Considéré comme le premier roman maritime français, « La Salamandre » paraît en 1832. Eugène Sue nous embarque sur le pont d’une corvette, lieu propice à une sorte de huis-clos et à l’observation de relations humaines exacerbées. Il est bien difficile de ne pas penser à Hugo ou à Musset tant sublime et grotesque s’alimentent mutuellement dans les flots mouvementés d’une ironie cinglante.

Comment ne pas citer ces mots de Balzac qui salue« la science d’observation de l’auteur », « une action triste et sombre, semée de scènes du comique le plus vrai et de descriptions éblouissantes, un style chaleureux, des idées neuves, et surtout la singulière faculté de colorer tout de poésie. »

Alors, hissons la grand voile, les hauts fonds nous attendent !