Luc de Vauvenargues naquit à Aix en Provence dans l’hôtel de Clapiers, d’une famille noble aux revenus modestes. Au cours de ses études au collège d’Aix-en-Provence, il n’étudia ni le latin ni le grec, mais devint un grand admirateur de Plutarque qu’il avait lu en traduction.
Il s’engagea dans l’armée et y servit pendant dix ans. Il eut la jambe glacée et, malgré un long séjour à l’hôpital de Nancy, ne s’en remit jamais tout à fait. De retour en France après la bataille de Dettingen, il fut assigné à la garnison d’Arras, ce qui marqua la fin de sa carrière militaire.
Son ami le marquis de Mirabeau, le poussa à se tourner vers la littérature, mais il était trop pauvre pour monter à Paris. Il chercha en vain à entrer dans le service diplomatique. Une attaque de variole mit fin à cette ambition.
Vauvenargues s’installa finalement à Paris en 1745 et y mena une vie retirée, ne fréquentant que quelques amis. Sur les conseils de Voltaire et les exhortations de Mirabeau, il passa outre aux objections de son père et se lança dans l’écriture. Il reprit les observations et notes de tous ordres jetées naguère sur le papier et publia en 1746, sous le voile de l’anonymat, une Introduction à la connaissance de l’esprit humain, suivie de quelques Réflexions et Maximes.
Il mourut à Paris le 28 mai 1747 à l’âge de 31 ans. Au travers de différents portraits, on découvre «une âme pure et fière, généreuse et tendre, éprise d’idéal. Un homme au jugement ferme, lucide et pondéré, non dénué de finesse».