Publié en 1914, Les Caves du Vatican est, dans tous les sens du terme, un drôle de roman. Gide d’ailleurs ne le considérait pas comme un roman, mais comme une sotie (pièce politique et satirique jouée au Moyen-Age).
Son ton est grinçant, parodique, parfois bouffon ; son système narratif est d’une complexité étonnante, et les personnages, à force de conversions, de déguisements et de revirements, s’y transforment sans cesse. Des réflexions sur la liberté, l’argent, la foi, la littérature, émaillent ce récit toujours inattendu et impossible à résumer…
La plume de Gide, légèrement surannée, est comme toujours aussi élégante qu’incisive.