ses œuvres les plus connues, a été traduit par Robert de Cerisy en 1898 sous le titre L’erreur de Catherine. Il vous est proposé ici sous une traduction de son nom original, qui lui rend un meilleur hommage.

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Deux jolies nouvelles originales et très sympathiques de notre nouvelle auteure.

A découvrir… !

Couette et Emois…, en deux textes fort différents…

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Luc de Vauvenargues naquit à Aix en Provence dans l’hôtel de Clapiers, d’une famille noble aux revenus modestes. Au cours de ses études au collège d’Aix-en-Provence, il n’étudia ni le latin ni le grec, mais devint un grand admirateur de Plutarque qu’il avait lu en traduction.

Il s’engagea dans l’armée et y servit pendant dix ans. Il eut la jambe glacée et, malgré un long séjour à l’hôpital de Nancy, ne s’en remit jamais tout à fait. De retour en France après la bataille de Dettingen, il fut assigné à la garnison d’Arras, ce qui marqua la fin de sa carrière militaire.

Son ami le marquis de Mirabeau, le poussa à se tourner vers la littérature, mais il était trop pauvre pour monter à Paris. Il chercha en vain à entrer dans le service diplomatique. Une attaque de variole mit fin à cette ambition.

Vauvenargues s’installa finalement à Paris en 1745 et y mena une vie retirée, ne fréquentant que quelques amis. Sur les conseils de Voltaire et les exhortations de Mirabeau, il passa outre aux objections de son père et se lança dans l’écriture. Il reprit les observations et notes de tous ordres jetées naguère sur le papier et publia en 1746, sous le voile de l’anonymat, une Introduction à la connaissance de l’esprit humain, suivie de quelques Réflexions et Maximes.

Il mourut à Paris le 28 mai 1747 à l’âge de 31 ans. Au travers de différents portraits, on découvre «une âme pure et fière, généreuse et tendre, éprise d’idéal. Un homme au jugement ferme, lucide et pondéré, non dénué de finesse».

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Voici une autre enquête de Lady Molly de Scotland Yard, la première femme détective de la littérature policière.

Un propriétaire d’une marbrerie à Palerme est trouvé assassiné. Le mort tenait dans la main un morceau de tweed, arraché au manteau d’un jeune salarié de l’entreprise.

Les soupçons se portent aussitôt sur le jeune homme, qui venait d’être licencié. Le père de celui-ci est sur qu’il s’agit d’une machination de la Mafia sicilienne et demande à Lady Molly de l’aider à convaincre le jury de la présence d’un complot.

Un grand merci à Oxymoron Éditions qui nous a autorisés gracieusement à utiliser leur traduction

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Voici le dernier roman de la trilogie de Maurice Boué : Le Roi des aventuriers, qui vient après Un rival d’Arsène Lupin

et La femme sans tête.

Stupeur ! Dans le journal est annoncé le mariage du comte de Savignac avec la baronne de Carteret. Extraordinaire nouvelle pour le chevalier d’Arsac, qui tient à rester célibataire. Voulant éclaircir ce mystère, notre héros se rend au château de Carteret où ‘attend un assassin invisible qui va lui faire vivre des aventures inexplicables et terrifiantes.

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Mettre un enfant au monde, quelle aventure merveilleuse !

Mais le destin a prévu bien autre chose pour Faustine qu’une maternité calme et sereine. La jeune maman, sous le choc, aura du mal à accepter que la vie lui joue un si sale tour.

À se débattre dans ses contradictions et ses faiblesses, à tenter de combattre le sort à tout prix, à refuser son destin, Faustine passera bien près de la grande faucheuse, mais cette dernière a plus d’un tour dans son sac.

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Dans le cadre de la parution, en octobre 2024, du deuxième et dernier volet de Paraddict, les éditions Gallimard Jeunesse m’ont autorisée à proposer un livre audio du tome 1. Il s’agit de la version imprimée, ayant bénéficié d’un travail éditorial et d’un remaniement de l’intrigue (notamment de l’intrigue policière).

Fin du siècle. Le monde réel est en proie à un climat d’insécurité généralisée. Dérèglements climatiques, groupuscules terroristes, vieillissement de la population, apparition d’individus génétiquement fragiles, les Délicats : l’atmosphère de la City, entre chaleur équatoriale et alertes à la bombe, est à la série noire.

C’est l’inspecteur Alvar Costa, officier de la police globale, qui incarne ce désenchantement… Entre le milieu des Nom’s, où le mène son enquête, et la City où les sédentaires fuient dans des paradis artificiels, Alvar traine sa solitude et son amour de la poésie. Il est un adepte du Paraddict, un univers virtuel où se sont réfugiées toute la beauté du monde et toute la créativité humaine.

Son jeune frère, Abel, est une brillante recrue de la World Administration, et commence, au début du roman, une opération d’infiltration dans un groupe d’activistes, au cours de laquelle il perdra ses certitudes sur le monde et sur lui-même.

Leur soeur aînée, Elzé, étoile montante d’un parti de gouvernement, est investie par son parti pour des raisons opaques, et ne tardera pas à comprendre ce qu’on attend d’elle. À l’heure où les intelligences artificielles sont capables de faire des préconisations drastiques pour sauver l’espèce humaine de la ruine annoncée, faut-il s’abandonner à leur technocratie ?

Entre polar, thriller politique et SF, le roman se déploie dans une atmosphère décadente , où l’humain, partout, cède à la séduction irrésistible des machines.

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Les extraits suivants sont tirés de:

Histoire générale du IV è Siècle à nos jours, sous la direction de Ernest Lavisse et Alfred Rambaud, 1894.Tome IV, Renaissance et Réforme : 1492-1559.

  • Luther, Réforme et révolution (Chapitre X, Partie 02, par Ernest Denis)

Les indulgences, la Bible allemande, l’Etat autrichien, Confession d’Augsburg

  • La Réforme en France (Chapitre XII, La Réforme en France, par Ferdinand Buisson)

Origines. La sœur de François Ier, Marguerite d’Angoulême, son influence

Fluctuations du roi, les Placards

Massacre des Vaudois de Provence

« La première est de considérer la Réforme en France comme une suite et une dérivation de la Réforme en Allemagne. Il est aujourd’hui hors de doute, grâce aux documents originaux publiés de nos jours, que la Réforme française a ses origines en France. Ce qu’elle serait devenue sans Luther, nous l’ignorons, et il est clair qu’une fois que Luther eut parlé, elle fit cause commune avec lui ; mais elle était née avant lui, elle s’était affirmée sans lui. Elle avait eu, dès le début, son caractère propre, et elle le garda. Ce qu’on ne peut lui refuser, c’est d’avoir été, dans le bien et dans le mal, une chose toute française. La seconde impression inexacte, dont on a plus de peine encore à se défendre, est celle qui nous porte à voir le xvi° siècle à travers le xviiº, à nous figurer dès 1525 un catholicisme et un protestantisme constitués, définis, irréductibles et armés de toute pièces l’un contre l’autre. On a beau être prévenu du contraire, on se laisse toujours aller à se représenter l’Église, la cour, la magistrature, la bourgeoisie, le clergé, sous François Ier, tels qu’ils seront sous Henri IV ou sous Louis XIV, après qu’un demi-siècle de guerres civiles (et de quelles guerres !) aura profondément altéré le tempérament national, après que la violence de la lutte aura poussé les idées, comme les hommes, à l’extrême. Pour entendre quelque chose à ce premier âge de la Réforme en France, il faut songer qu’il s’agit du protestantisme avant Calvin et avant les Confessions de foi. »

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1 – L’arrivée du maître :

“Dans ses antiques domaines d’où l’avait expulsé l’homme, le maître était revenu et son retour proclamait sur ceux des bois, des champs et des maisons, le régime implacable et illimité de la terreur”.

2 – Une bataille dans la forêt :

Pour quelques provisions de becs et de gueules (noisettes, faînes et glands), qu’on trouvait pourtant à foison dans tout le voisinage, la guerre faisait rage entre les geais et les écureuils !

3 – La dernière heure du condamné :

Le titre de cette nouvelle n’est pas de bon augure. Mais peut-être Tasson, le blaireau, parviendra-t-il quand même à échapper à ceux, villageois et chiens, qui l’attaquent en son terrier…

4 – La repue franche :

“Renard le vieux savait bien que les quartiers de charogne, que les villageois ont l’air de bénévolement abandonner aux sauvages, cachaient des pièges inconnus…”

5 – L’imprudente sortie :

… “Ce fut ainsi que Goupil apprit qu’il ne faut pas toujours se fier aux bruits de départ des ennemis pour sortir de la retraite assiégée…”

6 – Le lièvre fantôme :

“Il passait pourtant quelque part, à moins qu’il fondît et s’évanouît comme une poudrée de neige au soleil du printemps !”

7 – La rencontre :

Deux frères, de retour à pied après leur visite à leur grand-mère, s’aperçoivent qu’ils sont suivis par Berger, le chien de Constant, de la Sauce. Mais celui-ci leur semble bien farouche et son comportement est très étrange… Arrivés à proximité de la ferme du père Zéphyr, les choses vont se précipiter…

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Texte d’une profonde humanité.

Prose poétique si subtile de cette auteure franco-suisse.

Eté, Nature, chaleur, sensations, souvenirs… réflexions…

Extraits :

« D’aucuns disent des choses inouïes. L’écrivain-machine doit subir la docilité à la mode, l’écrivain doit flatter et suivre la prédilection d’une foule aussi nulle que la foule sportive d’aujourd’hui !… Certes ! approuve l’éditeur-industriel. Il le faut assujettir à la tâche rebutante de chercher, dans la brutalité, le nouveau, le fracassant, afin qu’à coup sûr le mauvais goût et les curiosités malsaines soient satisfaits, autant que la vente assurée. Le nouveau est plus vieux que le monde, le fracassant retombe en débris ! On vit pour un art, on en meurt, on ne fait pas ce métier-là. Mieux vaut périr d’inanition. »

« La quotidienne somnolence. Étendue sous le tilleul, j’ai des idées couleur d’émeraude. Dans le flux et le reflux continuel des ramures, ne pas bouger, ne pas dormir, ne pas veiller, mais sentir la course du sang au ralenti et croire qu’un moment si délectable peut se prolonger. Heure amollie où la paresse trône et s’engourdit avec moi sur la chaise-longue qui bruit. Je vois errer des girafes vertes, l’ondulation des longs cous tigrés fait descendre et remonter leurs maigres têtes ; des paillons dorés jaillissent, s’avivent, se cachent, rejaillis sent ; très vaguement, j’entends le ronflement d’un insecte et les pins sensibles, jamais las, remuer. Les mouches viennent me faire, à l’oreille, des confidences rapides et dire : oui, juste au moment où je me sens incapable de conclure. Tout près, vol sans élan qui se berce, la caresse de l’arbre-autruche, le mimosa emplumé : un battement flou d’ailes nocturnes ouatées. La tentation rouvre mes paupières, tentation si prenante des yeux toujours sollicités, toujours distraits, tandis qu’à l’intérieur ils devraient regarder. »

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“Il faut faire un certain effort pour se représenter le même homme de chair et d’os, en 1790, professeur ecclésiastique et dès 1792 pilleur d’églises, en 1793 communiste, et à peine cinq ans après plusieurs fois millionnaire, enfin, dix ans plus tard duc d’Otrante. Mais plus ses changements étaient hardis et plus devenait intéressant pour moi le caractère, ou plutôt l’absence de caractère, du plus parfait des disciples modernes de Machiavel ; plus sa vie politique tout entière passée dans les coulisses et dans les ténèbres devenait pour moi captivante et plus sa figure prenait à mes yeux une allure originale et même démoniaque. C’est ainsi que d’une manière tout à fait imprévue, simplement par plaisir psychologique, je me suis mis à écrire l’histoire de Joseph Fouché, comme une contribution à une étude biologique encore inexistante et pourtant très nécessaire, du diplomate, de cette race d’esprit qui n’a pas encore été complètement examinée et qui est la plus redoutable de notre univers.”

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Alain, adolescent sensible et marginal, vit reclus dans la ferme familiale au moment où débute le récit. Il y élève des faisans aux côtés de sa mère, quand, un matin d’août 1970, il est embarqué contre son gré par Serge, son frère aîné. Destination : le festival de rock de l’île de Wight.

Durant le voyage et sur le festival, de rencontres en circonstances inattendues, de révélations familiales en trahisons, les douleurs et les angoisses du jeune homme sont mises à jour pour être transcendées. Dès lors, sa vie et sa personnalité s’en trouveront bouleversées à jamais.

En bref : un road-movie initiatique, on ne peut plus seventies !

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La femme sans tête est la deuxième histoire du recueil de Maurice Boué, sous le pseudonyme de C. Duval : Le roi des aventuriers.

La salle des ventes est en émoi. Après une rude bataille entre enchérisseurs, une statuette de plâtre sans grande valeur, est adjugée pour 62 000 francs.

Quel est donc le secret que renferme cette statuette ? Pourquoi, les héros d’une ancienne légende, un moine et une femme sans tête sont aperçus par plusieurs personnes, semant la terreur parmi le personnel du château?

Pendant la guerre de Vendée, leur tête étant menacée, le marquis et le comte de Beaulieu avaient réuni leurs fortunes et caché tous leurs biens on ne sait où. L’endroit où ces trésors furent cachés était indiqué dans un manuscrit rédigé dans une langue secrète dont Georges de Beaulieu, à son lit de mort, confia la copie à un ami sûr.

Cette copie, la voici :

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Unique roman de l’auteur.

Milosz , né en Lituanie le 28 mai 1877 et mort à Fontainebleau le 2 mars 1939, était poète, dramaturge, métaphysicien, diplomate et traducteur lituanien de langue française.

« Milosz, c’est le plus beau don que l’Europe ait fait à la France », dira le poète français Paul Fort.

« Je suis Sassolo Sinibal-do, comte Pinamonte et treizième duc de Brettinoro .» Ainsi se présente celui qui va raconter, dans une langue élaborée et imagée, son amour pour une courtisane vénitienne, un amour qui lui aura apporté autant de délices que de douleurs.

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Le Club des Valets-de-cœur est la suite de L’Héritage mystérieux qui met en scène les débuts du malfaiteur Rocambole.

Quatre ans après les événements de L’Héritage mystérieux , Andréa parvient à regagner la confiance de son demi-frère, Armand, par un faux repentir. Celui-ci lui donne la direction de l’organisation secrète qu’il a fondée dans le but d’aider les malheureux et de lutter contre l’association criminelle du Club des Valets-de-cœur.

Cependant Andréa, alias sir Williams, est avec son lieutenant Rocambole à la tête de cette association. Aidé de la courtisane Turquoise, il cherche obstinément à récupérer l’héritage qui lui a échappé, quatre ans auparavant, en détruisant les couples qu’il n’avait alors pu empêcher de se former.

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Du Recueil « Brûlant secret »

Crépuscule propice aux contes…

Des personnages surgissent lors d’un rêve, d’une lecture ou de lointains nuages…

Et voici Bob, un adolescent en vacances dans sa famille, plusieurs jeunes filles, jeunes femmes et premiers émois brûlants…

« Il examine avec plus d’attention son visage, comme s’il le voyait pour la première fois. Et, frémissant de plaisir et tout près de pleurer, il trouve avec joie que cet orgueil l’a rendue plus belle, et ce mystère, plus séduisante. Le regard de l’adolescent suit avec volonté la ligne arrondie de ses sourcils qui se relève brusquement pour former un angle aigu, plonge dans la froide cornaline de ses yeux gris-vert, caresse la peau transparente de ses joues ; il contourne ensuite l’arc tendu de ses lèvres qu’il voit à présent plus voluptueux, erre autour de ses cheveux clairs ; puis il s’incline rapidement, embrassant avec délices sa personne tout entière. Jamais il ne l’avait connue jusqu’à cette minute. Lorsqu’il se lève de table, ses genoux se mettent à trembler. La vue de Margot l’enivre comme un vin capiteux. En bas sa sœur l’appelle déjà. Les chevaux sont prêts pour la promenade matinale ; ils piaffent et mordillent impatiemment leurs bridons. L’un après l’autre les cavaliers sautent en selle, et la cavalcade part en désordre dans la grande allée du parc. On va d’abord au petit trot dont la traînante monotonie s’accorde bien peu avec les pulsations rapides de son cœur. Mais la porte franchie, tous lâchent la bride aux chevaux, quittent la route et se jettent de droite et de gauche dans les prés recouverts d’une légère brume matinale. »

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Tout le monde avait les oreilles rebattues par l’affaire des miniatures Frewin. Elles avaient une grande valeur et elles avaient été volées alors que leur propriétaire agonisait dans son lit de mort. Une belle récompense était offerte à toute personne qui fournirait l’information permettant d’appréhender le voleur.

Il y avait eu des scènes violentes entre le jeune Lionel Frewin et son père avant que celui-ci n’accepte de payer les dettes du jeune dépensier, et lui avait donné une somme supplémentaire permettant au jeune homme de commencer une nouvelle vie au Canada. Mais celui-ci, revenu depuis peu au pays, avait un alibi irréfutable. Il fallait chercher ailleurs, mais où ? Le mystère devenait plus impénétrable que jamais.

Voici une nouvelle énigme que Lady Molly résoudra avec son intuition habituelle et ses méthodes pour le moins originales.

Un grand merci à Oxymoron Éditions pour la gracieuse autorisation du traducteur de la nouvelle.

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Cymbales.
Une interprétation libre de la cigale et la fourmi, délaissée dans son monde, la cigale file à Paris chercher un environnement, moins hostile.
BB
Interrogée par sa maîtresse, une élève raconte sa surprenante aventure de vacances. Elle paraît invraisemblable, toutefois c’est toute la vérité.

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Treize poèmes de Gérard de Nerval :

  1. Le Roi de Thulé

  2. Fantaisie

  3. Avril

  4. La cousine

5.Les cydalises

Les Chimères :

  1. El desdichado

  2. Myrtho

  3. Horus

  4. Antéros

  5. Delfica

  6. Artemis

  7. Le Christ aux Oliviers

  8. Vers dorés

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Ce texte d’Elisée RECLUS, publié dans La Revue des Deux Mondes en 1864, reste de nos jours d’une stupéfiante et brûlante actualité. Presque tous les thèmes qui, en ce début du XXIème siècle, agitent nos réflexions et orientent nos prises de position et nos actions, sont ici bien présents.

E. RECLUS étaie son propos par ses propres observations et travaux, par la lecture de son confrère M.Marsh et par des données scientifiquement établies, auxquelles s’ajoutent des hypothèses que de nouvelles mesures et études sont, à l’époque, en voie de vérifier (par exemple dans le domaine de la météorologie naissante).

EXTRAIT : le barbare pille la terre ; il l’exploite avec violence sans lui rendre en culture et en soins intelligents les richesses qu’il lui ravit ; il finit même par dévaster la contrée qui lui sert de demeure et par la rendre inhabitable. L’homme vraiment civilisé, comprenant que son intérêt propre se confond avec l’intérêt de tous et celui de la nature elle-même, agit tout autrement. Il répare les dégâts commis par ses prédécesseurs, aide la terre au lieu de s’acharner brutalement contre elle, travaille à l’embellissement aussi bien qu’à l’amélioration de son domaine. Non-seulement il sait, en qualité d’agriculteur et d’industriel, utiliser de plus en plus les produits et les forces du globe ; il apprend aussi, comme artiste, à donner aux paysages qui l’entourent plus de charme, de grâce ou de majesté. Devenu “la conscience de la terre”, l’homme digne de sa mission assume par cela même une part de responsabilité dans l’harmonie et la beauté de la nature environnante.

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Le maître maçon Cordier allait se coucher quand deux hommes se présentèrent chez lui. Ils avaient un travail urgent et confidentiel à lui confier. Devant l’importance du salaire, Cordier accepte. On lui bande les yeux, la voiture tourne et retourne et finit par s’arrêter devant une maison inhabitée. Le travail commandé consiste à construire un mur pour fermer une petite pièce contenant une malle. Cordier commence le travail. Tout à coup, il entend une sorte de gémissement sortir de la malle. Il se précipite, l’ouvre et trouve…

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Recueil de poèmes surréalistes écrit aux alentours de 1936, largement inspiré par l’amour d’Eluard pour Nusch. La dernière partie, intitulée “Facile”, a été illustrée par Man Ray.

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Le titre de cette nouvelle, fort drôle, d’Anthony Trollope (1815-1882) parue dans le Journal des villes et des campagnes en 1885 ne doit, en aucun cas, inquiéter les auditeurs animalistes…

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Le conte du tzar Saltane, de son fils, glorieux et puissant preux, le prince Gvidon Saltanovitch et de la très belle princesse Cygne, est un long conte merveilleux, écrit en vers rythmés et rimés par Alexandre Pouchkine en 1831, d’après un conte traditionnel russe, il a inspiré l’opéra du même nom, composé par Nikolaï Rimsky-Korsakov en 1899-1900.

Cette œuvre est très célèbre en ex-U.R.S.S . et de nombreux russophones en connaissent par cœur des passages entiers.

Le tzar Saltane épouse la plus jeune de trois sœurs. Pendant que son mari fait la guerre au loin, la jeune tzarine donne naissance à un beau bébé, le prince Gvidon. Mais la mère et les deux autres sœurs, jalouses, interceptent le messager porteur de la bonne nouvelle au tzar, et changent la réponse en un ordre de tuer la tzarine et son fils.

La jeune mère et l’enfant sont jetées à la mer dans un tonneau. Mais la mer a pitié des infortunés et les dépose sur le rivage de l’île inhabitée de Bouïllane.

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« C’était un grand beau garçon de vingt-huit à vingt-neuf ans, brun, large d’épaules, svelte de taille, supérieurement musclé et râblé. Le carnier au dos, guêtré jusqu’aux genoux, coiffé d’un feutre mou aux cassures pittoresques, vêtu d’une veste de chasse dont le velours côtelé avait pris à la pluie et au soleil de jolis tons feuille-morte, il ne laissait pas d’avoir fière mine en dépit de son rustique accoutrement. Son nez d’aigle et ses mains hâlées, fines et nerveuses, étaient de race; ses yeux
couleur café dardaient droit devant eux un regard clair, franc et hardi; une expression demi-railleuse entr’ouvrait ses lèvres sensuelles et montrait deux rangées de dents blanches et gourmandes; sa barbe châtaine, mal taillée, mais touffue et frisée, s’harmonisait à merveille avec son teint bistré. »

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Deux petites filles se rongent d’inquiétude au spectacle de la tristesse inexpliquée de leur gouvernante… L’ordre social bourgeois, implacable, broie ici les jeunes femmes comme les petites filles, étouffant leur sensibilité et leurs élans d’amour dans le silence, le mensonge et l’indifférence. Une tragédie banale, délicatement narrée du point de vue des enfants.

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Petite saynète alerte et vivante.

Mariette aimerait bien que sa marraine, madame Dumesnil, veuve, se remarie…

Mais elle semble fidèle au souvenir de feu son époux… elle semble…

Rôle de madame Dumesnil lu par Cocotte

Rôle de Mariette, les didascalies et le montage par Christiane-Jehanne

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Le corps sans tête d’une jeune femme a été retrouvé dans la Seine par un pêcheur.

L’inspecteur principal POUSSIN, au bout de deux jours d’investigations, n’a absolument rien découvert et il est persuadé, de ce fait, que nul autre ne le pourra.

Aussi est-il ulcéré quand le juge d’instruction lui ordonne de donner l’affaire à l’inspecteur GREY, un gamin sans flair ni expérience et dont les invraisemblables succès ne sont dus, selon lui, qu’à la chance ! Ce GREY de malheur que les journaux et son chef comparent au grand Sherlock Holmes…

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Mois de mai, 1939, contexte particulier, aussi les fêtes religieuses, les souvenirs et tout le merveilleux talent de l’auteure…

« Ma vie est un présent perpétuel »

« Il y a, livrés à eux-mêmes, des lauriers hauts et ronds, portés sur de fines jambes noires, de la verveine à demi épuisée, des giroflées teintées de vin et de soleil, des aloès entre les pierres. Le bassin sec est couleur de soif, les chemins couleur d’absence. Le vent soulève des jonchées de palmes séchées couvrant le sol, le mimosa de mille houppes frotte doucement un pauvre mur, comme pour le farder d’or et lui faire croire qu’il vit. La maison me dit : Sais-tu où est la mer ? Mon jardin descendait tranquillement jusqu’au rivage ; y a-t-il toujours des barques et des pêcheurs ? Je la voyais, je ne la vois plus. La nuit il me semble encore entendre les flots. C’était si doux d’écouter le frôlement soyeux qui ne blesse pas le silence…

Le poison de la presse quotidiennement administré, sans limite de dose, fait un incommensurable ravage. Dans ces colonnes où trouveraient place tant de lignes salutaires que personne n’écrit, parce que, sans doute, personne ne les li rait, il m’arrive de chercher la nouvelle qu’un cataclysme intelligent est en marche et va tout détruire pour rendre à l’univers une netteté primitive. Rêve éveillé, à demi éveillé, avant le départ pour ce voyage sans lanterne au pays de la fantasmagorie où je me voyais la nuit dernière, travaillant dans un laboratoire. Je découvrais de nouveaux microbes qui me disaient eux-mêmes leur nom, entendu dans un inaccessible lointain…

Paupières abattues. Un froissement de papier sur l’édredon qui me réchauffe en ces soirs d’un frigide printemps, anesthésie qui vient comme la chatte maigre, avec précaution, infirmière d’un mal toujours renouvelé, porteuse d’une compresse noire bientôt posée sur mon cœur. »

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Un voyage diplomatique inopiné va éloigner Lord Teviot de Helen, au beau milieu d’une dispute conjugale sans précédent… Mais les incidents diplomatiques se multiplient partout à St Mary : les médisances de Lady Portmore mènent Lord Beaufort à commettre de terribles bévues envers Mary Forrester; tout le monde regarde avec inquiétude l’adoration que la jeune Eliza, si peu rompue aux jeux du monde, témoigne trop ouvertement au Colonel Beaufort; puis, une rivalité politique, des maladies surviennent, ainsi que des accidents, qui finiront par prouver la véritable valeur de chacun. Trois mariages, et pas d’enterrement, au programme de cette seconde partie du Couple Désaccordé.

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« Une fraîche merveille. » : Jean Paulhan à Paul Valéry.

Publiée pour la première fois en 1927, sans nom d’auteur, dans la NRF, Agnès est une nouvelle autobiographique. Comme l’a écrit Patrick Kéchichian dans Le Monde : « Ce “jeu de l’âme et du hasard” dans lequel l’héroïne “engage le vrai de l’être avec la hardiesse de l’amour” est écrit dans un style nerveux merveilleusement efficace. L’intuition psychologique éclaire la passion de connaissance et donne au texte tout à la fois sa pertinence et son impertinence.»

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Le chandelier d’or, une des plus chères reliques du peuple juif, a été plusieurs fois volé par des ennemis vainqueurs après la destruction du Temple de Jérusalem. Enfin, il est arrivé à Rome, où il est resté très longtemps parmi les trésors de plusieurs empereurs qui se sont succédé.

En 455, au cours du pillage et du sac de Rome par les Vandales, les envahisseurs emportent le chandelier à Carthage, parmi l’énorme butin volé aux Romains.

Benjamin, un enfant de sept ans, avait essayer d’arracher aux pirates le chandelier, qui, en tombant, l’avait grièvement blessé. Le petit héros en était resté infirme.

Les années passent. Bélisaire, le général commandant l’armée de l’empereur Justinien, est vainqueur et emporte le chandelier à Byzance, dans son butin.

Benjamin, 80 ans après, décide, malgré son grand âge, de partir à Byzance pour essayer de racheter le chandelier à l’empereur.

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Louis-Marie-Julien Viaud dit Pierre Loti, né le 14 janvier 1850 à Rochefort et mort le 10 juin 1923 à Hendaye, est un écrivain et officier de marine français.

Une grande partie de son œuvre est d’inspiration autobiographique et s’est souvent nourrie de son journal dont l’année 1883 est ici donnée à entendre. Les années précédentes depuis 1879 sont également disponibles sur Litterature Audio.

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“Ces histoires de joyeux garçons, coureurs d’aventures, fripons, gourmands, insolents et poltrons, qu’on a nommées “les romans picaresques“, tiennent une place importante dans la vieille littérature espagnole […]

Les picaresques datent tous de la grande époque littéraire de l’Espagne. Il semble que chacun de ces écrivains dont les noms nous sont arrivés illustres se soit fait une gloire de donner un enfant à cette joyeuse famille […]

… vint en 1596 le Tacano de Quevedo […] [c’est de ce roman], le premier assurément par l’importance et par l’originalité, que j’ai entrepris de donner une traduction fidèle. Quevedo l’avait intitulé : Historia del buscon llamado don Pablos (= Histoire d’un coquin nommé don Pablos) ; les éditeurs de la quatrième édition, en 1648, l’appelèrent le Gran Tacano (= Le Grand Vaurien) […]

L’auteur de ce joyeux ouvrage fut l’un des trois grands génies du beau siècle littéraire de l’Espagne : il ne comptait pour rivaux que Cervantes et Calderon. […] Lope de Vega le proclamait “le miracle de la nature, l’ornement du siècle, le premier des poëtes, le plus docte des savants, et le prince des lyriques à défaut d’Apollon”.”

Précision importante :

“Le Tacano n’a ni prologue ni épilogue ; mais en relisant les oeuvres de Quevedo, j’ai retrouvé deux charmants fragments qui précèdent et qui terminent une célèbre fantaisie philosophique et morale intitulée : La Fortuna con seso, y la Hora de todos. […] Il m’a semblé faire oeuvre louable et utile, oeuvre d’archéologie littéraire si l’on veut, en recueillant ces deux fragments… et en leur donnant, au commencement et à la fin de l’histoire de Pablo de Ségovie, la place qu’ils occupent auprès de la Fortuna con seso.

L’histoire de don Pablo est, après tout, l’un des innombrables et véridiques épisodes du grand tableau de la vie humaine.”

Extraits de la Préface du traducteur : Alfred GERMOND DE LAVIGNE, de l’Académie espagnole – Paris, janvier 1868

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Paulin BROQUET, le célèbre détective, quand il ne court pas après le génie du mal «l’incontournable Zigomar», s’occupe également d’affaires de moindre importance.

Le banquier Adam Monier le requiert pour retrouver cent mille francs qui ont disparu de son coffre-fort.

Plusieurs pistes sérieuses mènent à chacun des proches du requérant.

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Catherine Pozzi (1882 – 1934) a grandi dans le giron du Tout-Paris aristocratique et bourgeois. Son journal d’adultes (tenue de 1813 à sa mort) participe à sa notoriété littéraire posthume. Quant à son journal de jeunesse, écrit de 1893 à 1906, elle le présente ainsi (le mercredi 2 mars 1898) : « En écrivant ces pages, je ne voudrais pour rien au monde qu’elles fussent profanées par un regard indifférent, mais je voudrais qu’elles restent. Qu’elles restent, non pas comme un exemple de style (oh , loin de moi cette idée ! je ne travaille pas ces lignes : j’écris sans chercher ce qui me vient du cœur) mais comme un intéressant document psychologique sur ce que pouvait être l’état d’âme d’une petite fille, qui écrirait sincèrement, par cela même qu’elle écrirait pour elle, et qui dirait simplement tout ce qu’elle ressent, tout ce qu’elle souffre ou tout ce qu’elle pense. Je voudrais que ces livres restent, parce que je veux qu’on connaisse mieux les enfants — on ne les connaît pas : la plupart voient en eux de petits êtres frivoles incapables de penser . Je veux dire aux indifférents combien un enfant peut souffrir, combien une jeune fille peut être seule. »

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Le Naulahka est un roman écrit par Rudyard Kipling et son ami Charles Wolcott Balestier.

D’après le sous-titre « une histoire de l’ouest et de l’est » : l’Amérique pragmatique et matérialiste de W Balestier et l’Inde, pays de mystères et de traditions bien connu de Kipling. C’est l’histoire d’un amour d’enfance tout comme La lumière qui s’éteint où l’on retrouve une jeune femme voulant échapper au mariage pour vivre sa vocation. C’est l’histoire d’une amitié entre les deux auteurs. C’est aussi le nom d’un fabuleux bijou, et celui d’une maison. Peu de temps après la mort soudaine de son co-auteur, Kipling épousera Carrie, la sœur de celui-ci. Au début de leur mariage, le couple vivra quelques années aux Etats-Unis et se fera construire dans le Vermont une maison qu’ils nommeront Naulahka. C’est là qu’il rédigera Capitaine Courageux et Le livre de la jungle.

Le récit de Kipling sur l’état princier de «Rhatore» a dû s’inspirer fortement de sa visite au Rajputana entre novembre 1887 et février 1888, décrit dans Lettres de marque. Rathore est en réalité le nom d’une dynastie Rajput.

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Une nouvelle d’amour pur et chaste d’Alexandre Kouprine (1870-1938) paru dans le supplément du Figaro le 24 mars 1923.

« Tout de blanc vêtue, on dirait, parmi la verdure sombre et épaisse, une statue de marbre animée par miracle et descendue de son piédestal. Elle avance toujours, comme un prodige doux et terrible. (…) Une lourde natte d’or éclatant entoure sa tête comme une couronne royale et, d’en haut, un être invisible répand sur sa forme blanche des pétales d’or qui glissent… »

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Une bonne farce jouée par un groupe de chasseurs à un hâbleur maladroit.

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Le début : « Quatre heures sonnaient au campanile de la place Saint-Germain-l’Auxerrois.

Aussitôt, dans toutes les du musée du Louvre, retentit simultanément le même cri, roulant comme un torrent impétueux : « On ferme! On ferme ! »

Il germa en moi l’idée fantaisiste de passer la nuit, tout seul, dans le palais désert ; je me cachai dans le rideau de velours rouge tombant derrière la Vénus de Milo ; j’entendis bien le brigadier de service faire sa dernière ronde ; même, il me frôla au passage, mais il ne songea point à soulever la tenture. Je restai là, discrètement blotti, depuis une heure, si bien que je m’étais presque assoupi. Quand je me réveillai, j’aurais eu beau vouloir sortir de ce cachot d’un nouveau genre, il n’y fallait plus songer ; je me trouvais bel et bien prisonnier, et je devais me résigner à ma captivité… »

Une nouvelle de Paul Demény (1844-1918) parue dans Gil Blas le 3 janvier 1911.

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Découvrir l’Amérique, c’est le rêve de Faustine depuis qu’elle a lu : « Le Lys de Brooklyn » de Betty Smith lorsqu’elle avait douze ans. Cette fois, elle y est !

Dans sa cambrousse de Virginie, Faustine tente tout d’abord de se faire comprendre, c’est loin d’être gagné – l’anglais de Shakespeare ne ressemblant en rien au baragouin américain – puis de gagner quelques sous et, enfin, de s’adapter aux us et coutumes locales. L’Amérique des années 80 est en pleine mutation. Bonne ou mauvaise chose ? En tous les cas, son évolution sur les plans géopolitiques et sociaux est fascinante.

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Physiologie du Mariage se présente comme une oeuvre de théorie et d’analyse dans laquelle l’auteur s’exprime par bilans, présente de statistiques, s’exprime par aphorismes et s’appuie sur de nombreuses anecdotes.
Avec un caractère osé pour l’époque, ce texte, qui prétend être un guide destiné aux hommes, plaide en réalité en faveur des femmes à une époque où les lois du mariage les contraignent à dépendre de leur mari.
La finesse de l’observation, l’ironie de l’auteur, la description d’une société cruelle, inégalitaire, misogyne, hypocrite, font de ce livre une œuvre déroutante dans laquelle, sous un sourire grinçant, on découvre des moments de pessimisme absolu mais aussi se cachent des remarques qui laissent entrevoir ce que pourrait être un mariage au sein duquel règneraient le respect et la confiance.

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Une nouvelle fantastico-policière de Léon Sazie (l’auteur de Zigomar) parue en feuilleton dans Le Journal du 12 au 15 juillet 1935.

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Roman en deux parties.

Nous sommes en 1800…, puis en 1820.

Deux familles face à face dans cette petite région, aux environs de Redon, en Bretagne.

Mœurs, superstitions, croyances, lieux particuliers, religion, société …, puis vie parisienne.

Des personnages troublants que nous suivons, vivants ou … spectres…

« Il y avait dans le chœur de l’église d’Orlan une tombe orgueilleuse en granit noir qui portait, couchée, la statue d’un chevalier. On l’appelait le tombeau de Tanneguy, et c’était là, disait-on, que reposaient les restes du premier sire de Treguern : Tanneguy-Filhol-Aimé Le Mâdre, créé comte de Treguern par le roi Louis XII, en l’an 1513. »

« On était au mois d’août de la première année de ce siècle. Il faisait nuit ; le vent chaud et chargé d’électricité plaignait dans la bruyère ; la lune à son premier quartier inclinait déjà son croissant à l’horizon, découpant les silhouettes noires de Château-le-Brec, avec sa tour dentelée, et de l’église d’Orlan dont le clocher dépassait la cime des plus hauts arbres. Des nuages sombres et pressés couraient au ciel. Deux femmes marchaient avec lenteur dans le sentier qui venait du manoir de Treguern. »

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Il y avait un an à peine que, revenant de Dreux, Pierre avait rencontré sur une route déserte, une jeune automobiliste dont la voiture était en panne et qui lui faisait signe d’arrêter, en agitant son mouchoir. Il avait stoppé. Il était descendu, avait examiné le moteur et avait prévenu le garagiste du village le plus proche. Puis il avait ramené la jeune fille à Paris. Monique, pour le remercier, l’avait invité à prendre le thé chez elle, ou plutôt chez son oncle, qui était son tuteur depuis la mort de ses parents.

Ils s’étaient revus, l’amitié était née entre eux, et Pierre était vite devenu très amoureux de Monique. Mais il pensa que cette aristocrate n’accepterait jamais de renoncer à son titre de comtesse pour devenir une simple madame Pradal. La voir tous les jours sans espoir le faisant trop souffrir, il préféra s’éloigner et partit au hasard, sur la route, avec son chauffeur, un ancien compagnon d’armes.

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À la suite de son succès dans l’enquête L’ÉTRANGLÉE DE LA PORTE SAINT-MARTIN, Toto Fouinard est convié, par le commissaire Charlet, à se rendre avec lui sur les lieux d’un crime. M. Templier, receveur de rentes, a été égorgé et, vu le nombre de personnes qu’il a arnaquées, les candidats au poste d’assassin ne manquent pas. Quand Charlet arrête coup sur coup deux innocents, Toto Fouinard décide de mettre son grain de sel et de faire en sorte que justice soit faite.

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Des passages secrets dissimulés et révélés par des systèmes ingénieux, des souterrains labyrinthiques, des créatures torturées, des apparitions, des disparitions, des substitutions, des moines maléfiques, des bateaux et des pirates… Sans oublier une héroïne jeune, fragile, isolée et victime des combinaisons les plus perverses en vue de la forcer au mariage. N’en jetez plus : tous les ingrédients sont réunis ici pour concocter un roman gothique des plus typiques du genre !

Ouvrage de Catherine Cuthbertson attribué à Ann Radcliffe dans sa version française (cf la notice Gallica), « Les Visions du Château des Pyrénées » nous invite à suivre les aventures de Victoria de Modène, que les assiduités pour le moins incestueuses du mari de sa tante promettent à l’exil. Enlevée au cours de sa fuite par une bande de brigands, elle est emmenée dans un château mystérieux situé dans les Pyrénées. Elle y connaîtra certes les pires afflictions et les plus grandes terreurs, mais également des retrouvailles parfaitement inattendues et… l’Amour !

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C’est le premier livre de Gogol, paru d’abord sous le titre l Soirées du hameau. Ce recueil de nouvelles grotesques, drolatiques et fantastiques, inspirées de la vie des paysans ukrainiens, lui assure la célébrité. Il comprend La Foire de Sorotchintsy, La Nuit de Saint-Jean, Une nuit de Mai et La Dépêche disparue.

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Une longue nouvelle d’amitié dans l’Italie sous le joug autrichien par Edith Wharton (1862-1937) parue en feuilleton dans le journal Le Gaulois du 10 au 24 novembre 1908.

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Louis-Marie-Julien Viaud dit Pierre Loti, né le 14 janvier 1850 à Rochefort et mort le 10 juin 1923 à Hendaye, est un écrivain et officier de marine français.

Une grande partie de son œuvre est d’inspiration autobiographique et s’est souvent nourrie de son journal dont l’année 1882 est ici donnée à entendre. Les années 1879, 1880 et 1881 sont également disponibles sur Litterature Audio.

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Tiré du recueil Une poignée de romans édité en 1864. « — Fauntleroy, dit M, Trowbridge, a commis un crime inexcusable,...

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Texte humoristique avant élections… A découvrir… « On vous trompe, bons électeurs, on vous berne, on vous flagorne quand on vous...

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« Et voilà le grand charme de cette contrée ; elle est la nourrice des légendes. Mortes partout, les vieilles croyances demeurent enracinées dans ce sol de granit. Les vieilles histoires aussi sont indestructibles dans ce pays ; et le paysan vous parle des aventures accomplies quinze siècles plus tôt comme si elles dataient d’hier, comme si son père ou son grand-père les avait vues. »

« On traverse en une barque l’étroit canal, artère de la mer intérieure, et Locmariaker vous montre ses gigantesques pierres druidiques, si souvent décrites.

Quiberon, Carnac sont trop connus. Pénétrons enfin dans la seule ville qui soit restée bretonne jusque dans les moelles : Pont-l’Abbé. »

Petites remarques de l’auteur sur la façon de bien voyager…,visiter… , ce qui est toujours bien intéressant…

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Extrait de Choses vues, cet extraordinaire recueil, constitué après la mort de Victor Hugo et sur sa recommandation, fait de pièces et de morceaux recousus à partir de ses Carnets, de son Journal, de ses livres de comptes.

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L’avant-propos de l’ouvrage est extrêmement intéressant, une excellente introduction, dans l’audiolivre précédent.

Ici : le Pardon de Saint-Yves, le Pardon des Pauvres, La Troménie de Saint-Ronan, Le Pardon de la Montagne, et Sainte Anne de la Palud, Le Pardon de la Mer.

Nous rendons à Tréguier, puis à Locronan et à Sainte-Anne-la-Palud.

Légendes, Religion, récits racontés, croyances, paysages, société bretonne de cette époque…

Pardon des Pauvres :

« Il avait les manières d’un gentilhomme, ce paysan. Je dus accepter son fauteuil de chêne, à l’angle du foyer. Qu’il y faisait bon, devant la claire flamme qui montait, montait, illuminant toute la cuisine, balayant d’un rouge reflet les battants cirés des armoires, transfigurant la face des gueux, éveillant comme une joie d’être sur leurs traits flétris et dans leurs yeux morts Au crochet de la crémaillère une marmite énorme était suspendue lorsque la servante en soulevait le couvercle, il s’en échappait des jets de vapeur blanche et une succulente odeur de lard cuit se répandait dans l’air. La table était surchargée d’écuelles un garçon de labour achevait de les emplir de crêpes de blé noir qu’il rompait en les tordant entre ses poings. « Allons, gars » cria le père Yaouank, « la soupe est prête. »

Ronan :

« De son vivant nous n’avons jamais pu le comprendre il était plus facile de dessiner la voie de l’hirondelle au ciel que de suivre la trace de ses pensées, mort, qu’il fasse encore à sa tête. Abattons quelques arbres faisons un chariot, où nous attellerons quatre bœufs. Il saura bien les conduire l’endroit où il veut qu’on l’enterre. » Tous approuvèrent. On ajusta les poutres, on fit les roues avec des tambours pleins, sciés dans l’épaisseur des gros chênes, et on posa le saint dessus. Les bœufs, conduits par la main invisible de Ronan, marchèrent droit devant eux au plus épais de la forêt. Les arbres s’inclinaient ou se brisaient sous leurs pas avec des craquements effroyables. Arrivé enfin au centre de la forêt, à l’endroit où étaient les plus grands chênes, le chariot s’arrêta. »

Pardon de la Mer :

« Elle n’exagérait point, l’humble zélatrice de la Palude, en affirmant que ce pardon est de toutes les solennités bretonnes la plus imposante et la plus belle. C’était un samedi de la fin d’août, un peu avant le coucher du soleil. Du sommet de la montée de Tréfentec, le paysage sacré nous apparut dans un éclat de lumière rousse. Quel contraste avec la terre de désolation que j’avais entrevue naguère, si pâle, si effacée, enveloppée d’une bruine où elle s’estompait confusément, sorte de contrée-fantôme, image spectrale d’un monde mort Tout, à cette heure, y respirait la vie une fièvre de bruit et d’agitation semblait s’être emparée du désert. Les dunes mêmes exultaient, et l’Océan, dans les lointains, flambait ainsi qu’un immense feu de joie. Plus près de nous, dans le repli de colline où s’épanche le ruisseau de la fontaine miraculeuse, une espèce de ville nomade s’improvisait sous nos yeux. »

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Limacet, le célèbre détective du journal « Le Crépuscule » assiste au tirage d’une loterie. Le gagnant est G.S. Point, un vieux...

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Première partie : Le Talisman Un après-midi d’octobre 1830, un jeune inconnu pénètre dans une maison de jeu, située dans les...

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« Comment l’air modulé par la fibre sonore
Peut-il créer en nous ces sublimes transports ?
Pourquoi le cœur suit-il un son qui s’évapore ?
Ah ! c’est qu’il est une âme au fond de ces accords ! »

Poésie suivie du court commentaire.

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Ce texte est tiré de Pensées et Fragments

Sommaire :

Leur destinée. — Beauté passagère. — Précocité, limites de leur
 intelligence. Elles vivent plus que l’homme dans le présent, 
elles sont plus portées vers la pitié que vers la justice ; le
 mensonge est la défense naturelle de leur faiblesse.

Les passions des femmes servent les intérêts de l’espèce. Leur
 rivalité vient de leur vocation unique.

Au fond ce sexe laid n’a pas le sentiment du beau. Si elles 
affectent d’aimer les arts, c’est uniquement par désir de plaire.

La dame en Occident.

Le mariage, un piège et une servitude.

L’honneur des femmes.

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Le Mystère de l’Arafura se passe sur un navire où Strobbins exerce ses talents de cambrioleur professionnel pour dépouiller une riche crapule, Patrocle Portsnaoun, devenu conseiller à la Cour suprême, qui refera d’ailleurs sa fortune facilement aux Philippines…

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Fortune de mer, nouvelle qui fait partie du recueil « La Brèche au monstre » est une tragique aventure de mer. « Sharkey,...

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Ce texte fait partie du recueil “Au pays des pardons”, qui comprend également : le Pardon de Saint-Yves, le Pardon des Pauvres, La Troménie de Saint-Ronan, Le Pardon de la Montagne, et Sainte Anne de la Palud, Le Pardon de la Mer.

Ici, l’avant-propos, extrêmement intéressant, et qui constitue une excellente introduction à cet ouvrage, suivi de « Rumengol, le Pardon des Chanteurs »

Nous sommes en Finistère, Rumengol est tout près du Faou. Le Faou, très jolie cité médiévale, de caractère, est dans la rade de Brest et baignée par une rivière.

L’auteur nous présente légendes, traditions et religion qui sont étroitement entrelacées, ses rencontres diverses.

Le Roi Gralon est hantée par sa fille Ahès, c’est la légende de la ville d’Ys. Saint Gwénolé entraine Gralon, vers Landevenec. Ils rencontrent un Druide. Gralon fera bâtir une basilique sur le lieu de Rumengol, où il meurt.

Bardes, Mendiants, gens de toutes villes et d’Ouessant, viennent se recueillir et demander des grâces à N.-D. de Tout Remède, à Rumengol.

« Le mois de mai, qui est mon mois, les verra chaque année accourir à mon pardon de Rumengol. Là coulera pour eux, d’une onde intarissable, la source des sônes et des gwerz et de là ils se répandront, pour célébrer à travers le monde la force des hommes d’Armorique, la grâce de leurs filles, les exploits de leurs ancêtres, et ta propre destinée, ô Gralon Guérets et landes, aires des fermes et places des villages retentiront de leurs accents intatigables. Et l’on dira d’eux, du plus loin qu’on les apercevra Voici venir les rossignols de la Vierge ! »

« Je ne sais rien de comparable à ce réveil de la mer, dans le crépuscule matinal d’une belle journée d’été breton. Il semble qu’on assiste à l’aurore primitive, à la première apparition du jour sur le monde, lorsque les eaux furent séparées des continents et la lumière d’avec les ténèbres. »

C’est un Pardon célèbre, très fréquenté, qu’Anatole Le Braz nous dépeint.

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Charles Tritten (1908-1948) a écrit plusieurs suites de Heidi.

Dans cette première suite, on découvre Heidi comment devient l’institutrice d’un petit village de montagne.

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L’empereur Julien II (331-363) a été  surnommé Julien l’Apostat par la tradition chrétienne. Elevé dans la religion chrétienne, il veut...

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Trois couples d’amis louent pour l’été une demeure isolée en Nouvelle-Angleterre. Ils n’ont de cesse de découvrir le mystérieux fantôme...

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Parues dans le magazine Lisez-moi Historia en 1935, des lettres ferventes à Joséphine de Beauharnais écrites en 1796…

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1792, Natalis Delpierre, un paysan pauvre, analphabète et tôt orphelin, devenu soldat de l’armée française, profite de ses congés pour...

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« Quand je pense à une guerre eventuelle, il se mêle, je l’avoue, à l’effroi et à l’horreur que me cause...

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Parue dans la Revue de famille en 1890, une drôlatique nouvelle d’amour de Léopold von Sacher-Masoch (1836-1895). « — Une autre...

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Olympe de Gouges (1748-1793), guillotinée sous la Terreur, est une femme de lettres, et femme politique, elle est considérée comme...

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Découverte de la terre : Histoire générale des grands voyages et des grands voyageurs est un ouvrage de vulgarisation en quatre volumes...

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Toto Fouinard, comédien au théâtre, plus connu pour ses talents de détective que pour son talent d’interprétation, décide de mettre...

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“Ce que je pense de la danse” est un article paru le 1er avril 1914 dans la revue Femina. Il...

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Voici une belle personnalité, une forte volonté, intrépide et tenace, qui nous livre ses aspirations, ses exploits, ses records, grâce...

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Voici un des romans sociaux de T. Combe. Noémie, jeune bourgeoise veuve et oisive, s’ennuie. Rien ne l’intéresse. Une amie...

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Ce très beau roman choral de Maxence Van der Meersch (1907-1951) dépeint une période peu connue de la première guerre...

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Voici un texte absolument merveilleux, sous la forme d’un dialogue entre Socrate, Eryximaque, Phèdre.  Et, enfin, Athikté… la sublime !...

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Le señor Porfirio Helrados, riche sud-américain de passage à Paris, a subi un inexplicable vol. Alors qu’il était dans une...

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Voici ce qu’écrit le traducteur dans la préface: « Sous ce titre général : À la recherche du bonheur, j’ai réuni...

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Un conte musical tiré du recueil Nouvelles de Théophile Gautier édité en 1852. «  Leur enfance harmonieuse les avait séparées de...

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Cette nouvelle fait partie du recueil « La Brèche au monstre ». Plusieurs autres textes sont déjà dans la bibliothèque du site....

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Extrait du recueil Pastels édité en 1889, un portrait de femme par le « peintre » Paul Bourget. « Cette Mme Bernard,...

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Mion, orpheline très jeune, avait été recueillie par son oncle, Maître Roubaud, qui avait deux fils, Joseph et Hippolyte. Quelques...

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FIN DE LA TRILOGIE, « La Fée des Grèves », « A la plus belle », « L’Homme de fer...

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Le narrateur, un provincial, découvre, à Paris, les drôles réalités des paris hippiques, ainsi qu’une drôle technique amaigrissante pour les...

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Fin du XVI siècle, en Italie… Julia et sa sœur Emilia vivent recluses dans le château de Mazzini, en compagnie...

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Trilogie.  Suite de « La Fée des Grèves ». Nous sommes en 1469. Nous retrouvons Reine, veuve maintenant, son fils Aubry II,...

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Georges Beaume est né le 12 mai 1864, dans le midi, au cœur de la petite ville de Pézenas. Il...

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Pauvre Benjamin Rozes ! Le voilà la risée de toute la ville, lui, l’ancien notaire si douillet et soucieux de sa...

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Le but de cet opuscule n’est pas de présenter un exposé minutieux de tous les détails du drame affreux qui...

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Cette sobre et poétique chronique/nouvelle est parue, notamment, dans le magazine Lisez-moi des Editions Tallandier en 1910 « Des gens...

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Avec ce conte 14, nous achevons le Recueil des “Contes du Pays d’Armor”. Un magicien et une magicienne se désolent...

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Chaque poème est un bijou.  Il y a les bijoux fantaisie, à porter quand on est d’humeur à badiner ;...

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En incipit de cette nouvelle parue dans le journal Je sais tout en 1906 : Ce n’est pas sur les seuls...

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Une ménagère de plus de cinquante ans remet en question le système consumériste avec une touche d’humour et deux pincées...

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Dubliners, souvent traduit par Les Gens de Dublin, est un recueil de nouvelles publié en 1914. Il s’agit du premier...

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« Petite Princesse » brosse le portrait d’une famille russe exilée à Menton, dans les Alpes-Maritimes, à la frontière franco-italienne....

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“- Tiens, dit tout à coup la jeune femme, vois-tu… c’est lui. Un vieillard à barbe blanche, une rame à...

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Conte n° 13 du recueil Contes du Pays d’Armor. Un roi, Conan, et une reine ont enfin un enfant, une...

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Guerre et Paix est un roman de l’écrivain russe Léon Tolstoï. Publié en feuilleton entre 1865 et 1869 dans Le...

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Tolstoï expose longuement la fatalité de l’échec français. L’armée russe continue sa retraite vers la route de Taroutino, et prépare...

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Premier roman de Rudyard Kipling paru en 1890, sombre et pessimiste, qui nous plonge sur le thème de l’amour fou...

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C’est Condorcet qui a présenté la théorie la plus complète et la plus moderne de l’école républicaine.    Les Cinq mémoires...

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Un petit tailleur se sent plein de hardiesse, son intelligence est très vive, voici son histoire si bien écrite par...

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Augustine Bulteau (1860-1922) est une journaliste, romancière et salonnière française. Elle signa ses textes 123 sous les pseudonymes de Fœmina,...

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Le frère et la sœur, Yvon et Yvonne sont fort proches. « Un jour que, selon son habitude, elle était partie...

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Depuis toujours, et même actuellement, les parents souhaitent le mieux pour leurs enfants. En particulier, ils désirent qu’ils se marient...

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Suite à un accident advenu au père de son amie durant une querelle qui l’opposait à lui, Meiradi voit remis...

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Voici les contes 10 et 11 du recueil de Contes du Pays d’Armor. La Princesse enchantée : Un père décédé se...

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A la mort de monsieur Dariole, toute la ville de Montélimar apprit avec étonnement que le défunt léguait à un...

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Il s’agit d’un texte autobiographique de Ramuz (1878 – 1947), datant de 1941, mêlant des réflexions sur la vie, la...

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Dans ce récit, Ambroise Vollard, fidèle ami du peintre et marchand de tableaux, raconte la vie et les tourments du...

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Suite du Recueil « Contes du Pays d’Armor », Conte 09.  Un jeune homme rencontre un lièvre fort moqueur…

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Ce recueil de nouvelle est d’abord paru dans Gil Blas en 1894 « Je vous remercie de tout mon cœur pour...

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Il a dix-huit ans et sa première voiture, offerte par ses parents… comment l’empêcher de partir ? Comment s’empêcher d’angoisser...

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Un jour, la société mondaine londonienne apprend avec étonnement que Lady Sannox, réputée pour sa beauté, n’apparaîtra plus en public et...

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Madame Valadin, une vieille dame paralytique, est trouvée assassinée dans son lit. Qui a pu commettre le crime ? Cette...

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Roman historique, se déroulant pendant la Guerre de Cent Ans. Le Duc François de Bretagne est dénoncé pour fratricide. Un...

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Paru dans la Revue politique et littéraire en 1912, un récit de naufrage de Maxime Gorki (1868-1936) dans une traduction...

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Un des plus célèbres poèmes de Bai Juyi 白居易 (772-846). Écrit en 809, ce poème décrit la misère du peuple...

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Extraite des « études philosophiques » de la Comédie Humaine, Massimilla Doni est une histoire d’amour. Celle du prince vénitien...

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Un court roman d’amour extrait des Scènes de la vie forestière édité en 1880. « L’inconnue avait fermé son livre et...

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« Non, ce ne sont pas mes Mémoires que j’écris, ce sont les Mémoires de tous ceux que j’ai connus,...

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Voici d’autres nouvelles, extraites du recueil de Maurice Renard : “Le carnaval du mystère” Comme celles de la première sélection,...

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Dans ce récit autobiographique, André Gide convoque tout d’abord ses souvenirs d’une enfance corsetée par l’éducation puritaine . Ils constituent...

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L’amitié est le miracle par lequel un être humain accepte de regarder à distance et sans s’approcher l’être même qui...

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Armand de Rancé est une figure marquante de la spiritualité au XVIIè Siècle. Voici quelques uns des personnages historiques qui...

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Le trajet d’une goutte d’eau jusqu’à une découverte métaphysique…

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Voici La griesche d’yver, un poème de Rutebeuf (1245-1285). Le poète y raconte ses déboires au jeu. Ce texte magnifique a...

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Une vieille demoiselle, pauvre, charitable, aimée de tous, est retrouvée assassinée par ses voisines, qui s’étonnaient de ne pas la...

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Flaubert et son ami Maxime Du Camp relatent ce voyage effectué en 1847, dans cet ouvrage non destiné à la...

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Cette (terrible) nouvelle d’amour d’Armand Silvestre (1837-1901) est parue notamment dans le magazine La Vie littéraire en 1899. « C’est alors...

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Les Contes du matin ont été publiés dans le journal Le Matin, sont les derniers écrits de Charles-Louis Philippe. Ils...

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Nouvelle fantastique extraite du recueil L’Etui de nacre édité en 1899. « La nuit du huitième jour, tandis que je pleurais,...

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Félicie, égoïste et dédaigneuse, rencontre Diloy, un chemineau… La famille de Félicie, fortunée et charitable, essaie de la faire évoluer...

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Yvonne est fleuriste. Quand le travail vient à lui manquer, elle se voit dans l’obligation de suivre le conseil d’une...

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Un formidable suspens dans cette œuvre de Mary Elizabeth Braddon (1835-1915), cette grande dame quasi oubliée de la littérature  policière…...

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Au cours d’une balade à Amsterdam un couple fait une rencontre inattendue…

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Elle était si jolie, Azalaïs, dans les fêtes foraines, quand elle faisait tourner sa carabasse, faisait gagner des poupées, des...

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Gao Qi (高啟)(1336-1374) : Gao Qi est né en 1336 dans la ville de Suzhou. Il est généralement considéré comme le...

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Pierre Perrault n’a peut-être pas la talent d’écrivain de son illustre frère ! Cependant il a écrit ici une histoire fraîche,...

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Drame en montagne. Inspiré d’une tragédie réelle de 1714, Ramuz tisse de sa plume superbe ce roman magnifique : les hommes,...

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Voici une nouvelle enquête du célèbre Commissaire Rosic. Un matin, le corps de Numa Courtiol est retrouvé mort dans son...

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Petit dialogue entre un père et son fils sur la marche du monde.

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Je suis très heureuse de vous offrir cet énorme et merveilleux bouquet de poèmes.  Le 19ème siècle m’apparaît, plus que...

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Les six fils du seigneur, de beaux garçons, sont si paresseux que cela devient intolérable et  sont priés d’aller chercher...

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Le jeune Godfrey mène une vie de privilégié chez son oncle William W. Kolderup, l’homme d’affaires le plus riche de...

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Ce conte pour la jeunesse montre une autre facette du talent de Rodolphe Bringer. Cette histoire raconte les facéties d’un...

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Voici un entretien au sujet d’un livre « Du côté de chez Swann ».  Marcel Proust reçoit chez lui André Arnyvelde....

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Un délicieux conte fantastique paru, notamment, dans la revue L’Artiste en 1846 (publié par le Musée des familles sous le...

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Maurice Renard est un écrivain français qui s’est spécialisé dans la littérature merveilleuse-scientifique, fantastique et policière. Il a écrit de...

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Chronique parue dans Lisez-moi Historia en décembre 1913.

« Vous connaissez sans doute le délicieux portrait, dû à la plume de ces stylistes prestigieux que sont les Goncourt. Au surplus, nous allons le reproduire, car il est, nous l’établirons, rigoureusement exact, quant au détail particulier qui nous préoccupe :

« Ses cheveux étaient les plus beaux, les plus longs, les plus soyeux, les plus blods du monde et d’un blond cendré, et bouclés comme les cheveux d’un enfant… Elle avait, contraste charmant, des sourcils bruns, et des cils bruns recourbés, firsant presquz autour des yeux bleus… » »Portrait de Madame du Barry (1789) par Élisabeth Vigée Le Brun  (1755–1842)

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Ecrit en 1843, ce livre est l’un des premiers grands romans historiques de Dumas. Il se situe sous la Régence et raconte les aventures du jeune chevalier d’Harmental qui, dans le climat troublé de l’époque, prend fait et cause pour la conspiration organisée par la duchesse du Maine contre le Régent.

“Le 22 mars de l’an de grâce 1718, jour de la mi-carême, un jeune seigneur de haute mine, âgé de vingt-six à vingt-huit ans, monté sur un beau cheval d’Espagne, se tenait, vers les huit heures du matin, à l’extrémité du pont Neuf qui aboutit au quai de l’Ecole. Il était si droit et si ferme en selle, qu’on eût dit qu’il avait été placé là en sentinelle par le lieutenant général de la police du royaume, messire Voyer d’Argenson.
Après une demi-heure d’attente à peu près, pendant laquelle on le vit plus d’une fois interroger des yeux avec impatience l’horloge de la Samaritaine, son regard, errant jusque-là, parut s’arrêter avec satisfaction sur un individu qui, débouchant de la place Dauphine, fit demi-tour à droite et s’achemina de son côté.”

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Roman d’aventures prenant place en Bretagne, au 18ème siècle, en forêt de Rennes, près de Liffré.

Voici Nicolas Treml, Hervé, un cousin cupide, le petit Georges, héritier de Nicolas, monsieur de Béchameil, Jean Blanc l’albinos, Alix et Marie, et le Régent…

« De temps immémorial, sabotiers, tonneliers, charbonniers et vanniers avaient pu, non-seulement ignorer jusqu’au nom d’impôt, mais encore prendre le bois nécessaire à leur industrie sans indemnité aucune. Dans leur croyance, la forêt était leur légitime patrimoine : ils y étaient nés ; ils avaient le droit imprescriptible d’y vivre et d’y mourir. Quiconque leur contestait ce droit devenait pour eux un oppresseur.

Or ils n’étaient point gens à se laisser opprimer sans résistance.

Louis XIV était mort. Philippe d’Orléans, au mépris du testament du monarque défunt, tenait la régence. Bien que ce prince, pour qui l’histoire a eu de sévères condamnations, mît volontairement en oubli la grande politique de son maître, cette politique subsistait par sa force propre, partout où des mains malhabiles ou perfides ne prenaient point à tâche de la miner sourdement.

En Bretagne, la longue et vaillante résistance des États avait pris fin.

Un intendant de l’impôt avait été installé à Rennes, et le pacte d’union, violemment amendé, ne gardait plus ses fières stipulations en faveur des libertés de la province. Le parti breton était donc vaincu ; la Bretagne se faisait France en définitive : il n’y avait plus de frontière.

Mais autre chose était de consentir une mesure en assemblée parlementaire, autre chose de faire passer cette mesure dans les mœurs d’un peuple dont l’entêtement est devenu proverbial. M. de Pontchartrain, le nouvel intendant royal de l’impôt, avait l’investiture légale de ses fonctions ; il lui restait à exécuter son mandat, ce qui n’était point chose facile. »

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Fil-de-fer et Vert-de-gris sont deux acrobates d’une vingtaine d’années, travaillant dans un cirque, dont le directeur a fait faillite.  Voilà nos jeunes gens à la rue, sans un sou ! Toutefois, ils restent optimistes et courageux, et honnêtes malgré leur misère et leur ventre vide.

Un jour, ils trouvent un portefeuille et le restituent à leur propriétaire. Avec leur récompense, ils peuvent s’acheter du pain et un morceau de fromage, et vont passer la nuit dans le creux d’une meule. Tout à coup, ils sont réveillés par des cris : « Au feu ! »

Et c’est le début d’une aventure palpitante.

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Une nouvelle de Jules Janin (1804-1874), écrite à l’époque où le choléra sévissait dans Paris, parue notamment dans les Annales...

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Cet ouvrage a été couronné par l’Académie Française. Bernard de Nohel, alias Jacques Chépart, est un écrivain de 30 ans,...

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Nouvelle (à énigme) extraite du recueil La Main brune, édité en 1912. « Il tenait un trousseau de clefs. Le jeune...

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Balzac a 25 ans quand il publie Le Centenaire ou les Deux Beringheld , en 1824, sous le pseudonyme de Horace de Saint-Aubin .

Le Centenaire est inspiré du Melmoth, l’homme errant de Charles Robert Maturin1.

On peut considérer l’ouvrage comme un brouillon d’une œuvre bien plus solide, Melmoth réconcilié que Balzac publiera 11 ans plus tard.

Le jeune Balzac était imprégné de l’idée de longévité dont Balzac père parlait à longueur de journée1. Il n’est donc pas étonnant qu’il fût tenté par le personnage d’un centenaire d’une force exceptionnelle toujours régénérée.

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Très joli conte, qui se passe dans un pays bizarre, dans la Plaine des Pluies Perpétuelles, et, petit M’Arc arrive…

Grand merci, chère Géode AM, de ce très généreux partage de texte

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Le docteur James Hardcastle malade de la phtisie, vient passer sa convalescence à la montagne, dans la ferme des demoiselles Allerton, De chaque côté s’élèvent des escarpements calcaires très mystérieux. Au milieu des rochers, des quantités d’eau se déversent ; formant des cavernes qui s’enfoncent profondément dans la terre. L’une des ouvertures, nommée Blue John, est l’œuvre, non pas de la nature, mais des anciens Romains.

Les habitants de ce lieu ont une drôle de superstition : un monstre habite cette caverne et sort, la nuit, pour voler et tuer des moutons, dont on a retrouvé les restes. James Hardcastle est intrigué et décide d’aller explorer la caverne, sans se douter de l’extraordinaire d’découverte qu’il va faire…

Loin de Sherlock Holmes,  Arthur Conan Doyle montre ici l’étendue de son génie littéraire.

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Une enquête de Maurice Parent.

Le grand écrivain populaire Frédéric Orliac est retrouvé chez lui avec une balle dans la tête. Sa femme a été assassinée dans son lit à coups de marteau. Si Orliac s’en est sorti miraculeusement, il ne peut apporter beaucoup de renseignements à la justice et les soupçons vont de la femme de chambre à son amant jusqu’à, finalement, désigner un scientifique miséreux qui a consacré tout son argent à ses recherches… Le grand détective Maurice Parent, persuadé de l’innocence du suspect, va tout faire pour trouver le véritable coupable…

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Roman publié en 1886.

L’action se passe en Norvège. Jules Verne nous emmène dans les magnifiques paysages du comté de Telemark. Nous pénétrons dans une auberge, celle de Dame Hansen, qui a 2 bons enfants : ils sauveront un député mis en danger dans son excursion en montagne. Mais la tristesse règne dans cette petite famille : Hulda désespère de voir revenir son fiancé de son expédition maritime, et Dame Hansen semble avoir une grave préoccupation.

C’est une histoire très agréable à lire qui maintient l’intérêt en ménageant un certain suspense.

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Au club, lorsqu’on commençait à potiner, quand il était question d’un divorce, ou d’un mari trompé, personne ne s’esclaffait plus que le vicomte Sosthène des Envierges.

Il avait une méthode bien à lui de trouver une femme fidèle.   Pas de coup de cœur, pas d’emballement après une soirée passée à danser, à flirter, ne pas se laisser emballer par un regard, un parfum, une bouche appétissante. Non, il faut choisir une pensionnaire gauche et timide, à peine sorti du couvent, et, dès le mariage, la dresser , lui apprendre à obéir en tout, à considérer son mari comme le maître du foyer, ne faire que sa volonté et, surtout, considérer l’infidélité comme un péché mortel.  Ainsi, on est sûr de ne pas jouer les Sganarelle.

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Dans ce court roman, George Sand vous invite à suivre l’étrange aventure d’Alexis, un étudiant en minéralogie. Éperdument amoureux de sa cousine Laura, le jeune homme se voit en proie à de curieux épisodes durant lesquels se mêlent confusément le fantasme et la réalité. Entraîné jusqu’au pôle par le père de la femme de ses pensées, Alexis y découvre des paysages et des créatures semblant tout droit sortis du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne (roman qui serait cependant publié postérieurement !).

Ce récit fut redécouvert tardivement, dans les années 1970. Force est d’admettre que l’histoire recèle des scènes qui ne devaient pas dénoter au temps glorieux du psychédélisme ! L’intérêt de l’autrice pour la géologie et la minéralogie est ici manifeste, ainsi que son goût pour les récits de voyage. Pourtant, « Laura ou voyage dans le cristal », invitation à la science par le roman, reste avant tout et farouchement frappé du sceau du fantastique et du romantique.

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Henry Gréville, écrivaine érudite, très connue à son époque, possède un beau talent de plume, très apprécié dans ses romans, nouvelles, poésies et oeuvres théâtrales.

Dans cet ouvrage varié de souvenirs et de poèmes, elle offre un regard tendre et vif sur la Nature et les personnes qu’elle a connues, ainsi que des évocations très subtiles de scènes en France, en Russie, avec beaucoup d’élégance dans l’expression de ses sentiments, amour, détresse, joies… Vous y trouverez aussi une « Légende » très originale. Sa prose est poétique, et ses vers racontent si bien tant de choses… sans pathos.

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« L’intrépide Bébert » est un récit publié, initialement, dans la collection « le Roman du Jeudi » par les éditions Rouff en 1936. C’est un roman destiné à l’édification de la jeunesse, mettant en scène un héros de 12 ans confronté à une situation difficile : la mort de son père les laisse, sa mère et lui, désemparés et criblés de dettes.

Tandis que sa mère va devoir travailler de son côté, Bébert est confié à des voisins, les Figéras, afin qu’il apprenne un métier dans leur garage…

Comment cet enfant courageux, intelligent et honnête va-t-il réussir à surmonter cette épreuve ?”

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Jean-Paul : Vivre à deux permet de multiplier les ouvertures que chaque jour nous apporte. Les forces et les motivations sont, elles aussi, exponentiellement augmentées. Cet ouvrage nous a permis d’en prendre, une fois encore, la mesure. Chacun avec sa forme d’expression privilégiée, nous sommes revenus sur les débuts de notre couple, de notre famille.

Une nouvelle façon de vivre sur cette Terre est une aventure banale pour l’humanité, certes, mais unique – ou presque – pour chacun de nous. Comment survivre, quels moyens mettre en œuvre, bordés de quelles valeurs ? Nous en faisons ici un compte-rendu, prétexte pour savourer une nouvelle fois cette tranche de notre vie, la digérer et en recueillir quelques écrémées de conscience supplémentaires  (note : Jean-Paul a exécuté la couverture et les gravures intérieures du livre).

Christina : Alors même que je vivais toutes ces choses, il me semble que j’étais souvent “à côté”. Par manque de temps souvent, par fatigue parfois. Décrire notre vie pendant ces années-là m’a permis d’enfin les savourer, les digérer, les apprécier, tout en n’en conservant que les bons côtés… merci la mémoire sélective !

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Ce court récit historique, au dénouement poignant, est extrait du recueil Nouveaux Pastels édité en 1891.

Le début : « Une des impressions les plus saisissantes de mon enfance fut le séjour dans la cité provinciale où je grandissais alors, des soldats autrichiens faits prisonniers au cours de la campagne de 1859. Nous n’étions pas gâtés par les voyageurs, dans cette sombre ville de Clermont en Auvergne où le chemin de fer arrivait depuis quelques années à peine ; ils se réduisaient à de rares malades, en route pour Royat encore sauvage, ou pour le Mont-Dore et la Bourboule difficilement accessibles. L’entrée de ces ennemis vaincus, avec leurs blancs uniformes salis par l’usure, avec leur physionomie de race étrangère, fut un événement pour toute la population, et en particulier pour les garçonnets de mon âge, j’avais sept ans alors, et avec quelle curiosité naïvement cruelle nous nous approchions des nouveaux venus, tandis qu’ils se promenaient sur cette terrasse de la Poterne célébrée par Chateaubriand, d’où l’on voit la ligne admirable des montagnes depuis le plateau
des Côtes jusqu’à la masse boisée de Grave-Noire. »

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La comtesse Micheline montra à toute la bande le couple cocasse qui descendait de voiture devant le casino. La femme, lourde, poussive, ressemblait à une de ces grand-mères ridicules qui, sur le tard, affectent encore des coquetteries surannées, , minaudent et se maquillent ainsi que des pastels. Elle s’appuyait au bras de son mari avec une tendresse câline de fiancée, lui parlait a mi-voix et le couvait de regards jaloux, comme si elle avait eu peur de le voir sourire aux autres femmes, de le perdre à chaque pas qu’il faisait. (Le prince Leporello)

Voici une sélection de 6 nouvelles du recueil “Celles qu’on aime” de René Maizeroy.

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Une écrivain amateur tombe,  dans une brocante, sur une série de journaux intimes. Elle en ouvre un, et découvre…

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Retrouvons la jeune Lady Chester, maintenant sur le point d’accoucher, et les charmantes filles Hopkinson dont les charmes honnêtes et simples vont bientôt conquérir les plus brillants partis, sans oublier la pauvre Rachel, dont la fortune semble menacée par les agissements de son oncle peu recommandable…

« La Maison Mitoyenne » (The Semi-Detached House, 1859) est un roman fin et léger, aux dialogues brillants, imprégné à chaque ligne d’humour anglais, qui ravira les amateurs de romans victoriens.

Il n’a jamais été publié en français, et nous sommes fiers de vous en offrir la toute première traduction.

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Suite de la Partie 04, 06 à 10

Avenir du Monde :

Texte d’une très grande importance :

« Ainsi, la transformation, amenée par l’âge du monde, aura lieu. Tout est calculé dans ce dessein ; rien n’est possible maintenant hors la mort naturelle de la société, d’où sortira la renaissance. C’est impiété de lutter contre l’ange de Dieu, de croire que nous arrêterons la Providence. Aperçue de cette hauteur, la révolution française n’est plus qu’un point de la révolution générale ; toutes les impatiences cessent, tous les axiomes de l’ancienne politique deviennent inapplicables.

Louis-Philippe a mûri d’un demi-siècle le fruit démocratique. La couche bourgeoise où s’est implanté le philippisme, moins labourée par la révolution que la couche militaire et la couche populaire, fournit encore quelque suc à la végétation du gouvernement du 7 août, mais elle sera tôt épuisée. »

« Il faudra d’abord que l’Europe se nivelle dans un même système ; on ne peut supposer un gouvernement représentatif en France et des monarchies absolues autour de ce gouvernement. Pour arriver là, il est probable qu’on subira des guerres étrangères, et qu’on traversera à l’intérieur une double anarchie morale et physique.

Quand il ne s’agirait que de la seule propriété, n’y touchera-t-on point ? Restera-t-elle distribuée comme elle l’est ? Une société où des individus ont deux millions de revenu, tandis que d’autres sont réduits à remplir leurs bouges de monceaux de pourriture pour y ramasser des vers (vers qui, vendus aux pêcheurs, sont le seul moyen d’existence de ces familles elles-mêmes autochtones du fumier), une telle société peut-elle demeurer stationnaire sur de tels fondements au milieu du progrès des idées ?

Mais si l’on touche à la propriété, il en résultera des bouleversements immenses qui ne s’accompliront pas sans effusion de sang ; la loi du sang et du sacrifice est partout… »

« Quelle sera la société nouvelle ? Je l’ignore. Ses lois me sont inconnues ; je ne la comprends pas plus que les anciens ne comprenaient la société sans esclaves produite par le christianisme. Comment les fortunes se nivelleront-elles, comment le salaire se balancera-t-il avec le travail, comment la femme parviendra-t-elle à l’émancipation légale ? Je n’en sais rien. Jusqu’à présent la société a procédé par agrégation et par famille ; quel aspect offrira-t-elle lorsqu’elle ne sera plus qu’individuelle, ainsi qu’elle tend à le devenir, ainsi qu’on la voit déjà se former aux États-Unis ? Vraisemblablement l’espèce humaine s’agrandira, mais il est à craindre que l’homme ne diminue, que quelques facultés éminentes du génie ne se perdent, que l’imagination, la poésie, les arts, ne meurent dans les trous d’une société-ruche où chaque individu ne sera plus qu’une abeille, une roue dans une machine, un atome dans la matière organisée. »

« Ce fut une dernière victoire du grand Condé en radotage, d’avoir, au bord de sa fosse rencontré Bossuet ; l’orateur ranima les eaux muettes de Chantilly ; avec l’enfance du vieillard, il repétrit son adolescence ; il rebrunit les cheveux sur le front du vainqueur de Rocroi, en disant, lui Bossuet, un immortel adieu à ses cheveux blancs. Hommes qui aimez la gloire, soignez votre tombeau ; couchez-vous-y bien ; tâchez d’y faire bonne figure, car vous y resterez. »

Et, Amour et Vieillesse :

Texte d’une poésie infinie…, pour clore Les Mémoires d’Outre-tombe.

« Il y a dans une femme une émanation de fleur et d’amour. »

« Si tu me dis que tu m’aimeras comme un père tu me feras horreur, si tu prétends m’aimer comme une amante je ne te croirai pas. Dans chaque jeune homme je verrai un rival préféré. Tes respects me feront sentir mes années ; tes caresses me livreront à la jalousie la plus insensée. Sais-tu qu’il y a tel sourire de toi qui me montrerait la profondeur de mes maux comme le rayon de soleil qui éclaire un abîme ? Objet charmant, je t’adore, mais je ne t’accepte pas. Va chercher le jeune homme dont les bras peuvent s’entrelacer aux tiens avec grâce, mais ne le me dis pas. »

« Quand je m’éveille avant l’aurore, je me rappelle ces temps où je me levais pour écrire à la femme que j’avais quittée quelques heures auparavant. A peine y voyais-je assez pour tracer mes lettres à la lueur de l’aube. Je disais à la personne aimée toutes les délices que j’avais goûtées, toutes celles que j’espérais encore, je lui traçais le plan de notre journée, le lieu où je devais la retrouver sur quelque promenade déserte, etc. »

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Voici six nouvelles du recueil de Maurice Leblanc : Les heures de mystères, reconstitué à partir des coupures de Gil Blas et du Fifaro, de 1892 à 1896.

Emouvantes ou amusantes, elles reflètent parfaitement une autre face du génie de Maurice Leblanc, qui ne se résume pas aux aventures d’Arsène Lupin.

La leçon de vérité : 1894

Ces demoiselles Lebaudru : 1893

La laide : 1893

Les heures de mystère : 1894

L’exemple : 1893

Sœur : 1892

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« Pour nous, Bordelais, nous rouvrirons toujours celui de ses livres que vient de couronner le jury anglais, lorsque nous voudrons respirer l’odeur des vignes quand elles fleurissent et celle de notre fleuve jaune, peuplé de goélettes et d’oiseaux de mer. » C’est ainsi que François Mauriac présenta ce roman écrit par Jean Balde, de son vrai nom Jeanne Alleman (1885-1938), qui fut récompensé du prix Northcliffe.

La Vigne et la Maison, publié en 1922, décrit, au fil des saisons qui passent, la lutte d’une jeune femme passionnée, Paule Dupouy, pour préserver son domaine viticole familial au bord de la Gironde, malgré les difficultés financières, les convoitises, la solitude : « Ici, elle restait dans sa maison, en contact avec son passé, le cœur nourri par ses racines, rattachée à ce que les siens avaient voulu, aimé, commencé. »

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Cependant, Pâques s’approchait, cahin-caha, et bientôt s’en iraient au vent les derniers feuillets qui masquaient la désirée petite liasse rose.

Mais Pâques était de très bonne heure cette année, et le printemps se faisait prier pour nous venir. Une crainte me prenait déjà que les jours sur papier rose ne fussent que des jours de pluie et d’hiver…
Le dimanche des rameaux passa, presque sans soleil. Puis, le vendredi saint, voilé de gris, très morne, avec les coups de canon tirés toutes les demi-heures, dans l’arsenal de la marine, en mémoire de la mort du Christ.

Et enfin, le samedi survint, sombre lui aussi, mais amenant la clôture des cours du Grand-Singe, l’heure adorable de la liberté !…

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23 avril 2020, Saint-Martin : Manon, alias Flamboyante, influenceuse bien-être du réseau social Mavie, est découverte veines ouvertes dans sa baignoire.

L’une de ses admiratrices, Gisèle, 60 ans, est convaincue qu’il s’agit d’un meurtre. La jeune fille n’habitait qu’à trente kilomètres de chez elle. Gisèle se rend aux obsèques pour mener son enquête, contre l’avis de son mari Gérard, bravant le confinement et les a priori sur son âge.

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« La vieille la regarda d’un air triomphant. « Tu vois ce que j’ai fait de ton beau château et de tes jardins, damoiselle de Ker-Armel ? dit-elle. Va maintenant ! va garder tes moutons sur la lande ! » Elle frappa de sa baguette les neuf frères, qui, à l’instant, devinrent neuf moutons blancs. »

« Lévénès, sans raconter entièrement son histoire, ne laissa point ignorer son nom. « Je suis, lui dit-elle, la fille du seigneur de Ker-Armel. Par suite de grandes infortunes, il ne me reste plus, de tout ce que je possédais, que cette lande inculte, où je vis à la grâce de Dieu, avec mes chers petits moutons. –Venez avec moi dans mon château, s’écria le seigneur, et amenez-y vos moutons, puisque vous semblez tant les aimer. Je ne puis supporter la pensée de vous voir ainsi abandonnée dans cette solitude, exposée à toutes les injures du temps. Quand viendra l’hiver, vous y mourrez de froid et de faim. Venez, je vous en prie, dans ma demeure, vous y serez traitée avec tous les égards qui vous sont dus. » Mais Lévénès refusa ; elle était trop fière et trop sage pour accepter les bienfaits d’un étranger. En vain le seigneur insista, il ne put vaincre sa résistance. »

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Cette drôlatique nouvelle de Jules Moineaux (1815-1895) est tiré du recueil Le Monde où l’on rit paru en 1895.

« – Voyons, voyons Boujinier, du coeur, calme-toi ! tu es l’offensé, tu as le choix des
armes.

– Ah! j’ai le choix des…
– J’ai ici des pistolets…
– Ah!… c’est au pistolet que…
– J’en ai une paire qui ont servi dans plusieurs affaires et avec lesquels il n’y a rien à craindre.
– Ils ratent toujours? demanda Boujinier avec espoir.
– Non, ils partent très bien. »

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Nouvelle de Geode AM, Aventures contemporaines

Suivons nos jeunes gens… dans une situation embarrassante…

Merci beaucoup, chère Geode, de ce partage de texte…

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Monsieur Dupont, le célèbre détective parisien, est convié par courrier à un étrange rendez-vous afin de rencontrer, après moult précautions, Jerry Finkelhausen, un homme d’affaires sur le qui-vive qui explique être sous la menace d’un contrat sur sa tête, lancé par un membre d’une société secrète chinoise. Les bourreaux de cette organisation sont réputés impitoyables. Le “Chun-Hung” – la condamnation à mort – ne prend fin qu’avec le décès de la personne visée ou à la survie de cette dernière avant l’apparition de la nouvelle…

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« Ramona est un roman historique paru en 1884 aux U.S.A. L’histoire est celle d’une jeune fille orpheline et métis amerindienne qui vit en Californie du sud.  Initialement publié sous la forme d’un feuilleton dans le journal Christian Union sur une base hebdomadaire, le roman est devenu très populaire. Il a eu plus de 300 tirages et quatre versions filmées en ont été tirées, en plus de la chanson du même nom, présente dans la version filmique de 1928. L’influence du roman sur la culture et l’image de la Californie du Sud a été considérable. » Tiré de Wikipedia.

Un très beau roman, Histoire américaine, vie des Indiens, des Mexicains près de Los Angeles, de Santa Barbara.  Lois américaines. Sentiments, Amour, Société, Religions et Croyances,  et, de très beaux personnages dont, bien sûr, Ramona que l’on n’oubliera pas, touchante, sincère, honnête et douce…

Rejoignons la senora Moreno, son fils Felipe, Alessandro et Ramona …

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Philippe sentit son cœur battre violemment. Quelle sorte de femme allait lui apparaître, et quel visage devrait-il donner désormais à la forme vague dont il revêtait ses sentiments ? Il ne douta point que ce fût cette silhouette qu’il apercevait contre le rebord de pierre qui garde l’abime, silhouette gracieuse, habillée de couleurs blanches qu’égayait encore le clair soleil. Il marcha vers elle, et vint s’appuyer à ses côtés. Elle affecta de ne point l’entendre et ne se retourna pas, inquiète comme lui du premier regard. Mais il vit que sa main tremblait.

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De sa plume de dandy esthète et précieux, Jules Laforgue revisite les mythes fameux qui traversent les âges.  Lohengrin, Salomé, Pan et Syrinx, Persée et Andromède, revivent leur histoire d’une manière insolite. Parodique ? Complètement. Drôle ? Très souvent. Féroce ? De temps en temps. Sensible ? Cela dépend…

L’esprit décadent de la fin du XIXe siècle imprègne ces récits quelque peu nostalgiques et absolument originaux.

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La haine d’un gardian est une étude des mœurs languedociennes très approfondie, très complète, et qui joint à l’attrait dit roman la vérité de l’histoire et l’exactitude la plus rigoureuse. Ceux qui ne connaissent nos courses de taureaux que par des légendes ridicules, liront avec plaisir la description détaillée de nos amusements favoris, qu’ils qualifiaient de barbares, et leurs préventions tomberont.

L’intrigue principale, d’une simplicité exquise, est très bien conduite, et se déroule sans effort. Les épisodes variés qui la composent, écrits d’un style simple, facile el sans recherche, dénotent une étude attentive du cœur humain, une observation exacte des ressorts qui le font mouvoir. Vous mettez en jeu tout ce que l’âme contient d’affectueux, de tendre, de sensible, de bon, de généreux : on se sent profondément remué dans tout son être ; une impression salutaire et bienfaisante est le résultat de cette lecture fortifiante, saine.  

(Préface de Louis Courtiol 25 février 1885)

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Faé va recevoir son amie pour enterrer sa vie commune avec son compagnon…

Mais… voici des phénomènes très étranges…

Un grand merci chaleureux, chère Evelyne, de ce très gentil partage pour notre site !

Quel beau talent !  Très amicalement

Actualités d’Evelyne :

Charasse Evelyne BleuelaRenarde | Facebook

Evelyne Charasse (fnac.com)

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Tous les jours, à l’arrivée du train de cinq heures vingt-trois, se tenait, sur le quai de la gare, dans la posture d’un monsieur qui attend, un petit vieillard aux manières respectables et aux vêtements soignés.

Dès que le train était signalé, son inquiétude se manifestait par des tics nerveux au visage et un menu tremblement des bras. À l’apparition de la locomotive, ses jambes visiblement défaillaient. À l’arrêt du convoi, on eût dit qu’il allait tomber.

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Un mage offre au Tsar un coq magique qui lui garantira la protection des frontières de son royaume; il exige en échange la promesse du tsar de réaliser un voeu qu’il formulera plus tard…

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Recueil « Les Oiseaux bleus ».

Amarante est bien belle, mais aussi fort envieuse…

Voici son histoire…

Bientôt, suite de ce Recueil…

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« – C’est grave, mademoiselle Aimée, très grave en ce qui touche vos intérêts. Le défunt m’avait manifesté l’intention de vous adopter légalement ; la mort ne le lui a pas permis, et, comme il est mort intestat, la totalité de sa fortune se trouve dévolue à ses héritiers légitimes, représentés par des cousins de province… Je ne sais si je me suis fait comprendre, ajouta-t-il en voyant que la jeune fille ne sourcillait pas ; aux yeux de la loi vous êtes pour le défunt une étrangère, et ses héritiers sont maîtres de tout ce qui est ici. »

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Lady Éveline, invitée par une aïeule à passer la nuit dans son château de Baldringham, doit sacrifier à une antique et glaçante coutume à laquelle sont assujetties toutes les femmes de sa lignée. Une épreuve sensée révéler à celle qui la vit la nature de son destin à venir…

Une nouvelle gothique en diable, où l’on retrouve le Walter Scott féru de légendes, de mystère et de fantastique…

Quant à la conclusion de ce récit : bien malin qui saura se prononcer !

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Une nouvelle semi-fantastique parue dans Je Sais Tout le 15 novembre 1923.

« Jamais je ne vis rien aussi nettement que je vis cet homme. La clarté de la lune tombait sur lui de face ; il n’était qu’à trois longueurs de rame. Son visage, plus bouffi que lors de notre dernière entrevue, était tachetée d’escarres noirâtres ; sa bouche, ses yeux grands ouverts exprimaient la plus effarante surprise ; une sorte de drap blanc lui pendait aux épaules : il portait une de ses mains à l’oreille, l’autre se contractait sur sa poitrine. Je le vis s’élancer hors de l’abîme, et les ondes déterminées par sa venue clapotèrent doucement contre les flancs du bateau. Puis il replongea… »

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Petit conte de fées avec moralité à la clef…

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1830_1841 Suite.

Madame la Duchesse de Berry, Arrestation, Genève et Coppet, Prague, Henri V, de Carlsbad à Paris, Journal de Paris à Venise, Milan, Vérone, Venise, Murano, Padoue, les Arts. Le Danube… Prague en 1833, Vie politique. Politique générale du moment. — Louis-Philippe. — M. Thiers. — M. de la Fayette. — Armand Carrel. — De quelques femmes : La Louisianaise. — Madame Tastu. — Madame Sand. — M. de Talleyrand.

« Je ne pouvais m’arracher aux dessins originaux de Léonard de Vinci, de Michel-Ange et de Raphaël. Rien n’est plus attachant que ces ébauches du génie livré seul à ses études et à ses caprices ; il vous admet à son intimité ; il vous initie à ses secrets ; il vous apprend par quels degrés et par quels efforts il est parvenu à la perfection : on est ravi de voir comment il s’était trompé, comment il s’est aperçu de son erreur et l’a redressée. Ces coups de crayon tracés au coin d’une table, sur un méchant morceau de papier, gardent une abondance et une naïveté de nature merveilleuses. Quand on songe que la main de Raphaël s’est promenée sur ces chiffons immortels, on en veut au vitrage qui vous empêche de baiser ces saintes reliques.

Je me suis délassé de mon admiration à l’Académie des Beaux-Arts par une admiration d’une autre sorte à Saints-Jean-et-Paul ; ainsi l’on se rafraîchit l’esprit en changeant de lecture. Cette église, dont l’architecte inconnu a suivi les traces de Nicolo Pisano, est riche et vaste. Le chevet où se retire le maître-autel représente une espèce de conque debout ; deux autres sanctuaires accompagnent latéralement cette conque : ils sont hauts, étroits, à voûtes multicentres, et séparés du chevet par des refends à rainures. »

« Durant cette tempête au dehors, Charles X me disait au dedans : « Je me suis occupé de corriger l’acte de mon gouvernement à Paris. Vous aurez pour collègue M. de Villèle, comme vous l’avez demandé, le marquis de La Tour-Maubourg et le chancelier. »

Je remerciai le roi de ses bontés, en admirant les illusions de ce monde. Quand la société croule, quand les monarchies finissent, quand la face de la terre se renouvelle, Charles établit à Prague un gouvernement en France, de l’avis de son conseil entendu. Ne nous raillons pas trop : qui de nous n’a sa chimère ? qui de nous ne donne la becquée à de naissantes espérances ? qui de nous n’a son gouvernement in petto, de l’avis de ses passions entendues ? La moquerie m’irait mal à moi l’homme aux songes. Ces Mémoires, que je barbouille en courant, ne sont-ils pas mon gouvernement, de l’avis de ma vanité entendue ? Ne crois-je pas très sérieusement parler à l’avenir, aussi peu à ma disposition que la France aux ordres de Charles X ? »

« M. de La Fayette s’est élevé parce qu’il a vécu : il y a une renommée échappée spontanément des talents, et dont la mort augmente l’éclat en arrêtant les talents dans la jeunesse ; il y a une autre renommée, produit de l’âge, fille tardive du temps ; non grande par elle-même, elle l’est par les révolutions au milieu desquelles le hasard l’a placée. Le porteur de cette renommée, à force d’être, se mêle à tout ; son nom devient l’enseigne ou le drapeau de tout : M. de La Fayette sera éternellement la garde nationale. Par un effet extraordinaire, le résultat de ses actions était souvent en contradiction avec ses pensées ; royaliste, il renversa en 1789 une royauté de huit siècles ; républicain, il créa en 1830 la royauté des barricades : il s’en est allé donnant à Philippe la couronne qu’il avait enlevée à Louis XVI. Pétri avec les événements, quand les alluvions de nos malheurs se seront consolidées, on retrouvera son image incrustée dans la pâte révolutionnaire. »

« La vanité de M. de Talleyrand le pipa ; il prit son rôle pour son génie ; il se crut prophète en se trompant sur tout ; son autorité n’avait aucune valeur en matière d’avenir ; il ne voyait point en avant, il ne voyait qu’en arrière. Dépourvu de la force du coup d’œil et de la lumière de la conscience, il ne découvrait rien comme l’intelligence supérieure, il n’appréciait rien comme la probité. Il tirait bon parti des accidents de la fortune, quand ces accidents, qu’il n’avait jamais prévus, étaient arrivés, mais uniquement pour sa personne. Il ignorait cette ampleur d’ambition, laquelle enveloppe les intérêts de la gloire publique comme le trésor le plus profitable aux intérêts privés. M. de Talleyrand n’appartient donc pas à la classe des êtres propres à devenir une de ces créatures fantastiques auxquelles les opinions ou faussées ou déçues ajoutent incessamment des fantaisies. Néanmoins il est certain que plusieurs sentiments, d’accord par diverses raisons, concourent à former un Talleyrand imaginaire. »

Livre X : Inégalité des fortunes. Société et Individu. Récapitulation de sa vie, des changements du monde. Conclusion. Suppléments. Julie de Chateaubriand. Lettre de monsieur de La Ferronnays. Généalogie.

« Des orages nouveaux se formeront ; on croit pressentir des calamités qui l’emporteront sur les afflictions dont nous avons été accablés ; déjà, pour retourner au champ de bataille, on songe à rebander ses vieilles blessures. Cependant je ne pense pas que des malheurs prochains éclatent : peuples et rois sont également recrus ; des catastrophes imprévues ne fondront pas sur la France : ce qui me suivra ne sera que l’effet de la transformation générale. On touchera sans doute à des stations pénibles ; le monde ne saurait changer de face sans qu’il y ait douleur. Mais, encore un coup, ce ne seront point des révolutions à part ; ce sera la grande révolution allant à son terme. Les scènes de demain ne me regardent plus ; elles appellent d’autres peintres : à vous, messieurs. »

Prochainement, “Avenir du Monde” et “Amour et Vieillesse”, termineront ces Mémoires.

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C’est une nuit d’hiver, au-dessus de Plan d’En Haut. Le fœhn souffle en tempête… Dans un chalet isolé, une fillette de dix ans veille sa mère malade… Tout en lisant Alice au pays des merveilles pour distraire son inquiétude, la petite Mirabelle songe aux circonstance de leur retraite dans cette région reculée des Alpes valaisannes. Elle se souvient confusément de grandes pièces, d’une vie brillante, de gouvernantes et de domestiques… puis de la fuite de sa mère. Mirabelle n’a plus qu’elle… Mais au village la solidarité va s’organiser et Mirabelle connaîtra l’affection et l’amitié dans le cadre d’une nouvelle vie montagnarde. (Bibliothèque numérique romande)

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Gide propose dans ce livre une sélection de poésies françaises, de Rutebeuf à Raymond Radiguet. Il s’explique longuement, dans la préface, sur les principes qui ont guidé ses choix et ses partis pris.

Cette première partie couvre les débuts de la poésie française, jusqu’à Agrippa d’Aubigné.

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Suite du Recueil, Contes du Pays d’Armor.

« Il y avait dans le bois qui entourait le château, une vieille chapelle, où, disait-on, chaque nuit, un prêtre, mort depuis longtemps, revenait pour essayer de dire une messe, sans pouvoir y arriver, faute de répondant. Bien des gens prétendaient aussi avoir vu des lumières dans la chapelle, à l’heure de minuit, entendu des bruits de chaînes et aperçu des fantômes effrayants. De plus, pour parvenir dans cet endroit, il fallait passer au carrefour de Croaz-ann-neud, qui est sur la route de Guernaour au bourg de Plouaret, et on y voyait souvent, dans ce temps-là, les danseurs de nuit. Or, quiconque venait à les rencontrer, pendant qu’ils dansaient leurs rondes au clair de lune, et refusait de danser avec eux, était victime de quelque mauvais tour de leur part ; aussi personne ne se souciait de voir ces êtres-là, une fois le soleil couché. »

Voici l’histoire de la douce Bellah…

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Pastille est un petit nounours malheureux car il se sent différent des autres. Il décide de prendre sa vie en main pour trouver sa place tant désirée. Durant sa quête du bonheur, il s’aventurera dans un monde imprévu où il connaitra espoir, déception et joie.

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C’est en 1941, à 21 ans, que René-Guy Cadou écrit ces 2 poèmes en prose : Porte d’Ecume et Pierre à Filleul.

«  […] Je ne sais pas dire mieux : les nuages de farine, le verre qui tinte au loin dans les basses cuisines, l’averse de lumière qui tombe sur les toits.

Rien de sérieux !

Mais la mer ! Grande peau étalée aux bords des précipices ! Incendie permanent ! Bien-aimée cicatrice ! Ô Toi ! […] »

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Du Recueil, Les Oiseaux bleus.

Amour et Beauté sont bien embarrassés. Ils ont perdu quelque chose…

Alors…, au bureau des objets trouvés, on pourra peut-être les aider…

Suivons-les…

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Un très joli texte évoquant un grand-père, dans le midi…, et la belle histoire que ses petits-enfants n’oublieront jamais …

Pour tous les âges… 

Merci infiniment, chère Geode AM, de ce bien généreux partage de texte

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«Antonine Karzof venait d’avoir dix-neuf ans ; les violons du bal donné à l’occasion de cet anniversaire résonnaient encore aux oreilles des parents et amis ; la toilette blanche, ornée des traditionnels boutons de rose, n’avait pas eu le temps de se faner, et cependant mademoiselle Karzof était en proie au plus cruel souci. Les rayons d’un pâle soleil de printemps éclairaient de leur mieux le salon vaste et un peu sombre où l’on avait tant dansé huit jours auparavant ; le piano ouvert portait une partition à quatre mains qui témoignait d’une récente visite, – mais Antonine ne pensait ni au soleil, ni à la musique ; elle attendait quelqu’un, et ce quelqu’un ne venait pas. »

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Aussi fallait-il voir l’installation du réduit en question chez Gaëtan ! Un plafond à jours, un pavé de marbre, le meuble principal fait d’onyx veiné s’évasant en courbe élégante et, tout autour de la salle spacieuse et claire, un vaste aquarium à hauteur d’appui ou plutôt, à demi-voilée par le feuillage découpé de plantes vertes en rangée, une rivière aux murs de cristal, pleine d’eau courante, où, jetant des reflets de métal et de pierreries, se jouaient d’énormes cyprins. Ces cyprins, collection unique rassemblée à grand prix dans les quatre parties du monde, étaient l’orgueil de Gaëtan.

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Parue dans le magazine de jeunes filles Lisez-moi bleu en 1912, une nouvelle qui parle d’élégance morale…

« Le clerc ouvrit un tiroir, dénoua la ficelle qui entourait une liasse de vieux titres, et, après quelques recherches, prononça :
— Parfaitement, vendu nationalement en 1794, sur Jean-Cyrille de Maulouis, émigré ; acheté par Séraphin Genette, ci-devant intendant, et payé en assignats.
— Si je comprends bien, dit l’homme, le Genettel’a payé en mauvaise monnaie, et le Maulouis n’a rien touché du prix ? Ça me gâte le Pin-Sauvage. »

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Suite de la Partie 03, Livre 11

Quatrième partie, les Dernières années, 1830 _ 1841

Introduction. — Procès des ministres. — Saint-Germain-l’Auxerrois. — Pillage de l’Archevêché. — Ma brochure sur la Restauration et la Monarchie élective. — Études historiques. — Lettres et vers à madame Récamier. — Journal du 12 juillet au 1er septembre 1831. — Commis de M. de Lapanouze. — Lord Byron. — Ferney et Voltaire. — Course inutile à Paris. — M. A. Carrel. — M. de Béranger. — Proposition Baude et Briqueville sur le bannissement de la branche aînée des Bourbons. — Lettre à l’auteur de la Némésis. — Conspiration de la rue des Prouvaires. — Lettre à Madame la duchesse de Berry. — Incidences. — Pestes. — Le choléra. — Les 12 000 francs de Madame la duchesse de Berry. — Échantillons. — Convoi du général Lamarque. — Madame la duchesse de Berry descend en Provence et arrive dans la Vendée.

Mon arrestation. — Passage de ma loge de voleur au cabinet de toilette de Mademoiselle Gisquet. — Achille de Harlay. — Juge d’instruction : M. Desmortiers. — Ma vie chez M. Gisquet. — Je suis mis en liberté. — Lettre à M. le Ministre de la Justice, et réponse. — Offre de ma pension de pair par Charles X : Ma réponse. — Billet de madame la duchesse de Berry. — Lettre à Béranger. — Départ de Paris. — Journal de Paris à Lugano. — M. Augustin Thierry. — Chemin du Saint-Gothard.

Paris à Prague. Rhin, Danube…

Charles X, Henri V. La fille de Louis XVIII et de Marie-Antoinette.

Retour, Bamberg, Kaiserlautern, Saarbrück…

Et bientôt, l’Italie…

« Je me remis en campagne avec une douzaine de volumes éparpillés autour de moi, Or, pendant que je pérégrinais derechef dans la calèche du prince de Bénévent, il mangeait à Londres au râtelier de son cinquième maître, en expectative de l’accident qui l’enverra peut-être dormir à Westminster, parmi les saints, les rois et les sages ; sépulture justement acquise à sa religion, sa fidélité et ses vertus. »

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Nouvelle tirée du recueil Une poignée de romans, Black Cottage met en scène une jeune fille, à qui a été confié un bien, prise à partie dans sa « chaumière noire » par des malandrins…

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Ceci est une sélection de 5 nouvelles du recueil de Maurice Leblanc : Les lèvres jointes

La clef rouge : « — Hubert, je ne t’aime plus.
« Elle dit cela posément, les yeux dans mes yeux, et, sans pitié, elle ajouta :
« — J’en aime un autre, un autre auquel j’appartiens, tu entends, un autre qui est mon amant.

La fiancée fidèle :— C’est vous, mon Georges ?Elle lui tendit des mains déjà troublées. Mais un cri de terreur lui échappa. L’homme sautait de la barque, s’accrochait au mur, s’aidait du balcon et, la repoussant, bondissait dans la chambre. Ce n’était pas Georges !

La lueur de l’espoir : Eh bien, c’est là qu’elle demeure, toute seule, dernier rejeton d’une famille noble aujourd’hui ruinée. Tous les jours, à la fin de l’après-midi, on est certain de la trouver au bout du jardin public, devant les ruines du château, sur un banc. Et elle reste jusqu’à ce que le soleil se couche. Elle attend l’inconnu, le héros d’amour que chaque femme espère. « Il viendra par-là, dit-elle un jour, en souriant, à un prétendant qui se moquait de son attente ; il viendra par la route de la vallée, à cheval ; et il montera ce sentier, le long de la colline. » Voilà dix ans qu’elle se réserve pour lui.

Le prix du bonheur : La même année les fit orphelins. Ils eurent le même tuteur, un vieil officier qui les réunissait chez lui chaque matin et leur parlait d’honneur et de devoir. Quand il mourut, on les mit au même collège. Et ainsi Tristan de Caorches et Geoffroy d’Ecajeul passèrent ensemble toute leur jeunesse.

Le geste affectueux : Une seconde, pas plus d’une seconde, leur regard se rencontra, furtif, presque peureux. Puis leurs yeux se fuirent. Et ils restèrent l’un près de l’autre, en silence ; sans un geste. Ils s’étaient reconnus.

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Phénomène très inquiétant…  Rencontrons Saz…   A découvrir…!

Actualités d’Evelyne :

Charasse Evelyne BleuelaRenarde | Facebook

Evelyne Charasse (fnac.com)

Nouvelles, récemment éditées.

Un grand merci chaleureux, chère Evelyne, de ce très gentil partage pour notre site !

Quel beau talent !  Très amicalement 

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Cette nouvelle (inattendue) d’Arthur Conan Doyle fait partie du recueil l’Ensorceleuse, publié pour la première fois en 1924.

L’histoire se passe dans les mines d’or de l’Australie. Au cabaret, l’un des mineurs, joyeux luron, propose à ses amis de jouer une bonne farce à un de leurs collègues, à l’occasion du 1er avril.

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Suite du Recueil, Contes du Pays d’Armor.

Trois sœurs évoquent le mariage, leur choix respectif.

Le fils du roi les entend…

Trois mariages ont lieu, et voici ce qui arrive dans ce joli conte, avec une Fée méchante et trois éléments magiques…

« Hénora sourit en voyant ses frères si bons, mais deux larmes coulèrent sur ses joues, comme deux gouttes de rosée sur une fleur.

« Ne vous tourmentez pas davantage, dit-elle, car tout ce que vous me proposez n’est rien auprès de ce que je voudrais vous demander.

– Qu’est-ce donc ? dis vite.

– Vous voulez le savoir ?

– Oui, oui, dis-nous-le tout de suite.

– Je voudrais avoir l’eau qui danse, la pomme qui chante, l’oiseau de vérité. »

Découvrons nos personnages…

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Des événements étranges et dramatiques ont lieu à l’opéra. Il devient évident qu’un fantôme ou bien un homme machiavélique hante l’opéra !

«Le fantôme de l’Opéra a existé. J’avais été frappé dès l’abord que je commençai à compulser les archives de l’Académie nationale de musique par la coïncidence surprenante des phénomènes attribués au fantôme et du plus mystérieux, du plus fantastique des drames, et je devais bientôt être conduit à cette idée que l’on pourrait peut-être rationnellement expliquer celui-ci par celui-là.»

L’auteur s’inspire peut-être de rumeurs qui ont couru sur de prétendus mystères provenant des dédales souterrains de l’Opéra Garnier à Paris dans la deuxième moitié du XIXe siècle, et fait allusion aux nombreux incendies que provoquaient les bougies et les décors en papier.

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A la mort de ses parents, Huguette est envoyée dans une pension, où elle reste jusqu’à ses 18 ans. A ce moment-là, son oncle vient la chercher et l’emmène chez lui. C’est un homme de 50 ans, misanthrope, dont la seule passion est la paléontologie. Depuis longtemps, il arpente la falaise et la plage de Villers sur mer, en Normandie, car il espère trouver l’ammonite d’or. « Je ne désespère pas de trouver, dans les falaise, l’ammonite d’or, en vrai or, en or fin ! Car il se produit au sein de la terre de mystérieuses réactions chimiques qui nous déconcertent. »

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“J’ai eu l’honneur de connaître Miss Arabella autrefois, dit l’homme d’une voix très basse, un peu sifflante, mais je constate qu’elle a la mémoire très courte.”
Il tentait péniblement de sourire ; une tristesse embuait ses yeux clairs, mais il s’était efforcé de donner à sa voix un ton d’ironie que Miss Bishop ressentit nettement.
“Je ne compte pas les pirates et les voleurs au nombre de mes amis, Capitaine Blood” dit-elle.
“Capitaine Blood !” s’écria Lord Wade, “Vous êtes le Capitaine Blood !”
“Qui serais-je, sinon ce pirate et ce voleur ?” siffla Peter Blood d’un ton sarcastique.

Rafael Sabatini, l’auteur de Scaramouche, publie Captain Blood pour la première fois sous la forme de huit nouvelles successives dans Premier Magazine en 1921, nouvelles qui furent unifiées et rassemblées en 1922 dans ce roman.

Aventures virevoltantes, vengeances implacables et réjouissantes ruses de marins ponctuent les aventures du Capitaine Peter Blood, médecin injustement déporté aux Caraïbes et forcé de rejoindre les Frères de la Côte.

Mais Rafael Sabatini met aussi son talent de narrateur au service d’une histoire qui mêle habilement des personnages romanesques à un univers historique crédible, qui dépeint avec une certaine ironie les rivalités entre Espagnols, Anglais, Français et Hollandais dans la Mer des Caraïbes. Et c’est aussi une peinture d’un fait historique peu connu (bien que brièvement évoqué dans Les Aventures de David Balfour, de Stevenson) : la déportation de prisonniers politiques européens comme esclaves dans les plantations coloniales.

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Partie 03, Années 1818-1830, Carrière politique. En 15 Livres.

SUITE DU LIVRE 11, sections 33-36.

Ici, Sections ( MP3) 37 à 49, 03_12_01 à 03_15_03. Fin de la partie 03.

Ambassade de Rome.

Mort de Léon XII. Lettres.

Retour de Rome à Paris. — Mes projets. — Le roi et ses dispositions. — M. Portails. — M. de Martignac. — Départ pour Rome. — Les Pyrénées. — Aventures. — Ministère Polignac. — Ma consternation. — Je reviens à Paris. — Entrevue avec M. de Polignac. — Je donne ma démission de mon ambassade de Rome.

  1. Ordonnances. Révolution de Juillet.

Les républicains. — Les orléanistes. — M. Thiers est envoyé à Neuilly. — Convocation des pairs chez le grand référendaire. La lettre m’arrive trop tard. — Saint-Cloud. — Scène. Monsieur le Dauphin et le maréchal de Raguse. — Neuilly. — M. le duc d’Orléans. — Le Raincy. — Le prince vient à Paris. — Une députation de la Chambre élective offre à M. le duc d’Orléans la lieutenance générale du royaume. — Il accepte. — Efforts des républicains. — M. le duc d’Orléans va à l’Hôtel de Ville. — Les républicains au Palais-Royal. — Le roi quitte Saint-Cloud. — Arrivée de Madame la Dauphine à Trianon. — Corps diplomatique. — Rambouillet. — Ouverture de la session, le 3 août. — Lettre de Charles X à M. le duc d’Orléans. — Départ du peuple pour Rambouillet. — Fuite du roi. — Réflexions. — Palais-Royal. — Conversations. — Dernière tentation politique. — M. de Sainte-Aulaire. — Dernier soupir du parti républicain. — Journée du 7 août. — Séance à la Chambre des Pairs. — Mon discours. — Je sors du palais du Luxembourg pour n’y plus rentrer. — Mes démissions. — Charles X s’embarque à Cherbourg. — Ce que sera la révolution de juillet. — Fin de ma carrière politique. Vœux pour la France. Fin de la Partie 03.

« Fasse le ciel que ces intérêts industriels, dans lesquels nous devons trouver une prospérité d’un genre nouveau, ne trompent personne, qu’ils soient aussi féconds, aussi civilisateurs que ces intérêts moraux d’où sortit l’ancienne société ! Le temps nous apprendra s’ils ne seraient point le songe infécond de ces intelligences stériles qui n’ont pas la faculté de sortir du monde matériel.

Bien que mon rôle ait fini avec la légitimité, tous mes vœux sont pour la France, quels que soient les pouvoirs à qui son imprévoyant caprice la fasse obéir. Quant à moi, je ne demande plus rien ; je voudrais seulement ne pas trop dépasser les ruines écroulées à mes pieds. Mais les années sont comme les Alpes : à peine a-t-on franchi les premières, qu’on en voit d’autres s’élever. Hélas ! ces plus hautes et dernières montagnes sont déshabitées, arides et blanchies. »

Chateaubriand fût un fervent légitimiste, en faveur du jeune Henri V.

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Une magnifique nouvelle se déroulant sous La Terreur parue dans Je Sais Tout en juillet 1913.

« …Habloville, ce dix d’août 1794.

… Anniversaire d’une affreuse journée, mais qui sera désormais ppur moi celui d’une délivrance. Le 27 juillet on a guillotiné à Paris le tyran Robespierre. Signe que tout va changer : le messager qui est venu apporter le bille de Cauvin, m’annonçant la nouvelle, m’a appelée mademoiselle en parlant à mon domestique et plus citoyenne. Cauvin me dit que dans ce billet qu’il repart pour l’armée. Il me demande pardon. Il ne me reverra pas.

L’étrange homme : Si l’on m’avait dit, il y a trois semaines, que je prononcerai son nom avec une autre émotion que celle de la crainte ou de l’horreur, je ne l’aurais pas cru.Il m’a sauvée, et, avec moi, ce château, ces terres, tout ce patrimoine à cause duquel je n’ai pas voulu émigrer avec mon frère. Il m’ a sauvée, et à travers quels incidents ! Je veux les avoir écrits pendant qu’ils sont tout frais dans mon souvenir. Il le faut pour le jour où le roi reviendra et où l’on fera justice. Il fait que cet homme ne soit pas puni. Il a été un Jacobin. Il a commis des crimes, j’en suis sûre, mais je lui vu avoir un de ces mouvements d’honneur qui effacent tout. »

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En Bretagne, la reine est amoureuse de Graelent, Graelent-mor, qui lui dit :

“Il doit être vertueux celui qui s’entremet d’aimer. Plus de cinq cents personnes parlent de ce tendre penchant, et toutes ignorent ce que c’est qu’un véritable attachement. C’est plutôt une rage, une folie ; c’est la paresse, la nonchalance, la fausseté, qui détruisent l’amour ; cette union exige la chasteté en pensées, en paroles, en actions. Si l’un des amants est fidèle, que l’autre soit faux et jaloux, leur liaison mal assortie ne peut être de longue durée. Le véritable amour, don du ciel, doit rester ignoré ; il doit se communiquer de corps en corps, de cœur en cœur, autrement il ne seroit d’aucun prix.”

De beaux propos, la reine en est charmée, mais…

Graelent un jour, s’éloigne… Une biche va l’attirer…

“L’aventure de Graelent qui s’en alla avec sa mie, et du fidèle coursier, fut chantée dans toute la Bretagne. Les Bretons en firent un Lai, que l’on appella le Lai de Graelent-Mor.”

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Raymond Clarin alias Momond, limonadier, amène son copain Blanchas, artiste peintre, à la fête dans le petit village de Clansayes. Les amis font bombance toute la nuit, à l’auberge, en compagnie de Listet, un forain, pendant que la compagne de celui-ci, Youpette, tient la cabane à tir à la foire. Au petit matin, Listet partant à la chasse, Momond en profite pour rejoindre Youpette, son ancienne maîtresse, dans sa roulotte… Alors que Blanchas prend l’air frais pour se requinquer, il aperçoit le chasseur rentrant bien plus tôt que prévu chez lui, et craignant que le pire arrive, essaie de retenir l’homme fourbu, mais rien n’y fait. Ce dernier pénètre dans sa caravane et constate… que le pire est déjà arrivé… Momond gît au sol dans une mare de sang, égorgé… (Oxymoron Editions)

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Au large de Port-Kharis, se dresse Marsilia, l’île des Artocrates… Dans cette Cité baroque et merveilleuse, l’Art est à la fois source d’honneurs, d’intrigues et de folies. La famille Albaregno règne sur la Cité; la Reine, Lorenza, assume le pouvoir depuis que son époux, le Roi Comédien, a sombré dans la démence. Un mal secret qui est en train de la tuer pose, dès le début du livre, un problème de succession entre les trois enfants. Guasparre, l’aîné, fuit le pouvoir; Gemma, la fille, semble trop impulsive pour régner, tandis que le second fils, Fabio, fomente une révolution de palais…

Sur cette île volcanique, tous les pouvoirs s’affrontent : pouvoirs de l’intelligence et de la séduction, génie artistique, pouvoirs spirituels et magiques s’entremêlent dans une partie d’échecs complexe et sans merci.

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C’était, comme disent les honnêtes gens « une petite malheureuse ».

Au chômage, ne mangeant pas à sa faim, chassée de son taudis parce qu’elle ne payait pas son loyer, elle erre, désespérée, par les rues glaciales, un soir d’hiver. A bout de forces et d’espérance, elle entre dans une brasserie où se trouvaient des étudiants qui furent très aimables.

Depuis, elle exerce son métier de « petite malheureuse », et peut, enfin, manger à sa faim

« La vie de Marthe, depuis trois mois, est comme le rêve d’une enfance recommencée.

Aussi, figurez-vous : sa joie quand un ami, qui peut-être croyait railler, lui a offert pour ses étrennes une poupée.

— Une poupée avec de vrais cheveux, qui dit quelque chose et remue les yeux !…

Marthe en eût presque pleuré de joie. «

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Du Recueil, “Les Oiseaux bleus”

« C’était une chose triste de les voir si chétifs et si pâles, ces enfants vagabonds. Mais un matin, — grandelets déjà, — ils furent très étonnés, en s’éveillant dans l’herbe au pied d’un arbre, de voir qu’ils avaient dormi la bouche sur la bouche ; ils trouvèrent que c’était bon d’avoir les lèvres unies ; ils continuèrent, les yeux ouverts, le baiser de leur sommeil. Dès lors, ils n’eurent plus souci de leur détresse ; cela leur était égal d’être malheureux puisqu’ils étaient heureux ; il n’y a pas de misère aussi cruelle que l’amour est doux. »

« La renommée de tant de richesse et de largesse se répandit si loin qu’elle parvint jusqu’au pays des Fées ; l’une d’elles, — celle qui était apparue en robe de brocart dans la grange ouverte à tous les vents, — forma le projet de rendre visite à ses protégés afin de voir de près le bonheur qu’elle leur avait donné et de recevoir leurs remerciements.

Mais quand elle entra, vers le soir, dans la chambre somptueuse où le duc et la duchesse venaient de se retirer, elle fut étrangement surprise ; car, loin de témoigner de la joie et de la remercier, ils se jetèrent à ses pieds, les yeux pleins de larmes, en sanglotant de douleur.

— Est-il possible, dit la fée, et qu’est-ce que je vois ! N’êtes-vous point satisfaits de votre sort ?

— Hélas ! madame, nous sommes tellement malheureux que nous allons mourir de chagrin si vous ne prenez pitié de nous.

— Quoi ! Vous ne vous trouvez pas assez riches ?

— Nous ne le sommes que trop ! »

Découvrons ce très joli conte… et la magnifique sensibilité de l’auteur.

Pour tous les âges…

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Cette nouvelle fait partie du recueil : Les Ogresses

Tout à coup une bonne entra, conduisant par la main une fillette de cinq ans, frisée et rose.  Camille ! voici Camille. Dis bonjour à maman, dis bonjour à marraine.  Et Camille, sur ses petites jambes trébuchantes chaussées de bas rouges, courut à marraine, à maman. Du coup, en l’honneur de Camille, la partie se trouva interrompue. – Comme elle est jolie ! – Et maligne. – Un diable ! – Un amour !

Chacune voulait avoir Camille, se la passant de main en main, l’accablant de baisers, l’étourdissant de chatteries. – Tiens, Camille, veux-tu fumer ? – Veux-tu goûter à mon bock, Camille ?

On s’extasiait de voir que Camille buvait la bière sans grimace et fumait bravement comme une vraie petite femme.

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Londres, fin XIXème, début XXème siècle (la date n’est pas précisée mais on peut logiquement le supposer). le narrateur Henry Dibbl relate l’extraordinaire aventure qu’il a vécue. Malgré des études scientifiques, il vit de petits boulots jusqu’au jour où il postule, grâce à une petite annonce, à une mystérieuse mission scientifique en Equateur, dont le but est d’œuvrer au bonheur des générations futures. C’est inespéré. Enfin ! Enfin, il va peut-être pouvoir participer à des recherches d’envergures ! Bien qu’il ne sache pas exactement en quoi consistera cette mission, il ne peut que supposer que cela le rapprochera de ses inclinaisons scientifiques…

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Ouvrage en deux parties :

Première partie de ce merveilleux roman, le capitaine Hatteras reste incognito le temps de préparer son navire et d’être éloigné de l’Angleterre. Puis, il prend la direction du brick et de son équipage.  Les personnages ont des caractères très attachants, particuliers, forts, rebelles ou accommodants. Hatteras est véritablement habité de son projet, personnage magnifique, inoubliable et d’une sensibilité complexe.

Puis, après la partie 01, « Anglais au pôle nord », la partie 02 : « Le désert de glace », à découvrir avec les évènements de ce périple, et le talent toujours si passionnant, alerte et vivant de Jules Verne.

Un extraordinaire roman, fort et émouvant…, émaillé d’informations scientifiques.

Suivons le capitaine Hatteras, ce si merveilleux personnage, et découvrons ses aventures !

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Léonce Moreau (situé à gauche sur la photo) avait été appelé sous les drapeaux en 1916 à l’âge de 19 ans.
Il existe beaucoup de récits sur cette période, l’histoire de mon grand-père pourrait y ressembler si ce n’est qu’il s’agit d’un témoignage direct.
Au fil de ses écrits, il s’efforce de restituer la réalité sans feinte de patriotisme.
On peut s’étonner de trouver autant de bonheur contemplatif à travers certaines descriptions de paysages, c’était sans doute sa façon à lui d’échapper aux réalités de la guerre.
Comme tout ceux qui avaient participé à ce conflit, l’histoire qu’il avait vécue l’avait marqué pour le reste de sa vie. Il s’accommodait d’une vie simple dans son village natal dans le sud des Deux-Sèvres. Il partageait sa vie entre son jardin, l’écriture et la peinture.
À son décès en 1991, il a laissé 4 carnets de guerre. Ce troisième extrait concerne sa période de convalescence à “L’Elysée Rouennais”.

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Je suis un assassin ! J’ai tué un homme ! Nul n’en a jamais rien su ! Personne ne le saura jamais ! Il y a bien longtemps de cela… Je n’ai aucun remords de mon crime ! Seulement une sorte d’angoisse quand je pense à toutes les émotions par lesquelles j’ai passé !… Et c’est pour cela que je veux écrire cette effroyable histoire afin de m’en décharger sur le papier. Il me semble que lorsque je l’aurai ainsi contée, mon esprit en sera débarrassé et que je n’y penserai plus !…

Car c’est comme une hantise qui trop souvent m’accable…

Mon crime, je ne puis le confier à personne, alors je vais en écrire les péripéties. Et après, je brûlerai ce manuscrit, et, sans nul doute, j’aurai définitivement arraché de mon esprit ces souvenirs qui me harcèlent et empoisonnent la paix de mes vieux jours.. (Oxymoron Editions)

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Le début : « Je voudrais connaître une langue à part, dans laquelle pourraient s’écrire les visions de mes sommeils. Quand j’essaie avec les mots ordinaires, je n’arrive qu’à construire une sorte de récit gauche et lourd, à travers lequel ceux qui me lisent ne doivent assurément rien voir ; moi seul, je puis distinguer encore derrière l’à peu près de ces mots accumulés, l’insondable abîme. »

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Un classique !

Cet ouvrage raconte l’histoire d’une jeune fille, placée en orphelinat, et sous la protection de « Papa », elle reçoit une excellente éducation en collège de jeunes filles de la meilleure société.

Dans ses lettres, de grand talent littéraire, elle raconte ses découvertes, sa faim de connaître, de lire, donne son avis, etc…, et toute la finesse psychologique de cette jeune personne de 17 ans se déploie avec élégance, espièglerie, légèreté, générosité et ardeur. Et … amour…

Nous sommes au début du 20è siècle, aux Etats-Unis, et ceci apporte aussi un éclairage sociétal très intéressant.

L’émancipation des femmes approche.

Rejoignons mademoiselle Abbott, aux Etats-Unis…

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En suivant Durtal, maintenant installé au pied d’un monastère, nous saurons tout sur la vie des oblats de St Benoit, leur règle, leurs prières et dévotions, études et occupations.

Mais aussi tout ou presque … De la culture des plantes selon Strabo, de la manière d’accommoder des graisserons d’oie, de la vie des reclus au Moyen âge, des noces de Cana et des peintres de Dijon… Notre éclectique érudit est intarissable.

Mais ce qui fait vraiment le sel de ce long roman, ce sont de pures pages de poésie mystique. comme cette description de ces moines chantant la nuit au sein glacial de leur abbaye; ce sont les questionnements et incertitudes d’une âme en route vers Dieu, et enfin le contexte historique d’une France qui ne veut plus de ses moines et les contraint à l’exil.

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En l’an 2050, nous dit H.J. Magog (1877-1947), le monde se voit partagé en cinq républiques : la Confédération Européenne, les Etats-Unis d’Amérique, les républiques africaine, océanienne et asiatique… Cette dernière puissance a fait de Tokyo son « cerveau » et celui-ci n’est pas tout à fait étranger au complot tout à la fois intrigant et vaudevillesque marquant le début d’un éblouissant roman d’anticipation paru en 1926 sous le titre Les buveurs d’Océan !

A San Francisco, un japonais, le Dr Kasuga, vient demander la main de sa fille Suzanna au richissisme Marquis de Glandèves. Non seulement le Marquis refuse mais le légitime prétendant à la belle héritière, Jim Sandy, prend la mouche… C’est le début d’une épopée hallucinante qui verra s’engager la lutte titanesque entre deux forces mondiales seulement séparées — croit-on — par un Océan…

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Dans son atelier, où des abeilles bourdonnaient, traversant les vitres brisées par les pousses vertes des ronces, au milieu de l’encombrement des toiles commencées, un tableau achevé presque, et auquel la veille, évidemment, Lazarus travaillait encore, nous prit tout d’abord le regard. Comme imprévu des lignes et magnificence des couleurs, c’était admirable. À l’ombre des l’ombre des roseaux frissonnants, près d’un fleuve grec aux eaux pures, le grand corps de Léda, pâmée ! tandis qu’un cygne gigantesque, emplissant l’azur de ses ailes, joyeux, superbe, triomphant, regagnait les cieux d’un vol éperdu.

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Madame Récamier. — Enfance de Madame Récamier. — Suite du récit de Benjamin Constant : Madame de Staël. — Voyage de Madame Récamier en Angleterre. — Premier voyage de madame de Staël en Allemagne. — Madame Récamier à Paris. — Projets des généraux. — Portrait de Bernadotte. — Procès de Moreau. — Lettres de Moreau et de Masséna à Madame Récamier. — Mort de M. Necker. — Retour de Madame de Staël. — Madame Récamier à Coppet. — Le prince Auguste de Prusse. — Second voyage de Madame de Staël en Allemagne. — Château de Chaumont. — Lettre de Madame de Staël à Bonaparte. — Madame Récamier et M. Mathieu de Montmorency sont exilés. — Madame Récamier à Châlons. — Madame Récamier à Lyon. — Madame de Chevreuse. _ Prisonniers espagnols. — Madame Récamier à Rome.-Albano. — Canova : ses lettres. — Le pêcheur d’Albano. — Madame Récamier à Naples. — Le duc de Rohan-Chabot. — Le roi Murât : ses lettres. — Madame Récamier revient en France. — Lettre de Madame de Genlis. — Lettres de Benjamin Constant. — Articles de Benjamin Constant au retour de Bonaparte de l’île d’Elbe. — Madame de Krüdener. — Le duc de Wellington. — Je retrouve Madame Récamier. — Mort de Madame de Staël. — L’Abbaye-aux-Bois.

« Avant de continuer mon récit, je dois parler d’une femme qu’on ne perdra plus de vue jusqu’à la fin de ces Mémoires. Une correspondance va s’ouvrir de Rome à Paris entre elle et moi : il faut donc savoir à qui j’écris, comment et à quelle époque j’ai connu madame Récamier.”

« Elle rencontra aux divers rangs de la société des personnages plus ou moins célèbres engagés sur la scène du monde ; tous lui ont rendu un culte. Sa beauté mêle son existence idéale aux faits matériels de notre histoire : lumière sereine éclairant un tableau d’orage. »

« Montaigne dit que les hommes vont béant aux choses futures : j’ai la manie de béer aux choses passées. Tout est plaisir, surtout lorsque l’on tourne les yeux sur les premières années de ceux que l’on chérit ; on allonge une vie aimée ; on étend l’affection que l’on ressent sur des jours que l’on a ignorés et que l’on ressuscite ; on embellit ce qui fut de ce qui est ; on recompose de la jeunesse. »

« Voici cette lettre de Lucien, connue de Benjamin Constant ; au milieu des révolutions qui ont agité le monde réel, il est piquant de voir un Bonaparte s’enfoncer dans le monde des fictions : « Chaque jour je voudrais vous voir, comme si le « trait n’était pas assez fixé dans mon cœur. Les moments où je vous vois seule sont bien rares, et ces « jeunes Vénitiens qui vous entourent et vous parlent « fadeur et galanterie me sont insupportables. Peut- on parler à Juliette comme aux autres femmes ! J’ai voulu vous écrire ; vous me connaîtrez, vous ne serez plus incrédule ; mon âme est inquiète ; elle a soif de sentiment. Si l’amour n’a pas ému le vôtre ; si Roméo n’est à vos yeux qu’un homme ordinaire, oh ! je vous en conjure par les liens … etc »

« Telle est la puissance de la nouveauté en Angleterre, que le lendemain les gazettes furent remplies de l’arrivée de la beauté étrangère. Madame Récamier reçut les visites de toutes les personnes à qui elle avait envoyé des lettres. »

« Madame de Staël attira son amie à Coppet. Le prince Auguste de Prusse, fait prisonnier à la bataille d’Eylau se rendant en Italie, passa par Genève : il devint amoureux de madame Récamier. La vie intime et particulière appartenant à chaque homme continuait son cours sous la vie générale, l’ensanglantement des batailles et la transformation des empires. Le riche, à son réveil, aperçoit ses lambris dorés, le pauvre ses solives enfumées ; pour les éclairer, il n’y a qu’un même rayon de soleil. Le prince Auguste, croyant que madame Récamier pourrait consentir au divorce, lui proposa de l’épouser. »

« Peu de jours après, madame de Staël changea de logement. Elle m’invita à dîner chez elle, rue Neuve-des-Mathurins : j’y allai ; elle n’était point dans le salon et ne put même assister au dîner ; mais elle ignorait que l’heure fatale était si proche. On se mit à table. Je me trouvai assis auprès de madame Récamier. Il y avait douze ans que je ne l’avais rencontrée, et encore ne l’avais-je aperçue qu’un moment. Je ne la regardais point, elle ne me regardait pas ; nous n’échangions pas une parole. » …

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Le début de ce procès d’espionnage : « La mort de la belle miss Ena Garnier, ou, du moins, les circonstances de cette mort telles qu’on les connut dans le public, et le fait que son meurtrier, le capitaine John Fowler, s’était refusé à toute défense devant la cour de police, avaient provoqué l’émotion générale. L’accusé y avait ajouté en déclarant que, s’il réservait sa défense, c’était avec la certitude qu’au moment où elle se produirait elle revêtirait un caractère imprévu et décisif. »

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“William Lawrence est né en 1791, dans un village du comté de Dorset. Son père et sa mère font songer au bûcheron et à la bûcheronne duPetit Poucet. Ils étaient de même fort pauvres, chargés de sept enfants qui les incommodaient beaucoup.”

Le sergent anglais William Lawrence, tout illettré qu’il puisse être, nous a laissé ses mémoires. Arvède Barine analyse avec justesse la simplicité et l’authenticité qui se dégage de la vie de ce militaire du début du 19e siècle. Elle y dénonce le sentiment de supériorité, alors courant à cette époque, des sphères favorisées à l’égard des plus modestes.

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Suite du Recueil, Conte précédent :  Conte 03 :  DELORME, Marie – Les Trois Frères | Litterature audio.com

« Près du bourg de Plouaret, au bord de la route qui conduit à Lannion, à un endroit nommé Goaz ann Illis (le ruisseau de l’église), demeurait une pauvre veuve qui n’avait pour tout bien que sa hutte et une petite vache noire et blanche. – Elle filait, assise au seuil de sa porte, tout le long du jour, et, chaque mercredi, elle allait vendre son fil au Vieux-Marché, d’où elle rapportait quelques sous qui suffisaient à faire vivre, toute la semaine, de bouillie d’avoine et de galettes de blé noir, elle et son enfant. »

Voici Peronic, une Magicienne, un cheval qui parle et une bien jolie Princesse gâtée et capricieuse…

Prochainement, le Conte 05 du Recueil, Les Trois filles du Boulanger…

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Une nouvelle sur l’alcoolisme parue dans l’hebdomadaire Ric et Rac le 24 janvier 1931, nommée Ainsi Dieu les a-t-il faits dans d’autres éditions.

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Le jeune Elysée vit heureux avec ses parents et son grand-père dans sa maison proche de Lamalou, un village des Cévennes. Une nuit, un violent orage gonfle les flots de l’Orb, à un tel point que la rivière déborde, détruisant dans la rage la maison et emportant dans les flots les parents d’Elysée. Au matin, on découvre le désastre. Grelottant de froid, éperdus de douleur et de peur, Elysée et Papète trouvent un refuge chez leurs voisines, Micheline et sa fille Rosière. Quelques jours après, avec un grand courage, le vieil homme va entreprendre la dure tâche de reconstruire la maison, le potager et le verger.

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Partie 03, Années 1818-1830, Carrière politique. En 15 Livres.

Suite de : CHATEAUBRIAND (de), François-René – Mémoires d’Outre-tombe, Partie 03, Livres 01 à 05, édition Biré

Suite avec les Sections (MP3) 20 à 32 Livres 06 à 10 :

Mort de Napoléon. « Monarchie selon la Charte ». Mort du Duc de Berry. Ambassades. Charles X.

« Bonaparte se rapprochait de cette mer des miracles, où l’Arabe du Sinaï l’avait vu passer. La dernière terre de France que découvrit Napoléon fut le cap la Hogue ; autre trophée des Anglais. L’empereur s’était trompé dans l’intérêt de sa mémoire, lorsqu’il avait désiré rester en Europe ; il n’aurait bientôt été qu’un prisonnier vulgaire ou flétri : son vieux rôle était terminé. Mais au-delà de ce rôle une nouvelle position le rajeunit d’une renommée nouvelle. Aucun homme de bruit universel n’a eu une fin pareille à celle de Napoléon. On ne le proclama point, comme à sa première chute, autocrate de quelques carrières de fer et de marbre, les unes pour lui fournir une épée, les autres une statue ; aigle, on lui donna un rocher à la pointe duquel il est demeuré au soleil jusqu’à sa mort, et d’où il était vu de toute la terre. »

« La mode est aujourd’hui d’accueillir la liberté d’un rire sardonique, de la regarder comme vieillerie tombée en désuétude avec l’honneur. Je ne suis point à la mode, je pense que sans la liberté il n’y a rien dans le monde; elle donne du prix à la vie; dussé-je rester le dernier à la défendre, je ne cesserai de proclamer ses droits. Attaquer Napoléon au nom de choses passées, l’assaillir avec des idées mortes, c’est lui préparer de nouveaux triomphes. On ne le peut combattre qu’avec quelque chose de plus grand que lui, la liberté : il s’est rendu coupable envers elle et par conséquent envers le genre humain. Vaines paroles ! »

« Enfin, sous la date du 5 décembre 1818, le Conservateur contenait un article sérieux sur la morale des intérêts et sur celle des devoirs :

« Ce qui fait périr la morale chez les nations, et avec la morale les nations elles-mêmes, ce n’est pas la violence, mais la séduction ; et par séduction, j’entends ce que toute fausse doctrine a de flatteur et de spécieux. Les hommes prennent souvent l’erreur pour la vérité, parce que chaque faculté du cœur ou de l’esprit a sa fausse image : la froideur ressemble à la vertu, le raisonner à la raison, le vide à la profondeur, ainsi du reste. Le dix-huitième siècle fut un siècle destructeur ; nous fûmes tous séduits. Nous dénaturâmes la politique, nous nous égarâmes dans de coupables nouveautés en cherchant l’existence sociale dans la corruption de nos mœurs. La révolution vint nous réveiller : en poussant le Français hors de son lit, elle le jeta dans la tombe. »

… « Je ne serais pas étonné de m’entendre répondre : Fonder la société sur un devoir, c’est l’élever sur une fiction ; la placer dans un intérêt, c’est l’établir dans une réalité. » Or, c’est précisément le devoir qui est un fait et l’intérêt une fiction. »

« Tout homme qui a été ministre, n’importe à quel titre, le redevient : un premier ministère est l’échelon du second; il reste sur l’individu qui a porté l’habit brodé une odeur de portefeuille qui le fait retrouver tôt ou tard par les bureaux. »

Pour “L’ITINERAIRE”, évoqué :

CHATEAUBRIAND (de), François-René – Itinéraire de Paris à Jerusalem | Litterature audio.com

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Considéré comme le premier roman maritime français, « La Salamandre » paraît en 1832. Eugène Sue nous embarque sur le pont d’une corvette, lieu propice à une sorte de huis-clos et à l’observation de relations humaines exacerbées. Il est bien difficile de ne pas penser à Hugo ou à Musset tant sublime et grotesque s’alimentent mutuellement dans les flots mouvementés d’une ironie cinglante.

Comment ne pas citer ces mots de Balzac qui salue« la science d’observation de l’auteur », « une action triste et sombre, semée de scènes du comique le plus vrai et de descriptions éblouissantes, un style chaleureux, des idées neuves, et surtout la singulière faculté de colorer tout de poésie. »

Alors, hissons la grand voile, les hauts fonds nous attendent !

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Une petite ville de Provence, un vol dans une bijouterie…  Aucune plainte déposée pour un simple petit réveil-réclame…

Un cadavre…

Des personnages bien sympathiques, pourtant.

Tout cela est fort mystérieux.

Alors, que se passe-t-il donc ?

Le Commissaire Rosic arrive ! Suivons toute cette affaire !

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Sous-titrée « conte d’Acadie », une histoire d’amour se déroulant lors de la déportation par la Grande-Bretagne des Acadiens au XVIII°, dans une langue poétique (sublimement traduite) de Henry Longfellow (1807-1882).

Extrait de la préface du traducteur Charles Brunel : « Tous les enfants au coeur pur à qui cette touchante histoire semble particulièrement s’adresser, toutes les mères au coeur profond, tous les hommes au coeur droit voudront la lire, car, en vérité, il y a deux grandes choses dans ce petit livre, l’amour de la nature et l’amour des hommes, ce qui est, à proprement parler, l’amour de Dieu. »

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Modèle de fidélité à son époux décédé, modèle de dévouement envers ses enfants, modèle de respect filial, la marquise d’O… semble l’incarnation de la vertu. Tout bascule le jour où elle découvre avec stupéfaction qu’elle est enceinte. Qui est le père ? Persuadée de son innocence, elle devra résister à la défiance de son entourage.

Un curieux récit de Heinrich von Kleist, publié en 1805.

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Diététique et remarques intéressantes, au XIXème siècle…

« On s’imagine assez généralement qu’en mangeant un bifteck ou des légumes on absorbe des principes constitutifs très dissemblables ; c’est une illusion. Bifteck ou légumes sont constitués à peu près de la même façon, aux proportions près. On peut ranger les substances alimentaires sous quatre chefs principaux … »

« Pour qu’un homme donne son maximum de travail, il faut qu’il trouve dans son alimentation de la graisse et de l’hydrate de carbone. Les légumes renferment de l’azote ; ils contiennent un peu moins de graisse que la viande, mais en revanche beaucoup plus d’hydrocarbonés. A première vue, il semble donc que les végétariens soient absolument dans la vérité. L’alimentation végétale donnerait à la fois le muscle et la vigueur ; mais il ne faut pas se hâter de conclure. Voyons les faits d’un peu plus près… »

Texte publié par Henri de Parville, 1838-1909, dans la revue La lecture (1888).

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Tiré du recueil Anciens et Modernes, un court mais brillant essai de Paul de Saint-Victor (1827-1881).

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La fleur bleue du rêve chez Nanette ne demandait donc qu’à fleurir. Une cage fut l’occasion.

Oui ! dans la chambre à coucher de Nanette, sans compter l’épaisse fourrure aussitôt jetée, le péplum transparent qui de son tissu souple et mat gantait juste sa fine personne jeté également sur les coussins du lit, il y avait un peu de tout, et il y avait aussi une cage.

Et, dans cette cage, il y avait un loriot.

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Pour tout savoir sur Monsieur Lièvre … animal à respecter, comme toute Vie…

Caractère et croyances diverses…

« Un soir d’été, je revenais de Sceaux par le chemin de fer; il pouvait être sept heures ; c’est le plein jour en juin. Je regardais par la portière du wagon, quand j’aperçus, à dix mètres de la voie tout au plus, deux grands lièvres qui se battaient avec acharnement. Ils se dressaient l’un contre l’autre, jouant des dents et des griffes ; le poil volait, la poussière formait un nuage autour des combattants, et leur ardeur demeura telle que l’abominable vacarme du train, qui passait pourtant si près d’eux, ne leur fit pas lâcher prise. — Il est certain que le motif de la rencontre devait être sérieux, et que l’amour s’apprêtait à couronner le vainqueur sur quelque gazon prochain. Mais où donc était alors la légendaire timidité ?

Cette grande bravoure d’une bestiole si faible et si désarmée n’a pas peu contribué à frapper l’imagination des peuples superstitieux. — Presque toutes les religions ont donné au lièvre un rôle considérable dans leurs légendes. Je ne sais si les Egyptiens l’ont adoré, mais il a fait partie de leurs symboles, car on retrouve sa figure dans leurs hiéroglyphes. »

Publication dans la revue La lecture, 1888.

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« Glorifions la mère, car elle est la source intarissable de la vie toute puissante ».

Un conte paru dans le supplément littéraire du Figaro le 20 avril 1912.

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À l’hospice du village de Chantepie, au petit matin, le vieux Mérin est retrouvé étranglé dans son lit.
Si le crime ne fait aucun doute, le mobile ne semble pas en être le vol.
Mais qui donc a bien pu en vouloir à ce vieil homme sans histoires qui a passé sa vie à bambocher ?
Le jeune inspecteur Pelvec est chargé de l’affaire et va passer en revue tous les potentiels suspects qu’abrite le refuge… (Oxymoron Editions)

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Un joli portrait, un beau tableau…  à découvrir, avec le talent sensible de l’auteure.

Merci, chère Rachel, de ce généreux partage de texte 

Rachel à suivre ici :

Rachel Decarreau – Atramenta

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Sous titrée « Mémoires d’une aveugle », une sublime nouvelle d’amour de Léo Lespès (1815-1875) extraite du recueil Les Plumes d’or édité en 1865.

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19 Novembre 1905.

Très beau texte! A la jeune Bretagne!

“L’éternel malentendu dont il est dupe consiste à croire que l’âge d’or est derrière nous, alors qu’il est devant nous et qu’il n’entrera dans le domaine des réalités qu’autant que nous nous en ferons les artisans. Faut-il pour cela opérer une rupture complète avec le passé ? Je serais le dernier à le souhaiter, supposé que de pareilles ruptures soient possibles. Mais je voudrais du moins que le respect du passé, en ce qu’il eut de respectable, ne dégénérât point en idolâtrie. Chateaubriand, qu’on n’accusera pas d’être un témoin suspect, protestait déjà contre cette « manie du passé » qu’il ne cessait, dit-il, de combattre. « L’immobilité, déclarait-il, est impossible. Force est d’avancer avec l’intelligence humaine. Respectons la majesté des temps ; contemplons avec vénération les siècles écoulés, rendus sacrés par la mémoire et les vestiges de nos pères ; toutefois n’essayons point de rétrograder vers eux, car ils n’ont plus rien de notre nature réelle et, si nous prétendions les saisir, ils s’évanouiraient.”

“En combattant les idées, respectez les personnes. Même au point de vue du succès final, c’est encore la tactique la plus sûre. Vous connaissez le farouche individualisme de notre race. Renan a signalé avec raison comme un des traits les plus caractéristiques du Breton sa tendance à embrasser, par pur esprit de chevalerie, la cause des vaincus. Il n’y a pas de peuple qui, malgré sa longue servitude intellectuelle et morale, ait gardé un sentiment plus vif de l’exercice individuel de la liberté. Et c’est pourquoi il ne faut jamais désespérer de lui.

Qu’il sente en vous des passionnés de la liberté, de toutes les libertés. Vous savez que c’est par le sentiment qu’on le conquiert.”

L’auteur pouvait être anticlérical parfois, et était un mystique.

Ses conférences, y compris en Amérique du Nord, ont contribué à faire connaître et aimer la Bretagne.

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Une fort drôlatique nouvelle de Mark Twain (1835-1910).

« La veille même du jour où le mariage devait avoir lieu, Breckinridge, tandis qu’il était occupé à suivre des yeux un ballon, tomba dans un puits et se cassa une jambe, qu’on dut lui amputer au-dessus du genou. Aurélia, de nouveau, fut tentée de rompre son engagement, mais, de nouveau, l’amour triompha, et le mariage fut remis, et elle lui laissa le temps de se rétablir.
Une infortune nouvelle tomba sur le malheureux fiancé. Il perdit un bras par la décharge imprévue d’un canon que l’on tirait pour la fête nationale, et, trois mois après, eut l’autre emporté par une machine à carder. Le cœur d’Aurélia fut presque brisé par ces dernières calamités. »

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La brève existence de Marie Bashkirtseff (1860-1884) fut un combat vers un seul but : “rester sur cette terre par quelque moyen que ce soit.” C’est-à-dire survivre par la gloire artistique à une mort qu’elle savait devoir être précoce. Ses oeuvres sont aujourd’hui exposées dans les plus grands musées du monde. Mais c’est son Journal intime qui lui apporte la gloire.

Marie Bashkirtseff  introduit ainsi son journal : “A quoi bon mentir et poser ? Oui, il est évident que j’ai le désir, sinon l’espoir, de rester sur cette terre, par quelque moyen que ce soit…D’abord j’ai écrit très longtemps sans songer à être lue, et ensuite c’est justement parce que j’espère être lue que je suis absolument sincère. Si ce livre n’est pas l’exacte, l’absolue, la stricte vérité, il n’a pas raison d’être…Du reste, je me crois trop admirable pour me censurer… Vous pouvez donc être certains, charitables lecteurs, que je m’étale dans ces pages tout entière. Moi comme intérêt, c’est peut-être mince pour vous, mais ne pensez pas que c’est moi, pensez que c’est un être humain qui vous raconte toutes ses impressions depuis l’enfance.”

Le journal actuellement publié s’étend de 1873 à 1884. La lecture orale présentée ici concerne l’année 1873.

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Un jour, Estevanet , toujours épris d’irréel, avait fini par découvrir, dans un recueil de contes de fées, un digne objet  à ses amours : ce n’était, ni le Petit Chaperon Rouge, ni la Belle au Bois Dormant, ci Cendrillon, ni Peau d’Âne, ni Grisélidis, c’était…

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Un court, dramatique et sublime roman d’amour de Jenny Bastide (1792-1851) dite Camille Bodin, paru en 1828.

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Bruxelles, Paris, Londres, à l’orée de la Belle Epoque.

Georges Randal, issu d’une famille bourgeoise, voué à en perpétuer les valeurs d’ordre et de respect de la propriété, s’en affranchit pour se faire voleur, après que son oncle et tuteur l’a spolié de son héritage. Dans le combat qu’il engage contre son milieu, sera-t-il vainqueur ou vaincu, saura -t-il préserver un cœur pur?

L’action, aux rebondissements espiègles, nous fait rencontrer, à tous les étages du théâtre social, rentiers, politiciens, prédateurs de tous ordres, imbéciles de toutes obédiences, bourgeoises et cocottes (positions réversibles), malfrats épris d’art ou émus par la paternité, et un très énigmatique abbé.

Captant l’essentiel de son époque, Georges Darien nous convie à un jeu de massacre dont le nihilisme élégamment railleur n’épargne ni le scientisme en vigueur, tourné en farce pataphysique, ni la militance anarchiste.

Le roman évoque Mirbeau et Jarry – Vallès pour mémoire – dans un bonheur d’écriture corrosive et tendre, généreuse et désabusée. Boudé à sa parution, il attendra la faveur d’André Breton pour être reconnu en tant qu’oeuvre majeure, et l’adaptation qu’en fit Louis Malle au cinéma pour atteindre le grand public.

Un bouquet de perles volées:

” Je fais un sale métier, c’est vrai; mais j’ai une excuse: je le fais salement.”

” Il ne faut pas ronger tes ongles parce qu’ils sont à toi. Si tu aimes les ongles, mange ceux des autres.”

” L’existence est aussi bête, aussi vide, aussi illogique pour ceux qui la volent que pour ceux qui la gagnent.”

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Partie 03, Années 1818-1830, Carrière politique. En 15 Livres.

Ici, Livres 01 à 05.

Bonaparte, Napoléon, les guerres napoléoniennes.

Restauration. Les Cent-Jours.

Des pages célèbres et inoubliables…

« … hérauts d’armes et brandisseurs des insignes royaux au sacre de Bonaparte, ils rempliront les mêmes fonctions au sacre de Charles X ; puis, commissaires d’un autre pouvoir, ils mèneront ce roi prisonnier à Cherbourg, trouvant à peine un petit coin libre dans leur conscience pour y accrocher la plaque de leur nouveau serment. Il est dur de naître aux époques d’improbité, dans ces jours où deux hommes causant ensemble s’étudient à retrancher des mots de la langue, de peur de s’offenser et de se faire rougir mutuellement. Ceux qui n’avaient pu s’attacher à Napoléon par sa gloire, qui n’avaient pu tenir par la reconnaissance au bienfaiteur duquel ils avaient reçu leurs richesses, leurs honneurs et jusqu’à leurs noms, s’immoleraient-ils maintenant à ses indigentes espérances ? S’enchaîneraient-ils à une fortune précaire et re commençante, les ingrats que ne fixa point une fortune consolidée par des succès inouïs et par une possession de seize années de victoires » …

« Je prêtai l’oreille ; je n’entendis plus que le cri d’une poule d’eau dans les joncs et le son d’une horloge de village. Je poursuivis ma route : je n’avais pas fait trente pas que le roulement recommença , tantôt bref, tantôt long et iL intervalles inégaux ; quelquefois il n’était sensible que par une trépidation de l’air, laquelle se communiquait à la terre sur ces plaines immenses, tant il était éloigné. Ces détonations moins vastes, moins onduleuses, moins liées ensemble que celles de la foudre, firent naître dans mon esprit l’idée d’un combat. Je me trouvais devant un peuplier planté à l’angle d’un champ de houblon » … (Waterloo)

« Ensuite je me rendis chez Sa Majesté : introduit dans une des chambres qui précédaient celle du roi, je ne trouvai personne ; je m’assis dans un coin et j’at-| tendis. Tout à coup une porte s’ouvre : entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, M. de Talleyrand marchant soutenu par M. Fouché ; la vision infernale passe lentement devant moi, pénètre dans le cabinet du roi et disparaît. Fouché venait jurer foi et hommage à son seigneur ; le féal régicide, a genoux, mit les mains qui firent tomber la tête de Louis XVI entre les mains du frère du roi martyr ; l’évêque apostat fut caution du serment. Le lendemain, le faubourg Saint-Germain arriva : tout se mêlait de la nomination de Fouché déjà obtenue, la religion comme l’impiété, la vertu comme le -vice, le royaliste comme le révolutionnaire, l’étranger comme le Français ; on criait de toute part : « Sans « Fouché point de sûreté pour le roi, sans Fouché « point de salut pour la France »…

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Le destin d’Ariadne Ranine, orpheline, douée d’une voix de contralto sublime…

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Vers les quatre heures, ce joli jour de mai, Bastidon, tout endimanché, regagnait son logis, tout réjoui d’avoir été des convives posthumes de Garnoulin, à un somptueux déjeuner, selon les dernières volontés du défunt, qui avait été toute sa vie un bon vivant et un joyeux compère. Tout d’un coup, Bastidon eut la surprise de découvrir un soulier… avec un pied à l’intérieur, un pied qui, de toute évidence, appartenait à Garnoulin qui venait d’être enterré.
Le Parquet décide de faire ouvrir le cercueil du mort. A l’intérieur, on découvre que le corps n’est pas celui de Garnoulin, mais d’un homme inconnu, poignardé en plein cœur.
Le commissaire Rosic va être confronté à l’une des plus étranges affaires de sa carrière de policier.

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C’est avec certains préjugés de classe que la toute jeune et fantasque Lady Chester vient terminer sa grossesse au voisinage immédiat des Hopkinson, une famille de la gentry, dans une petite ville des faubourgs de Londres.

Mais les filles Hopkinson s’avèrent si honnêtes et si sensibles qu’elles ont raison de ses réticences, et gagnent les cœurs les plus nobles, malgré les manigances de la cupide Baronne Sampson…
L’établissement de ces jeunes filles sans fortune, mais pleines de mérite, devient l’enjeu du roman, fidèle en cela à la tradition ouverte par Jane Austen.

« La Maison Mitoyenne » (The Semi-Detached House, 1859) est un roman fin et léger, aux dialogues brillants, imprégné à chaque ligne d’humour anglais, qui ravira les amateurs de romans victoriens.

Il n’a jamais été publié en français, et nous sommes fiers de vous en offrir la toute première traduction.

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Une mélancolique nouvelle extraite du recueil Contes pour les jeunes et les vieux.

Le début : « Dans un salon, sous le voile de crêpe blanc qui recouvre les photographies de la jeune morte, je vis un soir trois pommes récemment cueillies, parées encore d’un bouquet de feuilles vertes, et posées au pied de la principale image de l’enfant partie trop tôt. Ces fruits d’aspect plébéien, à la peau tachée de jaunes brouissures, semblaient dépaysés au milieu des tableaux et des bibelots rares encombrant ce salon aristocratique aux épaisses tentures, où l’on parlait bas comme dans une église. Cela détonnait si étrangement, que la mère en deuil, devançant la question qu’elle liait dans les yeux surpris, dit en me désignant un tableau placé au fond de la pièce : – Ces fruits viennent d u pommier que vous voyez là, dans la dernière toile peinte par Moussia. Et c’est ainsi que je connus cette histoire du pommier, si intimement liée à celle de la jeune artiste morte à vingt-quatre ans. »

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Une planète sert d’exploitation agricole pour notre planète bleue « devenue grise » …

Enfants enlevés comme esclaves.

Yol fait la connaissance de Sim450…

Tout l’imaginaire magique d’Evelyne que nous remercions très chaleureusement 

Evelyne fut Lauréate au Grand Prix de la Poésie RATP 2017.

Evelyne à retrouver :

Charasse Evelyne BleuelaRenarde | Facebook
Charasse Evelyne Poésie – Des poésies courtes pour faire sourire les jours (over-blog.com)
Evelyne Charasse (fnac.com)
Evelyne Charasse (auteur de Chats et compagnie) – Babelio

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« Si Adrien avait été brutal, un coup de poing eût vite clos la discussion, selon l’usage de l’homme des cavernes. Mais il était réellement un gentil garçon, gâté par le système d’éducation que nous ont transmis des âges antérieurs. Il n’avait jamais songé à découvrir, par exemple, sur quels points il était supérieur aux filles, ni en vertu de quelle loi divine l’oisiveté était son privilège, tandis qu’autour de lui les femmes se tuaient de travail. »

Une courte nouvelle de T. Combe, écrite au début du vingtième siècle, avec un petit garçon, des fillettes et des tâches ménagères… Agréable à lire, divertissant et … encore d’actualité, quelquefois. Dans cette nouvelle, T. Combe s’interroge sur la société et les usages des hommes et femmes dans le milieu ouvrier jurassien. (bibliothèque numérique romande)

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Un letton du nom de Théodore Nemor, habitant White Friars Mansions dans le Hampstead a inventé une machine capable de désintégrer n’importe quel objet : la matière se dissout à son état moléculaire et atomique. Un procédé permet de le recomposer dans l’état exact où il se trouvait avant sa désintégration. Sur les conseils de McArdle, son rédacteur en chef auprès de La Gazette, Ned Malone demande l’aide du Professeur Challenger afin d’examiner l’objet en question et d’écrire un compte-rendu pour le journal…

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Une ville dévastée, une jeune femme fuit avec des compagnons d’infortune, un chien l’accompagne…

Magnifique nouvelle captivante d’Evelyne, que nous remercions infiniment 

Son imagination est merveilleuse…, sensible.

Evelyne fut Lauréate au Grand Prix de la Poésie RATP 2017.

Evelyne à retrouver:

Charasse Evelyne BleuelaRenarde | Facebook
Charasse Evelyne Poésie – Des poésies courtes pour faire sourire les jours (over-blog.com)
Evelyne Charasse (fnac.com)
Evelyne Charasse (auteur de Chats et compagnie) – Babelio

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En fin d’après-midi, Gaston Boudouran, un riche négociant en bois, disparaît, à vélo, sur la route qui mène de Pierrelatte à Saint-Andéol. Le mystère s’épaissit quand la bicyclette de l’homme volatilisé est retrouvée près du cadavre d’une femme inconnue. Le Commissaire Rosic chargé de l’enquête, penche très rapidement pour un rapt crapuleux, notamment, après avoir appris que Boudouran venait de retirer cent mille francs au guichet de sa banque … que ce dernier n’a pas été aperçu par le cantonnier travaillant toute la journée sur la fameuse route. Mais, quand la jeune femme de Boudouran s’éclipse à son tour, les certitudes s’écroulent au fur et à mesure que l’affaire se complique…  (Google Books)

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Voici le troisième et dernier texte du Recueil “Savoie”.

Texte si superbe…

« Je regarde tout le temps le Rhône. Ici à présent est son berceau : je regarde bouger le berceau, avec ses rives en bordure. La savoyarde, la vaudoise. »

« Connaître, savoir, déduire ; rapprocher selon les similitudes et les parentés ; mettre ensemble ce qui va ensemble ; se mettre d’abord à sa place, mettre autour de soi les choses à leur place ; savoir qui on est, savoir d’où on vient, savoir où on va ; chanter ensemble une origine, le point atteint, le point à atteindre ; le berceau, le cours, l’élargissement, l’embouchure ; la petite leçon que c’est, puis un peu plus grande, puis toujours plus grande ; le retentissement dernier parmi toute la mer. »

« Ici, où je me tiens, face à leur port, et à leurs carrières, je dis ces choses dans leur langue et presque avec l’accent qu’ils ont. Langue d’oc, langue d’oc, tu restes fidèle à ce cours, et un chapelet de patois est le long de ce cours égrené, avec des grains de même bois, quoique de nuances un peu différentes, et ici est notre nuance. Ici où la côte se dresse d’un coup, dans les vignes au-dessus de moi ils sont occupés à cueillir ; ils pendent au-dessus de moi parmi les murs avec leurs hottes ; et je tâche à cueillir aussi. »

La Nature, le fleuve, l’Humain, la prose merveilleusement poétique de Ramuz…, un « Chant ».

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Le roman d’une jeune fille est la dernière nouvelle du recueil : La robe d’écailles roses, de Maurice Leblanc. Les autres nouvelles sont dans notre bibliothèque.

Lorsque sa mère meurt, Gilberte apprend avec stupeur qu’elle n’a pas de nom de famille. Ses parents avaient beaucoup voyagé, en Russie, en Allemagne, en Angleterre, et, dans chaque pays, ils avaient adopté une identité différente. A la mort de son mari, Gilberte et sa mère, sous le nom de Madame Armand, rentrent en France. Mais, restée seule, Gilberte est bien obligée d’avouer au notaire qui va s’occuper d’elle, que les papiers ont disparu au cours d’un incendie et que tout ce qu’elle connaît, c’est son prénom.

L’occasion nous est enfin donnée de redécouvrir dix nouvelles du père d’Arsène Lupin et un récit dans la plus pure tradition du roman populaire : s’y mêlent humour, mondanités, traquenards, gentlemen, grands sentiments et jeunes filles pures.

Maurice Leblanc sait évoquer la psychologie des personnages dont le code moral possède un charme désuet et envoûtant ; malgré les rythmes et la variété des récits, l’art du conteur confère à l’ensemble de l’ouvrage une atmosphère que les vrais amateurs d’histoires « pour le plaisir » ne peuvent ignorer.

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À la fin du XIXe siècle à Paris, Amédée dirige la banque Charlemont. Il se repose sur son secrétaire, Fourcy. Fourcy découvre que Robert, 19 ans, fils d’Amédée, est très endetté et lui dit que sa maitresse est une coquine. ..

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Conte 03 du Recueil.

“Il y avait une fois trois frères, qui se nommaient : Yvon, Goulven et Guyon. Leur mère étant morte, ils demandèrent à leur père de donner à chacun d’eux la part qui lui revenait dans la succession, car ils voulaient aller chercher fortune par le monde.

« Hélas ! mes enfants, dit le vieillard, vous savez que nous ne sommes pas riches. Je n’ai à vous donner qu’un chat, un coq et une échelle. Ce n’est pas grand’chose, comme vous voyez, mais partagez-les entre vous, car c’est là tout votre héritage.
– Eh bien ! dirent les trois frères, nous nous en contentons ! Tirons les lots à la courte paille”.

Voici les aventures des trois frères…

Prochainement, le Conte 04, “Peronic”…

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« Mademoiselle Pouque venait de tuer un homme !…

Bien entendu, elle en demeurait atterrée, car rien, dans sa vie, jusque-là, si calme et si paisible, ne la prédestinait à devenir une criminelle !… »

Voilà un début qui ne laisse apparemment pas une large place à la recherche du coupable. Pour autant, ce court roman de Rodolphe Bringer nous réserve quelques cuisantes surprises et la présomption d’innocence s’avère plus que jamais indispensable…

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Quatre alpinistes perdus en plein Jura vont trouver refuge chez un homme qui a signé un pacte avec le diable…
«Quand on veut voir sérieusement le diable, on n’a qu’à l’appeler de tout son coeur, il vient !»

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Carrière littéraire, Histoire, les années 1800-1814, en cinq Livres.

Séjour à Dieppe. Voyage en Savoie, en Auvergne et souvenirs fort bien écrits par “La Chatte”, madame de Chateaubriand, en notes complémentaires.

Madame de Beaumont, Lucile de Chateaubriand (Voir le livre d’Anatole France, dans notre Bibliothèque),

ANATOLE FRANCE – Lucile de Chateaubriand : Ses contes, ses poèmes, ses lettres, précédés d’une étude sur sa vie | Litterature audio.com

Le Livre 03 traite de l’événement si marquant et si grave de la mort du Duc d’Enghien.

Voyage dans le Proche-Orient, journal, et « L’Itinéraire de Paris à Jérusalem »,

CHATEAUBRIAND (de), François-René – Itinéraire de Paris à Jerusalem | Litterature audio.com

La « Vallée-aux-Loups », sa demeure, mort de Chénier et l’Institut, les prix décennaux.

La Partie 03 traitera des années 1815 à 1830.

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Elevée au sein d’une famille unie mais pauvre – qui n’est pas sans rappeler la fratrie Brontë -, Agnès Grey, 18 ans, fille d’un pasteur d’un village du nord de l’Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Trop discrète et inexpérimentée, elle est vite confrontée à la dure réalité dès son arrivée chez la famille Bloomfield. Désarmée face à l’indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, et à l’indifférence cruelle des adultes, elle est renvoyée au bout de quelques mois.
Sans désemparer, et dans l’obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Les jours passent, avec leur lot de monotonie et de difficultés, jusqu’à l’arrivée du nouveau pasteur, Mr Weston…

Chronique réaliste à la première personne, non dénuée de satire, Agnès Grey est largement inspiré de l’expérience de gouvernante d’Anne Brontë dans l’Angleterre provinciale de son siècle, tout comme Jane Eyre de sa soeur Charlotte.

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Une mystique nouvelle de Horace van Offel (1876-1944) parue dans le journal Excelsior le 12 juin 1934.

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Malda, jeune femme à l’âme artiste, passe l’été avec son amie Loïs dans une charmante maisonnette perdue au milieu des champs, un endroit idyllique où elle peut se consacrer à son art. Toutefois, pour séduire un écrivain, Ford Mathews, Loïs la convainc de se mettre à la cuisine. Les tâches ménagères l’occupent alors presque entièrement… mais est-ce bien avec des petits pains chauds et des gâteaux que Malda gagnera le cœur de Ford ?

Cette nouvelle a été publiée en 1910 par Charlotte Perkins Gilman dans la revue mensuelle The Forerunner dont elle était l’éditrice, la productrice et l’unique rédactrice. Comme dans tous ses textes, elle y transmet un message d’émancipation féministe, très éloigné des stéréotypes propagés par les revues de l’époque.

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Cette mélancolique nouvelle est tirée du recueil Contes pour les jeunes et les vieux paru en 1900.

« La soirée était exquise. Du côté d’Annecy le soleil venait de disparaître dans une gloire de nuées purpurines. Derrière les escarpements de la Tournette, la pleine lune se levait et effleurait les sombres pentes veloutées de la montagne d’un premier rayon qui trouait comme une flèche les brumes des ravins. De tous côtés, dans la campagne assoupie, montaient des cris de grillons, mêlés aux notes claires des rainettes. A mes pieds, l’eau du lac encore glacée de lilas foncé clapotait mollement. Je suivais la marge d’un petit pré dont l’eau rongeait les bords, et, tout en cheminant les yeux en l’air, je rêvais d’une nouvelle rencontre possible avec la jeune Russe ; j’inventais de romanesques incidents qui nous mettraient en communication ; j’engageais une conversation imaginaire où j e disais des choses très spirituelles et très éloquentes. Tandis que je bâtissais mes châteaux en Espagne, j’ entendis sous la ramure d’un saule le bruit métallique d’une chaîne de bateau qu’on secoue, et tout à coup, à cinq pas, je vis s’agiter une forme blanche… C’était la princesse. »

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Préface d’Edmond Biré très intéressante.

Dans cette première partie, en neuf Livres, Chateaubriand évoque son enfance, sa jeunesse en Bretagne, sa famille :

Vie à Combourg. Premiers mouvements politiques. Et, aussi la Prise de la Bastille.

Son Voyage en Amérique.  Arrestation de Louis XVI à Varennes. Son retour en France.

Armée des Princes.  Siège de Thionville. Emigration en Angleterre.

Histoire, Voyage, Société, sa propre vie, son témoignage, ses réflexions et opinions, tout est traité avec ce talent prodigieux de Chateaubriand.

La deuxième partie abordera la Carrière Littéraire, et les années 1800-1814.

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Hériter d’un vieil oncle! Qui n’en a pas rêvé? Henri, journaliste à Lyon, ne connaissait même pas l’oncle Barnabé. le voici propriétaire d’une maison en Haute-Savoie, avec vue sur le lac Léman. Un héritage qui tombe à pic! Il vient d’épouser Françoise et rêve d’écrire un roman. Sans hésiter, le couple quitte Lyon pour s’installer dans sa nouvelle maison de campagne.

Hébétés par la nuit d’orage qui accompagne leur installation, Françoise et Henri sont loin de réaliser le piège dans lequel ils sont tombés. Et d’où vient ce chat noir, énigmatique et sauvage? Ce ne serait rien qu’il ait la griffe facile. mais Catherine, la vieille servante, affirme qu’il est un fantôme, une réincarnation de l’oncle Barnabé. Ce chat qui revent saura-t-il protéger le jeune couple des difficultés qui vont naître et de l’avalanche qui va leur tomber sur la tête? (bibliothèque numérique romande)

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Le Déjeuner de Molière (avec Louis XIV !) de Paul de Musset (1804-1880) est paru notamment dans la Revue de Paris en 1842.

« Louis XIV vient de quitter le lit ; il a mis sa robe de chambre et demandé la première entrée. Les assistants sont Monsieur, frère du roi, M. le prince (de Condé), MM. de Guiche, Lauzun, Beringhen, et l’éternel Dangeau : Molière entre , comme employé dans la chambre ; le roi, averti par l’honnête Belloc, des impertinences et des basses envies de MM. les officiers, lui dit aussitôt qu’il le voit :
– Est-il vrai, Molière, que vous faites maigre chère ici, et que messieurs de la chambre ne vous trouvent pas fait pour manger avec eux ?

– Il est vrai, sire , que ces messieurs s’accommodent mal de s’asseoir à côté d’un comédien ; mais j’ai soin de leur épargner cette peine.
– Eh, où donc mangez-vous?
– Hors du château, Sire.
– Quoi ! vous allez dîner au cabaret, lorsque je vous donne le couvert à la fable du contrôleur ! C’est une chose intolérable. Je saurai montrer l’état que je fais d’un comédien comme vous. Sans doute vous avez faim ? Nous allons déjeuner ensemble. Messieurs, qu’on nous serve mon en-cas de nuit. »

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Eliduc aime son épouse, il va devoir s’en éloigner pour guerroyer et une jeune femme tombe amoureuse de lui, un amour réciproque naît…

Lai d’Eliduc ou Lai des Deux Dames

« Je vais franchement réciter un très-ancien Lai breton, et je le rapporterai tel que je l’ai appris, sans y rien changer.

Il étoit en Bretagne un chevalier brave, courtois et généreux appellé Eliduc, qui n’avoit pas son pareil dans le pays. Il avoit épousé une femme bien née, aussi aimable que sage qui faisoit son bonheur. Ils s’aimoient beaucoup quoiqu’ils fussent mariés depuis long-temps. Mais il advint que la guerre ayant été déclarée, Eliduc fut obligé d’aller combattre en pays étranger. Il y fit la connoissance d’une jeune personne d’une beauté rare, nommée Guillardun, laquelle étoit fille d’un roi et d’une reine. La femme d’Eliduc étoit appelée Guildeluec dans la Bretagne, aussi le Lai est-il intitulé de Guildeluec et de Guillardun après avoir porté le titre de Lai d’Eliduc. Mais ce titre a été changé à cause des deux dames. Quoi qu’il en soit je vous dirai la vérité à l’égard de l’aventure qui a fourni le sujet de ce Lai. »

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Félician Delorges, lassé d’une jeunesse passée à bourlinguer en Afrique équatoriale, rentre à Rocheplate, berceau de sa famille, à la suite du décès de son père, dans le but de s’occuper d’une fermette qu’il lui a léguée.
Dans le village, il y fait la connaissance de son oncle, Gonzalve de Lorges – unique héritier de la fortune du grand-père et ne fréquentant que la Haute Société, – et de sa belle cousine Geneviève.
Gonzalve voit d’un mauvais œil l’arrivée de ce dévoyé sans argent qui lui rappelle un peu trop ses origines modestes.
Geneviève, elle, est ravie de pouvoir enfin fréquenter un homme à son goût (oxymoron edtions).

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A travers ces sept fables, Jean de La Fontaine aborde plusieurs questions sur l’aide qu’on peut prodiguer à autrui et sur celle qu’on peut en recevoir. Ces questions demeurent, par-delà les siècles, et certaines sont même d’une brûlante actualité. Comme à l’accoutumée, le grand fabuliste aborde le sujet de manière plaisante, sous forme de saynètes pleines de verve, et dans le style impeccable qu’on lui connaît.

1 – L’Ours et l’Amateur des Jardins
2 – Le Chartier embourbé
3 – Le Coche et la Mouche
4 – Le Lion et le Rat & La Colombe et la Fourmi
5 – Le Lion s’en allant en guerre
6 – Le Villageois et le Serpent

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Robardic, le pâtre, rencontre la Reine des Fourmis, la Reine des Colombes et le Roi des Animaux.  Et, la suite des aventures du valeureux Robardic vous attend…

Suite du Recueil, prochainement.

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À Rochebourg, Me Fouque, notaire, s’inquiète de l’absence de son clerc, Georges Vidal.

Parti à sa recherche, il croise le chemin du docteur Fouace qui, apprenant l’étrange disparition, crie à l’assassinat et désigne, comme meurtrier, Jean Cabri, un marginal vivant seul dans sa ferme familiale.

La police est rapidement chargée de l’affaire et le célèbre commissaire Rosic, de passage dans la région, est convié à participer à l’enquête.

Tous les éléments démontrent la culpabilité du fameux Cabri et ce dernier est promis à la peine capitale .(résumé de l’histoire : Oxymoron – éditions).

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Biographie, Histoire, Politique, Religions, Ruines, Antiquité, Société, Témoignage, Erudition vaste de CHATEAUBRIAND.

Préfaces très intéressantes, édition 1867. “Itinéraire de Paris à Jérusalem” est un récit de voyage de François-René de Chateaubriand publié en 1811. Il relate un voyage effectué de juillet 1806 à juin 1807. Un vrai témoignage.
La politique, en particulier en Grèce, est relatée avec tout l’intérêt de l’auteur pour la Liberté, et contre l’esclavage.

Visite de la Grèce, Constantinople, Rhodes, de Jérusalem, recherche de ruines, société, érudition vaste avec des textes anciens, la Bible, l’Histoire, poursuite en Egypte, Carthage, Tunis, histoire romaine, etc… , Saint-Louis, puis retour par l’Espagne.

Ouvrage très varié et passionnant par tous les sujets abordés, anecdotes et les réflexions de l’auteur. Un voyage d’historien, de géographe, d’homme de lettres, de journaliste… Ce texte est évoqué dans les Mémoires d’Outre-tombe, avec le journal de Julien, dans de courts extraits.

Extrait d’un discours sur l’Histoire de France, discours en réponse à M. Le Garde des Sceaux.
« Je vais, Messieurs, développer ma pensée : Si la loi contre la traite des noirs s’était exprimée d’une manière plus générale ; si, au lieu de dire, comme elle le dit : toute part quelconque qui sera prise au trafic connu sous le nom de la traite des noirs sera punie, etc., elle avait dit seulement au trafic des esclaves, je n’aurais eu, Messieurs, aucun amendement à proposer. Le projet de loi actuel parlant en général des contraventions, délits et crimes qui ont lieu dans les échelles du Levant, et le crime du trafic des esclaves s’y commettant tous les jours, il serait clair que le crime que je désigne serait enveloppé dans le présent projet de loi. Mais la loi de 1818 ne parle pas d’une manière générale du crime contre la liberté des hommes ; elle borne sa prohibition à la seule traite des noirs. Or, voici, Messieurs, l’étrange résultat que cette prohibition spéciale peut produire dans les échelles du Levant et de Barbarie »

Voyage de l’archipel, de l’Anatolie et de Constantinople

« Je changeais de théâtre : les îles que j’allais traverser étaient, dans l’antiquité, une espèce de pont jeté sur la mer pour joindre la Grèce d’Asie à la véritable Grèce. Libres ou sujettes, attachées à la fortune de Sparte ou d’Athènes, aux destinées des Perses, à celles d’Alexandre et de ses successeurs, elles tombèrent sous le joug romain. Tour à tour arrachées au Bas-Empire par les Vénitiens, les Génois, les Catalans, les Napolitains, elles eurent des princes particuliers, et même des ducs qui prirent le titre de général de ducs de l’Archipel. »

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Ce récit de l’écrivaine polonaise conspiratrice Eva Felinska (1793-1859) de 1839 a été publié dans Le Tour du monde en 1862.

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Mal enchaîné, en effet, puisque le voici à Paris, en 189. !

« Quand, du haut du Caucase, Prométhée eut bien éprouvé que les chaînes, tenons, camisoles, parapets et autres scrupules, somme toute, l’ankylosaient, pour changer de pose il se souleva du côté gauche, étira son bras droit et, entre quatre et cinq heures d’automne, descendit le boulevard qui mène de la Madeleine à l’Opéra. »

Cette sotie d’André Gide est parue en 1899.

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En Bretagne, puis en Bourgogne, et à Paris. Voici Charlotte, son cousin Georges, et Emmanuel, ami de Georges.
Monsieur de la Héraudière, père de Charlotte, qui avait accepté les arrangements matrimoniaux de son épouse défunte.

Loi sur l’internement. Société. Recherches scientifiques, le milieu des avocats et de la vie politique… Condition féminine, place des femmes. Amour. Jalousie. Hérédité…  Et des ambiguïtés intéressantes… Beau roman psychologique, alerte, sensible.

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  1. Du fait des guerres napoléoniennes, la province du Yorkshire subit la première dépression industrielle de l’Histoire. Les temps sont durs, aussi bien pour les patrons que pour les ouvriers qui, menacés par l’apparition des machines-outils, fomentent une révolte. Robert Moore est l’un de ces industriels dont les filatures tournent à vide. La timide Caroline, sa cousine, est éprise de lui. Mais Robert est trop préoccupé par les émeutes et les ennuis financiers pour songer à un mariage si peu lucratif. Il songe plutôt à Shirley Keeldar, une jeune héritière qui vient de s’installer en ville. Vive et entreprenante, le « capitaine Keeldar » – comme elle se laisse appeler – déborde d’idées pour investir son argent, souhaitant venir en aide aussi bien à Robert qu’aux ouvriers les plus pauvres.

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Dans ces dix derniers Simples contes des collines, nous allons retrouver des personnages tels que Madame Hauksby, les soldats Mullvaney et Ortheris… Mais aussi des personnages plus énigmatiques au destin parfois tragique, une improbable Vénus, des fonctionnaires trop zélés, des érudits rongés par l’alcoolisme, que Kipling sait décrire avec autant de tendresse que de sarcasme.

Voir aussi : Partie 1 ; Partie 2 ; Partie 3.

Lecture de l’ouvrage publié aux Éditions Sillage (ISBN 9782916266404).

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Plus sentimentale que tragique est cette nouvelle de William John Locke (1863-1930) où un cœur, un pauvre cœur humain, se débat dans une intrigue dont il est la première victime, car l’amour souffle où il veut…

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Une très belle nouvelle d’amour sur fond d’éruption du Vésuve par Paul Lacroix, plus connu sous le pseudonyme de Bibliophile Jacob (1806-1884). Texte issu du recueil Le Royal Keepsake, édité en 1842.

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Nouvelle aventure du commissaire Rosic ! Un enquêteur atypique, qui ne découvre jamais rien… car il se contente de se fier aux apparences, et à la haute opinion qu’il a de ses facultés de limier hors-pair ! Heureusement, un enquêteur de circonstance, tel un bon ange secourable, vient toujours lui ouvrir les yeux et démêler pour lui les fils d’une intrigue qu’il a cru trop vite avoir résolue… Idée originale et bien amusante.

Mystère dans le B-14, le train de luxe qui relie de façon hebdomadaire Marseille à Calais pour permettre aux voyageurs du paquebot en provenance de l’Inde de rejoindre l’Angleterre. Lors d’une courte escale à Valence, le sous-chef de gare, intrigué par une traînée de sang, repère dans un compartiment un homme égorgé. L’employé a la présence d’esprit de faire détacher le wagon ensanglanté afin de faciliter le travail des enquêteurs sans retarder, outre mesure, l’ensemble des riches passagers dormant dans le train de luxe.

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Récit policier.

Où le commissaire Rosic doit faire preuve de sagacité face à Jacques Vix… à la si vive intelligence, pour découvrir rapidement le coupable.

Un pauvre mendiant est retrouvé assassiné, des billets de banque sur lui.  Il serait question d’un héritage…

P.S. M. Rosic évoque une ancienne enquête, Le Poignard de cristal, texte édité aussi sous Le Mystère du B14, qui paraîtra bientôt sur le site.

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Le Décaméron est un recueil de 100 nouvelles écrites en italien par Boccace entre 1349 et 1353. C’est une œuvre célèbre pour ses récits de galanterie amoureuse, qui vont de l’érotique au tragique.

La première journée est précédée d’une description de la peste et du récit de la rencontre fortuite des narrateurs des nouvelles.

Sommaire :

Journée 1 : « Où l’on parle de ce qui sera le plus agréable à chacun. »

Journée 2 : « Où l’on parle de ceux qui, tourmentés par le sort, finissent au-delà de toute espérance par se tirer d’affaire. »

Journée 3 : « Où l’on parle de ceux qui, par leur ingéniosité, ont obtenu ce qu’ils voulaient, ou ont retrouvé ce qu’ils avaient perdu. »

Journée 4 : « Où l’on parle de ceux qui eurent des amours se terminant par une fin tragique. »

Journée 5 : « Où l’on parle des fins heureuses terminant des amours tragiques. »

Journée 6 : « Où l’on parle de ceux qui évitent dommage, danger ou honte par l’usage d’une prompte réplique. »_

Journée 7 : « Où l’on parle des tours que les femmes, poussées par amour ou pour leur salut, ont joué à leurs maris, conscients ou non. »

Journée 8 : « Où l’on parle des tours que les femmes jouent aux hommes et vice versa, ou que les hommes se jouent entre eux. »

Journée 9 : « Où chacun parle de ce qui lui est le plus agréable. »

Journée 10 : « Où l’on parle de tous ceux qui agirent en amour ou autre circonstance avec libéralité ou magnificence. »

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Une courte biographie de Charles d’Éon de Beaumont, dit le chevalier d’Éon, diplomate, espion, officier, homme de lettres français (1728-1810).

Texte écrit par l’académicien Alfred Mézières (1826-1915), et paru dans la revue Lisez-moi Historique.

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Un homme est retrouvé assassiné, dans la salle d’attente d’une petite gare…

Un trèfle est tatoué sur sa poitrine…

Récit policier.

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Une vengeance de femme qui tourne court…

« Avant cette foudroyante surprise d’émotion qui l’avait, ce soir, fait parler à Mme de Séricourt comme il lui avait parlé, il n’avait jamais manqué ni en actes ni en discours à ce pacte d’honneur que le mariage représente toujours à un homme élevé dans certains principes. Ce soir marquait donc pour lui une date ineffaçable, celle du premier parjure : le rendez-vous demandé à son ancienne maîtresse, et accordé par elle, dans ces termes, avec ce regard, c’était l’infidélité, certaine, toute proche, déjà commise, et le mari coupable en éprouvait le remords dans cette voiture où son bras frôlait le bras de sa femme… »

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Rose, orpheline, est recueillie dans sa famille bienveillante et généreuse. Tantes, cousins, et oncle Alec veillent sur elle… Une très jolie histoire, de bonne éducation, de sentiments altruistes…

« C’étaient des trilles à n’en plus finir, puis une sorte de doux ramage qui se termina brusquement par un éclat de rire harmonieux. Rose, oubliant son chagrin, se mit à rire aussi comme un joyeux écho et se leva vivement. “C’est un oiseau moqueur, – se dit-elle, – ou peut-il être ?” Elle courut à la porte du jardin, puis à celle de la cour. Rien. Le chant venait de l’intérieur de la maison. “Est-ce qu’il serait dans la salle à manger ?” fit Rose tout étonnée. Elle entra très doucement ; mais elle ne vit aucun autre oiseau que les colombes en chêne sculpté, qui, depuis plus d’un siècle, se becquetaient sur les panneaux du grand bahut. “C’est trop fort ! s’écria l’enfant. Il est là, cependant, car je l’entends encore mieux que tout à l’heure… Ah ! il est dans la cuisine… Pas de bruit, ou il s’envolera ! …”

Malgré les précautions infinies qu’elle prit pour ouvrir la porte de la cuisine, l’oiseau effarouché se tut aussitôt, et Rose n’aperçut plus qu’une fillette en robe d’indienne et en grand tablier bleu, qui, les bras nus jusqu’aux coudes et la robe relevée par deux épingles, frottait vigoureusement le plancher avec une brosse et du savon noir. “Avez-vous entendu ce drôle d’oiseau ? lui demanda Rose. Savez-vous son nom ? — On l’appelle Phœbé, répondit la petite fille avec un sourire plein de malice.” »

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Titre original : Two Little Wooden Shoes (1874).

Très douce histoire d’une jeune fille, le jour de ses 16 ans… Bébée est jolie, gentille, et naïve… Elle vend ses fleurs, un homme l’aborde…

Le talent littéraire de Ouida, son regard sensible, humain sur la personnalité de cette petite jeune fille, sur celle de Lionel, et sur celles de tous les personnages de cette histoire.

Rejoignons-les en Belgique…

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Au XVIIe siècle, et notamment suite aux découvertes de Galilée (1610), les hommes de science dénoncent l’astrologie comme étant une “fausse science”. Mais ils écrivent en latin et leurs écrits restent assez confidentiels. La Fontaine prend leur parti et rappelle ses lecteurs à la raison, à travers ces trois fables.

L’Astrologue se termine par ces vers :

« Charlatans, faiseurs d’horoscope,
Quittez les cours des princes de l’Europe. »

L’Ordonnance Royale de juillet 1682, signée par Louis XIV, Colbert et Louvois, exaucera son vœu : « Toute personne se mêlant de deviner et se disant devins ou devineresses videront incessamment le royaume. »

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Paul Arène, né le 26 juin 1843 à Sisteron et mort le 17 décembre 1896 à Antibes, est un poète provençal et un écrivain français. Il a collaboré activement avec Alphonse Daudet.

En relation constante avec Joseph Roumanille, Frédéric Mistral et Théodore Aubanel, Paul Arène regroupe ses amis occitans de Paris, puis, s’inspirant du Félilbrige de Fontségune, il organise en 1879 le Félibrige parisien, dont il sera le président après Charles de Tourtoulon et Jasmin. Il est aussi élu Majoral du Félibrige en 1884.

Nouveaux Contes de Noël est un recueil de 28 anecdotes et souvenirs de jeunesse. Paul Arène est par ailleurs l’auteur de nombreux ouvrages dont Jean des Figues, son chef d’œuvre, Contes de Provence, La Gueuse parfumée, et bien d’autres qui sont dans notre bibliothèque.

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Paru dans La Vie Littéraire le 13 mars 1900.

Incipit du texte : « Le célèbre romancier russe Dostoïevsky, ayant été mêlé à une conspiration en 1848, fut condamné aux travaux forcés dans un bagne de la Sibérie. Au bout de quelques années il fut gracié et une fois en liberté il a publié des mémoires intitulés Souvenirs de la Maison Morte. J’en détache le passage suivant qui nous initie à la vie du bagne en Sibérie et en même temps nous fait pénétrer dans l’âme du criminel russe. » (Michel Delines)

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« Le Péché du Monde » est le premier tome de La Fille pauvre, un roman autobiographique en trois volumes écrit par Maxence Van der Meersch à partir de 1934. Il est inspiré de la vie ouvrière de sa femme.

Denise est une enfant non désirée, née dans une famille pauvre et inculte. Elle va venir à Paris, où elle va grandir dans un milieu misérable et corrompu. Elle va connaître les tourments de la faim, travailler en usine, subir les épreuves de l’humiliation et de la cruauté que lui réservent des êtres aussi pauvres qu’elle, et la méchanceté de sa mère qui ne l’aime pas. Elle subira tout avec un admirable courage et continuera d’aimer cette mère ingrate et cruelle. (4ème de couverture du livre, paru aux éditions Albin Michel)

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Wilkie Collins enferme son héros en compagnie d’un mort inconnu pour une nuit pleine de surprises du destin.

Paru en feuilleton dans Le Temps à partir du 9 août 1863.

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Histoire extraite des Contes pour les soirs d’hiver :

« Les trois rois mages, Balthazar, Melchior et Gaspard, portant l’encens et la myrrhe, étaient partis à la recherche de l’enfant Jésus, mais comme ils ne connaissaient pas bien le chemin, ils s’étaient égarés en route et, après avoir traversé une forêt profonde, ils arrivèrent à la nuit tombante dans un village du pays de Langres… »

Ainsi débute ce conte où l’on découvrira les pouvoirs d’un petit instrument de musique…

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Tout l’humour et le regard de Balzac…

« Mais pourquoi donc cette science a-t-elle eu les honneurs de l’oubli ? N’est-elle pas aussi sage, aussi profonde, aussi frivole, aussi dérisoire que le sont les autres sciences ? N’y a-t-il donc pas un joli petit non-sens, la grimace des démons impuissants, au fond de ces raisonnements ? Ici, l’homme ne sera-t-il pas toujours aussi noblement bouffon qu’il peut l’être ailleurs ? Ici, ne sera-t-il pas toujours M. Jourdain, faisant de la prose sans le savoir, marchant sans connaître tout ce que sa marche soulève de hautes questions ? Pourquoi la marche de l’homme a-t-elle eu le dessous, et pourquoi s’est-on préférablement occupé de la marche des astres ? Ici, ne serons-nous pas, comme ailleurs, tout aussi heureux, tout aussi malheureux (sauf les dosages individuels de ce fluide nommé si improprement imagination), soit que nous sachions, soit que nous ignorions tout de cette nouvelle science ? »

« En marchant, les femmes peuvent tout montrer, mais ne rien laisser voir. — Mais certainement ! s’écria l’une des dames consultées, les robes n’ont été faites que pour cela. Cette femme a dit une grande vérité. Toute notre société est dans la jupe. Ôtez la jupe à la femme, adieu la coquetterie ; plus de passion. Dans la robe est toute sa puissance : là où il y a des pagnes, il n’y a pas d’amour. Aussi bon nombre de commentateurs, les Massorets surtout, prétendent que la feuille de figuier de notre mère Ève était une robe de cachemire. Je le pense. Je ne quitterai pas cette question secondaire sans dire deux mots sur une dissertation vraiment neuve qui eut lieu pendant ces conférences : UNE FEMME DOIT-ELLE RETROUSSER SA ROBE EN MARCHANT ? »

« Il existe deux natures d’hommes dont la démarche est incommutablement viciée : ce sont les marins et les militaires. Les marins ont les jambes séparées, toujours prêtes à fléchir, à se contracter. Obligés de se dandiner sur les tillacs pour suivre l’impulsion de la mer, à terre il leur est impossible de marcher droit. Ils louvoient toujours : aussi commence-t-on à en faire des diplomates. »

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Dans ce chef-d’œuvre de Charles-Ferdinand Ramuz, les hommes vivent entre raison et superstition. Le pâturage de Sasseneire en haute-montagne est délaissé depuis des décennies à cause des rumeurs que colportent les vieux, à propos d’évènements dramatiques qui s’y seraient déroulés.

Mais les plus jeunes veulent tenter l’aventure et y mener un troupeau pour la saison estivale. Sept hommes vont partir : Crittin, et son neveu, le petit Ernest, le vieux Barthélémy, Romain Regnier, Joseph, par amour pour Victorine, qu’il épousera une fois qu’il aura gagné suffisamment d’argent et puis Clou, un personnage douteux, alcoolique et borgne ; les évènements vont alors s’enchaîner, inéluctables…

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« Invoque le ciel, qui sait combien ta douleur est vraie. — Appelles-en aux plus doux souvenirs de ta jeunesse, aux joyeuses espérances qui bercèrent tes premiers jours, aux larmes qui ont éteint ta colère, au bonheur qu’il t’a dû et dont il n’a pas gardé la mémoire, à ces angoisses qui te font désirer la mort, — et tu sauras alors comment un homme peut frapper au cœur, d’une main assurée, la pauvre femme qui se débat à ses genoux, la frapper et ne pas avoir pitié ! »

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Un fier étudiant de la prestigieuse Université de Londres, nouvellement nommé Maître d’École Préparatoire, fait la connaissance dans le train d’un homme étrange. Celui-ci lui raconte comment il est entré en possession du fruit mystique, la Pomme de l’Arbre de la Connaissance, et le lui offre. Mais n’est-ce pas là un cadeau bien encombrant, pour un jeune homme qui veut faire bonne impression à son arrivée en ville ?

Cette nouvelle amusante et sans prétention est parue pour la première fois en 1896 dans le mensuel illustré The Idler édité par Jerome K. Jerome. H. G. Wells s’y moque de ce savant plus soucieux de son allure que du savoir universel…

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Catherine Pozzi est l’auteur d’une nouvelle autobiographique, Agnès (NRF, 1927) et de six Poèmes (Mesures, 1935), que l’on compara à ceux de Louise Labbé. Elle travailla également à un essai philosophique Peau d’âme (Édition Correa, 1935), resté inachevé. De 1913 à sa mort en 1934, elle tint son Journal : une quarantaine de cahiers écrits avec une intransigeance, une intelligence et une difficulté d’être absolues. Elle entretint pendant quelques années une liaison amoureuse avec Paul Valéry. Le texte lu ici correspond aux dernières années : 1933 et 1934.

Catherine Pozzi est née en 1882. Elle a grandi dans le giron du Tout-Paris aristocratique et bourgeois. À 25 ans, elle épouse Édouard Bourdet, futur « auteur applaudi des Boulevards ». Très rapidement, le couple se déchire. Quelques années après la naissance, en 1909, de son fils Claude, elle devient tuberculeuse. Elle divorce et rencontre en 1920 celui qui fut sa plus belle chance et son plus dur échec, son « très haut amour », son enfer, Paul Valéry.

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Étienne, 16 ans, voit maintenant sa jolie « tante » avec les premiers émois de l’adolescence.

Une très jolie nouvelle, des personnages très attachants, émouvants, avec tout le talent littéraire et le regard si humain et sensible de l’auteure, madame Fleury (pseudonyme : Henry Gréville).

Un texte extrait du recueil Croquis (1880).

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Paru dans les Annales politiques et littéraires le 23 avril 1899, le parcours initiatique d’un peintre « soutenu » par son oncle…

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Très douce nouvelle, le regard tendre du poète vers une petite fille, qui construit ses rêves pour survivre…

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L’École du mensonge est une nouvelle du recueil La Robe d’écailles roses, de Maurice Leblanc.

Diane était l’heureuse épouse de Ludovic. Elle avait en lui une confiance absolue. Un jour, elle découvrit, tout à fait pas hasard, que son mari lisait son journal intime. D’abord, elle fut heureuse que Ludovic la connut sous ce bel aspect de constance et de dévouement. Elle était tout cela, honnête, simple, loyale, affectueuse. Mais elle avait quelques petites imperfections. Souhaitant plaire encore plus à son époux, elle prit l’habitude de noter dans son journal, sachant qu’il serait lu, des réflexions sur son quotidien, atténuant les incidents désagréables et elle composa, pour son cher mari, le plus innocemment du monde, une Diane factice, parée de vertus qu’elle savait ne pas avoir et allégée de tous les travers qu’elle se connaissait.

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Catherine Pozzi est l’auteur d’une nouvelle autobiographique, Agnès (NRF, 1927) et de six Poèmes (Mesures, 1935), que l’on compara à ceux de Louise Labbé. Elle travailla également à un essai philosophique Peau d’âme (Édition Correa, 1935), resté inachevé. De 1913 à sa mort en 1934, elle tint son Journal : une quarantaine de cahiers écrits avec une intransigeance, une intelligence et une difficulté d’être absolues. Elle entretint pendant quelques années une liaison amoureuse avec Paul Valéry. Le texte lu ici correspond aux années 1931 et 1932.

Catherine Pozzi est née en 1882. Elle a grandi dans le giron du Tout-Paris aristocratique et bourgeois. À 25 ans, elle épouse Édouard Bourdet, futur « auteur applaudi des Boulevards ». Très rapidement, le couple se déchire. Quelques années après la naissance, en 1909, de son fils Claude, elle devient tuberculeuse. Elle divorce et rencontre en 1920 celui qui fut sa plus belle chance et son plus dur échec, son « très haut amour », son enfer, Paul Valéry.

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Toute la superbe prose poétique de Ramuz…

Des randonneurs arrivent pour de belles promenades, préparés à leur façon.

« Ce qui fait le grand charme de quelques-unes de ces vallées de la Savoie, c’est ce qu’il faut bien appeler leur caractère pastoral, que les nôtres n’ont pas, parce qu’elles sont trop alpestres. J’entends par pastoral un mélange subtil et le plus délicieux dosage des dons les plus campagnards et de ceux de la montagne. L’air est de la montagne, les eaux sont de la montagne. Les jardins cependant et les champs vous présentent les fleurs, les fruits, les légumes, tous les produits que la plaine et un climat déjà méridional peuvent ailleurs vous fournir. Je me souviens en particulier de la vallée de Sixt, dont nous longions la rive gauche. Il n’y avait personne sur cette rive gauche. Il n’y avait qu’un vieux chemin peu fréquenté qui serpentait parmi les prés entre des arbres fruitiers pleins d’abeilles ; et de temps en temps, au fond d’un jardin, une assez grande maison blanche, basse et carrée, dont les contrevents étaient peints en bleu, montrait à son premier étage un balcon à ornements en fer de lance également peints en bleu et dont la pointe était en or. »

« Ça allait bien. Ça allait bien encore. Mais les pentes succédaient aux pentes, et nous nous apercevions un peu tard que nous n’avions rien à manger, rien à boire non plus. Non seulement le pays manquait de vin, mais il manquait d’eau, en tout cas d’eau potable. C’était une drôle de région, du moins est-ce ainsi que je la revois dans mon souvenir : intermédiaire entre la vallée et la montagne, sans sommets définis, sans aucune ligne de direction, une sorte de haut plateau, montueux, bosselé, privé de toute route et de tout chemin, où de rares fermes qui étaient plutôt des chalets, ou bien des chalets qui étaient des fermes, n’apparaissaient jamais qu’à de grandes distances et dans des lieux pour nous inaccessibles à cause de la configuration du terrain. »

Texte publié en 1931.

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L’affaire du collier – ce merveilleux joyau à l’attrait duquel sur résister la reine Marie-Antoinette – fut une des escroquerie les plus fameuses du XVIII° siècle. Le comtesse de la Motte, qui exploita la naïveté de Mlle d’Oliva, dont la ressemblance avec la reine était frappante, sorti de l’aventure avec la marque infamante du fer rouge.

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Charles Harpe (1908-1952) est un poète, conteur, musicien, dramaturge et metteur en scène québécois. Il est absent de l’histoire littéraire du Québec, tout tombé dans l’oubli qu’il est, mais c’est une erreur qu’il convient de corriger, puisque nous avons affaire à un vrai artiste. Ses textes évoquent de manière poignante et pénétrante les grandes questions existentielles.

Il succombe à une crise cardiaque à l’âge de 43 ans pendant la représentation d’une de ses pièces de théâtre, ce qui nous donne à penser au décès d’un certain Jean-Baptiste Poquelin (dit Molière).

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La Vérité concernant Pyecraft est une folle aventure où toute l’imagination prodigieuse de H.G. Wells se donne libre cours. Tout en s’amusant, on ne pourra s’empêcher de s’apitoyer un peu sur le sort de cet infortuné Pyecraft, victime d’un mystérieux breuvage hindou.

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Cette saga familiale a été placée en 2003 par le critique britannique Robert McCrum en 12e place des « 100 plus grands romans de tous les temps ».

3e histoire de la série “Les Célibataires”.

À Issoudun, le docteur Rouget, enrichi après la révolution, déshérite sa fille Agathe partie à Paris épouser un fonctionnaire, et lègue toute sa fortune à son fils Jean-Jacques. Dans la 1ère partie nous suivons Agathe à Paris et ses 2 fils, Philippe, un ambitieux militaire fidèle à Napoléon, et Joseph le gentil peintre. Devenue veuve et sans ressources, elle apprend que son frère, célibataire sans enfants, aurait fait un testament en faveur d’une jolie paysanne, la Rabouilleuse. (La rabouilleuse trouble l’eau pour attraper les écrevisses. Ici c’est Jean-Jacques qu’elle « trouble » pour attraper sa fortune.) La 2e partie du roman se situe essentiellement à Issoudun, où Agathe puis Philippe tenteront de récupérer la fortune familiale.

Balzac nous offre ici une riche palette de personnages magnifiquement croqués.

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Pierre de La Motte et son épouse fuient Paris pour tenter d’échapper à leurs créanciers, lorsqu’ils sont attaqués et capturés par des bandits à la tombée de la nuit. Leurs ravisseurs acceptent de les épargner, à condition qu’ils prennent en leur compagnie une belle jeune fille, Adeline. Ce que Pierre de La Motte et sa femme acceptent, émus qu’ils sont par la triste condition d’orpheline de la jeune fille. Pour échapper à ceux qui les recherchent, tous trois s’enfoncent alors dans une sombre forêt, où ils trouvent refuge dans une abbaye en ruine. Ils s’y établissent, occupant les quelques pièces habitables de ce pittoresque édifice, cependant qu’Adeline passe ses jours à explorer sous-bois et clairières, dont elle aime l’atmosphère romanesque et mélancolique.

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Le Zohar, ou Livre de la splendeur, est une exégèse ésotérique de la Torah, qui entend faire accéder à sa signification mystique. Écrit en araméen (hébreu ancien), il a été traditionnellement attribué à Shimon bar Yohaï, rabbin galiléen du IIe siècle. Néanmoins la paternité de l’ouvrage présente un doute, et il aurait pu être rédigé par Moïse de Léon, rabbin du XIIIe siècle.

Le texte ici présent est traduit par Jean de Pauly du chaldaïque, et imprimé en juin 1925.

La prononciation de certains noms propres et noms communs se rapproche de l’hébreu, pour mieux comprendre et s’y retrouver.

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Noël tragique est une nouvelle du recueil La Robe d’écailles roses, de Maurice Leblanc.

« Tu n’es pas inquiète ? dit Jeanne. — Je suis toujours inquiète quand Bernard n’est pas là, répondit Mme Aubain… mais pas plus aujourd’hui. — Moi, davantage. Il m’a toujours semblé que la nuit de Noël était une nuit spéciale, où il survenait des choses particulières, des événements plus heureux ou plus malheureux. Ce soir, j’ai comme une appréhension. » Une des bûches dégringola, ce qui les fit tressaillir, et elles s’aperçurent qu’elles étaient très pâles toutes les deux.

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Milon et sa douce amie vivent un bel amour… Ils ont un enfant caché, les années passent, un Cygne est leur fidèle messager…

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Très jolie biographie évoquant la jeunesse, la famille, la personnalité et les premiers succès de Rosa Bonheur (1822-1899). Des talents...

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Le début : « Lorsque je me remémore mes impressions d’enfant, il y en a une surtout qui m’apparaît suave comme un...

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Dans un labyrinthe émotionnel, l’histoire d’une jeune fille libre d’avant la Révolution russe et qui fait le tourment d’un séducteur...

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Voici une autre nouvelle du recueil La Robe d’écailles roses, de Maurice Leblanc. « En sonnant à la porte du vieux...

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Gide, fasciné et même enthousiasmé par l’utopie communiste, se rend en URSS en 1936. Mais le régime de Staline a...

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« C’est en vérité toute l’apologie de la lutte des Blancs et des Peaux-Rouges que nous présente Jack London dans...

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Benjamin Franklin, investi en qualité de ministre plénipotentiaire auprès du roi de France, installé à Passy, fait prononcer par un...

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Deux mariages, deux couples, tel était le premier titre. Le roman oppose en effet le ménage honnête et heureux de...

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Sous-titré « Un raid transatlantique », L’Héritage de Sans-Patience d’Abel Sibrès (1877-1950) est un plaisant roman d’aventures populaire paru en 1913.

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Un matin de septembre 1882, un jeune homme de 29 ans, à qui tout souriait, est retrouvé mort, crucifié à...

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Les amours de Raphaël et de son modèle Margarita Luti ou « La Fornarina », la fille du boulanger, dans un vivant...

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C’est un bel étang, au milieu de la forêt du domaine des comtes de Rüden. Les nénuphars couvrent une partie...

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Une très vivante nouvelle historique autour de l’empereur Caligula et de son cheval Incitatus (qu’il avait nommé consul…), par Ferdinand...

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Après un évanouissement du au surmenage, le jeune avocat Philippe Lefrank, sur les conseils de son médecin, part en Amérique...

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Catherine Pozzi est l’auteur d’une nouvelle autobiographique, Agnès (NRF, 1927) et de six Poèmes (Mesures, 1935), que l’on compara à...

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Voici la très belle autobiographie écrite par Sarah Bernhardt dans laquelle nous la suivons depuis l’enfance. Cela présente un très...

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Marga d’Andurain, née en 1893 à Bayonne, eut une vie d’aventurière. Elle fut la première Européenne à tenter de pénétrer...

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« J’ai voyagé en Zamora, en Vendhya, en Stygie, et dans les jungles hantées de Khitaï. J’ai lu les livres...

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Histoire extraite des Contes du pays d’Armor, lue ici avec la préface du recueil. « Perdu dans la contemplation, je...

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Ce texte écrit en 1916 par un jeune étudiant alors âgé de 19 ans a quelque chose de remarquable. La...

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Texte issu des Essais de psychologie contemporaine de Paul Bourget. « Les jeunes gens héritent de leurs ainés une façon...

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Texte extrait du recueil Contes pour les soirs d’hiver. « On prétend que la rose de Jéricho, plongée dans l’eau...

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Le petit François est malade, le petit François va mourir. La mère, au pied du lit, mordant ses doigts pour...

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« Je vais vous raconter ce qui s’est passé il y a bien longtemps en Ukraine, dans un coin ignoré, mais...

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Dans Les Nourritures Terrestres (1897), Gide s’adresse à un jeune homme imaginaire, Nathanaël, pour lui transmettre une forme de sagesse...

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Fauntleroy est une nouvelle du recueil de Wilkie Collins : Une poignée de romans. Trois autres textes sont dans la bibliothèque :...

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Il n’y a pas d’extrait, car cette publication est protégée.

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Emmanuel Mounier, (1905-1950) est un philosophe catholique français, fondateur de la revue Esprit et à l’origine du courant personnaliste en...

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« C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar… » Troisième siècle avant Jésus-Christ. Après la première guerre punique, les...

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Han Yu (768-824), grand écrivain de la dynastie Tang, a eu une influence considérable sur les générations qui lui ont succédé. Il réforme complètement le style, abandonnant le style ampoulé et maniéré (pian wen) qui avait cours depuis le IIIe siècle pour un style simple et naturel (gu wen).
Han Yu a eu une existence difficile, exilé par trois fois. Libéré des superstitions, il faillit être exécuté pour avoir osé se moquer de l’empereur qui s’était déplacé en personne pour accueillir une relique du Bouddha qu’il qualifia de simple os desséché.
Exilé en 819 à Chaozhou, dans le sud de la Chine, loin de la capitale, le naturel revenant au galop, il écrivit sa fameuse lettre aux crocodiles où il parodie pour en montrer l’inanité les décrets de la cour. Une chose le sauva, peut-être, c’est que les Chinois ont toujours cru que l’autorité impériale, émanant du Ciel lui-même, agissait sur la nature, animaux compris. Ainsi, sa fameuse lettre put-elle être prise au sérieux et l’histoire officielle dire que les crocodiles migrèrent effectivement de soixante lis pour atteindre la mer !

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« Seul, seul au monde ! Que reste-t-il à ce pauvre garçon encore à genoux auprès du petit tertre fraîchement remué, derrière le grand sureau qui le dérobe à la vue des passants ? » Ce « pauvre garçon », c’est Marcel, un jeune homme qui n’a jamais été comme les autres, rêveur, bizarre, et qui vient de perdre sa mère, son seul soutien. Où aller ? que faire ? Survient alors Félix Prenel, riche paysan sans scrupules, contrebandier à ses heures, qui flaire la bonne affaire : il pourra faire travailler Marcel à très bon prix et peut-être profiter du seul talent évident de ce jeune homme si étrange, la musique.

Marcel avait en effet reçu une flûte et ses mélodies suscitent l’admiration de tous. Il risque donc de se faire exploiter sans retenue par son nouveau maître. Mais la belle Thérèse, fille de Prenel, veille sur lui et se laisse charmer par sa musique. Elle sera son recours – et même peut-être plus – au cours de ses différentes aventures.

Dans ce roman sensible, T. Combe décrit avec justesse la vie rustique dans les montagnes neuchâteloises à la fin du XIXe siècle. Avec sa fibre sociale, elle imagine souvent des personnages faibles et délaissés, mais droits et loyaux, qui suscitent la sympathie. C’est aussi le cas de Marcel, qui se transforme au fil du récit grâce à la compassion de quelques personnes de son entourage. (Source : Bibliothèque numérique romande)

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En 1874, Balzac publie ce long roman qui appartient au volet : Scènes de la vie de province. En effet, c’est d’Angoulême que partira ce jeune ambitieux, Lucien de Rubempré, pour conquérir la gloire dans « l’eldorado » parisien. Peinture des mœurs de la vie provinciale, l’œuvre dresse un tableau critique des classes sociales dans la préfecture de la Charente mais les milieux « littéraires » de la capitale n’échappent pas non plus au scalpel de l’auteur.
Au début du roman, voici comment le jeune Angoumoisin est présenté dans son cadre familial :
« Madame Chardon et sa fille Eve croyaient en Lucien comme la femme de Mahomet crut en son mari ; leur dévouement à son avenir était sans bornes. Cette pauvre famille demeurait à l’Houmeau dans un logement loué pour une très modique somme par le successeur de monsieur Chardon, et situé au fond d’une cour intérieure, au-dessus du laboratoire. Lucien y occupait une misérable chambre en mansarde. Stimulé par un père qui, passionné pour les sciences naturelles, l’avait d’abord poussé dans cette voie, Lucien fut un des plus brillants élèves du Collège d’Angoulême, où il se trouvait en troisième lorsque Séchard y finissait ses études. »

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Alice Lym poursuit ici la « saga » de la famille Valente. Voiles au crépuscule est le récit des vacances, en août 2014, du père, de la mère et des deux fils âgés de 23 et 20 ans dans une station balnéaire du sud de la Bretagne.

Littératureaudio.com propose par ailleurs Soleil intense (été 2013, dans la même station bretonne) et Ne serait-ce pas le bonheur ? (octobre 2014, en Martinique).

Les 18 romans (qui peuvent être lus de façon autonome) composant la « saga » de la famille sont disponibles sur Thebookédition et chez Nombre7édition.

« Ce qui frappe dans Voiles au crépuscule comme dans les romans précédents de l’auteure, c’est sa sincérité et la conscience qu’elle a d’elle-même et de ce qui la pousse à agir. Elle nous donne la clé de cette action : « Depuis toujours, (elle) avait nourri en elle la terreur de voir ses enfants désespérés ou sans désir de vie. » Elle a donc toujours été une mère active, notamment au niveau du parcours scolaire de ses enfants, chaque nouvelle étape générant chez elle, de la préoccupation, chez son mari, de l’angoisse. Mais finalement, le fils aîné, sans beaucoup s’investir, réussit et introduit dans la famille, sans en avoir l’air, une certaine Delphine, sa première petite amie. En lisant ce livre, on est pénétré de l’énergie de Maude, de sa volonté d’aller de l’avant et de toujours aider, en trouvant des solutions originales, ceux de son entourage qui pourraient sombrer. » (I. Moréno)

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Voici une autre nouvelle du recueil d’Arthur Conan Doyle : Mémoires d’un médecin.

« C’est au cours d’une de ces promenades que je rencontrai mon vieillard pour la première fois. Il s’approcha du banc où j’étais. Je l’aurais remarqué certainement dans la rue, car il était bien campé, avait une belle prestance et un je ne sais quoi de particulier dans le pli de sa lèvre et son port de tête. Il boitait légèrement en marchant dans l’allée sinueuse et s’appuyait lourdement sur sa canne, comme si ses larges épaules étaient devenues trop pesantes pour ses membres affaiblis
Je ne pensai plus à lui jusqu’au lendemain matin, mais, à la même heure, je le vis arriver sur la promenade. Je trouvai un changement en lui depuis vingt-quatre heures, d’ailleurs très à son désavantage. Son visage me sembla de plus en plus ridé, fatigué, et la sinistre teinte bleue qui encadrait son nez, me parut plus prononcée pendant qu’il montait la côte. Les traits nets de ses joues et de son menton se perdaient dans une barbe naissante qu’il n’avait pas rasée depuis vingt-quatre heures ; sa tête large et imposante n’avait plus ce port majestueux qui m’avait frappé au début.
Le lendemain matin, je guettai mon vieillard. Je le vis à la même heure monter la côte ; mais très lentement, le dos voûté et la tête basse. Je fus horrifié à la vue du nouveau changement qui s’était produit. Courbé, faible et vieux, il paraissait avoir au moins dix ans de plus que le jour de notre première rencontre. Mon cœur se serra en voyant le beau vieillard décliner ainsi sous mes yeux. Il tenait encore cette fameuse lettre qu’il dépliait en tremblant. Qui pouvait bien être cette femme dont l’écriture l’émotionnait si fortement ? »

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« Le bon lecteur est celui qui a du nez, tel un chien de chasse reniflant les indices et filant sa proie. » (Antoine Compagnon)

À l’ombre des jeunes filles en fleurs est le second volume de la Recherche. Il comprend deux parties : Autour de Mme Swann et Nom de pays : le pays.

Fidèles au conseil éclairé d’Antoine Compagnon, Max, mon teckel à poil dur, et moi abandonnons les fillettes en bourgeons et les haies d’aubépines du côté de chez Swann pour filer la petite bande des jeunes filles en fleurs.

Après de vaines battues entre lagerstroemias speciosas et ceanothus thyrsiflorus, nous quittons les Champs-Élysées et mettons notre cap olfactif sur le sanctuaire de la métaphore marine : le Grand Hôtel de Balbec.

La nuit venue, postés à l’affût sur la digue qui longe le palace, truffes fébrilement mais fermement collées à la vitre de la grande salle à manger*, et bientôt incapables de nous en détacher, nous sentons soudain les mille parfums de la petite bande des jeunes filles en fleurs surgir derrière nous avant de s’évanouir parmi les embruns marins des ténèbres… et de nous échapper.

* « immense et merveilleux aquarium devant la paroi de verre duquel la population ouvrière de Balbec, les pêcheurs et aussi les familles de petits bourgeois, invisibles dans l’ombre, s’écrasent au vitrage pour apercevoir, lentement balancée dans des remous d’or, la vie luxueuse de ces gens, aussi extraordinaire pour les pauvres que celle de poissons et de mollusques étranges »

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Un homme important et ventripotent tombe amoureux d’une petite fille de 11 ans, une très belle enfant. Mais ce qui a séduit le bonhomme c’est surtout la somme annoncée par le père pour la dot de sa fille : 300.000 roubles de dot ! Placés à 4 pour cent, cela peut atteindre, en 5 ans, les 500.000 roubles !

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Salvator est la suite obligée des Mohicans de Paris, les deux cycles étant aussi parfois publiés ensemble sous ce premier titre, formant le plus long cycle romanesque d’Alexandre Dumas. L’intrigue se situe durant la monarchie de Juillet, entre 1827 et 1830, et entremêle plusieurs intrigues. On devine peu à peu que le héros Salvator n’est pas qu’un simple commissionnaire mais un prince déguisé en homme du peuple, tout comme le Rodolphe des Mystères de Paris d’Eugène Sue. La toile de fond est l’opposition à Charles X, à laquelle Dumas, républicain ardent, a pris part. Ceci est le quatrième des cinq tomes du roman.

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L’idée principale de ce récit, c’est la bonté modeste et sincère d’un être simple, un vieux sous-officier en retraite, Astafi. Hébergé chez un célibataire bien modeste, il raconte qu’il a lui-même, dans le passé, hébergé un pauvre ivrogne, Emelian, comment il lui est venu en aide, a sympathisé avec lui et a éprouvé un vif chagrin lorsqu’il s’est aperçu que celui-ci l’avait volé.

Deux thèmes chers à Dostoïevski sont abordés : la grandeur d’âme des pauvres gens et l’ivrognerie.

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Créée le 4 mai 1939 au théâtre de l’Athénée, dans une mise en scène de Louis Jouvet, Ondine est une réécriture de La Petite Sirène, avec une fin très différente. C’est une pièce attachante, bien qu’un peu datée par son esthétique baroque, son idéologie pas toujours des plus féministes, et sa représentation d’une amoureuse d’à peine 15 ans…

Dans une modeste cabane, deux pêcheurs attendent le retour de leur fille adoptive, Ondine, qui passe tout son temps dans le lac, sous la pluie, ou avec les créatures aquatiques… Un chevalier errant, Hans, vient leur demander asile pour la nuit. Lorsqu’il rencontre la jeune fille, c’est un coup de foudre immédiat : Ondine est prête à tout pour obtenir l’amour de Hans. Son oncle, le roi des Ondins, la prévient : les humains sont volages, et si Hans est infidèle à Ondine, il le tuera.

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Vous êtes malade ? Votre santé laisse à désirer ? Vous êtes invalide ? Alors ne lisez pas les Mémoires d’un médecin !

Arthur Conan Doyle, lui-même, vous prévient : « Si vous voulez un peu de réalisme et si vous êtes décidé de faire de vos personnages des médecins et non des marionnettes, vous ne pouvez éviter de dépeindre le côté sombre de leur pratique qui, d’ailleurs, s’impose de prime abord aux médecins et chirurgiens. C’est vrai qu’ils voient bien des choses magnifiques, de l’héroïsme et de la force de caractère, de l’amour et des sacrifices. Mais ils sont aussi confrontés (car on dit toujours confronté de ce cas) à la souffrance et aux épreuves. Impossible de n’écrire que les aspects riants et joyeux de la vie de ces praticiens.

« Alors pourquoi en faire un livre, me demanderez-vous ? Parce que la fiction, pour moi, est « chez elle » autant pour narrer ce qui est pénible que ce qui est heureux. Éviter de décrire des heures d’angoisse peut partir d’un bon sentiment mais bien moins, je trouve, que de tenter de présenter avec honnêteté les aspects les plus graves de la vie. Une histoire qui va surprendre le lecteur, déranger ses préjugés, le choquer et lui inspirer quelques réflexions sérieuses, sera bien plus capable d’en faire réaliser les aspects stimulants et réalistes, souvent amers certes, mais qui contribuent au résultat. C’est l’effet que j’espère de certaines des histoires de ce petit recueil. J’avoue que j’avais jusqu’à présent partagé votre sentiment et m’étais abstenu de les proposer à une large diffusion. Mais dans ce livre, le lecteur comprendra que son contenu sont des nouvelles médicales et, pourra, si il ou elle en décide ainsi, les éviter. » (Lettre à un ami américain in The Arthur Conan Doyle Encyclopedia, Round the Red Lamp)

Évitez donc, si vous le souhaitez, ce petit recueil, quelquefois hilarant et souvent dérangeant… On y retrouve un peu de l’humour grinçant de Jerome K. Jerome – alors éditeur de The Idler – qui en avait soufflé l’idée à Arthur Conan Doyle deux ans avant sa publication. Le titre de ce recueil paru en 1894, Round the Red Lamp, fait référence à la lampe rouge qui était alors le signe indiquant communément le cabinet d’un médecin. (Source : Bibliothèque numérique romande)

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Barnabé Rudge, paru en 1841, est un roman historique relatant les émeutes « anti-papistes » du 2 au 10 juin 1780, où le peuple londonien, fanatisé par le chimérique Lord George Gordon, conduisit la ville au bord de l’abîme.
L’action débute en 1775, dans l’entrecroisement de destins familiaux autour d’un meurtre ancien, au premier rang desquels celui de Mary Rudge et de son fils idiot, Barnabé, hantés tous deux par un passé terrifiant. Cinq années plus tard, la survenue, un soir d’orage, de Lord Gordon jette tous les protagonistes au cœur du bruit et de la fureur.
Dickens nous fait parcourir l’ensemble de la société anglaise, des bas-fonds à la gentry, alternant les registres – sentimental ou cruel, drôle ou pathétique – associant critique sociale et une verve éminemment théâtrale, féconde en caractères de toutes sortes, dont il a le secret. Son récit, à l’instar des plus grands, est aussi celui d’un poète et d’un visionnaire.
Pour finir, le dernier mot reviendra à l’insubmersible bonhommie de l’artisan-serrurier Varden, à l’amour éperdu de Joe, l’aubergiste, pour Dolly, la fille de ce dernier, à la passion de Barnabé, le simple d’esprit, pour tout ce qui porte la vie… et à son compère, Grip, corbeau doué de parole, qui inspira à Edgar Poe son plus célèbre poème.

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« À la cime d’un cyprès hinoki nain, un merle est posé. Il aime bien se poser là, je l’y vois très souvent. Sur un mur en surplomb, une belle chatte tricolore surveille le merle. »

Un court texte d’Ahikar, inspiration d’un moment dans un jardin parisien.

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« – État civil… Comment ? une nouvelle naissance chez les Collin ! C’est au moins le septième ! Et ça criera encore misère, le jour du terme, tu verras. C’est scandaleux !
– M. Busset, au coin de la fenêtre, lisait la chronique locale que Mme Busset commentait, tout en façonnant d’une laine rugueuse un tricot, épais et dur comme un cilice, destiné aux pauvres. Lui, sec et jaunâtre ; elle, replète, les joues si bouffies d’une graisse blanche que les yeux et la bouche minuscule parvenaient à peine à s’ouvrir, ils se ressemblaient par l’expression de suffisance béate. Entre les deux vieillards, Estelle Gerfaux penchait, sur une broderie, son profil un peu long et sa couronne de tresses mordorées. »

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Bruno Fervières fait partie d’une famille chrétienne pratiquante. Il envisage d’entrer au séminaire mais il n’est pas encore très sûr de sa vocation..

Une famille vient s’installer dans une résidence toute proche. Ces nouveaux voisins sont incroyants et mondains. Bruno est attiré par le charme et l’intelligence de la jeune fille de la maison. Floriane écoute tout ce que dit jeune homme avec attention et tendresse. Elle est très attirée par ce jeune homme charmant, de famille distinguée, bien pourvu des dons de la fortune et de l’esprit, appelé à un bel avenir de poète et d’écrivain chrétien, un parti superbe. Bruno espère la convaincre de partager la foi. Mais les parents, ses amis et les prêtres de sa paroisse craignent qu’au contraire, Bruno se laisse influencer par Floriane, plus âgée et plus expérimentée que lui. Et si, pour sauver cette âme fermée à Dieu, Bruno allait se perdre ? Sa foi est-elle assez solide pour résister ?

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Salvator est la suite obligée des Mohicans de Paris, les deux cycles étant aussi parfois publiés ensemble sous ce premier titre, formant le plus long cycle romanesque d’Alexandre Dumas. L’intrigue se situe durant la monarchie de Juillet, entre 1827 et 1830, et entremêle plusieurs intrigues. On devine peu à peu que le héros Salvator n’est pas qu’un simple commissionnaire mais un prince déguisé en homme du peuple, tout comme le Rodolphe des Mystères de Paris d’Eugène Sue. La toile de fond est l’opposition à Charles X, à laquelle Dumas, républicain ardent, a pris part. Ceci est le troisième des cinq tomes du roman.

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Dostoïevski, grand portraitiste des petites gens, raconte ici les derniers efforts d’une vieille femme qui se rapproche de ses enfants, sans doute pour mourir près d’eux.

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«« Si Mr. Sheldon a quelque chose à gagner à la mort de la belle-fille, craignez-le » s’écria le médecin avec une soudaine véhémence. « Craignez-le comme la mort elle-même, plus que la mort, car la mort n’est si aussi sournoise, ni aussi traitresse que lui !

– Au nom du ciel, que voulez-vous dire ? »

L’Héritage de Charlotte (Charlotte’s Inheritance, 1868) constitue la suite et la fin des Oiseaux de Proie, que vous pouvez retrouver sur notre site.
Dans cette seconde partie, Mary Elizabeth Braddon va déployer tout son talent dans un implacable suspense victorien. Mariages secrets, enlèvements, recherches dans les archives poussiéreuses des paroisses, et même vicieux empoisonnement, sont les armes dont se servent les Oiseaux de Proie lorsqu’ils sentent l’odeur de l’argent.

Attention ! Les premiers chapitres de L’Héritage de Charlotte font entrer en scène de tous nouveaux personnages, mais le lecteur perspicace ne tardera pas à faire le lien avec les manigances de l’inénarrable Capitaine Paget et des redoutables frères Sheldon…

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Un garçon de 11 ans, au milieu d’une société riche, frivole et festive, éprouve pour la 1ère fois de sa vie un profond sentiment amoureux.

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Publié en 1914, Les Caves du Vatican est, dans tous les sens du terme, un drôle de roman. Gide d’ailleurs ne le considérait pas comme un roman, mais comme une sotie (pièce politique et satirique jouée au Moyen-Age).

Son ton est grinçant, parodique, parfois bouffon ; son système narratif est d’une complexité étonnante, et les personnages, à force de conversions, de déguisements et de revirements, s’y transforment sans cesse. Des réflexions sur la liberté, l’argent, la foi, la littérature, émaillent ce récit toujours inattendu et impossible à résumer…

La plume de Gide, légèrement surannée, est comme toujours aussi élégante qu’incisive.

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La Fausse Note est une nouvelle du recueil Homme de l’être de Franck Flyman publié aux éditions Edilivre.

Une nouvelle contemporaine où fantastique , humour, amour de la musique et suspense sont très adroitement mêlés.

« J’avais rendez-vous de longue date chez ma dentiste (tant la liste d’attente est longue). Par une étrange coïncidence (à moins que la coïncidence ne fût providentielle, tout dépend du point de vue où l’on se place), je déclarai, à huit jours du rendez-vous, une violente rage de dent. À tel point que je me demandai même comment j’allais pouvoir « tenir » jusque-là. Le temps ne paraît jamais si long que lorsque l’on souffre. Il m’était devenu impossible de mâcher du côté gauche. J’accusais l’une de mes dents qui avait été dévitalisée lors du dernier soin et qu’il était question à présent de couronner. Couronner… Le terme, sans doute, est sinon ironique, du moins emphatique. Il n’y a bien que dans le langage médical qu’on se mêle de « couronner » une tête déchue. Un vocabulaire plus approprié l’eût plutôt recouverte, enduite, habillée, emmurée, embastillée…

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Après cinq années de voyage en Orient, Rémy Dorbe retourne au pays, dans une petite ville romande au bord d’un lac. Parti avec la fougue de ses vingt ans, trouvant alors sa ville ennuyeuse et pédante, il revient au pays, prêt à refaire connaissance avec les lieux de sa jeunesse. Le retour de Rémy ne sera pas si simple, un schisme est en train de se former dans la « bonne société » dont il est issu. D’un côté, les conservateurs, gardiens de la vertu et des bons principes, sont quelque peu suspicieux de Rémy, de ce qu’il est devenu et des idées que lui ont inspiré l’étranger ; de l’autre, les progressistes lui sont plus favorables.
Les intrigues peuvent alors commencer, nous permettant de faire connaissance avec Mlle des Anges, gardienne des convenances ; avec M. Colombe, administrateur pointilleux et maître à penser de la bienfaisance ; avec Monique, jeune fille de bonne famille arrivée à l’âge de mariage, sous le contrôle très strict de sa mère ; et bien d’autres personnages encore…
Une histoire bien menée, une critique toute en finesse des « bonnes sociétés » de la fin du 19ème siècle en Suisse romande, qui nous fait passer un excellent moment de lecture. (Source : Bibliothèque numérique romande)

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Ce livre relate un terrible fait divers qui s’est déroulé au Landreau le 30 septembre 1913 et a fasciné la France entière : Marcel Redureau, à 15 ans, tue sauvagement les sept membres de la famille de son patron et ses domestiques. (Source : Wikipédia)

Gide rassemble un ensemble de documents de cette affaire judiciaire, tentant d’approcher la personnalité du jeune garçon.

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Salvator est la suite obligée des Mohicans de Paris, les deux cycles étant aussi parfois publiés ensemble sous ce premier titre, formant le plus long cycle romanesque d’Alexandre Dumas. L’intrigue se situe durant la monarchie de Juillet, entre 1827 et 1830, et entremêle plusieurs intrigues. On devine peu à peu que le héros Salvator n’est pas qu’un simple commissionnaire mais un prince déguisé en homme du peuple, tout comme le Rodolphe des Mystères de Paris d’Eugène Sue. La toile de fond est l’opposition à Charles X, à laquelle Dumas, républicain ardent, a pris part. Ceci est le second des cinq tomes du roman.

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Camille, un prénom épicène choisi par ses parents qui avaient espéré un garçon plutôt qu’une fille. À l’adolescence, Camille, surnommée Criquet, rêve d’être un garçon, s’habille en garçon. Elle refuse l’éducation et la voie réservée aux filles : elle préfère la lecture à la couture, elle veut étudier et se voit aventurière, grande voyageuse plutôt qu’épouse et mère de famille.

Criquet est le premier roman écrit par Andrée Viollis (1870-1950) qui, par ailleurs, mena une carrière de journaliste d’investigation à travers le monde en s’engageant contre le fascisme, l’hitlérisme et le colonialisme. Criquet, publié en 1913, est un roman féministe avant l’heure.

« À ce moment même, quelque chose de bleu, de rond et de poudreux déboule du haut de la dune dans un flot de sable et vient rouler aux pieds de tante Éléonore interloquée. Ce quelque chose se ramasse, se déploie, et l’on voit Criquet, le béret de travers sur une tignasse saupoudrée de sable et de bruyère, le tricot remonté jusqu’aux épaules en bourrelets et en bosses, le carquois ballant sur les reins, une jambe de la culotte tombant jusqu’à la cheville, l’autre relevée au-dessus du genou bandé d’un mouchoir noirâtre, – Criquet rouge, les yeux flambants, Criquet suppliante, indignée, qui, se désignant d’un index éperdu, clame en hoquetant :

– Regardez-moi bien, tante Éléonore, est-ce que j’ai l’air d’une jeune fille ? Je ne suis pas une jeune fille et je ne serai jamais une jeune fille, jamais. Vous entendez bien ?

Jamais ! jamais ! Jamais ! »

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Le roman s’inspire d’une affaire judiciaire authentique lié à l’affaire de Blanche Monnier où André Gide a modifié les noms des protagonistes. Il décrit la vie recluse de Mélanie Bastian, séquestrée par sa mère, dans une chambre pendant vingt-quatre ans à la suite d’une relation amoureuse non consentie par sa famille. Mais les mœurs de la famille semblaient peut-être prédisposer la jeune femme à une telle réclusion. La version romancée d’André Gide s’appuie sur ce fait divers pour dénoncer les principes des familles bourgeoises.

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« Jamais je ne vis un homme regarder avec un œil aussi intense cette petite tente de bleu que les prisonniers appellent le ciel, et chaque nuage qui voguait et passait avec une voilure d’argent.
[…]
Et chaque cœur humain qui se brise dans une cour ou cellule de prison est comme cette cassette brisée qui donna son trésor au seigneur et remplit l’impure demeure du lépreux du parfum du nard le plus précieux.
Ah ! heureux ceux-là dont les cœurs peuvent se briser et gagner la paix du pardon ! Comment l’homme pourrait-il autrement dresser son plan et purifier son âme du péché ? Où, sinon dans un cœur brisé, le Seigneur Christ pourrait-il entrer ? »

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Le roman raconte l’histoire de Karelina, une jeune et jolie paysanne, qui vit dans un petit village de Belgique. Après la mort de sa mère, elle passe quelques années pas très heureuses avec un père souvent absent et indifférent et une sœur, avare et dure, qui l’accable de travail. À 17 ans, une possibilité de changement de vie se présente. Gomar, ce colosse laid et timide, se révèle, après le mariage, un être brutal qui l’humilie et la maltraite. Enfin, ce terrible mari est arrêté pour contrebande et mis sous les verrous. Elle s’enfuit et va se réfugier à Anvers, chez un oncle et une tante qui l’accueillent avec joie et chaleur. Hélas ! Gomar sort de prison au bout de trois mois.

Ce roman, très émouvant, décrit la Flandre, ses traditions, ses paysages et le quotidien de ses habitants, dans de magnifiques pages, écrites avec le grand talent de Maxence Van der Meersch, dont la famille est originaire de Belgique.

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Littéralement traduit par « Seconde Loi », le cinquième et dernier livre du Pentateuque est en fait une copie, une reprise de la Loi de Moïse, que l’on trouve dans le livre de l’Exode.

En effet, Moïse renouvelle l’Alliance avec la seconde génération des Hébreux, la première génération qui a vécu la sortie d’Égypte (Exode chapitres 14 et 15), le mont Sinaï (Exode 19), et la conclusion de l’Alliance (Exode 20 à 24) s’étant éteinte pendant la traversée du désert (Nombres 32:11 et 12).

Moïse est âgé, et l’imminence de sa mort (chapitre 34) implique de lui choisir un successeur.

D’autre part, le peuple d’Israël s’apprête à entrer dans la terre promise et faire la conquête du pays de Canaan. La Loi doit donc être réactualisée et adaptée à la situation nouvelle que va connaître le peuple.

L’ensemble du livre (et par extension l’ensemble du Pentateuque) présente des parallèles étroits avec les traités de suzeraineté des 13ème et 14ème siècle av. J.-C., notamment les Hittites. Ces traités étaient des textes qui régissaient les relations entre un grand seigneur et un peuple qui lui était asservi. Ici, il est question des relations entre l’Éternel et son peuple Israël.

Les thèmes abordés dans ce livre sont :

  • l’Alliance entre Dieu et son peuple (chapitres 4:44 à 30:20)
  • les choix et leurs conséquences : celui d’obéir ou de ne pas obéir à l’Éternel (chapitres 6:6 à 25 ; 28:1 à 68)
  • l’attention de Dieu pour les plus faibles et les les plus vulnérables de la société (chapitres 10:18 et 19 ; 24:10 à 21 ; 26:12…)

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Préface de Gaston Leroux

« Rouletabille chez les Bohémiens !… Cela, alors, c’est la grande aventure, c’est la plus audacieuse entreprise et la plus effroyable qu’il ait jamais tentée !… Il aura été le premier à pénétrer chez ce peuple dont on ne connaît rien, absolument rien !… »

En réalité, Rouletabille a « été entraîné dans l’effroyable aventure par la nécessité de sauver cette petite amie fragile qu’il aime, hélas ! un peu plus qu’une sœur, cette douce figure dorée par le soleil des Camargues. »

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Prix Goncourt, Grand prix de l’Académie française, l’écrivain Maxence Van der Meersch (1907-1951) est un des grands « peintres du Nord », sa région natale. Avec près de vingt romans. il a imposé une œuvre qui s’inscrit dans la lignée d’André Maurois, François Mauriac ou Roger Martin du Gard, privilégiant la peinture de mœurs, l’analyse humaniste, mais proposant avant tout un certain regard sur la société de l’entre-deux-guerres et le monde ouvrier. Publié en 1932, La Maison dans la dune, son premier roman, eut un succès immédiat.

Dans les années 1920, dans la région brumeuse et désolée de la frontière franco-belge, près de Bray-Dunes, une lutte sourde et violente oppose les contrebandiers, passeurs de tabac belge en France, et les douaniers. On y découvre, dans une atmosphère teintée d’humanisme, l’organisation mise en place par les fraudeurs, gens simples et soudés entre eux, et qui prennent d’énormes risques pour un bénéfice dérisoire ; l’utilisation de chiens dressés pour transporter le tabac ; les ruses des contrebandiers pour tromper la douane ; les pièges des autorités pour arrêter les trafiquants. Dans cette vie aventureuse et risquée, Sylvain, un ancien boxeur devenu fraudeur par amour, découvre près de la frontière une auberge perdue dans la nature. Il y rencontre Pascaline, une jeune fille pure et innocente, élevée par son vieil oncle et sa tante. Sylvain revient plusieurs fois dans ce havre de paix où il retrouve des plaisirs simples, devenant l’homme à tout faire du couple âgé, conquis par sa gentillesse. Il discute avec Pascaline dont le naturel et la spontanéité le séduisent et peu à peu, il en devient amoureux. (Wikipédia)

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Donneuse de voix : Pomme | Durée : 4h 37min | Genre : Romans

1909, premier grand succès littéraire de Gide.

Le livre est conçu comme un pendant à L’Immoraliste, comme l’autre versant d’un même excès.

Jérôme et Alissa s’aiment, dans une ferveur religieuse partagée, approfondie par des lectures communes. Il s’efforce avec elle et pour elle à la vertu la plus absolue et n’a d’autre souhait que de l’épouser. Cependant, Alissa découvre que sa sœur Juliette aime, elle aussi, Jérôme. Ajournant leurs fiançailles, elle tente de s’effacer au profit de sa cadette.

Le récit est narré par Jérôme, mais Gide introduit la voix de l’autre personnage principal, Alissa, par le biais de lettres et surtout de son journal intime.

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Références musicales :

Erik Satie, Gymnopédie nº1, interprétée par Edward Rosser (domaine public).

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Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 6h 40min | Genre : Romans

Hofnik était un forestier, employé dans le domaine de Stanitza. Il vivait dans une petite maison forestière qui se dressait au bord d’une clairière avec sa cousine et une jeune fille qu’il avait recueillie avec sa mère lorsque, sans ressources, elles étaient venues lui demander l’hospitalité.

Les années avaient passé, Madame Firmin était morte et Lilia était devenue une très belle jeune fille.

Absent depuis une douzaine d’années de son château, le prince Wladimir avait invité un de ses amis à venir chasser avec lui dans son domaine de Stanitza.

Hofnik et sa cousine sont affolés par l’annonce de l’arrivée du maître, qui avait dans tout le pays la réputation de jouisseur, collectionneur de conquêtes qu’il abandonnait ensuite, véritable seigneur féodal n’écoutant que son bon plaisir. Si Wladimir apercevait la jeune fille, ne voudrait-il pas s’en amuser pendant quelques jours, et à la rejeter ensuite ? Hofnik et sa cousine décident de confiner Lilia chez eux du matin au soir, jusqu’au départ du prince.

Illustration : Viktor Vasnetsov, Alyonushka (1881).

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Donneuse de voix : Christine Sétrin | Durée : 4h 8min | Genre : Romans

« Mais soudain, il levait la tête, dressait les oreilles, écoutait, plein d’attention. Obéissant à l’appel entendu de lui seul, il bondissait sur ses pieds et filait droit devant soi, pendant des heures, sous les voûtes fraîches de la forêt, au fond du lit desséché des torrents, dans les grands espaces découverts et fleuris. Mais, par-dessus tout, il se plaisait à courir ainsi dans la pénombre odorante des nuits d’été, alors que la forêt murmure dans son sommeil, et que ce qu’elle dit est clair comme une parole articulée. À cette heure, plus profond, plus mystérieux, plus proche aussi, résonnait l’Appel – la Voix qui incessamment l’attirait, du fond même de la nature.

Une nuit, il fut réveillé tout à coup en sursaut : alerte, les yeux brillants, les narines frémissantes, le poil hérissé en vagues… L’Appel se faisait entendre, et tout près cette fois. Jamais il ne l’avait distingué si clair et si net. Cela ressemblait au long hurlement du chien indigène.

Et, dans ce cri familier, il reconnut cette Voix, entendue jadis, qu’il cherchait depuis des semaines, et des mois… »

Dans L’Appel de la forêt (The Call of the Wild, 1903) et Croc-Blanc (White Fang, 1906), Jack London nous entraîne dans le Grand Nord, à l’époque de la ruée vers l’or, aux côtés de deux héros inoubliables : Buck le Terre-Neuve, chien domestique vendu comme chien de traîneau, qui progressivement reviendra à ses instincts naturels, et le chien-loup Croc-Blanc, né à l’état sauvage, qui découvrira l’amour et l’amitié des hommes.

Traduction : Raymonde de Galard (1865-1950).

Illustration: L’Appel de la forêt, par Philip R. Goodwin et Charles Livingston (1903).

À René Depasse.

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Références musicales :

Antonín Dvořák, String Quartet no. 12 in F major « American », Op. 96, II (European Archive, domaine public).

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Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 10min | Genre : Mythologie

Dans la mythologie grecque, Europe est une princesse phénicienne, fille du roi de Tyr, Agénor. Un jour, Europe était en train de cueillir des fleurs, dans une prairie au bord de la mer. Séduit par sa beauté, Zeus, le roi des dieux, se métamorphosa en un magnifique taureau blanc, afin d’approcher la princesse. Ils jouèrent un moment ensemble, puis le taureau proposa à la jeune fille de monter sur son dos pour faire une petite promenade. Elle accepta. La taureau alors se mit à galoper et il emporta Europe dans l’île de Crète.

Agénor envoya aussitôt ses fils explorer la terre entière à la recherche de leur sœur, avec défense de revenir à Tyr tant qu’ils ne l’auraient pas retrouvée.

Traduction : Léonce Rabillon (1814-1886).

Illustration : Europe enlevée par le taureau, avatar de Zeus. Cratère du musée de Tarquinia.

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Donneur de voix : Gustave | Durée : 10h 42min | Genre : Romans

Salvator est la suite obligée des Mohicans de Paris, les deux cycles étant aussi parfois publiés ensemble sous ce premier titre, formant le plus long cycle romanesque d’Alexandre Dumas. L’intrigue se situe durant la monarchie de Juillet, entre 1827 et 1830, et entremêle plusieurs intrigues. On devine peu à peu que le héros Salvator n’est pas qu’un simple commissionnaire mais un prince déguisé en homme du peuple, tout comme le Rodolphe des Mystères de Paris d’Eugène Sue. La toile de fond est l’opposition à Charles X, à laquelle Dumas, républicain ardent, a pris part. Ceci est le premier des cinq tomes du roman.

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Donneuse de voix : Domi | Durée : 1h 42min | Genre : Contes

Les contes que nous réunissons ici ont paru dans les colonnes du Matin et de Paris-Journal, au cours d’une période d’environ quatre ans, de 1908 à 1912. En 1908, Giraudoux avait vingt-six ans. Ces contes sont ses premiers écrits. Improvisés « pour le grand public », ils ont été ignorés jusqu’alors. Pourtant ils sont étincelants. L’humour, la fantaisie éclatent sans contrainte dans ces courtes pièces en une veine juvénile et truculente, qui nous rappelle constamment que Giraudoux est encore étudiant, joyeux et blagueur. [...] L’importance et la qualité des Contes d’un matin sont évidentes : ils nous fournissent un merveilleux témoignage de la jeunesse de Giraudoux et de la jeunesse du siècle. (Source : quatrième de couverture de l’édition de référence. Cf. Bibliothèque électronique du Québec)

Écouter un extrait : 01. Le Cyclope.

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  1. Le Cyclope (Version 2).mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)

  2. Le Banc (Version 2).mp3

  3. D’un cheveu (Version 2).mp3

  4. Au cinéma.mp3

  5. L’Ombre sur les joues (Version 2).mp3

  6. Guiguitte et Poulet (Version 2).mp3

  7. La Lettre anonyme (Version 2).mp3

  8. La Surenchère (Version 2).mp3

  9. La Méprise (Version 2).mp3

Remarque La mention « (Version 2) » à la suite du titre indique qu’il existe sur notre site un autre enregistrement de ce même texte, effectué par un donneur de voix différent. Voir aussi : Le Cyclope, Le Banc, D’un cheveu, L’Ombre sur les joues, Guiguitte et Poulet, La Lettre anonyme, La Surenchère, La Méprise. Consulter la version texte de ce livre audio.

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Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 17min | Genre : Mythologie

Proserpine est une divinité romaine. Elle est la fille de Jupiter, le roi des dieux et de Cérès, la déesse de l’agriculture et de la fertilité. Son mythe évoque le retour du printemps après l’hiver rigoureux.

La mythologie raconte qu’elle a été enlevée par Pluton, le dieu des Enfers, alors qu’elle cueillait des fleurs dans la prairie. Cérès, apprenant la disparition de sa fille, serait partie à sa recherche.

Proserpine ne pouvait être sauvée que si elle n’avait jamais goûté à la nourriture des Enfers. Mais elle a consommé des pépins de grenade. Pourra-t-elle retourner sur terre retrouver sa mère ? Comment se terminera l’histoire ?

Traduction : Léonce Rabillon (1814-1886).

Illustration : Gian Lorenzo Bernini, L’Enlèvement de Proserpine (1621-1622).

Écouter un extrait : Partie 01.

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Donneuse de voix : Domi | Durée : 2h 35min | Genre : Société

Dans ce texte à l’humour cruel, Swift se moque des ouvrages de bonnes manières et fait la liste des règles qui gouvernent la vie des gens de maison, du sommelier au groom, de la gouvernante à la cuisinière.

Instructions aux domestiques révèle, avec humour et ironie, l’absurdité du système social anglo-saxon du XVIIIe siècle. Ce faux manuel est une satire des mœurs de l’époque dans laquelle maîtres comme domestiques sont montrés sous un jour très noir et nous fait sourire « jaune ».

Traduction : Léon de Wally (1804-1864).

Écouter un extrait : 00. À tous.

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  5. Cocher – Groom.mp3

  6. Intendant – Régisseur – Portier – Chambrière – Femme de chambre.mp3

  7. Divers.mp3

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Donneur de voix : Georje | Durée : 55min | Genre : Romans

Léonce Moreau (situé à gauche sur la photo) avait été appelé sous les drapeaux en 1916 à l’âge de 19 ans.

Il existe beaucoup de récits sur cette période, l’histoire de mon grand-père pourrait y ressembler si ce n’est qu’il s’agit d’un témoignage direct.

Au fil de ses écrits, il s’efforce de restituer la réalité sans feinte de patriotisme.

On peut s’étonner de trouver autant de bonheur contemplatif à travers certaines descriptions de paysages, c’était sans doute sa façon à lui d’échapper aux réalités de la guerre.

Comme tout ceux qui avaient participé à ce conflit, l’histoire qu’il avait vécue l’avait marqué pour le reste de sa vie. Il s’accommodait d’une vie simple dans son village natal dans le sud des Deux-Sèvres. Il partageait sa vie entre son jardin, l’écriture et la peinture.

À son décès en 1991, il a laissé 4 carnets de guerre. Ce premier extrait concerne sa période de ligne au Chemin des Dames.

Ilustration : Léonce Moreau et ses amis pendant ses classes (licence CC-By-Nc-Nd).

Plumes de guerre est disponible sur le site Edition999.

Avec l’aimable participation de Raymond (Petit fils de Léonce Moreau)

Plumes de guerre (Extraits, Partie 01).

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Références musicales :

Grégoire Lourme, Letters Home (licence Jamendo).

Bruitages extraits de Sound-fishing.net.

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Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 9h | Genre : Romans

Une Maltournée, dans le Jura neuchâtelois, c’est une maison orientée dans un alignement différent des autres. Dans le petit village de Fondfrêche, des hauts jurassiens, deux familles prédominent : Les Maistru du Coin du Coin, dont le père, Élie, est un original mal vêtu qui n’a jamais surmonté la perte de son épouse. Ils sont propriétaires d’un gros domaine agricole

. Les Champieux de Château-Champieux – que d’autres appellent La Maltournée – sont les autres notables du village. Or voici que Louis Champieux, le bâtisseur du « Château » qui a fait sa fortune en Amérique, laisse, à son décès, un testament complexe qui met le feu aux poudres.

Envie, haines, manœuvres tortueuses, ambitions couvent sous une apparente tranquillité où il importe avant tout de sauver les apparences. Heureusement qu’existe aussi une grande solidarité, des amours, même contrariées, et de la bienveillance ! Prédomineront-elles ? (Source : Bibliothèque numérique romande)

Illustration : William Thomas Smedley, Hybrid Roses (1909).

Écouter un extrait : Chapitre 01.

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Chapitre 01 : Elie Maistru.mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)

Chapitre 02 : Les Champieux.mp3

Chapitre 03 : Rose Anne.mp3

Chapitre 04 : Toutes les dames Champieux.mp3

Chapitre 05 : Scènes de famille.mp3

Chapitre 06 : Les manoeuvres de Mme Sébastien.mp3

Chapitre 07 : La poupée.mp3

Chapitre 08 : Remous.mp3

Chapitre 09 : La demande.mp3

Chapitre 10 : Un coup de téléphone.mp3

Chapitre 11 : Premier éclat.mp3

Chapitre 12 : Enquête et gendarmes.mp3

Chapitre 13 : Un Maure changerait-il sa peau .mp3

Chapitre 14 : Le jeu de jonchets.mp3

Chapitre 15 : Une vision.mp3

Chapitre 16 : Myrielle se défend.mp3

Chapitre 17 : Heures sombres.mp3

Chapitre 18 : Dans la chambre close.mp3

Chapitre 19 : Les ténèbres s’ouvrent.mp3

Chapitre 20 : Les choses se précipitent.mp3

Chapitre 21 : Dernières volontés.mp3

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