Histoires: Recent Episodes

Jesse CRAIGNOU

Dans ce podcast, nous parlerons de présentation et d’introduction de mon PodCast Histoires… destiné à toute personne qui s’intéresse aux histoires et aussi aux professeurs et instituteurs et professeurs de Français Langue Étrangère qui officient de par le monde… en tant qu’ambassadeurs de la langue et de la culture françaises… Des histoires qui se présentent en prose toute habillée de poésie… des rencontres qui vont réfléchir ou font rêver… ou les deux… un voyage sur les ondes de l‘intemporel…

Mes histoires peuvent s’écouter pour le plaisir ou servir de complément ou de base de support pédagogique… Elles sont publiées sur Amazon, Audible, Fnac, Kobo... entre autres sites et sont protégées par les lois internationales qui régissent les droits d’auteurs sur tous supports connus et à connaître…

View Details

Pascal Ammour.

Un nom qui évoque invoque un équilibre frisant la perfection.

La première fois j’ai souri amusé j’ai pensé ce mec est béni comblé… Quelle chance ! Quelle veine ! Moi qui n’en avais pas… J’étais loin d’imaginer…

Avec un tel nom il semblait protégé des cieux de dieu… du dieu qui avait dressé ce plan divin de la destinée du monde… de l’homme… de notre homme. L’incarnation divine. Dieu fait chair par l’agneau pascal.

Quand je l’ai rencontré Pascal était un garçon joyeux si réservé travailleur et musicien… qui m’avait invité à une répète… dans son garage de rock… Brin de vie grain de vie graine de vie… Amour de la vie…

Et puis la vie nous a séparés et je l’ai oublié.

View Details

En montant dans ce train de province qui l’emmenait vers la ville elle avait eu un pressentiment mais elle avait souvent des pressentiments et elle n’aimait pas prendre le train… Attendre monter rester assise là seule à tuer le temps au milieu de gens qu’elle ne connaissait pas et qu’elle n’avait pas choisis et qu’elle n’aurait pas fréquentés de toutes façons… Hasard de la vie avec ses aléas… Non vraiment elle n’aimait pas prendre le train… Et un voyage à plusieurs appelait la voiture…

Elle était une femme de voiture… S’asseoir au volant et prendre la route en main c’était bien plus elle… Fendre la bise et partir à la conquête du monde avec ses aléas… mais au moins ceux-là elle les maîtrisait.

Le voyage se passa plutôt bien calmement presque ennuyeux de calme. Le paysage de campagne défilait devant elle sous ses yeux blasés au lever de son livre sur la synchronicité… Quel destin amenait les événements à advenir à survenir ? Au point qu’elle ne vit même pas ses voisins dans ce train plein de monde…

View Details

C’était un brave médecin de campagne qui battait campagne pour soigner les souffrants… Il allait et venait ou tenait cabinet et il y allait de sa science qu’il estimait infuse…

Il n’avait pas vu sa patientèle diminuer.

Il n’avait pas vu sa patientèle s’en aller.

Il n’avait pas vu sa patientèle le quitter.

Il aurait cru tout au plus que les gens vivant les gens mourant dans cette ville de province, il était dans l’ordre des choses de retrouver au cours de son parcours de moins en moins des gens qui jalonnaient sa vie et son travail.

Car il semblait encore ignorer se refuser à cette évidence que les gens autour de lui parlaient. Que les gens parlaient de lui.

Il n’avait pas peur de parler.

Il s’était fait l’ange de l’amour et l’ange de la mort. Celui qui annonçait à ses patients qu’il leur était temps de passer le péage et de quitter la grande autoroute de la vie…

Il leur annonçait leur mort prochaine.

Comme ça, sans qu’on lui ait demandé, il leur annonçait qu’ils allaient le quitter, tout quitter, quitter ce monde et sa folie de vivre… Comme si le livre de la vie établissait la liste des résidents…

View Details

J’ai eu une vie heureuse à élever ma petite famille.

Mon mari et moi nous étions mariés à vingt ans et, très vite, nous avions eu nos trois enfants qui avaient grandi dans le bonheur.

Tous les trois vivaient maintenant chacun leur vie avec travail, conjoints et enfants.

Grace. Grace K. Je portais bien ce nom. C’est comme une formule magique. Où que vous alliez vous ralliez la beauté. Mon coup de grâce aura été mon départ final…

C’est un jour qu’il me tenait dans ses bras, en dansant, que j’ai trouvé étrange la couleur de ses yeux. Elle avait changé. Je le lui fis remarquer. Il crut tout simplement que j’avais un peu trop bu.

Il en rit mais, moi, je sentais qu’il se passait quelque chose que je ne comprenais pas et que je ne pouvais pas imputer à l’alcool. Quelque chose au-delà de tout ce que je pouvais comprendre.

View Details

À quoi ressemblerait-il celui qui se coucherait à ses côtés au soir de ses jours ? L’amour serait-il au rendez-vous ? L’émotion aurait-elle survécu à l’habitude ? L’habitude aurait-elle résisté à l’usure ? Elle ne savait… Elle ne pouvait l’imaginer. Sa question était plus pressante. Elle était pressée.

À quoi ressemblerait-il celui qui viendrait la cueillir dans son parterre ? Sa solitude s’étendait dans ses heures qui s’allongeaient… La passion était consumée. La rupture était consommée. C’était le creux de la vague et le vide lui pesait. Ce vide s’appesantissait sur son cœur qui se lassait. Le pronostic lui semblait fatal : son remède semblait difficile à ordonner.

Qu’allait-elle devenir ? Elle s’interrogeait à son tour…

Après tout, qui était-elle ? Une femme. Une mère peut-être… Elle ne se trouvait guère que des défauts. L’avenir lui semblait noir.

View Details

Au parc…

‘Oh qu’elle est belle ! Qu’elle est mignonne ! Qu’elle est sage ! Tu as l’air intelligente toi… Comment tu t’appelles ?

  • Gayaneh. Elle s’appelle Gayaneh…

  • Gayaneh ? C’est un nom ça ?

  • Oui. Un prénom féminin. Arménien… et c’est aussi un ballet d’Aram Khatchaturian…

  • Vous êtes arménienne ?

  • Non, mais j’aime le ballet, l’opéra… Ces histoires… Toutes ces histoires… Cette beauté tragique…

  • Quel âge a-t-elle ?

  • Deux ans et demi.

  • Elle est belle.

Oui. Et intelligente avec ça… Montre à la dame comme tu danses bien… Allez, montre… Montre-lui.

View Details

Yasmina… rebaptisée Jasmine par sa patronne hystérique… qui de toutes façons rebaptisait tout le monde… quand elle ne massacre pas tout bonnement et simplement votre nom…

Yasmina n’est sûrement pas la personne la mieux qualifiée du monde pour exercer son métier d’assistante d’hôtesse d’accueil de répondeur automatique de machine à café de photocopieuse de femme de ménage et de bonne à tout faire en somme… mais elle présente plutôt bien elle est jolie aussi accueillante que sympathique… pour toute qualification pendant que sa patronne hystérique tempête Jasmine ! Jasmine ! Jasmine ! tonitruant Jasmine ici et Jasmine là et Jasmine par ci Jasmine par là à qui veut l’entendre alors que Yasmina ne l’entend que trop même si elle ne souhaite de toute évidence plus l’entendre et surtout pas crier son nom par-dessus les toits… et encore moins celui de Jasmine accolé à sa personne… qui ne lui dit rien et ne lui rappelle personne… sinon celle qui l’appelle sans cesse Jasmine…

View Details

Présentation et d’Introduction du PodCast…

Écrire Et Moi

Issu d’une famille internationale et pluriculturelle, j’ai appris très tôt à vivre avec plusieurs langues et plusieurs cultures…

Une vie bien remplie qui m’a également enseigné l’importance des mots et de la communication.

Les mots pour moi sont un nectar divin…

Faute de mieux, je suis prêt à en inventer, en ajouter… si cela sert le but de mes écrits… il y a tant et si peu de mots pour tout dire… les mots ont leur propre musique et ils doivent être musique pour être émis… une vraie poésie pour le musicothérapeute que je suis devenu…

Dès la minute où j’ai su écrire j’ai écrit… pour ne plus jamais m’arrêter…

View Details

Nuit inuit.

Nuit inouïe.

Nuit inouïe de ce blanc qui n’en finit pas. Qui ne s’en va pas.

Ce blanc qui n’en finit pas de partir. Ce jour qui n’en finit pas de se départir de la nuit. Ce blanc qui n’en finit pas de s’en aller. Ce blanc qui n’en finit pas de se laisser aller à la nuit.

Ce jour trop tard. Ce jour blafard. Cette nuit blanche. Ce jour blanc. Aussi blanc que neige. Aussi blanc que plat… Nuit latérale.

Ce jour banal dans cette nuit malade, cette nuit pâle. Ce blanc vital à la nuit fatale.

Ce blanc plat qui aplanit le jour et la nuit. Ce blanc qui étale le jour sur la nuit. Ce blanc qui recouvre de jour la nuit. Ce blanc qui abaisse le rideau du ciel à la terre. Ce blanc qui agenouille le soleil et la lune tout pareil. Ce blanc saillant de sa tâche de lumière infatigable. Ce blanc souillant de sa tache de lumière, saillant et souillant la nuit insaisissable.

Ce blanc qui n’en finit pas de devenir noir.

View Details

Les filles de Tropolitsa

Dans la fleur de l’âge

Chaussées coiffées

La peau bronzée luisant au soleil

Un beau matin d’été

Les filles de Tropolitsa chantent

Les filles de Tropolitsa

Dans la fleur de l’âge

Chaussées coiffées

La peau bronzée luisant au soleil

Un beau matin d’été

Les filles de Tropolitsa chantent

Pour les femmes de Lebadia

Les filles de Tropolitsa

Dans la fleur de l’âge

Chaussées coiffées

La peau bronzée luisant au soleil

Un beau matin d’été

Les filles de Tropolitsa dansent

View Details

Sur un fond de toile carrée, l'homme, de trois-quarts de face droite, est penché sur la femme, de trois-quarts gauche. Il est debout. Elle est allongée. La main droite de l'homme sous les genoux repliés vers le ventre de la femme qu'il arrime de la main gauche sous sa tête renversée alors qu'il l'embrasse avec passion.

Le tableau semble un instantané. Il n'est pas indiscret. Il n'est pas indécent. Il n'y a pas là de perversion. Il n'y a pas de perversité. Seulement attention. Passion. Il semble opportun. Témoignage spontané d'un amour embrasé dans un décor enflammé. Leurs corps rose chair tranchent net. Interpellent.

Qui est-il ? Qui est-elle ? Un étranger. Une étrangère. Et pourtant si familiers. Ils sont Monsieur et Madame Tout-le-monde. Vous et moi. Des amants. L'Amour. Amour d'un jour ? Amour toujours ? L'Amour. La répétition de l'amour qui court de jour en jour. Des contours en détours. Pourtours. Partout. Pour tous.

View Details

Pi A… Pi A… Pi A… Pi A…

Pia Inuqtitut est belle mais personne ne la voit. Personne ne l’a vu. Personne ne l’a vue…

Pi A… Pi A… Pi A… Pi A…

Les hommes qui ont la parole n’écoutent pas les femmes ici. Chacun vit de son côté. Chacun voit de son côté. Chacun voit midi à sa porte quand midi sonne. Chacun regarde de son côté… Dans cet univers de retombée post-nucléaire fondu à froid…

Ses vêtements chauds dans cet hiver arctique lui donnent l’allure d’une astronaute. Et l’allure d’une astronaute.

Maladroite gauche dans son appareil sur cette terre… plus astronomique que gastronomique… Sa terre est si loin d’elle que même au plus près d’elle elle ne fait que d’y rebondir telle une bulle.

View Details

Mon monde de A à O.

Je regarde l’eau et je suis fasciné.

La mer m’interpelle. La mer ma mère m’appelle, me rappelle.

L’eau… Ah l’eau…

Je rêve d’un pays où la terre est mer.

L’eau est partout. L’eau passe par tout. L’eau passe par tous…

Aux confins de la terre et du ciel, du ciel et de l’eau, de l’eau et de la terre.

Aux confins de la terre et de la mer.

L’eau opère sur moi une révolution… une révélation… Une sensation, un frisson, un frottis… une caresse comme une tendresse lointaine.

Onde flot on flotte… Je barbotte…Courant tirant d’eau chute ou cascade… goutte lac océan… calme ou étale égale… L’eau est mon lot. Mon gros lot… gros grain maelström tempête…

Tempête de ce monde de fête en défaite.

View Details

Au téléphone, à une copine…

‘Philippe a emménagé chez Leclerc. C’est mieux ainsi. De toutes façons, il n’en sortait que pour y rentrer à nouveau. Il n’en partait que pour y mieux retourner… Entre le rayon Boissons, la Volaille, les Produits Ménagers et les Têtes de Gondole. Au lit, il lisait les catalogues et les prospectus Leclerc… Il s’habillait chez Leclerc, il mangeait chez Leclerc et il partait même en vacances avec Leclerc… Leclerc ici, Leclerc Là… Quand il parlait des enfants, il disait qu’avec les jumeaux, on en avait eu trois pour le prix de deux comme chez Leclerc ! Leclerc ponctuait toutes ses phrases. À table, il parlait comme Alain le jardinier de la radio… On se parlait plus que par téléphone entre les rayons… du magasin à la maison… au bureau… Il y allait même les jours de fermeture. C’est tout simple, si je le cherchais ou que je voulais le voir, je filais chez Leclerc…

View Details

Hier, pendant ma consultation avec le remplaçant de mon généraliste, son iPhone sonne… sous mes yeux.

Un numéro de domicile s’affiche, et légèrement perturbé, il bredouille une excuse et prend l’appel.

Non, je vous écoute…

Oui, vous avez bien fait de m’appeler…

En effet… vous avez encore de la fièvre à 38, 5°. Il faut continuer le traitement… et les antibiotiques…

Je vais passer vous voir demain à partir de 15 ou 16 heures après mes visites…

En attendant qu’il finisse, mon intellect bascule dans ma culture britannique et son humour anglais… et je me dis qu’il y a là beaucoup trop de coïncidences… pour un dialogue médecin-patient…

View Details

Quarante braves centurions de Lebadia

Dans la fleur de l’âge

Chaussés armés

Musculature et armure brillant au soleil

Un beau matin d’été

Partent marcher sur Tropolitsa…

En chemin ils rencontrent un vieil homme :

Hé soldats où allez-vous de ce pas décidé ?

Où allez-vous les enfants de ce pas décidé ?

- Marcher sur Tropolitsa pour protéger ta patrie, vieux fou !

Pour que nos enfants vivent

Et pour que les enfants de leurs enfants vivent libres !

- J’ai vu mes enfants vivre jeunes gens

Et je les ai vus mourir au beau soleil d’été

Partis marcher sur Tropolitsa pour protéger notre patrie, jeunes loups

Pour que leurs enfants vivent

Et pour que les enfants de leurs enfants vivent libres !