Une journaliste, Morgane, va interviewer Lucie, ancienne actrice dont la vie fut particulière dans sa jeunesse.
Extrait :
« Mon parfum Malavé attirait leurs truffes mieux qu’un aimant. J’ai fait comme les lièvres, je changeais de sens, revenais sur mes pas, je croisais mes traces. Le chien ne savait plus où mettre sa truffe ni quelle piste suivre.
— Je suis désolée madame, je ne peux pas écrire cela. Qui est informé de cette période ? insiste la journaliste.
— Beaucoup de gens ! toutefois dans notre profonde cambrousse, nous avons la solidarité, le respect et le silence rivés au corps. Vous pouvez les interroger un par un, personne ne dira du mal de Lucie. — Les gendarmes ne vous ont pas attrapée ? ils avaient le nombre, les moyens et le temps, pour le faire. Je n’ai pas tout compris, avec les vacanciers, entre les routes, la prévention de feux de forêt, ils étaient très occupés, surtout qu’ils s’occupaient de quatre communes, en même temps. Nous étions en été, sans doute, pensaient-ils me choper à la rentrée des classes.
— Non, j’y renonce, je ne peux pas. L’article paraîtrait inventé, arrangé, même si c’est la stricte vérité. Toutefois, je ne comprends toujours pas, comment vous avez pu passer d’une pauvreté noire et misérable, digne de Victor Hugo au Technicolor du cinéma ? »
Une nouvelle très intéressante sur le plan de la société, de la psychologie …, relations familiales…