Sounds Like Portraits: Recent Episodes

Sounds Like Portraits

Created and produced by Philippe Ungar: Sounds Like Portraits is a podcast with creative humans. Créé et produit par Philippe Ungar : Sounds Like Portraits est un podcast dédié aux humains créatifs.

Concept: My guests speak about the creativity that fuels ideas and actions which lead to personal fulfillment. Answering my questions, my guests draw their self-portrait dotted with awareness, life-changing decisions, and a great desire to share with others.

Guests: My guests work in very different fields -business, art, science, food, police, design, sport, philanthropy, wine, architecture, finance, geopolitics, arts and crafts, law, journalism, etc. - but they one thing in common: they are all creators.

Goal: A podcast is a fantastic tool that helps connect a guest to an audience. Creativity is a theme that allows for philosophical discussions in the context of concrete situations, mainly because the audience can identify to each of my guest’s story. The aim of this podcast is to inspire listeners and support them in their search for meaning.

My hope is these resonate with you. Please listen in the spirit with which these were shared.

Philippe Ungar


Concept : Conversations avec des humains qui parlent de leur cheminement pour s’accomplir et donner du sens à leur vie, grâce à leur créativité. En répondant à mes questions, ils revisitent leur parcours en dessinant un portrait d’eux-mêmes, marqué par des prises de conscience, des changements de vie et une immense envie de partager.

Invités : Mes invités sont issus de domaines très différents -des affaires, de l’art, des sciences, de la cuisine, de la police, du design, du sport, de la philanthropie, du vin, de l’architecture, de la finance, de la géopolitique, de l’artisanat, de la justice, du journalisme, etc.- mais ils sont tous des créateurs.

But : Le podcast est un formidable outil pour créer un lien fort entre un invité et des auditeurs. Le thème de la créativité permet d’aborder des enjeux philosophiques dans le cadre de situations concrètes, parce que chaque invité raconte son histoire à laquelle on s’identifie. L’ambition de ce podcast est d’inspirer celles et ceux qui l’écoutent et de les accompagner dans leur recherche de sens.

Mon souhait est que ces conversations résonnent avec vous. Merci de les écouter dans l'esprit dans lequel elles ont été partagées.

Philippe Ungar

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Cette semaine, je suis avec Jérémie Delessert qui est berger au chalet de la Moille Vieille près de Semsales dans les Préalpes fribourgeoises. Ce chalet qui accueille autour de 85 genisses, se trouve sur le sentier des armaillis, (c'est ainsi qu'on appelle ici les bergers), à 1230 m d'altitude.

C'est là, dans la cuisine de son chalet, que je me suis assis avec Jérémie. Et dans le fil de notre conversation, il m'a parlé de sa solitude choisie, de cette liberté si particulière qu'offre la montagne, de ses 85 bêtes qu'il connaît chacune, mais aussi de ces rituels qui rythment sa vie de berger : la poya, la montée des troupeaux vers les alpages au printemps, et la désalpe, leur retour dans la vallée lorsque l'automne s'installe. Et même si ces traditions saisonnières sont la mémoire d'un territoire et d'un métier, elles rappellent aussi que tout est changeant, et que c'est peut-être dans cette impermanence que réside le véritable équilibre.

Comment être heureux en solitaire ?

C'est la question de la semaine.

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Cette semaine à Fribourg, je rencontre Jean-Jacques de Dardel qui a consacré près de quarante ans de sa vie à la diplomatie suisse. De Washington à Pékin, de Paris à Canberra, de la Croix rouge à l'OTAN en passant par la Francophonie, il a représenté la Suisse sur quelques-unes des scènes du monde les plus stratégiques, et il a dirigé en Chine la plus importante des ambassades suisses à l'étranger.

Dans cet épisode, il évoque ce qui ne s'apprend dans aucun manuel : l'art de convaincre dans un contexte où toute négociation semble bloquée.

Quelle est la créativité du diplomate ?

C'est la question de la semaine.

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Au cœur des Alpes valaisannes, à Lens, se trouve une façade de miroirs dans laquelle se fond le paysage. Et derrière cette architecture épurée imaginée par Jean-Pierre Emery se trouve la Fondation Opale, un lieu unique en Europe qui est dédiée à l'art aborigène contemporain.

À l'origine de cette aventure, il y a Bérengère Primat, une passionnée qui a réuni près de 1 500 œuvres dans sa collection qu'elle fait dialoguer avec des prêts venus des plus prestigieuses institutions internationales.

En 2026, la Fondation accueille la plus importante rétrospective européenne consacrée à Emily Kam Kngwarray, « É-mi-li Kam Koun-goua-raï » avec plus de 80 œuvres de cette figure de l'art contemporain du XXe siècle. Il s'agit de la plus importante rétrospective qui lui ait été consacrée en Europe.

Je suis avec Bérengère Primat qui évoque sa toute première rencontre avec cet art aborigène qui a changé sa vie.

Qu'est-ce qu'une véritable rencontre ? C'est la question de la semaine.

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Cette semaine, je suis avec Agnès Morch, une céramiste et une peintre qui sait aimer le monde du silence. Depuis l'enfance, elle a appris à l'habiter, non pas comme une absence à combler, mais comme une plénitude sans artifice, ni prétention. C'est dans le silence qu'elle retourne à chaque fois pour créer, comme on revient à une source d'où surgissent parfois des formes inouïes.

Le silence est antérieur au geste lui-même. C'est lui qui rend possible ce dialogue entre l'artiste et la matière. Ce dialogue peut être doux ou puissant, mais pour Agnès, il est pour elle une façon de prendre soin de ce qui cherche à naître.

Dans cette conversation, Agnès évoque également la difficulté, commune à tout artiste, de devoir sortir du silence pour mettre des mots sur son processus créatif. Ce passage n'est jamais simple. L'artiste qui accepte de se raconter avance sur une ligne de crête : trop peu dire, et il reste incompris ; trop dire, et il court le risque de substituer le discours à l'expérience, de construire une fiction rétrospective qui lisse ce que le travail avait justement d'incertain, de tâtonnant et de vivant. Agnès en est consciente. C'est pour cela qu'elle choisit ses mots non pour séduire ou convaincre, mais pour rester juste.

Ce que cette conversation révèle, c'est le paradoxe de tout entretien d'artiste : l'essentiel de ce qui s'est passé dans la création de l'œuvre ne peut jamais qu'être suggéré, et c'est précisément ce qui nous donne envie de continuer à regarder.

Alors, comment parler du silence ? C'est la question de la semaine.

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Cette semaine, je suis avec Camila Eslava, une artiste d'origine colombienne, qui vit et qui travaille à Paris. Pour Camila, créer n'est pas seulement produire des œuvres : c'est entrer dans un mystère, dans un processus créatif qui la traverse bien plus qu'elle ne le contrôle. Son travail est une exploration attentive et patiente, de ce qui apparaît quand on accepte de ne pas savoir à l'avance.

Camila a beaucoup voyagé et elle a aussi beaucoup étudié : de Bogota à São Paulo, jusqu'à Paris depuis quelques années. Mais derrière ces déplacements géographiques, il y a un mouvement plus intime : un retour constant en elle-même, vers son regard d'enfant. Un regard qui ne sait pas, qui ne juge pas, qui n'attend rien — et qui, précisément pour cela, rencontre le monde comme si c'était la première fois.Le trait du dessin de Camila est la trace de cette aventure. Dessiner, pour elle, c'est découvrir le monde à mesure qu'il se forme sur la page. Mais c'est aussi en même temps, découvrir sa propre présence. Elle parle de ses œuvres comme de « méditations graphiques ». Son dessin est devenu un instrument de perception : un moyen de mesurer la qualité de sa présence, dans l'atelier comme dans la vie.

Mais peut-on tracer une frontière entre l'œuvre et l'existence ? Peut-on vraiment séparer l'artiste de son travail ? C'est la question de la semaine.

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Cette semaine, je suis avec Jochen Peter Breuer, consultant en entreprise. Jochen a d'abord commencé une carrière de banquier à Paris. Originaire de Cologne, il a découvert sur le terrain, le fossé culturel existant entre Français et Allemands au travail. C'est ainsi qu'il a été sollicité pour créer des ponts entre les deux cultures. C'est cette démarche qui l'a amené ensuite à devenir consultant pour permettre aux managers Français et Allemands, notamment chez Airbus, de travailler ensemble de façon efficace en prenant conscience de leurs conditionnements. Avec le temps, Jochen a mis au point une véritable méthodologie. Que ce soit chez Air Liquide, Logitech, Pictet, Piguet-Galland ou Nestlé, il s'agit toujours pour lui de résoudre d'abord les problèmes émotionnels et les non-dits, pour que la performance arrive ensuite naturellement.

Comment donc écouter ce qui n'est pas dit ?

C'est la question de la semaine.

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Cette semaine, je suis avec Jack Capt, le boulanger du village de Moiry, dans le Jura vaudois.

Jack m'a accueilli dans son four banal qui date de 1848. Depuis une dizaine d'années, c'est désormais lui qui le fait revivre chaque semaine. Mais plus qu'un four, c'est une quête qu'il a rallumée. Car en pétrissant, Jack cherche. Il cherche à faire un pain qui lui ressemble.

Pour cela, il utilise des farines obtenues à partir d'anciennes variétés de grains locaux retrouvés et replantés, de l'eau de source, du sel non raffiné et du levain naturel qui fait lever la pâte, sans adjonction de levure industrielle.

C'est ainsi qu'il œuvre : avec lenteur, avec ferveur, avec cœur, avec douceur. Et déjà, en façonnant sa pâte, il se prépare à la joie de partager la saveur de son pain.

Comment faire un pain vivant ? C'est la question de la semaine.

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Cette semaine, je suis avec Olivier Calloud, le CEO de la banque Piguet Galland, issu du rapprochement en 2011, entre les banques Piguet et Galland. C'est lui qui a été en charge de cette fusion qui a fait naître une PME, filiale de la Banque Cantonale Vaudoise, avec 180 collaborateurs. En 2024, Piguet Galland a franchi la barre des 8 milliards de francs d'actifs sous gestion.

Pour construire ce succès, Olivier a initié une démarche originale. D'abord, la banque a accueilli ses clients et de potentiels clients, pour les écouter et pouvoir créer à partir de là, une nouvelle offre qui réponde à leurs attentes, qui ne sont pas seulement financières.

Car, le banquier privé ne gère pas seulement le patrimoine de ses clients, il les aide à se l'approprier, c'est-à-dire à l'aligner avec leur vie. Olivier aime dire que « le vrai métier du banquier, c'est la psychologie liée à l'argent ». C'est là l'hospitalité du banquier, c'est-à-dire son talent à accueillir et à relier un patrimoine, une histoire, des questions et des projets.

Mais comment Olivier cultive-t-il en lui cette hospitalité destinée à créer de la sérénité chez ses clients ?

Ecoutez sa réponse, mais pour commencer, il m'a parlé de ce que toute sa vie, il a toujours cherché…

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Cette semaine, je suis avec Francis Gouten qui a consacré son parcours professionnel au luxe, essentiellement chez Cartier et chez Piaget, ainsi qu’à la direction de la région Asie-Pacifique du groupe Richemont.

Dans les années 50, le luxe a évolué d’un artisanat très exclusif produisant des objets rares et précieux, vers une industrie de masse.

En suivant les codes de la mode, l’offre s’est beaucoup développée, et les prix sont devenus plus abordables pour les classes moyennes de beaucoup de pays dans le monde.

C’est dans ce contexte que Francis Gouten a commencé sa carrière d’homme de marketing dans les années 70 pour développer des marques comme Cartier et Piaget. Mais pendant son parcours et face à l’adversité, il a développé sa théorie, la théorie du bouchon.

Qu’est-ce que la théorie du bouchon ? C’est la question de la semaine.

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Cette semaine, je suis avec Daniel Bloch, CEO de Camille BLOCH, une PME installée, dans le canton de Berne, à Courtelary. Depuis 1929, seuls trois CEO se sont succédé à la tête de cette PME familiale qui emploie 180 collaborateurs pour un chiffre d’affaires d’environ 60 millions de francs. Camille Bloch est au quatrième rang des fabricants suisses de chocolat, avec des marques icôniques comme Ragusa ou Torino.

Pour Daniel Bloch, c’est la transmission de son histoire et de l’ADN de ses valeurs qui est au cœur de la pérennité d’une entreprise, de sa cohésion interne, ainsi que du rayonnement de son image. C’est, en effet, ce patrimoine immatériel qui permet de réaliser les changements nécessaires dans les esprits, compte tenu des nouveaux contextes, tout en continuant à donner du sens à la vie de tous dans l’entreprise.

Daniel Bloch vient de publier « Grandir » aux éditions Favre, où il développe sa vision de l’entreprise et répond à une question centrale :

Comment succéder avec succès ?

C’est la question de la semaine.

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Très bonne année à toutes et à tous ! Pour commencer cette nouvelle année, je suis avec Aliénor Massenet, créatrice de parfums chez Symrise, une entreprise dont les clients sont les grandes marques du luxe. Depuis ses débuts, Aliénor a créé plus de 230 parfums, entre autres pour Lancôme, Rabanne, Chloé, Rochas, Karl Lagerfeld, Chopard ou Giorgio Armani.

« Cosmétique » a la même racine grecque que le terme « cosmos ». Elle s’oppose au chaos et signifie à la fois « l’ordre » et « l’ornement ». La cosmétique du parfum, c’est cet effort humain pour transformer le chaos des odeurs de la vie quotidienne, en cosmos, c’est-à-dire en un ordre harmonieux pour littéralement, sentir bon et se sentir bien.

Pour Aliénor, la création d’un parfum commence par une intuition, puis se poursuit par la quête d’une architecture pour composer et agencer ces essences odorantes qui se trouvent à la fois dans son laboratoire et dans sa mémoire.

Avec le parfum, la peau devient le lieu d’une recherche d’harmonie. S’agit-il avant tout de recouvrir des odeurs nauséabondes, comme en atteste l’histoire du parfum dans les siècles passés, ou bien de souligner l’élégance de la personne qui porte le parfum ? S’agit-il de maquiller une laideur ou de surligner une présence ?

Le parfum incarne toujours cette tension.

Qu’est-ce qu’un nez ?

C’est la question de la semaine.

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Cette semaine, je rencontre le chef d’orchestre Antoine Marguier. Natif d’un petit village du Jura français, il a entamé son parcours musical comme clarinettiste solo sous la direction de Claudio Abbado ainsi que dans des ensembles prestigieux de jeunes musiciens. À 27 ans, il a commencé à diriger comme chef d’orchestre.

Le mot orchestre vient d’un mot grec qui signifie danser en groupe.

Dans cet esprit, le chef d’orchestre fait danser l’orchestre en suivant, lui-même, la partition. Avant de disparaître, chaque regard ou chaque geste de sa main ou de son corps, donne les indications nécessaires pour harmoniser le jeu des musiciens en laissant derrière lui le sillage sonore de l’interprétation.

En 2011, il a fondé l’Orchestre des Nations à Genève. Cet orchestre qu’il dirige toujours, est entièrement composé de musiciens amateurs, de toutes origines, alliant la rigueur professionnelle avec le réel bonheur des passionnés, pour jouer des œuvres classiques et des créations contemporaines.

Comment sortir du chaos et trouver l’accord ?

C’est la question de la semaine.

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Cette semaine, j’ai retrouvé avec curiosité l’enregistrement de ma rencontre avec le peintre et écrivain Serge Rezvani. C’était il y a plus d’une vingt d’ans. Il m’avait reçu chez lui à Venise. Son épouse Danièle était encore vivante.

Je les ai rencontrés dans leur maison, dans une impasse tranquille sur un des fondamente du Dorsoduro à Venise, une de ces impasses qui donne le sentiment, quand on s’y engage, d’être déjà au bout du monde.

Et justement, c’était l’occasion pour Serge Rezavni, en se retournant sur son passé, de me parler de sa façon de suivre son propre chemin. En le créant.

Serge Rezvani a publié de nombreux romans et essais dont : Les Années Lumière (1967), Les Années Lula (1968), Le Testament Amoureux (1981), L'Origine du Monde (2000) ou encore Vers les Confins (2014)

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Cette semaine, je rencontre Franck Giovannini, à la tête du prestigieux

Restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier, près de Lausanne.

Ce restaurant, c’est toute une légende.

Une légende qui se développe en 1965, quand Frédy Girardet reprend le restaurant de son père et décide de s’engager dans une cuisine créative reposant sur une règle d’or : jamais plus de trois saveurs dans l’assiette.

En 1986, il est récompensé par un 19,5 sur 20 au Gault-Millau et, dès que le guide Michelin arrive en Suisse, par 3 étoiles qui ont toujours été conservées depuis, par les chefs qui se sont succédé.

Avec Philippe Rochat, Benoit Violier, ou encore aujourd’hui avec Franck Giovannini, règne toujours à Crissier l’esprit inspiré par Frédy Girardet. Car la cuisine ne commence jamais à partir de rien. Elle n’arrête pas de reprendre et cette reprise n’est jamais une simple répétition, c’est toujours une réinterprétaion plus ou moins radicale d’un héritage par rapport auquel chaque cuisinier découvre sa liberté et sa créativité. Et c’est tout particulièrement vrai à Crissier.

Comment se transmet l’excellence ?

C'est la question de la semaine.

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Cette semaine, je rencontre Laurence Rochat. Laurence a eu une exceptionnelle carrière sportive de skieuse de fond, durant laquelle elle s'est confrontée aux épreuves nécessaires pour monter sur les podiums, jusqu’à cette médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002. Et puis, il y a eu le deuil de son compagnon Philippe Rochat, le chef triplement étoilé au Michelin, du Restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier.

Epreuves choisies ou pas, Laurence a cherché à tirer de son parcours des réflexions et des outils pour se connaître de l’intérieur. Rien de théorique dans tout cela, simplement une curiosité sincère pour préserver sa joie de vivre.

Depuis, en plus de sa position d’ambassatrice chez Audemars Piguet, elle fait des conférences et des ateliers pour permettre à celles et ceux qui traversent des épreuves, de découvrir qu’elles sont les portes d’entrée au bonheur que nous cherchons tous.

Qu’est-ce qu’une vie réussie ? C’est la question de la semaine.

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Cette semaine, je rencontre Suzanne SYZ, créatrice de bijoux uniques. Suzanne est fascinée par l’intensité et la fragilité de l’unique. Sans doute parce qu’il a le goût de l’instant présent.

Tout a commencé comme ça : elle ne trouvait pas sur le marché, les bijoux qui lui plaisaient, qui soient précieux sans être guindées, élégants sans être conventionnels, pétillants sans être inconfortables. Alors, avec la collaboration d’un atelier genevois, elle s’est mise à concevoir les siens.

Sa vie dans le New York des années 80, à côtoyer Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Jeff Koons ou Julian Schnabel n’est sans doute pas étrangère à cette audace de créatrice.

Mais au-delà du plaisir de créer des bijoux uniques, comment expliquer leur influence sur les personnes qui les portent ? Suzanne répond que le bijou est justement fait pour cela, pour faire vibrer ce qu’il y a d’unique, de joyeux et de beau chez celles et ceux qui les portent.

Un beau bijou brille, mais il fait avant tout briller la personne qui le porte. On pourrait ajouter qu’inversement, c'est à la personne qui le porte d’apporter de l'éclat a un bijou qui n'en a pas.

Comment créer de l’unique sans se répéter ?

C’est la question de la semaine.

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Cette semaine, je rencontre François Saint-James, guide et chargé d'action culturelle à l'abbaye du Mont Saint-Michel. Avec plus de 3 millions de visiteurs par an, ce petit îlot normand est un des sites les plus visités de France. François Saint James me reçoit dans la crypte Notre Dame des Trente Cierges, située sous le transept, tout à côté du scriptorium, et derrière le lieu-dit « le cachot du diable ». Nous sommes au cœur du Mont Saint-Michel. Dans cette ambiance, le silence souligne la moindre présence. Depuis 35 ans, François Saint-James est guide-conférencier dans ce labyrinthe d’architecture dont il connaît les coins et les recoins, mais pour en transmettre l’histoire, les mots ne suffisent pas. Encore faut-il être habité par ce que l’on a à transmettre. C’est alors seulement que le savoir devient vivant et qu’il peut résonner au coeur des visiteurs. Comment transmettre une histoire ? C’est la question de la semaine.

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J'ai animé avec beaucoup de plaisir cette conversation avec des pionniers du vin respectueux du vivant le samedi 20 avril 2024 à Montheron dans le cadre de la 4e édition du Salon DESALPES. Marie-Thérèse Chappaz, Raoul Cruchon et Raymond Paccot ont évoquéle chemin qu’ils ont parcouru dans leur métier et le chemin qu’il ont contribué à nous faire parcourir dans notre façon de boire du vin. Car aujourd’hui, l’attrait pour les vins respectueux du vivant est considérable. De Paris à Tokyo en passant par New York, le nombre de commerces et de bars spécialisés a explosé ces dernières années, tout comme le nombre de festivals ou de salons. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi ces trois pionniers (et tant d'autres), ont-ils choisi de se libérer de l’usage de la chimie de synthèse pour s’engager dans l'aventure d’une production viticole respectueuse du vivant ? C'est la question de la semaine.

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Cette semaine, je rencontre Eric Bonvin, le directeur général de l’Hôpital du Valais, une des grandes institutions de santé publique en Suisse, avec 440 médecins, 5800 collaborateurs, et qui prend en charge près de 41000 patients chaque année.

Mais avant de devenir médecin, puis de diriger cette institution, Eric Bonvin a choisi un parcours de liberté et de curiosité. A 15 ans, après le cursus scolaire obligatoire, il a quitté le chemin de l’école pour prendre celui du voyage et des petits boulots, (il a même été un moment vendeur au Grand Bazar d’Istanbul) mais surtout, il s’est intéressé au sens de la rencontre humaine.

De retour aux études, il s’est engagé dans la psychiatrie, tout en cherchant à mieux comprendre les pathologies de la relation entre soignant et malade. Comment, en effet, éviter ce sentiment si dégradant et si répandu chez le malade, de n’être qu’un diagnostic ou une maladie aux yeux des soignants ?

Mais dans notre système hospitalier où chaque prestation des soignants, est enregistrée, validée pour être contrôlée, où le temps manque, comment faire pour créer cet espace de rencontre dans l’esprit d’Hippocrate ?

Comment soigner l’art de soigner ?

C’est la question de la semaine.

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Pour commencer cette nouvelle année, je rencontre Felix Ehrat, avocat d’affaires et juriste qui a travaillé au plus haut niveau dans la pharma, chez Novartis et Idorsia, dans la banque, chez Julius Baer, Globalance Bank et Swiss Fintech, mais aussi chez Accenture et Geberit, sans parler d’autres sociétés pour lesquelles il est, ou a été, conseiller ou membre du conseil d’administration.

Tout au long de son impressionnant parcours, Felix a toujours été un observateur attentif des enjeux de la vie dans l’entreprise. Aujourd’hui, avec l’arrivée de nouvelles générations en quête profonde de motivation, il souligne que la question du sens du travail est devenue centrale.

Sur le long terme, il affirme même qu’aucune entreprise ne pourra survivre sans répondre clairement à la question de sa raison d’être dans le monde, indépendamment du fait de créer de la valeur.

Une manière de signifier la nécessité pour le management de réfléchir au-delà du court terme, pour lier sens du travail, motivation et efficacité économique dans l’entreprise.

Comment donner du sens au travail ? C’est la question de la semaine.

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Cette semaine, je rencontre Olivier Huguet et Yannick Letort, deux maîtres-coiffeurs installés sur les hauteurs de Gstaad.

Olivier et son partenaire Yannick ont reçu deux formations d’exception avec deux maîtres de la coiffure moderne. L’un avec Vidal Sassoon, dans le cadre de la coiffure anglaise, l’autre avec Jean-Marc Maniatis, dans celui de la coiffure française.

Après le temps de l’apprentissage, est née pour tous les deux, la nécessité d’exprimer leur propre créativité en se mettant au service de leur propre clientèle. Toute aussi importante que l’équilibre délicat entre technicité et créativité, est la création d’un dialogue de confiance avec chacune des personnes qui, en poussant la porte d’un salon de haute coiffure, cherche à se sentir unique.

Pour les maîtres-coiffeurs, la matière du travail ne se résume pas au cheveu à couper, à façonner ou bien à colorer, elle est tout autant dans la nature du rapport humain avec la personne qui remet son visage et son humeur entre leurs mains.

L’actrice américaine Joan Crawford disait un jour : « je pense que la chose la plus importante pour une femme, en dehors de son talent, est un bon coiffeur. »

Comment coiffer le cheveu en recoiffant aussi l’âme ?

C’est la question de la semaine.

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Cette semaine, je rencontre Marco Solari, qui après avoir présidé pendant 23 ans le Festival international du Film de Locarno, en est devenu le tout nouveau président d’honneur.

Depuis sa naissance, Marco est porteur de deux cultures, celle du nord qui lui vient de sa mère bernoise, et celle du sud qui lui vient de son père tessinois. Et longtemps, il est resté un étranger aux yeux de ceux qui, au nord comme au sud, refusaient de le compter comme un des leurs.

Cette question de l’identité multiculturelle, cette question de l’harmonisation des différences est au cœur du parcours de Marco.

Que ce soit à la présidence de l’Office du Tourisme du Tessin, comme organisateur du 700eanniversaire de la Confédération, ou bien encore à la présidence du Festival de Locarno, Marco a toujours cherché à rassembler ce qui était séparé, c’est-à-dire au fond, à réaliser des utopies. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé dans la lumière des projecteurs.

Le 12 août dernier sur la Plaza Grande, Marco est monté sur la scène pour clore sa 23e année de présidence du Festival du film de Locarno et annoncer qu’il allait passer de la lumière à l’ombre.

Mais ce n’est pas si simple de suivre la devise des patriciens bernois « Servir et disparaître », à moins d’avoir comme Marco, plus de goût pour la vérité que pour la séduction.

Comment passer de la lumière à l’ombre ? C’est la question de la semaine.

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Cette semaine, je rencontre Olivier Christinat dans son atelier à Lausanne.

Avec ou sans appareil photo, Olivier Christinat est un homme curieux, très curieux même, de trouver sa juste place sur notre petite planète.

Cette recherche intérieure, cela fait quarante ans qu’il la partage dans ses photographies en explorant ce qu’est la distance juste, c’est-à-dire cette distance qui ne sépare plus, mais qui au contraire, le relie avec les objets vers lesquels il oriente le viseur de son appareil.

Lorsqu’il est à sa place, apparaît dans la photo d’Olivier Christinat, une grâce qui nous invite, comme une évidence, à être aussi à notre place. Parce qu’à ce moment-là, les objets de sa photo, paysage, personnage ou encore composition, cessent d’être des objets pour devenir des présences.

Comment trouver la distance juste pour photographier ?

(Et pas seulement pour photographier, bien sûr).

C’est la question de la semaine.

Retrouvez-le sur olivierchiristinat.com

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Cette semaine, dans le lobby d’un hôtel près de Paris, je rencontre le journaliste de France Télévisions, Nelson Monfort, un des journalistes les plus connus, et le journaliste sportif le plus apprécié des français.

Dans le sport, l’émotion est au centre, à la fois au cœur des performances et du spectacle.

A la télévision, le travail d’un journaliste sportif est, d’abord, de nous permettre, à nous téléspectateurs, de mieux comprendre l’histoire qui se joue sur le terrain, en éclairant le contexte et les enjeux.

Puis, il s’agit ensuite d’aller à la rencontre des athlètes pour nous permettre de les approcher par son intermédiaire et de ressentir l’émotion de leur présence. Nelson a ainsi interviewé Carl Lewis, Usain Bolt ou Roger Federer, des champions qui incarnent dans notre culture un archétype de réussite, d’exemplarité et de dépassement de soi. Tous les sportifs ne sont pas des champions, mais tous les sportifs s’identifient à des champions.

En écoutant Nelson, j’ai découvert que l’émotion était aussi une information. Elle dévoile derrière l’athlète, la générosité (ou la grossièreté) de la personne : des éléments-clés pour que nous puissions nous identifier (ou pas) à un champion.   

Derrière la légèreté des interviews du journaliste sportif, se joue donc aussi la transmission sur le plan de l’émotion des grandes valeurs qui cimentent notre culture.

Mais au fait, comment faire pour interviewer les athlètes sur le terrain ?

C’est la question de la semaine.

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Pour commencer cette nouvelle année, je rencontre la plasticienne Catherine Bolle dans son grand atelier lausannois qui, tous les jours, l’incite à se mettre au travail. Mais une fois qu’elle est à l’œuvre, comment savoir si une œuvre d’art est terminée ou pas ? 

Pour Catherine Bolle, une œuvre ne s’achève pas comme une année, avec la netteté d’un 31 décembre. Avec le temps, elle peut être reprise, complétée, développée, réutilisée même. Pour elle, une œuvre n’est jamais vraiment achevée. Elle reste vivante et donc sujette à d’autres transformations possibles. 

Prétendre savoir quand une œuvre est ou non achevée, c’est pour Catherine le « mensonge intime » des artistes qui affirment leur toute-puissance sur leurs œuvres. 

Mais alors, comment faire pour diffuser et vendre des œuvres si elles sont toujours inachevées ? 

C’est la question de la semaine.

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Avec les équipes de CCHE (Lausanne), Marc conçoit des espaces intérieurs agréables, accueillants, régénérants et même inspirants. Pour lui, un espace habitable doit pouvoir nous accompagner dans tous nos besoins, à la fois de paix et de stimulation, de silence et de bruit, d’obscurité et de lumière, de repli et d’échange.

Mais dans nos villes et au-delà, il est très difficile de trouver des endroits qui aient toutes ces qualités opposées. Pour Marc, c’est justement à l’architecture de compléter ce qui manque à un espace intérieur pour qu’il devienne pleinement habitable.

Ce qui manque, c’est justement ce sur quoi portent confusément tous nos rêves d’architecture les plus intimes, nos rêves d’architecture qui non seulement nous ressemblent, mais aussi nous révèlent.

Ce sont ces rêves que Marc cherche d’abord à découvrir chez ses clients, avant de les matérialiser.

Alors comment concevoir un espace habitable ? C’est la question de la semaine.

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Avec les équipes de CCHE (Lausanne), Marc conçoit des espaces intérieurs agréables, accueillants, régénérants et même inspirants. Pour lui, un espace habitable doit pouvoir nous accompagner dans tous nos besoins, à la fois de paix et de stimulation, de silence et de bruit, d’obscurité et de lumière, de repli et d’échange.

Mais dans nos villes et au-delà, il est très difficile de trouver des endroits qui aient toutes ces qualités opposées. Pour Marc, c’est justement à l’architecture de compléter ce qui manque à un espace intérieur pour qu’il devienne pleinement habitable.

Ce qui manque, c’est justement ce sur quoi portent confusément tous nos rêves d’architecture les plus intimes, nos rêves d’architecture qui non seulement nous ressemblent, mais aussi nous révèlent.

Ce sont ces rêves que Marc cherche d’abord à découvrir chez ses clients, avant de les matérialiser.

Alors comment concevoir un espace habitable ? C’est la question de la semaine.

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Christophe Gallaz est écrivain et journaliste. Dès les années 80, il a tenu des chroniques dans de nombreux journaux dont le quotidien lausannois Le Matin, Libération ou encore Le Monde ou les Inrocks, avant d’écrire des nouvelles, des essais et des livres pour enfants, tout en collaborant aux scénarios de plusieurs cinéastes suisses et français.

**Christophe est un homme de conversation. Pas un homme bavard, non, un homme de conversation. Alors que le bavard fait des phrases, l’homme de conversation est à l’écoute. Il veille à la façon dont les mots qui sont échangés entrent en résonance avec sa propre conversation intérieure.

Christophe sait bien que les réponses valables demandent toujours à être écoutées.**

Et justement, l’écriture a le pouvoir mystérieux d’approfondir cette écoute intérieure pour permettre à l’écrivain de parfois découvrir ce qu’il ne savait pas qu’il savait.

Alors, qu’est-ce qu’une bonne conversation ?
C’est la question de la semaine.

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Aïda started to work in the Beauty industry about 20 years ago, It was very different back then, because it was all about TV, print advertising and negotiating with retailers. Today, it’s a very different story with e-commerce, social-commerce, influencers, as well as social responsibility and inclusiveness.

Coming from Benin in Africa, Aïda has experienced a lot of changes in her personal and her professional life.

When she started working for MAC Cosmetics, that was a big change for her. Her boss said to her: “For a couple of months, your only job is to seat back and listen. Don’t feel compelled to do anything”.

That helped her to deeply understand her new environment at Mac’s. And that was priceless for her creativity.

How to deal with change? That’s the question of the week.

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Cette semaine, j’accueille le juriste et essayiste Antoine Garapon à l’occasion de la sortie d’un ouvrage qu’il publie avec Jean Lassègue aux PUF « Le numérique contre le politique ».

L’occasion de mieux comprendre, non seulement les nouveaux enjeux posés au droit par le numérique, mais aussi de réfléchir à nos rapports à l’espace, c’est-à-dire à notre façon d’habiter ensemble notre planète.  

Traditionnellement, le droit était lié à un découpage de l’espace : il y avait par exemples, le droit interne, le droit international, l’espace public ou l’espace privé.

Avec le numérique, toute référence à l’espace est désormais perdue au profit d’un point de vue purement algorithmique qui traduit tout en calculs. C’est le cas par exemple de la justice prédictive ou du calcul des polices d’assurance. En perdant la référence à l’espace traditionnel, quelle place revient à l’autre dans cette nouvelle façon d’envisager le droit ?

Si la numérisation renvoie à une dimension sans espace et sans médiations symboliques, il n’en reste pas moins que notre corps nous rattache toujours au présent et à l’espace sensible. C’est de cette appartenance hybride et tout à fait inédite à deux mondes en même temps, dont il est question dans cet épisode.

Le numérique menace-t-il la démocratie ?

C’est la question de la semaine.

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Comme la plupart d’entre nous, depuis qu’elle est enfant, Hélène cherche à réunir dans sa vie, la beauté, la joie et le partage. Mais pour elle, il s’agit de faire coexister tout cela avec son handicap de naissance. C’est ainsi qu’elle a trouvé dans la peinture une façon d’exprimer l’immense envie de vivre qui est au plus profond d’elle et de la faire résonner avec celles et ceux qui prennent le temps de regarder ses œuvres. Mais Hélène expose rarement. Alors, si un jour vous voyez son nom sur la devanture d’une galerie d’art, n’hésitez pas. Entrez.Comment puiser sa force de vivre dans l’art ? C'est la question de la semaine.

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This week, I met visual artist Howard Gross.

Throughout his career which started in Chicago in the 70s, Howard was very keen on experimenting with different techniques and mediums. At first, after graduating from Art Institute of Chicago, his choice was oil on canvas.

Then, he turned to box sculptures, from which he proceeded to relief sculptures, but he didn’t stop there.

When he moved to New York, he started to photograph cracks in the city.

Later on, he started to photograph people in the art world with their eyes closed: Leo Castelli, Betty Parsons, Louise Bourgeois, Agnes Gund among many others, accepted to be photographed without posing in front of him.

How does he condition himself to look at the world as an adventure?

That’s the question of the week.

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Cette semaine, je rencontre le peintre Christian Bonnefoi. Quand il peint, c’est sur les deux côtés d’une toile transparente, donnant à voir une forme complètement traversée par la lumière d’un lieu.

**Comme un surfeur sur une vague, il reste toujours à la surface de la toile qu'il retourne sur elle-même à mesure qu’il la travaille.

Pourquoi cet attachement à la surface ? Parce que rien de ce qui est visible n’y est absent.**

Mais quel genre d’accomplissement personnel accompagne cette recherche de transparence ?

C'est la question de la semaine.

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Danielle Mérian est avocate, militante des droits humains et franchement heureuse de vivre. Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, alors qu’elle est en train de déposer une fleur devant le Bataclan, un micro lui est tendu et son témoignage spontané qui parle de fraternité tout en refusant l’amalgame entre musulmans et terroristes prend alors une résonance médiatique immense.

Dans sa jeunesse, elle a connu le mépris dans sa famille parce qu’elle était de sexe féminin, elle a traversé deux guerres et perdu il y a 25 ans Adrien, l’homme de sa vie, mais elle a très tôt décidé de ne pas se replier dans la peur et la victimisation.

Elle a choisi d’agir en tant qu'avocate en droit pénal et droit de la famille. Une carrière indissociable de ses multiples engagements contre la torture, la peine de mort, le sexisme ou encore contre l’excision des femmes africaines.

De chacun de ses combats sans fin pour construire un monde un peu plus fraternel, elle dit qu'elle retire du bonheur. Comme si le bonheur était donné par surcroît à celles et ceux qui se lèvent face à l'injustice et au scandale.

Comment donc agir sans réagir ? Comment poser un acte qui ne soit pas conditionné par la violence qu’il réprouve ?

C’est la question de la semaine.

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Julien Rosburger est membre de POA, l’acronyme de Petites Observations Automobiles sur YouTube.

Je vous invite à découvrir ou à redécouvrir les épisodes de SLP:    avec Renaud Roubaudi le fondateur de P.O.A qui parle de réenchanter l’automobile/ avec Philip Nemeth, le professeur de design de P.O.A. qui apprend à lire le design des voitures / avec Gildo Pastor, le CEO de Venturi Automobiles qui évoque sa passion pour les véhicules électriques extrêmes / avec Patrick le Quément, l’ex-designer de Renault qui parle des enjeux du designer automobile pour faire reconnaître sa créativité.

POA c’est une petite équipe dont Renaud Roubaudi, Cédric Fréour, et Julien forme le cœur, une petite équipe qui parle de voitures (anciennes ou qui viennent juste de sortir), à une communauté de près de 225 000 abonnés. Ce qui plaît ? Un format, une liberté et un ton uniques sur YouTube.  

Loin des fiches techniques récitées comme dans la plupart des chaînes consacrées à l’automobile, dans chaque épisode de POA la voiture est placée dans un contexte de voyage, petit ou grand, qui permet de raconter une histoire à laquelle le spectateur se sent convié.

Mais quelle histoire raconter avec une voiture ? C’est la question que se posent Julien et ses complices chaque fois qu’ils préparent un nouvel épisode. Il nous fait découvrir ici les 30m2 du siège de POA à Paris où l’équipe travaille à partager son enthousiasme pour cet extraordinaire instrument de liberté qu’est la voiture.

Comment raconter des histoires de voitures ?  

C’est la question de la semaine.

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Noémie de Rothschild est Global Public Relation manager chez Eidos-Montréal, c’est un studio de développement de jeux vidéo qui a notamment travaillé sur de nombreuses sagas iconiques, entre autres Deus Ex, Tomb Raider ou Marvel’s Avengers.

Noémie appartient à la génération "woke", cette génération qui est fatiguée par la communication souvent opportuniste et incohérente des entreprises. Chez Eidos-Montréal, elle cherche à développer la responsabilité éthique de l’entreprise vis-à-vis de son environnement social et naturel. Cela permet de renforcer l’image de la marque, d’attirer des talents et de construire une communication qui résonne avec les grands mouvements sociaux, que ce soit par exemple, MeToo ou Black Lives Matter.

Mais est-il viable pour une entreprise de se poser des questions d’éthique, surtout en temps de crise ? La réponse de Noémie est très claire : responsabilité et prospérité ne sont pas incompatibles. C’est même tout le contraire. Diriger une entreprise est devenu aujourd’hui une affaire d’éthique et de communication sur des engagements effectifs et de long terme, par exemple à propos de la diversité, de l’équité et de l’inclusion des collaborateurs ou encore de l’empreinte carbone des activités.

Non pas seulement, parce que les clients y sont sensibles, et les jeunes générations tout particulièrement, mais aussi parce que l’idée est de travailler mieux, ensemble et durablement, à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise.

De quoi une entreprise est-elle responsable ? C’est la question de la semaine.

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Episode en partenariat avec Ça s’est dit à la revue !, le podcast de la Revue des Juristes de Science Po Paris.

Cette semaine, j’accueille Roger-Pol Droit, philosophe, écrivain, professeur, chercheur, homme de théâtre, journaliste et sans doute bien d’autres choses encore. Tout a commencé pour lui, au lycée, il y a près de 50 ans, par la découverte éblouissante de la philosophie en classe terminale. Depuis, il n’a cessé de l'enseigner en France et à l'étranger, tout en faisant des allées et venues entre l'université et les salles de rédaction du journal Le Monde, des Echos ou du Point.

Roger-Pol Droit est un homme des seuils : ceux qu’il franchit lui-même sans cesse entre son travail universitaire et journalistique, mais aussi ceux qu’il nous invite à franchir dans ses écrits entre notre vie quotidienne et la philosophie. Que ce soit en éclairant les grands philosophes ou en inventant des expériences pratiques, parfois simples, délirantes ou loufoques, il nous propose de faire un pas de côté. Un léger pas de côté pour toucher le seuil de la réflexion.

Au bout de la réflexion, il y a l’action. Mais comment agir, et surtout, comment agir de façon éthique, dans un monde de plus en plus compliqué ? Comment discerner les valeurs, les enjeux et les urgences dans le brouillard dans lequel nous baignons, le plus souvent ? De 2007 à 2013, Roger-Pol Droit a été membre du Comité Consultatif National d’Ethique. Il raconte ici les enjeux concrets de l’éthique aujourd’hui, avec la clarté de celui qui cherche vraiment à se faire comprendre.

Quel type de lucidité peut apporter le philosophe dans nos débats intérieurs et dans le débat public en général ?

C’est la question de la semaine.

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Episode en partenariat avec Ça s’est dit à la revue !, le podcast de la Revue des Juristes de Science Po Paris.

Avec Henri Leclerc, avocat pénaliste, militant humaniste et président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme. Après 65 ans au service de la justice, il a fait ses adieux au barreau le 31 décembre 2020.

Pour lui, la défense est avant tout l’exercice d’un Droit universel de l’homme. C’est sans doute ce qui explique qu’en lui cohabitent l’avocat et le militant engagé contre la guerre d’Algérie, pour l’abolition de la peine de mort ou encore pour l’amélioration des conditions de détention.

Il a été de tous les grands procès du demi-siècle passé, il a défendu Richard Roman, Lucien Léger, Michel Vaujour, Roger Knobelspiess, Florence Rey, François Besse, Véronique Courjault, Dominique de Villepin ou encore Dominique Strauss-Kahnpour n’en citer que quelques-uns. Autant de noms et autant de procès qui ont fortement marqué l’opinion publique.Et à chaque fois, il a cherché à convaincre les juges que, quelles que soient les circonstances aussi horribles soient elles, l’accusé était aussi un être humain.

Mais comment convaincre ? En plus du travail de construction de sa plaidoirie, Maître Leclerc aime faire référence au « petit ange » (le seul ange auquel il croit vraiment), c’est lui qui mystérieusement, à la manière du daïmon de Socrate, l’inspire et confère à ses propos cette justesse nécessaire pour emporter la conviction de l’autre.

Comment s’apprend le métier d’avocat ?
C’est la question de la semaine.

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Cette semaine, je suis avec Olivia Bransbourg, créatrice de parfums. A l'heure où chaque jour, près de 50 nouveaux parfums sont commercialisés dans le monde, elle a choisi de créer des fragrances originales, rares et délicates, en petites quantités, produites en France,

Elle a commencé dans sa jeunesse à renifler pendant des heures des troncs d'arbre, des gazons et des mousses, pour naturellement ensuite, analyser, retenir et classer la signature dans l'air de ces êtres odorants et de bien d'autres qu’elle rencontrait sur son chemin.

Depuis, Olivia ne sort jamais sans parfum. Elle aime apparaître au milieu de celui qui la précède et la suit, dans un léger nuage, ou un voile invisible.

Pandémie, distance sanitaire, masque ? Autant de raisons supplémentaires pour elle de se parfumer pour faire naître des sourires sans avoir même à se dévoiler.

Alors, le parfum cache-t-il ou révèle-t-il notre personnalité ?
C'est la question de la semaine.

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En ce début d’année, j’avais envie de vous faire connaître une petite famille qui est partie à l'aventure pendant 14 mois, dans un vieux camion de pompier aménagé, sur les pistes d’Amérique du Sud. Vous pouvez les suivre sur le site coccinatus.com et voir de superbes paysages de nature !

Pour commencer, il y a Céline et Dominique, les deux adultes de cette famille recomposée, puis Camille et Louis, les deux enfants de 16 et 8 ans. En décembre 2018, ils sont partis à bord de leur camion sans autre but que d'être ravis.

En écoutant Dominique et Camille, j’ai vite compris que le voyage leur avait fait vivre une expérience très belle, très simple et peut-être très rare, celle de la liberté en famille.

Jusqu’à ce que Camille tombe malade. Gravement. Touchée par une leucémie. Aux splendides déserts d’altitude ont alors succédé des déserts d’angoisse que la famille a dû traverser jusqu’au rapatriement en France. Camille y reçoit actuellement tous les soins dont elle a besoin pour pouvoir repartir bientôt vers d’autres horizons.

Peut-on vraiment être libre en famille ?
C'est la question de la semaine pour commencer cette nouvelle année !

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In 2011, Andrew Heinrich founded the non-profit Project Rousseau, while an undergraduate student at Columbia University. The idea was –and still is- to provide underprivileged high school students with the opportunity of a college education.

Since then, 100% of Project Rousseau students have faced chronic hunger, food insecurity or housing instability, 18% of them have had involvement with the justice system and 20% have experienced homelessness. 

To help them, Project Rousseau offers far more than academic preparation. Students are matched one-to-one to a mentor who are college student volunteers. Because academic problems rarely have only academic causes, Project Rousseau takes a holistic approach. It delivers not only mentoring but also community service programs, international cultural exchanges and of course, academic support.

And it works! In the past 5 years, Project Rousseau students achieved 26 Ivy league acceptances received 99 acceptances to top-25 colleges. 

Mentorship is at the core of Project Rousseau:                            What makes a good mentor?

That’s the question of the week.

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Alors qu’une 2e vague de Covid-19 atteint l’Europe, les Etats-Unis restent le pays le plus touché au monde avec officiellement (au 27 novembre) plus de 264 000 morts et 13 millions de cas d’infection recensés. Où en est la créativité des chercheurs ? Où en sont les vaccins ? Où en sont les traitements ? Plus généralement, qu’a-t-on appris d’essentiel depuis le printemps sur le Sars-Cov-2 ? Nous étions dans une grande incertitude au début de la pandémie, a-t-on acquis des certitudes depuis à propos du virus ? Et quel genre de certitudes ?

On continue aujourd’hui à faire le point avec Jérémy Goc à propos de toutes ces questions dans le 5e épisode de cette série spéciale Covid-19 commencée en avril dernier. Jérémy est chercheur en immunologie dans une université de la Ivy League, ici à New York. Je vous invite d'ailleurs à découvrir sa créativité de chercheur dans l'épisode 99 de Sounds Like Portraits que j'ai posté en février dernier. 

Il est temps de l'écouter.

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Depuis qu'il a reçu son diplôme d’esthéticien industriel dans les années 70, le monde a vraiment beaucoup changé. Avec les dérèglements climatiques, les gaspillages insensés et les inégalités croissantes, on découvre la nécessité de repenser nos modèles économiques.
Pour Maurille, le design est au coeur de ces changements. Il est stratégique pour faire évoluer nos schémas de croissance et redonner du sens au business. Car le designer d'aujourd'hui a changé : il ne s’agit plus pour lui d’imaginer de jolis objets, mais avant tout de concevoir des scénarios où ces objets seront utilisés, jusqu’à leur recyclage.
L’ambition de The SDS est justement de former des designers capables de développer leurs intuitions par rapport aux usages futurs, plus liés à de nouvelles façons de partager que de s’approprier les objets.

En quoi la question éthique est-elle celle du design?
C’est la question de la semaine.

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Dernier épisode de cette série de 4 portraits consacrés au Compagnonnage, avec Sébastien D’Elia, tailleur de pierre dans la région parisienne. Après son Tour de France, il a choisi de devenir formateur de compagnons.

Etre compagnon, c’est transmettre. Transmettre non seulement un savoir et des gestes techniques, mais également une façon d’être, liée à des valeurs de solidarité, de perfectionnement et de respect.

Il y a toujours du travail à faire sur soi-même. Il y a toujours à tailler sa propre pierre pour la dégrossir et devenir toujours plus et mieux, maître de soi-même. En témoigne le nom que Sébastien a choisi en devenant compagnon : La Tempérance de Saint Germain du Salembre. En dehors de sa région d’origine, il souligne la vertu qu’il cherche à cultiver en lui-même.

Comment devenir maître de soi ?
C’est la question de la semaine.

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3e épisode de cette série consacrée au Compagnonnage avec Arnaud Guignon, serrurier-métallier qui raconte ici son Tour de France marqué par des doutes, des problèmes de santé, mais surtout par un véritable sens de l’accomplissement professionnel et personnel. A la fin de son itinérance, Arnaud a été recruté par les Métalliers Champenois pour travailler à New York.

Les Métalliers Champenois ont une relation particulière avec cette ville où ils ont créé une filiale en 1986, pour la restauration de la Statue de la Liberté. Depuis, ils proposent leur savoir-faire dans la métallerie fine, le mobilier, les portails, les escaliers ou les agencements décoratifs sur le marché nord-américain.

Pour Arnaud, l’expérience est exceptionnelle, tant par la hauteur des bâtiments que par le niveau de technicité. C’est aussi l'occasion de réfléchir au pays de l’Oncle Sam, avec la distance d'un océan, sur la qualité de l’enseignement et de l’expérience compagnonnique en France.

Comment garder l'esprit nomade ?
C’est la question de la semaine.

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Jean Mopin a bien failli ne jamais être reçu compagnon parce que dans les années 70, le métier de maréchal-ferrant était en train de disparaître. Mais il a persévéré et a fini par être reçu.

Le Compagnonnage est à la fois une formation à un métier et un mode d'éducation à des valeurs. En se perfectionnant sur le plan professionnel, le compagnon construit sa propre personnalité. C’est le même chantier.

Un chantier itinérant qui s’appelle « le Tour de France » bien qu’il passe aujourd’hui par le monde entier. De ville en ville, il permet à l’aspirant compagnon, garçon ou fille, (à partir de 16 ans) de se perfectionner entouré par la solidarité des autres compagnons. A l’issue de ce parcours, 90% des artisans compagnons ont un emploi.

Comment faire pour devenir soi-même ?
C’est la question de la semaine.

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Cette semaine, le scénario de cet épisode c’est celui de l’intervieweur interviewé.

Interviewé par sa femme.

Cela fait 10 ans cette année que nous nous sommes rencontrés, mais il y a encore beaucoup beaucoup de questions que j’ai envie de lui poser sur son travail d’intervieweur. Philippe est écrivain, archiviste sonore et bien sûr, créateur de ce podcast.

A propos de Sounds Like Portraits justement, comment choisi-t-il ses invités ? Où est la créativité d’un intervieweur ? Voilà des bonnes questions à lui poser !

Qu’est-ce qu’une bonne question ?

C'est justement la question de la semaine !

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Zhang Zhang was born in Beijing. Since before she could even walk, she was trained to be a musician, not by choice, not by pleasure, but entirely due to her overbearing father. She told me that he saw her as an animal he wanted to turn into a champion on stage.

At 18 years old, she met her mentor Sergiu Luca. From him, she learned how to play music, and not only to play the violin to become successful and famous. Then she started to see concert as a way to connect people and to help people in need.

In 2005, she created ZhangOmusiQ and began to raise funds not only to help people in need but also musicians at the same time. That is the way a super talented violinist, member of the Orchestre Philharmonique de Monte Carlo became a social entrepreneur.

The encounter with her mentor was key. So, what is a mentor?
That’s the question of the week.

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Ce 121e épisode a été enregistré il y a 15 ans. Ou peut-être plus. En retrouvant cet interview, j’ai d’abord souri en écoutant ma voix qui m’a semblé venir d’un autre siècle. L’enregistrement est un miroir pour l’interviewé. Il l’est aussi pour l’interviewer.

Si je ne suis pas sûr de la date exacte, je me souviens très bien de Florian Rodari éditeur, critique d’art, curateur et écrivain, assis à son bureau, dans un de ces bijoux d’appartement parisien en pierre ouvragée, donnant sur un grand jardin plein de couleurs, et tracé au cordeau. Je me souviens aussi très bien de la raison pour laquelle j’étais allé l’interviewer. Je voulais faire le portrait de quelqu’un qui sait voir. Depuis toujours, je suis fasciné par les personnes qui savent trouver de la joie dans ce qu’elles ont en face d’elles.

Mais est-ce que ça s’apprend ? Est-ce qu’on peut apprendre à voir ? En écoutant Florian, j’ai vite compris que non seulement mes questions lui étaient familières, mais que voir, c’est aussi s’interroger sur ce que l’on voit. Peut-être même qu’on ne voit vraiment que ce qui nous questionne.

Florian n’est pas seulement quelqu’un qui voit, c’est quelqu’un qui cherche à faire voir, c’est-à-dire à partager ses questions en exposant des artistes et en écrivant.

Comment faire voir? C'est la question de la semaine.

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Pour ce 120e épisode, je reçois le designer Patrick le Quément. De 1987 à 2009, il a marqué de son empreinte les lignes de nombreux modèles du constructeur Renault, mais aussi tout le processus de conception des voitures de la marque.

Parce que Patrick est un designer-stratège : il n’a pas seulement de l’imagination, il a aussi une vision.

Il a imposé le design chez Renault, non pas pour le plaisir de dominer, mais pour promouvoir une conversation pluridisciplinaire avec les autres corps de métier. C’est ainsi que les Renault sont devenues plus émotionnelles, plus belles et plus faciles à vivre comme la Twingo1, la Scénic, l’Espace ou l’Avantime.

Et Renault a retrouvé le goût de plaire et le succès, et non plus seulement celui de ne pas déplaire, ce qui l'avait amené au bord de la faillite.

Tout en étant fin stratège, Patrick sait que, derrière un volant, il reste le passager de ses rêves d’enfant.

Alors, comment une marque peut-elle redevenir créative, et surtout, le rester ?
C’est la question de la semaine.

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Dans ce 119e épisode, on parle bateau, navigation et architecture navale. La mer, le vent, le soleil, l’horizon. Ça vous fait déjà rêver ? C’est normal. Ça s’est aussi passé comme ça pour Marc van Peteghem qui a co-fondé l’agence VPLP Design.

Dans sa vie, Marc a souvent entendu : « dessine-moi un bateau ! » Forcément, ça fait 37 ans qu’il est architecte naval. Mais comment faire le bateau qui convienne parfaitement à chacun de ses clients?

Tout commence par l’écoute. Par l’écoute attentive de ses clients qui révèlent, par petits éclats de conversations, un rêve caché derrière leur décision de se faire construire un bateau. Le travail de l’architecte naval est d’incarner un rêve plus grand que le bateau.

En 2010, VPLP Design a dessiné le multicoque Oracle qui a remporté la 33eCoupe de l’America grâce à la conception d’une aile articulée, qui reprend le principe d’une aile d’avion.

A partir de là, Marc s’est dit : pourquoi ne pas en équiper les cargos qui transportent 90% des marchandises dans le monde ? Un cargo peut économiser 50% de sa consommation rien qu’en réduisant sa vitesse de seulement quelques nœuds. En tant que consommateurs, il nous suffirait donc d’attendre environ trois jours de plus nos achats pour aider à abaisser considérablement l’empreinte carbone de leur transport depuis l’autre bout de la planète.

Mais attendre 3 jours de plus, va-t-on pouvoir tenir ? Le refroidissement de nos cerveaux est sans doute le début des solutions au réchauffement climatique.

Comment ralentir et éviter de passer à côté de la beauté du monde sans la voir ?
C’est la question de la semaine.

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This episode is part of “United for Bastille Day 2020”

organized by the French Consulate in New York.

I really want to thank them for the organization.

You may have taken one of his cooking classes online,

My guest on this very special day, is Sébastien Baud,

chef de cuisine at the French Consulate in New York.

What is so special about cooking

for the French Consulate in New York?

It's time to listen to him.

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La vie de Daniel Deshays est une grande exploration des sons et du monde sonore en général.

Pour commencer, il m’a appris que l’écoute est d’abord une affaire d’instinct. D’instinct de survie. J’écoute ce qui marque une différence dans mon environnement sonore. Une différence qui pourrait amener un danger.

Ah ! Fausse alerte ! C’est juste le bruit de la climatisation qui vient de redémarrer. Et mon écoute, tranquillement, va traquer un autre son qui passe.

Apprendre à écouter, c’est justement prendre conscience de ses seuils sonores qui nous traversent, la plupart du temps, sans qu’on s’en aperçoive.

Mais comment apprendre à écouter ?
C’est la question de la semaine.

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Pour ce 116e épisode, j’ai rencontré Margot Delévaux écrivaine et journaliste à la RTS, la Télévision Suisse. Elle m’a parlé de sa passion pour son métier et de son feu intérieur.

Oui, car il est beaucoup question de feu avec Margot. De feu, de flamme, de chaleur, d’étincelles, et forcément, de cendres. Vous allez comprendre pourquoi.

Margot aime les rencontres. Pas les simples tête-à-tête non, les vraies rencontres. Celles qui la touchent et la font (parfois) sortir de sa zone de confort. Très souvent ce sont des rencontres avec des personnes exclues ou précaires ou fragiles.

En retour, elle leur offre son écoute et son clavier d’ordinateur comme si elle soufflait sur des braises et ranimait les voix de ceux qui n’ont pas de voix.

Qu’est-ce qu’une rencontre réussie ?
C’est la question de la semaine.

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On reconnaît immédiatement qu’une voiture a un design réussi (ou pas !), mais derrière ce que l'on voit, quel est le processus créatif de la part des designers ?

Philip a pris le temps de m’expliquer les grands principes du design automobile et les codes particuliers qui assurent la cohérence esthétique de tous les modèles d’une marque.

C’est un domaine passionnant où le designer est toujours sur le fil, en cherchant à réaliser la plus belle ligne avec des surfaces toujours galbées…

Mais peut-on parler qualité de design indépendamment de ses propres goûts ?
C’est la question de la semaine.

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Ce 114e épisode est consacré à Gildo Pastor, CEO de Venturi Automobiles et Consul Général de Monaco aux Etats-Unis.

Gildo est un innovateur. Il tient cette passion d’un autre Gildo, son grand-père, le patriarche de la famille et le créateur d’un empire immobilier dans la Principauté de Monaco.   

En 2000, Gildo rachète Venturi et fait le choix de construire des véhicules électriques pour établir des records.

Des records pour aller très vite avec la VBB qui a atteint 549 km/h, c’est à ce jour la voiture la plus rapide du monde, des records pour aller très lentement avec Antartica un véhicule électrique à chenilles pour avancer par moins 50 degrés, ou des records pour aller très loin de Shanghaï à Paris avec une Citroën Berlingo électrique,

Ses prochains défis : atteindre 500 km/h en moto électrique et 700 km/h en voiture avec des motorisations électriques.

Depuis quelques années, Venturi est également le motoriste de plusieurs équipes sur les circuits de la Formula E, la Formule 1 électrique. Mais Gildo regarde déjà ailleurs, dans le ciel. Son prochain défi, c’est l’espace.

Alors, à quoi servent les records ?

C’est la question de la semaine.

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Jackie's work is exhibited worldwide in the most prestigious art collections including MoMA, the Los Angeles County Museum of Art, the Philips Collection or the Louisianan Museum of Modern Art in Denmark.

Sometimes, she is so focused at her work that she forgets to eat. Is she consciously looking to lose herself? She said she does not know, but it’s what happens.

It’s time to listen to her talking about her creative process.

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My guest this week is Peter Stein, oyster farmer & owner of Peeko Oysters in Long Island, NY.

Before the coronavirus crisis, he has supplied a lot of prestigious eateries in New York including Le Bernardin, Eleven Madison Park and Gramercy Tavern.

But as the restaurants have closed up due to the pandemic, Peter had to adapt or perish.

He’s driving now 300 miles a day to deliver his oysters door-to-door to individuals in New York. 

It’s time to listen to him and his creative story of oysters, creativity and survival.

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Frédéric a découvert sa vocation de pâtissier en suivant l’odeur du bon pain chaud quand il était enfant.

Quand il m’a parlé, il était encore confiné dans un petit village en Suisse. Et comme rarement, il avait le temps et il s’est confié à moi.

Pour créer des desserts, il cherche d’abord à satisfaire ses propres envies et laisse courir son imagination pour combiner des saveurs, des couleurs et des formes.

Puis très vite, il simplifie toutes ses idées avec une grande précision jusqu’à une recette qui puisse être produite deux fois par jour par l’équipe avec laquelle il travaille en cuisine.

Retrouvez les 5 recettes qu’il m’a données sur le compte Instagram de SLP : le pain, la brioche, l’île flottante, la mousse au chocolat, et la mousse chocolat avocat tofu !

Frédéric sait qu’il a une responsabilité particulière parce que le dessert est le dernier plat sur le menu. La dernière impression du repas, comme la signature d’un restaurant.

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Au sommaire, de ce 110e épisode, au moment où les dé-confinements se profilent dans l'incertitude, j’ai choisi de rencontrer Mathieu Dumond biologiste, dans le grand nord canadien.

Pourquoi Mathieu ? Parce que je me suis demandé si nous n’avions pas des choses à apprendre de lui et du peuple Inuit, pour vivre confinés contre la pandémie. D’ailleurs, la province du Nunavut où il vit, aussi éloignée soit-elle, est également soumise à des mesures de distanciation sanitaires pour lutter contre le Covid-19.

Quelle est la vertu cardinale dans le grand nord glacial ?
(Spoiler : la patience)
C'est la question de la semaine.

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C’est le 4e et dernier épisode de cette série spéciale consacrée au Covid-19. On continue à faire le point à propos des enjeux et les avancées de la recherche sur la pandémie avec Jérémy Goc, chercheur en immunologie dans une université de la Ivy League ici à New York.

Au sommaire, le dé-confinement approche et nous allons nous intéresser à l’immunité collective : Comment ça marche ? Quand sera-t-on immunisé contre le Covid-19 ? Combien de temps restera-on immunisé ? Pour finir, on parlera de l’incertitude dans laquelle nous sommes tous plongés. Comment les scientifiques font-ils avec l’incertitude et que penser des scénarios complotistes qui cherchent à remplir le vide créé par cette incertitude ?

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3e épisode de cette série spéciale consacrée à la pandémie de Covid-19. L’occasionde continuer à faire le point avec Jérémy Goc, chercheur en immunologie dans une université de la Ivy League ici à New York.

Cette semaine, on va parler des traitements contre le Covid-19.De ceux qui sont actuellement en cours dans les hôpitaux, mais aussi de ceux qui sont prometteurs (mais encore à l’état d’expérimentation), dont le très attendu vaccin.

Il est temps de l'écouter. 

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C’est le 2e épisode de cette série spéciale, l’occasion de continuer de faire le point sur la pandémie de Covid-19 avec Jérémy Goc, chercheur en immunologie dans une université de la Ivy League ici à New York.

Au sommaire cette semaine, nous allons nous intéresser particulièrement aux symptômes du Covid-19, à leur détection, et à la question de savoir si on peut prévoir l’évolution future de la pandémie.

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Depuis que la pandémie de Covid-19 s’est propagée dans le monde, des dizaines de milliers de personnes sont mortes, des centaines de milliers sont infectées par le SRAS-CoV-2, des millions ont perdu leur emploi et à ce jour, près de 4 milliards de personnes sur la terre sont confinées. Pour nous tous, ce virus suscite des angoisses et des questions.

Ces épisodes spéciaux de Sounds Like Portraits sont destinés à mieux comprendre cette pandémie et à s'en protéger plus efficacement.

Pour cel, j'interroge Jérémy Goc, docteur en immunologie de Paris Sorbonne Université et chercheur en immunologie dans un laboratoire universitaire de la Ivy League à New York.

Pourquoi le SRAS-CoV-2 infecte-il les humains ? C'est le titre de ce 1er épisode, où on va s'intéresser au fonctionnement d'un virus, à l'origine de ce nouveau coronavirus, et aux moyens de s'en protéger efficacement dans la vie courante.

Continuez de m'envoyer vos questions à soundslikeportraits@gmail.com

Restons chez nous, restons connectés.
Il est temps d'écouter.

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Cette semaine j’ai rencontré Henry Dougier, le créateur des éditions Autrement, qui a publié près de 40 collections et plus de 2500 titres. Derrière ce nom, « Autrement », il y a le désir de changer.

Avant de se lancer dans l’édition, Henry a travaillé pour la multinationale Shell. Pour devenir éditeur, il a dû quitter une carrière toute tracée, pour trouver la créativité qui lui correspondait.

Comme éditeur, Henry a toujours cherché à satisfaire avant tout ses propres goûts de lecteur. « Je réponds à mon offre intérieure. » aime-t-il souvent dire. Et lorsque son enthousiasme rencontre l'intérêt d'autres lecteurs, lorsque son rêve est partagé, alors il est heureux. Et il se met immédiatement à rêver d’un autre enthousiasme à partager. « Rêver et agir », telle est sa devise,

Depuis 2014, il a créé les Ateliers Henry Dougier pour continuer son grand rêve.

Comment faire de sa passion un métier ?

C’est la question de la semaine.

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In this episode, you’ll hear Andy Froberg Tax Director at GIP, a private equity fund which goes to investors to invest their money and to generate returns for them. Andy has to find a way to put together all the promises GIP has made to investors with all the tax regulations that apply. That’s the big picture.

Almost every single human activity that everybody is doing right now all over the world has tax consequences. And all tax systems require to classify all human activities. That’s what first attracted Andy to tax: a passion for classification.

As justice Oliver Wendell Homes once said: "Taxes are what we pay for civilized society." Even if, I would add, we always ask for a discount. 

Where is the creativity in tax systems? That’s the question of the week.

It’s time to listen to him.

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Benoit Janson est restaurateur d’art à Paris.

Son nom et sa profession ont reçu un coup de projecteur médiatique lors des travaux de la boutique parisienne d’Oscar de la Renta en 2019 près des Champs Elysées. Il faut dire que l’histoire est extraordinaire : derrière un mur, un tableau du XVIIesiècle de six mètres sur trois a été découvert, que Benoit a été chargé de restaurer.

Et justement, devant une oeuvre endommagée, son œil travaille comme des rayons X. Il s’enfonce sous la surface peinte pour décrypter ce qui n’est pas visible et envisager la réparation appropriée.

Lui qui a restauré les tableaux et les sculptures des plus grands artistes, du 16esiècle à nos jours, m’a aussi raconté quelques-uns des plus grands moments de ses 40 ans de carrière, au contact des œuvres de Monet, Soulages, Basquiat, ou Niki de Saint Phalle.

Comment restaurer des œuvres sans trahir les artistes ?
C’est la question de la semaine.

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In this episode, you’ll hear Dominique Borel, talking about her story as an interpreter from English to French and from French to English.

Generally speaking, an interpreter translates orally and instantly. It's a creative process because it’s an act of adaptation between two cultures, two languages and also two different personalities.

Dominique told me that there are people who are not able to use an interpreter accurately. Essentially because they speak too long and too quickly. In that case, some of what they say is going to be lost. Very rarely, there’s another big big challenge:

What if the interpreter doesn’t understand what has to be translated?

That’s the question of the week. And well, fleeing is an option.

It’s time to listen to her.

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Quand j'ai rencontré Renaud Roubaudi dans son studio de montage vidéo, à côté de Paris, nous avons bien sûr parlé voiture. Pas seulement de l'objet lui-même, mais des émotions et des rêves qu'elle transporte aussi, pourvu qu'on y voit autre chose qu'un simple déplaçoir, coûteux, polluant et difficile à garer.

La promesse initiale de la voiture c'est l'Ailleurs. Pas seulement celui que l'on découvre en roulant sur un ruban de bitume, seul ou accompagné, la vitre ouverte et le coude à la portière, car il suffit simplement de regarder une voiture, pour sentir déjà la possibilité de partir. Et d'agrandir sa propre vie.

Tout cela, et bien d'autres choses encore, c'est ce que racontent P.O.A / Petites Observations Automobiles, une chaîne qu'il a créée sur YouTube pour redonner à la voiture son pouvoir d'aimanter les humains qui aiment partager.

Comment réenchanter l'automobile ? C'est la question de la semaine.

Il est temps de l'écouter.

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Pour le 100eépisode de Sounds Like Portraits, j’ai rencontré Pascale Berner, doula de fin de vie à l’hôpital Mount Sinaï à New York. Etre au service de quelqu’un pour le soutenir, c’est le rôle de la doula, que ce soit pour préparer une naissance ou la mort.

Une journée par semaine, Pascale est volontaire pour accompagner des malades en soins palliatifs. Avant de passer de l’autre côté de la vie, il y a, (pour tous ceux qui sont restés conscients), comme un miroir qui se dresse.

Pascale est là, à côté d’eux avec son petit chien Polka. Elle recueille leurs questions, leur histoire, leur détresse, ou leur besoin d’un rire ou d’une caresse. Elle est tout entière attentive, présente et sans jugement. Ne serait-ce pas là, indépendamment de la situation, la définition même de l’écoute ?

En ce 100eépisode, je voulais me poser la question avec vous, puisque SOUNDS LIKE PORTRAITS n’existe que grâce à votre écoute.

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Pour ce 99e épisode, j’ai rencontré Jérémy Goc, immunologiste au Weill Cornell Medicine à New York, qui s’est spécialisé dans la recherche contre les tumeurs cancéreuses. Quand je lui ai demandé ce qui alimentait sa créativité de chercheur, il m’a répondu : Tout ! Prendre un verre entre amis, marcher dans la rue, faire du théâtre... Sa vie quotidienne est remplie d’expériences qui entrent en résonance avec ses recherches.
C'est la raison pour laquelle il revendique un droit à l'errance, pour avoir le temps de suivre sa curiosité et de faire des liens avec d'autres horizons.

Qu’y-at-il dans la tête d’un chercheur scientifique ?
C’est la question de la semaine.

Il est temps de l’écouter.

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In this episode, you’ll hear Natalie Rea talking about her fascinating story as a criminal defense lawyer. Generally speaking, criminal defense lawyers make sure that the State does not oversteps its power in a justice system.

In 1996, Natalie served as an observer to the Rwanda genocide trials. Only a handful of defense lawyers were there to represent more than 150,000 people. Her motto was, and still is: each defendant, even someone accused of genocide, needs criminal defense services.

In 2001, she established The International Legal Foundation to address similar crises around the world.

So, this week, the question is: How to deal with injustice in a justice?

It’s time to listen to her.

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For Nicole, creativity starts with vulnerability, that means outside her comfort zone. When she doesn’t feel vulnerable, she said: “I think there’s a problem there.”

Since age four, she has been training and taming her body in order to memorize and perform the choreographies. It’s a lot of work and then, there’s a point where the music comes on, and her body moves on stage like a machine, like it knows exactly how to be. That’s the magic of it on stage. But I asked her : how does the audience interact with the show? That’s the question of the week.

It’s time to listen to her.

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Déjà le 96e épisode qui inaugure cette semaine la 4e saison avec Gilles Bensimon ! Dans son appartement de SoHo, à New York, il m’a raconté sa dyslexie, ses débuts à Paris en 1967 pour le magazine Elle, et sa recherche incessante pour réussir ses photos.

Il m'a aussi parlé de ses rencontres photographiques avec Cindy Crawford, Naomi Campbell, Elle Macpherson, Gwyneth Paltrow, Sarah Jessica Parker ou Uma Thurman. A chaque fois, il cherche à faire en sorte que l’imprévu traverse ses photos.

Un peu de légèreté pour commencer l’année ? Certes, mais comme le disait Paul Valéry, « il n’y a rien de plus profond que la peau. »

Et à ce propos je lui demandé : comment faire un nu en photographie ?
C’est la question de la semaine.

Il est temps de l’écouter.

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Cette semaine, j'ai rencontré Hélène David-Weill, collectionneuse d’art, et ex-Présidente du Musée des Arts Décoratifs à Paris. Au gré de notre conversation, elle évoque sa personnalité de collectionneuse, son attrait pour les objets décoratifs, la différence entre collectionner et accumuler, et sa première découverte de l’art moderne à New York, quand elle avait 18 ans.

Elle vient de recevoir le Anne Morgan Women of Courage Award de la part de l’association des American Friends of Blerancourt qui célèbre l’amitié franco-américaine. Et à ce propos je lui ai posé la question : d’où vient cette attraction culturelle si forte entre les Etats-Unis et la France ?

Il est temps de l'écouter.

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J'ai rencontré Emmanuel dans ses bureauxà Manhattan. Ancien grand reporter pour Le Point, et correspondant de France 24 à New York, il est passé de l’info globale à l’info locale en créant French Morning en 2007, pour informer, en français, les expatriés de la communauté française. Depuis, French Morning est devenu le premier média en ligne pour les Français aux Etats-Unis.

Le challenge en terre étrangère, c'est que l'info locale est interculturelle. Plus qu’ailleurs, la créativité du journaliste consiste à trouver non seulement le bon sujet et le bon angle, mais surtout le ton juste pour devenir un facilitateur de l'impatriation de ses lecteurs.

Emmanuel est un témoin des mœurs françaises : qu’en est-il de l'arrogance supposée des Français à l'étranger, cliché ou réalité ? C’est la question de la semaine.

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As the former Director of User experience at Epic Games, Celia worked on Fortnite, one of the most successful video games in history, with more than 78 million active players.

Her mission was to understand how our brain works, how it learns, and what its main limitations are, in order to improve the video gamers' experiences.

Here, she shares the different steps of her creative process, including the way to build a climate of trust to interact efficiently with the video games's creators.

Speaking of designing a better user's experience, are we being manipulated?

It’s time to listen to her.

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When I met Arnaud, he told me that Domaine Chandon California was sparked into life in 1973. It was one of the first French-owned sparkling wine ventures in the US. You can even visit the Estate in Yountville at the entry of the beautiful Napa Valley.

Behind the pop of the cork, behind the celebration and the sharing experience, there is a sophisticated winemaking process. A skilled team works to provide a subtle expression of the Californian terroir.

This week the question is : what put the sparkles into the sparkling wine?

It’s time to listen to him.

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En 2017 et 2019, Pat a réalisé deux podiums aux Championnats du monde, et décroché une 5e place aux Jeux Olympiques de 2018. Il compose également et chante sur scène. C’est à l’occasion d’un de ses concerts à New York que je l’ai rencontré. 

Mais, avant cette vie de succès, il a failli être interné dans un établissement psychiatrique. Pourquoi ? Parce que d’autres avaient peur de ses rêves.

Des années plus tard, il revient sur ce qui est à la base de sa créativité sur la neige ou sur les cordes de sa guitare : suivre son instinct de vie qui, parfois, a été un instinct de survie.

Il est temps de l’écouter

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Dans cet épisode, on va parler philanthropie et créativité, avec Dominique Brustlein-Bobst, administratrice de sociétés,  consultante et philanthrope. 

Depuis son enfance, Dominique n’a jamais hésité à tendre la main à ceux qui la lui demandait. Mais en 2008, l’affaire Madoff a mis gravement en péril la sécurité financière de sa famille. 

Au moment où elle a découvert sa propre vulnérabilité, Dominique a décidé d’intensifier son engagement philanthropique, pour donner du sens à sa vie. 

Et depuis 2008, elle a accumulé un énorme capital de confiance et de crédibilité pour faire le lien entre donateurs et bénéficiaires de la philanthropie.

Il est temps de l’écouter.

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Do you know that you could lose your mother tongue in only 2 years by not practicing it?

Although the roots of bilingual education in the United States can be traced back to the 17th century, there is a new push to produce bilingual citizens and create a cultural sense of community.

Bilingualism is also a strong advantage in terms of creativity.
Fabrice told me that for his own writing process a lot of ideas come from a constant back and forth between French and English: he can always go back to another language and see how it produces other ideas.

Fabrice is the author of many books including "The Bilingual Revolution" (TBR Books. 2017)

It’s time to listen to him.

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Pour cet épisode, j’ai rencontré Benjamin Auzimour, directeur général de la marque Saint James pour l’Amérique du Nord. Depuis 130 ans, la marque normande fabrique des vêtements liés à la mer, dont le pull marin, la marinière ou le caban.

Mais dans un marché porté par l’innovation, quelle est la part de créativité pour faire évoluer ces grands classiques sans pour autant qu’ils ne perdent leur âme ?

Réponse de Benjamin :« Jusqu’où ira le flacon du Chanel n°5 »

Il est temps de l’écouter.

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In this episode, I’m talking with art collector Mario Cader-Frech. For almost 30 years, Mario and his husband Robert have some guidelines when they buy a work for their US-centric collection of contemporary art.

First, they draw up a budget and then, they have to fall in love with a work. As Mario put it, “the curators or the gallerists or the art dealers, try to convince us that something is a great piece, but nobody can, unless we know it and we feel it.”

So, the question is: what is an eye for art?

It's time to listen to him.

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Pour cet épisode, j’ai rencontré Mario Botta, un architecte qui a construit dans le monde entier, avec des formes géométriques simples, des cercles, des carrés, des rectangles, des sphères, déclinées de multiples façons, pour fabriquer des espaces intérieurs à la fois ouverts et protecteurs, où l’on peut se retrouver avec soi-même, et avec les autres.

Pour Mario, l’architecte est un traducteur.

A chaque fois, il doit trouver une formule qui harmonise les contradictions qui surgissent entre les projets de ses clients, l’identité des lieux sur lesquels il construit, et l’air du temps.

Nous nous sommes rencontrés lors d’un de ses passages éclairs à NY.   Je lui ai d’abord demandé son avis sur ce que le paysage new yorkais était en train de devenir.

Il est temps de l'écouter. 

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Martin’s job is about creating the menswear collections at Theory.
Interestingly, the trigger element for him is an emotion. An emotion that gives the mood for the next season.
But how to translate an emotion into a collection?

This is when art comes in.

Martin goes to galleries and museums to look at great art works. Contemporary or not. He needs to be inspired. For example, Soulages and Rothko were central to his menswear collection last year. After experiencing art, the making process of a new collection is launched,
with a lot of sketches, prototypes, and conversations within his creative teams.

It’s time to listen to him.

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When I sat with Frédéric in his office on Madison, he told me about his passion for creative disruption. He is the Chairman of Arianee, an association whose mission is to build a global standard for the digital certification of valuable objects.

Behind the technologies, there's a vision:today, buying something is an act of communication, because of all the data involved in the process.

How to protect the privacy and the security of our transactions?

For Frederic, technology is the answer.

It’s time to listen to him.

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Quand j'ai rencontré Roxane, nous nous sommes assis autour d'une table dans son appartement qui donne sur l'East River et le bas de la ville.

Comme metteur en scène, elle m’a parlé de l’aventure intérieure que constitue un spectacle,
où il s’agit pour elle d’amener chaque acteur à faire vivre son personnage dans le moment présent pour pouvoir le partager avec le public.

Quand cela fonctionne, c’est un moment de grâce, comme si une bulle d’imaginaire, soudain remplissait tout l’espace.

Il est temps de l'écouter.

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When I sat with her in midtown Manhattan, she started to tell me how change can be difficult to accept for everyone. In a big organization like Danone, listening is a key value to facilitate the changes that fuel creativity and economic success.

Speaking of change, what is the future of food? For Anne-Claire, food is the single great unifier across cultures. And, in the future, sustainability and transparency will be central. That means for us, the customers, more local food to fulfill local needs and local cultures. The motto could be: Think global, eat local!

It’s time to listen to her.

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In 2018, Pascaline has achieved an historic double triumph, first winning the prestigious Meilleur Ouvrier de France title (in the Sommelier category) and then, the crown of "Best Sommelier of France". She was the first woman ever to win these two competitions.

Pascaline is supporting sustainable non-industrial farming practices, not only because they are better for human health and nature, but because they also make better wines.

But, is it even possible to taste the differences between organic wines and non-organic wines?

As a sommelier, she has only 2 minutes to understand what her customers want and what will make them happy. I asked her: Are there guidelines to pair wine with food?

It’s time to listen to her.

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Pour cet épisode, j’ai rencontré Nicolette Hazewinkel et Rodrigue Tremblay, un couple de clowns qui a créé la compagnie Eclats de Rire à Montréal.

Nicoletta est la muse, grande et élégante. Chocolat est le petit lutin vif et farceur, dans la tradition des personnages du clown blanc et de l'Auguste. Jouer avec les contrastes est un des principes du rire dans l'art clownesque.

Nous nous sommes assis tous les trois autour d'une table, dans leur grande maison-atelier, où ils m'ont parlé de leur créativité et de leur connaissance des émotions humaines pour arriver à faire naître le rire sur scène.

La vulnérabilité est à la base de leur jeu. Mais ajoute Rodrigue : "Si le public t'aime, il te protège. "

Il est temps de les écouter.

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In this episode, you will hear rap artist Sarahmée talking about her creative process.

Is it more challenging for a female rap artist to make a name?

Sarahmée’s answer is: maybe. But she adds: "There is no female rap, there is just rap”.

It’s time to listen to her.

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Normand est un chef de cuisine, pas un chef de guerre. Quand nous nous sommes rencontrés, il m’a tout de suite parlé du climat de confiance dont il a besoin pour être créatif. Confiance par rapport à ses fournisseurs et à sa brigade pour la qualité des produits, des plats et du service.

Mais en plus du chef, il y a aussi un philosophe, un philosophe des 4 saisons qui réfléchit, beaucoup, à la manière d’offrir une expérience spectaculaire pour le palais de ses clients, tout en respectant les cycles de la nature.  

Alors, je lui ai demandé : devant des plats aussi beaux, par où commencer ? S’il y a une façon de construire un plat, y-a-t-il une bonne façon pour le client de le manger pour en profiter pleinement ?  

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In this episode, you’ll hear Charles Shackleton. Shackleton? Yes, that rings a bell: he is a relative of the famous polar explorer Ernest Shackelton who died in 1922.  

Charles’ field of exploration is wood for making furniture.    

When I sat with him, he told me how he uses handmade techniques to instill his high-quality pieces of furniture with character and life.

He added that for some of his most beautiful pieces, it hurts to give them.

It's time to listen to him. 

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Miranda's pottery is collected in many places, including those of celebrities like former President Obama. When I sat with her, she told me that clay is the body of her work. What happens to it is an expression of who she is. It is a very humble material that constantly tests her and grounds her.

When I asked about her biggest learning from her creative process, her answer was:

"To be a better mother". It’s time to listen to her.

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When I sat with Eric, in his office, at the basement of his restaurant, he told me how spirituality has changed his life and his creativity.

He started as a tough chef in his kitchen, screaming and humiliating his team, throwing pots and pans on the floor, because he thought it was the right thing to do. Over the years, his cooks left the kitchen, especially the best ones. 

Then he realized that something was wrong with him.

It's time to listen to him talking about his transformation into a better human and a fantastic chef.

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J’ai rencontré Noémie de passage à New York. Dans ses spectacles, elle ne part pas en guerre contre les hommes, mais contre les préjugés. Ceux des hommes, (mais aussi parfois, ceux des femmes) qui reproduisent des comportements violents, blessants ou oppressants entre les deux sexes et au-delà, par rapport à toutes les identités sexuelles.
Cela ne l’empêche pas, pour en parler, de conserver ses talons de 12, ses collant résilles, ses jupes collantes et ses décolletés plongeants, pour nous suggérer les contours d’un monde plus harmonieux.

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When I sat with Frédéric in his office on Park avenue, he told me that in 1989, when he opened his first salon atop New York’s Bergdorf Goodman Department store, he really wanted to do something different and new in the Beauty industry. So, he created the first luxury experience in haircare.

And It’s still about revealing the unique beauty of everyone who sits in his chair.

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Enfant, Michaëlle a fui avec sa famille la dictature de Duvalier en Haïti pour se réfugier au Canada. Professeur, documentariste, journaliste, elle a ensuite été nommée à des postes diplomatiques et politiques. Pour elle, "la créativité est une forme de résistance". Elle raconte ici la naissance de son humanisme et confie ses réflexions sur l'exercice du pouvoir.

"Briser les solitudes" est sa devise.

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I sat with him in his cutting room, full of screens in midtown Manhattan. Bob is a storyteller. He told me about his role in the making of a film. The film editing ultimately sets the atmosphere, rhythm and tone of the viewer's experience. "It is about manipulating the time and the space in order to show the truth behind what was going on." Manipulating? Yes! And he added: “It a tricky line and a slippery slope.”

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I sat with Alain in his big office on Fifth avenue  full of books and art.

He told me that luxury is about tradition, time and excellence.

But technology is now reshaping it.

Luxury has to be faster in adapting its business models to new technology where speed is as crucial as excellence.

What becomes creativity behind those challenges?

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All her life Melissa has always tried to make people love her by feeding them. That's her connection to people. I sat with her in her kitchen to talk about both her writing and cooking processes. “I create recipes starting from what I want to eat or what somebody I want to feed wants to eat. Creativity comes from desire.” 

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I sat with Geraldine to talk about vulnerability. As an actress, to give truth to her characters, she has to really be truthful to herself. And be vulnerable. Vulnerability is one of the ingredients that gives creativity to the performance. But sometimes, an actress can experience it in a weird way on stage by forgetting her lines. Listen to what Geraldine told me about what happened to her.

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I sat down with Frederic who told me the ATARI story. In 1972 when Nolan Bushnell created it. At that time, he asked his teams to create a game that any drunk guy, in any bar, could play at any time: Pong was invented. With many other successful games, the brand became iconic for a whole generation of gamers. After years of success, the company faltered. In 2013, Frederic took it over and brought it back from the brink of bankruptcy. Creativity is at the core of this revival. But is there creativity in playing video games?

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I sat down with Massimiliano "Chicco" and asked him what makes a creative pizzaiolo."Showmanship is not an option."

Massimiliano came from Rimini, Italy, to New York in the 90s. Since then, he has become an accomplished restaurateur with a long list of restaurants in the City. At Pizza Yard, he is about to launch the Pizza School next year with a creative concept: providing high-level pizzaiolo training to fill a shortage of professional pizzaiolos while contributing to the reintegration of former inmates into society.

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Ce matin-là, je me suis assis avec Christian qui m'a raconté qu'en 1998, deux mois après avoir repris Lespinasse, il a reçu les prestigieuses 4 étoiles du New York Times.

Il a ajouté : "Chaque recette est comme une carte."
Elle vous mène d’un point A à un point B, puis C, puis D. Mais à l’intérieur de ce parcours, des escapades sont possibles, au niveau des détails : Christian est un interprète. Sa créativité est dans la variation, tout en jouant toujours le texte de la partition.

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PSG ? The Parisian soccer team!

I sat with Jérôme to talk about PSG's superstar players Neymar and Mbappé. Like Manchester United or Barcelona, or Real Madrid, PSG is now a global brand with more than 300 million fans around the world.
That’s a lot.

Jérôme works to develop the PSG’s branding process in South and North America. I asked him: what kind of experience the PSG wants to offer to its American fans, far from the Parisian stadium?

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Assis avec Michel, il a commencé à me parler des réseaux sociaux où tout le monde recherche les likes, les retweets, les avis positifs. (Moi aussi d'ailleurs !) Notre bonne estime de soi est directement liée au crédit que nous recevons. Michel affirme : “Il n’y a rien d’intrinsèquement nocif à une société du crédit. La question est de savoir qui a du crédit et pourquoi.”

A partir de là, il décrypte la rhétorique des populismes d’extrême-droite. Ce ne sont plus des actifs financiers, mais des attributs identitaires qui sont en jeu. A condition d’avoir la bonne couleur de peau.

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I sat with Luc to listen his story. In 1987, he went to Nepal for a month.He tried to climb the Annapurna and WOW! It just blew him away. Then, there was no internet, no communication. Nothing.
Just him in the wild nature.

That really opened his mind to exploration, trying to understand with scientists, what they can report about what they're seeing. Since that, he has been leading many scientific expeditions to better understand our planet and its changes.

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I sat with Nicole to talk about the invasion of food on TV, movies and social networks. She told me that in a time when we are losing a lot of connections between ourselves and the people around us, food remains a constant connector. Nicole is a food stylist. Her job consists in preparing food for photography, video and film.
Obviously, she has a lot of tips and tricks. It sometimes means replacing milk in a cereal bowl with glue. What are the hardest food to make look pretty? Spoiler: one of them is hot-dog.

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When I sat with Rozhia, she told me that there is always a good reason why we decide to eat out. It’s not just because of the food. That’s why the mood and the sound of a restaurant’s space are so important. It’s about feeling good.

I asked her: what is the creative process behind designing a restaurant?

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Whatever our destination, we need a map. It gives us a boundary box for how to place ourselves in the world. When I sat with Kate, she told me that she loves drawing maps because she can place herself in them. I asked her: is mapping a subjective process? Her answer was: yes! And it can be biased. Really? 

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I went to Union (NJ) to meet Ariane. She is well known for introducing the first organic chicken in the US. Yes! It was years before the USDA acknowledged the standard with regulation of the organic label that we know today. Concerned equally with the environment as well as the welfare of the animals, she talks about how she created a network of farmers in order to meet D’Artagnan’s organic specifications and high quality bar. 

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When I sat with Eric at his gallery, not far from the Metropolitan museum, he told me his story. He comes from a great family of printers in Paris since 1852. They used to work with Picasso, Calder, Chagall, Miró and Dubuffet. To name just a few. He became a galerist to participate in his artists’creative process and to make it available to other people. I asked him: Is it better to know the artist to better know the work?

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Quand j'ai rencontré Pascal, il m'a parlé de sa créativité en tant que géopolitologue. Elle consiste à apercevoir des repères dans les changements que nous vivons à l’échelle planétaire. Le monde semble tourner plus vite de jour en jour. D'où ce besoin de comprendre que nous avons. Pour lui, il s'agit d'expliquer, sans pour autant justifier.

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I met Chef Nasim in an apartment above her restaurant. One of the first things she said was that everyday, she starts by a ritual: she lights a tiny candle in a meditative mood, to center herself and to thank the universe. Then, she begins to cook at her Persian cuisine restaurant to offer a very unique experience of hospitality.

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Après la Deuxième Guerre mondiale, les Nations Unies ont été créées pour développer la paix dans le monde. Par rapport à cet idéal, Romuald raconte les réussites et les occasions manquées d’une institution qui paraît aujourd’hui sur le déclin, en même temps que le multilatéralisme.

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When I sat with Ismail, he told me the story about his special relationship with his clarinet: “My contact with it changes my state of mind and my body feels happier." And then, he told me about his multiple inspirations.  

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J'ai rencontré Raphaël dans ses bureaux, non loin des Nations Unies. La stratégie est sa passion. Il m'a expliqué la nature de la créativité des diplomates et des stratèges. Elle leur permet de sortir des blocages d’une situation ou d’une négociation. Mais comment font-ils ?

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I sat with Eugene to listen to his relationship to his voice which is also his own instrument.  “Finding your true voice is a real journey.”

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I sat with Bertrand at his new office office in Hudson Yard with a stunning view overlooking Hudson River. He told me his passion for building in general. For that purpose creativity is crucial: “As the leader of the organization, you have to make sure that everyone can think out of the box.”

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I sat with Robbie who told me the Japanese origin of origami. The word is used now for all folding practices to make a sculpture from a flat square sheet of paper. It is more than a hobby, a real lifestyle: "In origami, we have a language around things that involves bases and collections of folds."

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Quand j'ai rencontré Xavier chez lui à Paris, il m'a parlé avec une joie non dissimulée de sa passion pour la stratégie. Pour lui, tout le monde est créatif dans son domaine, c'est le climat de confiance qui permet à la créativité de s'épanouir dans une entreprise. Créer ce climat et surtout le faire durer, c'est une affaire de management. Voilà pourquoi il a tant lu Clausewitz et Napoléon. 

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As Three-Time Audie Award Winner for Best Audiobook Narration, George Guidall has completed narrations for over 1600 unabridged titles. His narrations of classics like Crime and Punishment, The Iliad, Don Quixote, and Les Miserables, along with many popular best sellers, have set a standard for excellence recognized throughout the audiobook industry.

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Quand j'ai rencontré Guillaume, j'ai tout de suite senti qu'il était habité par l'écriture. En l'écoutant, j'ai compris que pour lui, écrire, c'était se rapprocher. Des autres, mais aussi de lui-même. 

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Before sitting with Hasan, I saw his amazing performance with Omar Faruk Tekbilek at Carnegie Hall. Hasan has always tried to be a good cook because "music is like cooking." He started to play violin and kanun at the age of 8 and came to NY in 1989. His instrumental program of original compositions evokes moods of the Middle East, jazz, new age, and classical music.

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I sat with Suzana at Google's office in Chelsea and we quickly talked about speed: what is the fastest reaction time on the Internet? Anticipation is the answer. Suzanna tells her Google’s story. She does not only try to understand what customers want, but she anticipates the relevant experiences they will have. But how does this translate into the creative process of the Google’s work teams?

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I sat with Mark at his office at the New York Philharmonic to discuss music recording. The three-time Grammy nominee has been the recipient of many more trophies for his broadcast work. He told me that “Studio perfection is false; it stops being the beauty of the music. The written page without the interpreter is nothing more than an academic exercise.”

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J'ai rencontré Benoît à New York, loin de sa base de travail à Jérusalem. Il m'a raconté sa vie de reporter de guerre sur les zones de front en Syrie, au Liban ou en Israël : “C’est une évidence, il faut toujours à un moment ou à un autre se dire : pourquoi est-ce que je fais ce métier-là ? C’est là qu’on est le plus créatif : dans le plaisir de ce qui nous a motivé au début.“

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Quand j'ai rencontré Kim à New York, elle m'a confié comment l'écriture est venue à elle : “Je m’endormais beaucoup au feu rouge et j’ai eu quelques accidents. Un des trucs qui a bien fonctionné, c’était de faire des listes. Des listes de courses, de choses à faire, de couleurs, de ville… A un moment donné, il n’y avait plus de liste. Alors, j’ai tourné le carnet à l’envers et je suppose que c’était l’écriture. Mais c’était juste des notes pour garder la tête en état d’alerte.“

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When I sat with Hermione, she used a description in J.M. Coetzee’s novel Elisabeth Costello. It’s about a writer who finally says she is a secretary of the invisible. She said: "Just seeing that phrase, it brings tears to my eyes.”

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Michael is a philosopher, an editor and a translator. And also a music lover. “Have the courage to really stand by what you think and be radical”: when he told me that, I understood that it was a way to start a more profound conversation. That was exactly what happened.

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When I sat with Christiane, she told me about her Lebanese roots and how music preserved her from the war at the time. Finding her true voice was -and still is- a challenge for her, but she adds: "I always knew that a lot of answers would come to me through my voice. "

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When Nancy talks about music, she also talks about silence and life and joy. I learned a lot from her. Heres's a phrase she told me that I really like: “Listening is like not being afraid of the empty space, and building a trust that if you allow for the silence, for the empty space, then, something important will come to fill it. You will see all the treasures that are in there.”

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Ara is an Armenian-American musician. He is considered one of the top oud players in the world, his compositions have been recorded in thirteen different languages, which include the multi-platinum hit "Dinata" which was performed in the closing ceremonies of the 2004 Olympic Games in Athens.

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J'ai rencontré Emmanuel dans son bureau à New York où il est actuellement en mission. Il m'a parlé de sa passion pour l'espace public et la démocratie. Ce qui ne va pas sans friction, ni trouble. Comment faire circuler la parole dans des situations de crise ? “Quand une situation est bloquée, soit on en sort par la force (mais on reste dans l’immobilité), soit on créé du mouvement par le dialogue. C’est de l’Aïkido.”

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I sat with Francois at his place in New York filled with art. His parents were huge collectors whose collection is now visible at the Menil Foundation in Houston (TX). He told me about his taste and his view of what an eye for art is: “You can recognize quality in art even though you may not respond to it as something you personally like."

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I sat with Valérie to better know her curating process. Objects can speak when they resonate. When she curates an exhibition, she tries to make them resonate with the larger audience. 

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I sat with Eileen. She told me that all her life she tried to figure out who she is. And that's where her creative process comes in: "As an artist I can explore myself through my creative process. I am present in my artwork, whereas in the graphic design it is my job to not be present. It is my job that the work that is communicating is the presence." 

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Claire is very concerned about, for many reasons, art is more or less accessible. “Art should be a democratic space. I am always thinking about how to make an artist’s work accessible to people who might not know about art.”

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When you play an instrument, Nina told me, "you have to find your own sound". Same thing for the recorder. She added: “You have to play as if you are breathing life into a musical phrase.””

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You have to push yourself out of your comfort zone to translate a language into another: “Finding a common place from which both sides can understand each other is always a challenge.” Thinking of what Jeremy told me, I realized that creative people are all, in their own way, translators.  

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Pour Madeleine, le processus de l'écriture permet à l'écrivain d'être plus sensible à ce qui résonne en lui en le partageant : “Faire avec le lecteur un bout de chemin où on se rapproche au plus près de soi.
Là où ça compte. Là où il faut une exigence d’honnêteté.”

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When I sat with Jenny, she told me about her dedication to her creative process: “My daily life is almost a constant preparation for my life on stage.” But she also told me about her teaching process which is also a creative one. 

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When I sat with Vadim in his home in Brooklyn, he told me that he has tried to find out what his personal calling was. It started for him with just noticing that music came easy. Listen to his inspiring journey into his art. 

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When I sat with Jessica, she told me that she has always tried to perceive the relationship between the invisible and the visible, between the emotions of the people in the play and the emotions of the people who are watching it. She added: “The weird thing about being an actor is that all the characters are you.”

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When I sat with Mary, she told me she tried to find her personal legend in music. Music has been a liberating experience for her that enabled her to play with stars like Pharell Williams. To just name one!

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All his life, Joel have had a dream that he could make something that was invisible that would make everything around more beautiful. What a dream! 

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When I sat with Charlotte, she told me that she has always tried to entertain herself. That drew her to writing and even performing on stage. She felt there was really something to explore about it. I asked her: what makes a good story? Listen to her answer. 

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As an artist Amelie tries to stay as free as possible. But freedom comes with a scary feeling because it pushes her out of her comfort zone, in a kind of chaos where she is able to experiment new things and new projects. 

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Interview with Bill Campbell, drummer. Bill is a man of few words. He has been playing drums from age 11 and basically tries to simplify everything to the pulse, the vital pulse. Listen to him talking about his simple but sophisticated music.  

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When I sat with Hilda, she told me that all her life, she has been trying to find some joy in making something that really feels like it's coming from inside of her. The form of that process has often been through the arts. I asked her: What do you feel when something comes from inside of you?

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Scott is an award-winning jazz violinist. When I sat with him, he told me that, while playing music, he looks for happiness. 

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"There is a balance that must be struck when one is an expert at something. There is the pressure to share your gifts at the whim of others, which requires the ability to bend to their demands. Then there is the need to express one’s own substance with the talent that has been honed."

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When I sat with Romain, he told me that, all his life he has tried to dig in most parts of himself to try to find a truth that he could express through his art. A truth? Listen to his answer. 

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Toute sa vie, Patrick a toujours essayé de rêver, d'aller au fond du mystère et d'en ramener des mots et des histoires.  

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When I sat with Juliana, she told me that she has always tried to give herself room to change and to progress into new spheres. Whether they are emotional, mental or physical. The idea is to be always more open to the world, inside and outside herself.  

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I sat with Alandra to understand how it's possible to create poetry on the street upon request. Actually, it always starts with a conversation with the person who wants a poem from him. Then words come in the process that should resonate. Is that inspiration? Listen to his answer.   

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J'ai rencontré Théo dans son petit studio du downtown à New York. Je lui ai demandé si monter des images pour le cinéma n'était pas une forme de manipulation ? "C'est comme dans un train, on met le spectateur sur des rails, mais il a toujours la liberté de regarder autour." Ou de fermer les yeux. 

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For Noam, there is a limit to expression with just words. Even when we listen to music, there are emotions that we can't put into words. Noam tries to connect with people through music. But how does he create his music to resonate with other human beings? Here's his answers. 

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When I sat with Faraï he told me that to be able to hear his inner voice, he has to create a quiet space within himself. That's for sure a challenge for all of us who try to do things creatively. 

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J'ai rencontré Alvise dans un salon feutré de l'hôtel Carlyle à New York. Derrière la beauté des intérieurs qu'il conçoit pour ses clients, il a le souci de les comprendre pour leur permettre de se sentir bien chez eux. Un grand pas pour qu'ils se sentent bien en eux-mêmes. 

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Sara is connected to the Picasso family. She got married with the master's son Claude. Here, she talks about her Picasso' story and about psychological compensation. Struggling has always been a tremendous part of her story. Now, as a drama therapist, she tries to help people. And here creativity comes in.  

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Quand j'ai rencontré Vincent à Paris, il m'a parlé de sa recherche sur la résine de polyester et la translucidité : "Ce n'est pas la transparence, c'est le trouble. Le point de départ de mon travail, c'est le besoin d'une présence qui porte des interrogations". Des interrogations qui n'attendent pas forcément de réponse. 

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Bernadette a un autre prénom : Léa. Elle est costumière, mais elle est aussi peintre. Qu'importe, elle a toujours cherché à être elle-même. Elle parle ici des costumes qu'elle créé pour les comédiens, au cinéma et au théâtre. Ils sont la peau de leurs personnages. Et, comme disait Paul Valéry: "Il n'y a rien de plus profond que la peau."   

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For Tia, the greatest challenge she had to cope with when she decided to become an actress was the fear of it. Listen to her talking how she dealt successfully with fear. Spoiler: "The trick is just to have, for lack of a better word, faith." 

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When I sat with Kelly, he told me how he prepares himself to get into a new character. That's a creative process which is always different from one role to another. 

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When I met Carol in a noisy small café in SoHo, I asked her : what drives you when you are inspired? She answered: "Just life itself". Really? 

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I met with Camillo at his home in Queens. He told me that his poetry is aural: more sonic than about anything else. He always tries to escape meaning, even if he knows that "meaning sleeps through the cracks".  

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When I met Sarah at her place in Brooklyn, she told me that Poetry is for something impossible to accomplish. When she was in the middle of a sentence, she suddenly switched to the second person to talk about her creative process: she can't really talk about it for herself because it's so intimate. Listen to this precious conversation about her inner conversation.