Prix Goncourt, Grand prix de l’Académie française, l’écrivain Maxence Van der Meersch (1907-1951) est un des grands « peintres du Nord », sa région natale. Avec près de vingt romans. il a imposé une œuvre qui s’inscrit dans la lignée d’André Maurois, François Mauriac ou Roger Martin du Gard, privilégiant la peinture de mœurs, l’analyse humaniste, mais proposant avant tout un certain regard sur la société de l’entre-deux-guerres et le monde ouvrier. Publié en 1932, La Maison dans la dune, son premier roman, eut un succès immédiat.
Dans les années 1920, dans la région brumeuse et désolée de la frontière franco-belge, près de Bray-Dunes, une lutte sourde et violente oppose les contrebandiers, passeurs de tabac belge en France, et les douaniers. On y découvre, dans une atmosphère teintée d’humanisme, l’organisation mise en place par les fraudeurs, gens simples et soudés entre eux, et qui prennent d’énormes risques pour un bénéfice dérisoire ; l’utilisation de chiens dressés pour transporter le tabac ; les ruses des contrebandiers pour tromper la douane ; les pièges des autorités pour arrêter les trafiquants. Dans cette vie aventureuse et risquée, Sylvain, un ancien boxeur devenu fraudeur par amour, découvre près de la frontière une auberge perdue dans la nature. Il y rencontre Pascaline, une jeune fille pure et innocente, élevée par son vieil oncle et sa tante. Sylvain revient plusieurs fois dans ce havre de paix où il retrouve des plaisirs simples, devenant l’homme à tout faire du couple âgé, conquis par sa gentillesse. Il discute avec Pascaline dont le naturel et la spontanéité le séduisent et peu à peu, il en devient amoureux. (Wikipédia)