Prédications, Commentaires et Questions. Église Chrétienne Évangélique En Chemin. Pour nous rejoindre info@egliseenchemin.com
Ce dimanche, nous aborderons un sujet délicat : bien que l’Écriture nous exhorte à rechercher l’unité et à la préserver, existe t il des situations où la division sert mieux les intérêts de la vérité que l’unité elle même ? La Bible répond clairement : oui. Cette affirmation soulève une autre question essentielle : comment discerner les moments où la division devient nécessaire pour protéger la vérité plutôt que l’unité ? La réponse est la suivante : lorsque l’unité est recherchée à tout prix, non pour honorer la vérité biblique mais pour protéger un système, une structure ou une tradition, alors ce n’est plus la vérité qui triomphe, mais le mensonge. Dans l’histoire de l’Église, depuis deux millénaires, ce sont souvent les divisions, les ruptures courageuses, les prises de position douloureuses qui ont permis la restauration de la vérité. Lorsque l’unité devient une valeur suprême, placée au dessus des impératifs de la vérité, c’est le signe que le mensonge a déjà commencé à s’installer au cœur de l’Église. L’apôtre Paul rappelle pourtant la vocation fondamentale de l’Église :« Afin que, si ma venue devait être retardée, tu saches, en attendant, comment on doit se comporter dans la famille de Dieu, c'est-à-dire dans l'Église du Dieu vivant. Cette Église est une colonne qui proclame la vérité, un lieu où elle est fermement établie. » 1 Tim 3 : 15 (Semeur)
Depuis toujours, l’être humain est un chercheur. Il cherche le bonheur, la paix, l’amour, l’amitié, la sécurité, et même un sens à sa vie. Dans le domaine biomédical, on cherche des remèdes pour vaincre les maladies. Des inventeurs imaginent des technologies révolutionnaires pour transformer le monde. Les astronautes explorent l’univers dans l’espoir de trouver une planète habitable. En somme, toute l’humanité est en quête de quelque chose. Mais selon la Parole de Dieu, quelle devrait être notre véritable recherche ? Jésus répond clairement : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Matthieu 6.33)
Dans la première lettre de Jean, on lit : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1,9). Le verbe confesser traduit ici le grec "homologeō", qui signifie littéralement : « dire la même chose ». Confesser ma faute devant Dieu ne se réduit donc pas à une simple demande de pardon. Confesser, c’est accepter de dire ce que Dieu dit, même lorsque ses paroles mettent en lumière ce qui m’accuse. C’est reconnaître, avec Lui, la vérité de ma faute et la laideur que sa Parole attribue à ce péché. La bonne nouvelle, c’est que ce geste m’ouvre immédiatement à la grâce : Dieu pardonne et purifie celui qui confesse. Puisque cette promesse est certaine, je dois aussi apprendre à confesser toutes les vérités que la Parole affirme. Lorsque Jésus déclare que je ne dois pas m’inquiéter, ou lorsque l’Écriture m’invite à lui faire confiance en toute chose, il m’appartient de dire la même chose que Lui. La Parole de Dieu porte une radicalité qui s’impose au-dessus de toutes les paroles que mon cœur agité projette dans mes pensées
Que penser du groupe Angine de poitrine?Pourquoi cette musique étrange qui utilise la gamme microtonale, pourquoi ces accoutrements et surtout, pourquoi des foules immenses se déplacent pour assister à ses concerts?
Le récit de la Genèse présente le commencement de toute chose selon une chronologie qui culmine avec la création de l’homme au sixième jour. Puis vient le septième jour, celui du repos divin, où Dieu termine son œuvre et contemple la perfection de la création. Mais l’Évangile de Jean introduit une dimension nouvelle : en Jean 7:37 38, Jésus déclare, lors du dernier jour de la fête des Tabernacles « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein ». Ce « dernier jour, le grand jour de la fête » correspond au huitième jour, celui qui dépasse le cycle de la semaine et ouvre un temps nouveau. Dans la symbolique biblique, ce huitième jour marque l’amorce de la nouvelle création, où s’accomplissent les promesses de l’Ancien Testament. Il annonce le renouveau de l’humanité, la résurrection et la transfiguration du corps, lorsque l’homme, recréé en Christ, participera pleinement à la gloire divine.Ainsi, le huitième jour n’est pas seulement une suite chronologique : il est le commencement éternel, le jour où la création devient rédemption.
On se trouve ici devant l’un des plus gros problèmes que traverse le monde évangélique au 21ᵉ siècle. La séduction est simple : si je suis un vrai chrétien, ma vie devrait être complètement transformée à l’image de J.-C.. Mon témoignage de vie devrait manifester que je suis victorieux, prospère et heureux parce que Jésus est dans ma vie. Mais ce n'est pas le cas.
Je suis toujours stupéfait d’entendre des gens affirmer que, face au plus grand des voyages, la mort, ils ne ressentent pas le besoin de réfléchir sérieusement à la question essentielle : où vont ils réellement. Si Jésus est « le chemin, la vérité et la vie », pourquoi ne pas prendre le temps de considérer avec gravité ce qui nous attend après ce passage inévitable ? Car s’il est une chose absolument certaine, c’est que nul ne peut échapper à cette destinée implacable. Blaise Pascal l’exprimait avec une lucidité remarquable : « les hommes, incapables de guérir la mort, la misère et l’ignorance, ont trouvé pour seule consolation de ne pas y penser. Ils cherchent à se distraire pour oublier ces maux, mais cette consolation est bien pauvre : elle ne guérit rien, elle ne fait que cacher la vérité pour un temps, et en la cachant, elle empêche l’homme de chercher le véritable remède. » Avez vous déjà planifié un long voyage sans prendre le temps de vous y préparer soigneusement ? Bien sûr que non. Il est dans la nature humaine de réfléchir avant de partir, de prévoir, d’anticiper. C’est ce que l’on appelle la sagesse et la prudence. Or, paradoxalement, lorsqu’il s’agit du voyage le plus important de notre existence, celui qui détermine notre éternité, beaucoup choisissent obstinément de ne pas y penser et ne rien préparer. N'est-ce pas une forme d'incohérence étrange?
Une vraie conversion est manifeste lorsque les richesses d’en-haut deviennent tout à coup plus précieuses que tous les trésors de cette vie. Avec les richesses d'en-haut vient aussi l’opprobre, la haine et le rejet de J-C par ce monde
Il est courant, dans le christianisme contemporain, de croire que l’évangélisation consiste à devenir suffisamment convaincant pour que les gens viennent spontanément à la foi. Certains imaginent qu’il suffit d’ajouter quelques signes et miracles pour augmenter le potentiel de conversions. Certes, les manifestations extraordinaires peuvent impressionner et attirer des gens vers Jésus-Christ, mais lorsque l’émotion du moment s’estompe, beaucoup retournent simplement à leur vie d’avant. La véritable conversion ne se mesure pas à l’intensité d’un événement, mais à la transformation durable qui s’ensuit. Elle se manifeste lorsque, comme pour Moïse, « l’opprobre de Christ » apparaît soudain comme une richesse plus grande que tous les trésors de ce monde. Ce renversement intérieur ne naît pas d’une émotion passagère, mais d’une révélation spirituelle : le Christ devient précieux, désirable, supérieur à tout ce que la vie peut offrir. La conversion authentique se reconnaît lorsque le cœur se détache des illusions du monde pour s’attacher aux richesses éternelles qui se trouvent en Jésus-Christ. C’est pourquoi Paul priait pour les Éphésiens afin que Dieu « illumine les yeux de leur cœur », afin qu’ils discernent « quelle est l’espérance qui s’attache à son appel » et « quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints » (Éphésiens 1.18). L’évangélisation véritable ne consiste donc pas à produire des émotions, mais à conduire les âmes vers cette illumination intérieure où les richesses de Christ deviennent visibles. Là seulement naît une foi qui demeure, une vie transformée, et une marche chrétienne qui ne dépend plus des spectacles, mais de la gloire du Seigneur lui-même
Dans la série "J'ai une question pasteur"
Que faut-il comprendre du mot « perpétuel » qui veut dire, pour toujours, si dans les faits, l’alliance perpétuelle de la Loi prend fin avec J-C. En quoi la Loi est perpétuelle si elle prend fin, ou, est-ce que la nouvelle alliance en J-C est la continuité perpétuelle de la Loi?
Dans la série "J'ai une question pasteur"
La grâce vient au secours de nos insécurités Quand des messages d'exhortations s'imposent tous les dimanches au détriment de l'instruction de la saine doctrine, la croissance en maturité des fidèles s'appauvrit. La maturité spirituelle procède d'abord de l'instruction qui nourrit les fidèles, autrement, c'est la famine de l'âme qui mène au découragement. L'exhortation porte ses fruit que dans le cœur d'une âme riche de la saine doctrine
Quelle est la gouvernance d’Église que tu considères la plus efficace et juste selon l’Écriture? - Épiscopalien- Presbytérien- Pasteur unique - Monocratique- Collégial - Plusieurs anciens- Congrégationaliste
Dans la série "J'ai une question pasteur" Le baptême pour les morts, est-ce possible? (1 Cor 15 : 29)De quoi l’apôtre Paul parle-t-il lorsqu'il affirme aux chrétiens de Corinthe qu'il se font baptiser pour les morts?« 29 Autrement, que feraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils baptiser pour eux
Dans la série "J'ai une question pasteur"
Le chrétien du 21ᵉ siècle se comporte comme un enfant Roi qui, au nom de Jésus, utilise la prière de la foi comme une puissance pour bloquer les problèmes et chasser Satan contre tout ce qui vient déranger notre confort. Alors que la foi selon l’Écriture consiste à croire que Dieu est souverainement présent au cœur de notre souffrance
Dans la série des capsules "J'ai une question pasteur"
La souffrance causée par l'injustice est un chemin qu’il nous faut affronter seul parce que ce chemin est le nôtre et non celui des autres. On ne se relève jamais d'une injustice par la vengeance mais par une connaissance juste et profonde de la souveraineté de Dieu. " Recommande ton sort à l'Éternel, Mets en lui ta confiance, et il agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, Et ton droit comme le soleil à son midi." Psaume 37: 5-6
Les Juifs n’acceptaient pas l’enseignement de Jésus, car celui-ci ne correspondait pas à leur propre interprétation des Écritures. Ils disaient : « Comment connaît-il les Écritures, lui qui n’a point étudié ? »Ce texte met en lumière un problème important : la tendance humaine à déformer la Parole de Dieu en l’interprétant à travers nos filtres, nos habitudes de pensée et nos présupposés personnels. Il est difficile de franchir cette barrière intérieure, car nous préférons souvent croire ce qui nous convient plutôt que de recevoir la Parole telle que Dieu la révèle. « Efforce-toi (se hâter) de te présenter devant Dieu comme un ouvrier qui n’a pas à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. » 2 Timothée 2.15
La fête des Tabernacles rappelle le temps où Israël a vécu sous des tentes après la sortie d’Égypte, et où Dieu lui-même habitait dans une tente, le Tabernacle, au milieu de son peuple. Cette fête commémore donc la présence divine qui accompagnait Israël dans le désert et manifestait sa protection, sa fidélité et sa proximité.Or, cette fête est bien plus qu’un rappel historique, elle est aussi et surtout l’image et l’ombre d’une réalité encore plus grande : celle du Dieu trois fois saints qui, par le Christ, habite au milieu du peuple de la nouvelle Alliance qui est l’Église. « Et la parole (verbe) a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. Jean 1:14 « Le Verbe a habité parmi nous » littéralement : « a dressé sa tente parmi nous » L’Église est le nouveau Temple de Dieu. En Jésus-Christ, Dieu vient demeurer avec son peuple, et par sa présence dans l’Église, qui devient le nouveau Temple de Dieu. Ainsi, la fête des Tabernacles trouve son accomplissement dans l’incarnation du Fils et dans la communauté des croyants, où Dieu établit désormais sa demeure
Les frères de Jésus souhaitaient qu’il prenne avantage de la fête des Tabernacles, célébrée à Jérusalem, pour se manifester comme Messie : « Pars d'ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les œuvres que tu fais. Personne n'agit en secret, lorsqu'il désire paraître : si tu fais ces choses, montre-toi toi-même au monde. »(Jean 7 : 3-4) Mais Jésus leur répond : « Mon temps n'est pas encore venu. » Il est de la nature de l’homme de croire que l’œuvre de Dieu doit s’appuyer sur une stratégie humaine efficace pour rejoindre et impressionner les foules. Une grande fête semblait donc, à leurs yeux, l’occasion idéale de produire un impact et de convaincre plusieurs personnes présentes de croire en lui. Mais le temps de Dieu ne dépend pas des stratégies ni des intentions humaines. Il s’inscrit dans la volonté du Père, qui fixe lui-même les moments et les circonstances de ses interventions. Les hommes ne viennent pas au salut simplement parce qu’ils voient des miracles, mais parce que le Père les attire vers son Fils : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire… » Jean 6 : 44
L’apôtre Jean a écrit à la fin de son évangile une parole extraordinaire : « C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai. Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait. » Jean 21.24-25 Dans le livre des Actes que Jésus a passé 40 jours avec ses disciples et qu’il les a enseignés sur le royaume de Dieu. Qu’est-ce que Jésus leur a dit durant ses 40 jours ? Ce dimanche des Missions nous exposerons quatre exhortations indispensables que jésus nous a fait connaitre. Bon dimanche des Missions !
Que dire de ce moment où Jésus affirme que, parmi ceux qu’il a choisis comme apôtres, l’un d’eux est un démon ? Il ne dit pas qu’un démon s’est infiltré parmi les douze, mais bien que ce « démon » fait partie intégrante de son plan divin. « Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un démon ! Il parlait de Judas Iscariot, fils de Simon ; car c’était lui qui devait le livrer, lui, l’un des douze. » (Jean 6.70 71)Ce passage expose une vérité dérangeante sur la souveraineté divine : il montre que Dieu peut faire un choix qui semble, à première vue, en contradiction avec l’intention suprême de son dessein. Comment un démon peut-il se retrouver, malgré lui, à servir la cause salutaire de l’humanité ? En somme, Jésus révèle à ses apôtres que, pour vaincre le Malin et le péché dont il est l’instigateur, il prévoit d’utiliser un « démon » comme instrument pour accomplir le plan de rédemption. Incroyable, mais réel : Dieu appelle même ses ennemis à servir pleinement son dessein divin.
La journée avait pourtant bien commencé. Au matin, la synagogue de Capernaüm débordait de monde : tous voulaient entendre Jésus. C’était comme un Réveil nourrit d’une ferveur contagieuse. Mais le soir venu… plus rien. L’enthousiasme du matin s’est évanoui. La foule s’est dispersée, heurtée par les paroles de Jésus lorsqu’il a affirmé que pour avoir la vie, il fallait « manger sa chair et boire son sang ». Pour beaucoup, c’en était trop. Le Messie qu’ils imaginaient venait de leur échapper. Puis, il y a les apôtres qui sont là à la fin de cette journée éprouvante. Eux qui ont tout quitté pour suivre Jésus se retrouvent soudain à sec. L’espérance qui les portait se dissipe dans un brouillard d’incompréhension. Pourquoi Jésus semble-t-il toujours briser l’élan du Réveil au moment où il commence à prendre forme ? Comme eux, nous traversons parfois ces heures de confusion. Après des moments d’euphorie spirituelle, c’est le vide. Une chute brutale, une défaite que l’on n’a pas vu venir. Même les repères habituels semblent avoir disparu. Et c’est alors que Jésus pose cette question déstabilisante : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? »
La foule de la Galilée était plus ouverte à l’Évangile que celle de la Judée, laquelle s’avérait très hostile envers Jésus. On pourrait penser que les personnes plus aimables, ouvertes et réceptives seraient davantage disposées à accepter Jésus que celles marquées par la rébellion et l’hostilité. Pourtant, l’histoire relatée dans Jean 6 démontre que l’ouverture et la amabilité des Galiléens ne les rendaient pas pour autant plus enclins au salut.La conversion à J-C n’est pas une expérience émotionnelle ou même intentionnelle, c’est une expérience spirituelle. Comme le souligne l’Écriture : C'est l'esprit qui vivifie (qui donne la vie) ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. » Jean 6 : 63 La nature humaine peut être impressionnée, émue, touchée et attirée par l’œuvre de Jésus, mais elle demeure incapable, en elle-même, de s’éveiller à la vie nouvelle en Christ. Il est écrit : « Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. » Jean 5 : 21
L’œuvre de Jésus-Christ ne consiste pas à aider les hommes à retrouver le chemin du salut. Il est lui-même ce chemin. Parce qu’il est la résurrection, il est également le chemin, la vérité et la vie. Jésus n’est pas venu offrir au pécheur une seconde chance de mieux choisir ou de mieux obéir afin de réussir le parcours menant à la vie éternelle. Il est venu nous ressusciter et nous offrir une destination éternelle, une destination qui serait inaccessible sans lui, mais qui devient assurée grâce à lui. En Adam, il y avait un choix entre deux arbres ; en Jésus, il n’y a plus qu’un seul arbre : l’arbre de la vie.
Tout comme nos appareils électroniques requièrent des mises à jour régulières, notre marche avec Dieu demande elle aussi une attention continue. Nous recevons fréquemment des notifications nous invitant à effectuer des mises à jour afin de garantir la performance de nos téléphones intelligents, de nos tablettes et de nos ordinateurs personnels. En général, ces notifications nous donnent le choix : mettre à jour maintenant ou remettre cela à plus tard. Il est souvent tentant de repousser la mise à jour, car cela peut prendre du temps. Toutefois, une fois la mise à jour effectuée et que l’on constate les bénéfices, on se dit qu’on aurait dû le faire plus tôt.C’est le Saint-Esprit qui nous rappelle d’actualiser notre vie, que ce soit dans nos relations fraternelles, dans nos certitudes théologiques ou dans nos pratiques spirituelles au sein de notre église. Ainsi, ces rappels contribuent à maintenir de bonnes habitudes et une croissance saine dans notre communauté de foi. Pourquoi toujours remettre à plus tard ce que l’on devrait faire maintenant ?
Il est habituel d’interpréter le sermon de Jésus en Jean 15 comme une exhortation aux chrétiens à porter du fruit, sous peine d’être retranchés. Toutefois, cette compréhension omet d’examiner les références au cep dans l’Ancien Testament. En fait, le discours ne constitue pas une menace pour les croyants sous la Nouvelle Alliance, mais rappelle le jugement sur Israël maintes fois répétés par les prophètes de l’A-T. Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit. Jean 15 : 1-2Les serments de l’A-T n’ont pas porter les fruits par que de la Loi ne vient que la condamnation. Mais les serments sous la Nouvelle Alliance porteront du fruit parce qu’ils sont en Jésus-Christ « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. » Jean 15 : 16
Au menu ce soir :• Pour terminer cette session, laissez-moi vous raconter une histoire, la mienne. Comment Dieu est intervenu de manière vraiment évidente en janvier 2025 pour mettre sa lumière dans un lieu sombre de ma vie. Je vais donc vous expliquer comment Dieu a transporté la montagne qui était devant moi, non pas en la chassant au nom de Jésus, mais en me montrant comment l'affronter par la foi pour en faire vallée paisible. Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
On aime l’idée d’un Dieu d’amour, miséricordieux, riche en bonté qui pardonne les pécheurs. Toutefois, cette affirmation ne suffit pas à dire qui il est vraiment car dans l’Évangile, Jésus se décrit lui-même de la façon la plus radicale qui soit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »Cette déclaration de Jésus est la pierre angulaire de l’Évangile. Elle ne laisse aucune ouverture au dialogue interreligieux sur la nature de son œuvre. Jésus se revendique être le seul vrai Dieu. Ainsi, l’Évangile est à la fois la Bonne Nouvelle de la grâce pour ceux qui croient, et tout autant le plus radical des messages qui soit, en ce qu'il ajoute : « Nul ne vient au Père que par MOI. » En se proclamant unique sauveur, Jésus ferme catégoriquement la porte à toutes les autres religions, qui ne sont plus que des égarements dénués de tout vérité. Les apôtres partageaient pleinement cette vision exclusive du Christ. Après avoir quitté le Sanhédrin, ils ont affirmé : « Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4 : 12)
au menu ce soir• Du pardon jusqu’à la réconciliation, qu’elle place y a-t-il pour la justice, la confession et la réparation? Qu’elle est la voie de passage qui mène au vrai pardon et la réconciliation sans user des raisonnements facilitateurs qui ne règlent rien? Et surtout, comment se remettre d’une blessure quand l’offenseur ne reconnait pas sa faute? Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Ce dimanche, nous célébrerons la Pâques chrétienne comme chaque année. Cette fête se distingue par son caractère unique : la crucifixion de Jésus représente l'évènement le plus improbable de toute l’histoire humaine. En effet, celui qui fut suspendu au bois à la croix est lui-même l’auteur de la vie, celui que l’on appelle l’Éternel en personne Il était tout à fait plausible que Jésus soit condamné à mort par un tribunal humain. Cependant, l’aspect véritablement impossible dans cette affaire réside dans le fait que l’auteur et le créateur de la vie ait pu mourir, que l’Éternel ait pu cesser d’être éternel. Pourtant, c’est ce qui s’est produit : celui qui, par sa nature divine, est éternel est mort. Mais voilà, la mort ne pouvait la retenir car il est l’Éternel. « Cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies. Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il fût retenu par elle. »Actes 2 : 23-24
Au menu ce soir :• La communauté n’est pas un idéal que nous devons réaliser (bâtir) mais plutôt une réalité créée par Dieu en Christ à laquelle nous participons. Elle ne dépend pas de nos sentiments, de nos affinités naturelles ou de notre réussite spirituelle, mais de la présence du Christ au milieu des siens. Voilà en quoi la communion fraternelle est le socle de l’unité fonctionnelle d’une église locale.Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Dans le Psaume 8, l’auteur met en lumière la grandeur de Dieu à travers l’étendue de sa création en vue de démontrer que le « nom de l’Éternel est magnifique sur toute la terre ! ». Au sein de cet univers immense où la beauté de l’œuvre divine s’exprime pleinement, Dieu accorde une place particulière à l’homme, qui devient le cœur et la raison d’être de sa création. En observant l’action de Dieu dans la vie de l’homme, on découvre davantage le créateur de l’univers. Le Psaume 8 met en valeur cette relation privilégiée, illustrée par le passage suivant : « Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées : Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui? » (Psaume 8 : 4-5)
Au menu ce soir :• La grâce de Dieu nous affranchi du présent siècle mauvais : « que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! » Gal 1 : 3-5 Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
La scène qui se déroule en Éden après la chute adamique se termine par l’expulsion dramatique de nos premiers parents du Jardin. Impossible d’y retourner car Dieu y « posta des chérubins à l'est du jardin d'Eden, avec une épée flamboyante tournoyant pour barrer l'accès de l'arbre de la vie. » Et voilà, l’humanité s’enfonce dans un chaos désordonné où l’homme sera livré aux passions de son propre cœur perdu. Heureusement, le drame de la chute trouve un dénouement. Si l’homme est forcé de prendre la porte de l’Éden, une autre porte s’ouvre, une porte remplie d’espoir sur laquelle est écrit le non au-dessus de tout nom : Jésus-Christ. Les chérubins qui gardaient l’accès sont remplacés par un Seigneur qui se tient à la porte pour accueillir tel un berger, ses brebis dispersées. Par lui, elles trouveront de verts pâturages. « Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés. Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Je suis le bon berger. » Jean 10 : 7-9
Au menu ce soir :En Romain 10 : 4, l’apôtre Paul affirme « Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient », Est-ce à dire que la Loi de Moise ne s’applique plus pour les chrétiens? Voilà une des grandes questions à laquelle il faut répondre selon les Écritures. Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
L’Évangile de Jean présente Jésus à travers plusieurs affirmations marquantes commençant par « Je suis ». Ces déclarations révèlent différents aspects de son identité et de sa mission. Jésus est : le pain de vie, la lumière du monde, la porte, le bon berger, la résurrection et la vie, le chemin, la vérité et la vie, le cep. De plus, dans Jean 8:58, il affirme : « avant qu'Abraham fût, je suis », soulignant ainsi son existence éternelle.À la lumière de ces affirmations, Jésus se présente comme celui qui incarne la réalité existentielle de toute sa création. En effet, il est l’Alpha et l’Oméga, le début et la fin de toute réalité créée. Le temps et l’espace, dans lesquels évoluent la vie et la matière, appartiennent à une seule réalité : celle du Fils de Dieu.Cela signifie qu’en dehors de Jésus-Christ, il n’existe aucune réalité qui puisse échapper à ce qu’il est, car c’est en lui que toute chose existe. Lorsque l’on lit l’Ancien Testament, il faut prendre conscience que tout ce qui y est présenté n’est qu’une pâle préfiguration du Christ, vers qui tout converge en vue de leur plein accomplissement. « C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! » Rom 11 : 35
Au menu ce soir :• Le Dieu hors la Loi - The outlaw God (Steven D. Paulson)• Le christianisme du XXe et XXIe siècle propose une démarche spirituelle où le chrétien réfléchi sa relation avec Dieu en dehors de la croix, là où la foi est assujettie à sa volonté propre. L’idée est simple, le christianisme postmoderne s’est égaré dans une fausse théologie qui prend la volonté de l’homme comme point de départ du triomphe de sa foi. Dieu est adoré, certes, mais reste le spectateur des bonnes intentions de l’homme.Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4
Au menu ce soir :• Légalisme et liberté en J-C : ce qui distingue le légaliste du chrétien mature relève de la motivation : le légaliste recherche une droiture pour lui-même en vue de se voir juste devant Dieu, le chrétien mature recherche la droiture par amour pour Dieu et son prochain. • Est-ce que l'Écriture parle de la louange et la prière en termes de puissance? Sinon, d'où vient cette tendance à parler de la puissance de la louange et la puissance de la prière? Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Jean 6:44 "Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire; et je le ressusciterai au dernier jour." Le salut est présenté comme un don de grâce, résultant d’un acte divin où Dieu attire vers son Fils tous ceux qu’il destine à la vie éternelle. Jésus l’exprime ainsi : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l’attire ; et je le ressusciterai au dernier jour. » Jean 6 : 44.La question essentielle est la suivante : le Père attire-t-il les élus vers son Fils parce qu’ils ont d’eux-mêmes cru ou est-ce que ces derniers croient parce que le Père les a d’abord attirés ? Selon le texte, la foi de l’homme ne précède pas l’élection : elle accompagne la personne destinée au salut dans le dessein d’élection par lequel Dieu l’attire à Christ. Dans le Nouveau Testament, la foi n’est pas décrite comme le résultat d’une volonté humaine autonome. Elle est qualifiée de don souverain, effet de la grâce, et non comme une condition préalable. Ainsi, l’élu ne croit pas parce qu’il serait plus réceptif, humble ou intelligent, mais parce que Dieu suscite en lui la foi.
Dieu est présent derrière chaque situation que nous percevons comme de simples coïncidences. Ces « Dieucidences » témoignent que rien n’arrive au hasard et qu’il fait concourir toutes choses au bien de ceux qui aiment Dieu. Puis, voilà qu’il s’incarne dans l’histoire des hommes pour habiter la réalité humaine en personne.Ce Jésus que les apôtres ont suivi, que les docteurs de la Loi ont questionné, que les lépreux ont touché, à qui la femme samaritaine a parlé, qui a pris des enfants dans ses bras, ce Jésus qui s’est rendu visible et humainement accessible, est tout aussi présent ici parmi nous aujourd’hui par sa présence réelle puisqu’il habite en nous.Voilà pourquoi chaque fois que nous témoignons de notre foi à des personnes croisées ici et là sur notre chemin, Jésus est avec nous pour sauver et guérir les cœurs brisés. Ce Dieu sauveur habite nos hasards parce qu’il nous l’a promis : « voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. » Mat 28 : 20
Au menu ce soir :Il faut du temps pour comprendre que l’Évangile marque la fin d’un conflit qui a débuté lors de la chute adamique : le conflit qui relève de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal. Entretemps, le chrétien vagabonde entre deux réalités désastreuses : ou bien dans ses moments victorieux il devient pharisien (le bien) sinon, dans ses moments de défaites, il devient un publicain (le mal). Jésus-Christ marque la fin de ce conflit entre l’homme du bien et l’homme du mal, en J-C, nous voilà une nouvelle création. Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K
Au menu ce soir :L’intégrité est cette qualité hautement nécessaire à celui qui aspire à vivre une vie chrétienne signifiante et riche des fruits de l’Évangile. L’homme qui ne sait rien de l’intégrité ignore tout de la vraie piété.« Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, L'Éternel donne la grâce et la gloire, Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l'intégrité. » Psaume 84 : 12 Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K
Beaucoup de chrétiens pensent que la souveraineté de Dieu en matière de salut rend l’évangélisation inutile. Si Dieu a déjà choisi ceux qu’il sauvera, pourquoi prêcher ? Pourquoi appeler les pécheurs à la repentance ? Est-il absolument nécessaire de s’exposer à l’inconfort ou au mépris des gens en témoignant notre foi, si le résultat final est déjà fixé à l’avance ? Or, dans l’Écriture, la souveraineté divine et la responsabilité humaine ne sont pas des doctrines concurrentes, mais complémentaires. Elles forment ce qu’on appelle une antinomie : deux vérités bibliques qui semblent incompatibles à l’esprit humain, mais qui coexistent harmonieusement dans la pensée de Dieu.
Au menu ce soir :• Quand le christianisme se prend dans le jeu de la culture, il n'est guère mieux qu’une culture parmi d’autres• Quand l’église se laisse influencer par les rudiments de ce monde, elle n’influence plus personne en ce monde Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K
La question de l’élection et de la prédestination demeure l’une des plus troublantes pour les chrétiens. À première vue, elle semble présenter Dieu comme un être intraitable et rigide. Soucieux de ne pas être associés à un Dieu perçu comme injuste, de nombreux croyants s’efforcent d’élaborer des arguments visant à préserver la réputation de Dieu. Ainsi, ils mettent souvent en avant son amour afin d’éviter le débat autour de sa justice. Pourtant, ceux qui reprochent à Dieu son injustice omettent la nécessité de son juste jugement face au mal. Accuser Dieu d’injustice sous prétexte qu’il ne manifeste pas son amour à tous revient à lui retirer le droit d’être juste, en supposant que son amour devrait supplanter sa justice. Les Écritures ne présentent jamais l’amour et la justice de Dieu comme des forces opposées ou concurrentes, comme s’il oscillait entre douceur et sévérité. Au contraire, la Bible affirme que Dieu est amour (1 Jn 4:8) et que Dieu est juste (Deut 32:4), non pas successivement, mais simultanément, parfaitement et éternellement.L’amour de Dieu n’annule pas sa justice, et sa justice n’annule pas son amour : ces deux aspects se complètent, s’expliquent et se magnifient mutuellement.
La question de l’injustice en Dieu se pose notamment face au fait que tous les hommes ne seront pas sauvés, certains n’ayant pas été destinés au salut. Voilà qui soulève une problématique troublante : « Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? » Autrement dit, Dieu peut-il être parfaitement juste sans nécessairement adopter notre propre conception de la justice ? Lorsqu’on devient chrétien, l’un des plus grands défis consiste à se détourner de notre tendance naturelle à imaginer Dieu tel qu’on voudrait qu’il soit. Même après la régénération, il demeure difficile d’accepter que la justice divine puisse s’opposer à notre propre compréhension de la justice. Cette tension traduit le combat intérieur du croyant face à la révélation biblique de Dieu. Selon Luther, le péché fondamental de l’être humain consiste à refuser que Dieu soit Dieu. Cela signifie rejeter Dieu tel qu’il se révèle dans sa Parole et préférer un Dieu conforme à nos attentes, à notre logique, à notre sens de la justice. Ce refus d’accepter Dieu selon sa propre révélation explique en grande partie les résistances face à la doctrine de la grâce.
Au menu ce soir :La croix n’est pas qu’un évènement fondateur dans l’histoire de l’Église, elle s’impose à nous dans toutes les intersections des chemins de notre vie. Dès notre nouvelle naissance jusqu’à notre mort, la croix nous rappelle qu’en J-C, nous sommes morts.Au-delà des bonnes intentions de l’homme, Dieu forme ses serviteurs par la souffrance et le brisement, passages obligés à tous ceux qui se croient appelés à participer à cette grands mission. Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K
Au menu ce soir :L’Évangile n’est pas la poursuite d’une gloire éphémère mais une puissance qui prend racine dans l’œuvre de la croix où l’homme renonce à lui-même. Voilà pourquoi Dieu exige de ses serviteurs qu’ils soient humbles et non dans les hauteurs de la gloire, qu’ils soient des serviteurs et non des maitres, , qu’ils soient les derniers et non les premiers, qu’ils soient pieux et non orgueilleux, qu’ils soient intègres et non astucieux, qu’ils soient vrais et non trompeurs, qu’ils soient justes et non dans les copinages mensongers. Faire un don Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K
Cette question occupe une place centrale dans la réflexion théologique chrétienne. La façon dont nous y répondons influence profondément notre manière de décrire l’œuvre de Dieu dans l’étendue de sa grandeur. De plus, la réponse à cette question façonne également le fondement théologique sur lequel notre foi repose.Ainsi, il est légitime de se demander : Dieu peut-il tout ce qu’il veut? En d’autres termes, existe-t-il dans l’univers une volonté qui serait supérieure à celle de Dieu? D’après l’Écriture, Dieu détient-il une autorité absolue qui fait en sorte que sa volonté s’accomplit toujours selon son dessein, sans jamais être contrariée?Il importe de prendre garde avant de répondre trop rapidement à cette question, car notre opinion pourrait bien correspondre à la pensée de l’insensé, comme le souligne le livre de Job : « Je reconnais que tu peux tout, et que rien ne s'oppose à tes pensées. Quel est celui qui a la folie d'obscurcir mes desseins ? Oui, j'ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas. » (Job 42 : 2-3)
Avant de commencer à marcher, un jeune enfant passera la première année de sa vie ou bien couché sinon assis. Il en est de même pour le jeune chrétien qui, avant de marcher avec Dieu, doit d’abord prendre le temps de vivre dans le repos. Ainsi en est-il de la vie de prière : il importe d’apprendre à bien saisir les enjeux bibliques avant d’entreprendre notre marche dans la prière. « Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces. 3 Priez en même temps pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole, en sorte que je puisse annoncer le mystère de Christ, pour lequel je suis dans les chaînes, 4 et le faire connaître comme je dois en parler. » (Col. 4 : 2-3)
La doctrine de l’élection et de la prédestination soulève des questions complexes et difficiles qui heurtent nos considérations humaines sur la justice. Or, marcher avec Dieu, c’est apprendre à le connaitre tel qu’il se présente à nous dans sa Parole et non tel que nous voudrions qu’il soit.Arrive le jour où il faut taire toute spéculation, ce moment où on choisit d’examiner les textes bibliques pour ce qu’ils disent vraiment même s’ils contredisent les pensées de nos cœurs. « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l'Éternel. 9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. » (Ésaïe 55 : 8-9) Puisque l’Écriture affirme que Dieu est entièrement souverain sur sa création et dans l’histoire des hommes, on n’a pas le choix de se soumettre à ce fait, c’est-à-dire de placer l’autorité hiérarchique de cette doctrine comme fondement de notre réflexion théologique.
Bonhoeffer disait :• L’union au Christ précède toute communion humaine :• La communion fraternelle est un don de Dieu et non une construction humaine voulue des hommes• La communion fraternelle n’est possible que parce que Christ est médiateur d’une nouvelle alliance.• En cette communion, je ne rencontre pas mon frère « directement », mais à travers le Christ.• La communion chrétienne n’est pas un idéal à réaliser, mais une réalité que Dieu crée.Mon frère ou ma sœur en Christ ne sont plus des personnes quelconque, mais une habitation de Dieu en Esprit, j’apprend à les regarder comme je regarde le Christ, et comme le Christ les regarde.
La question qui tue : à quoi bon évangéliser si les élus sont prédestinés avant même la fondation du monde pour hériter du salut selon le dessein d’élection de Dieu? C’est là une question qui s’éclaircit à partir du moment où nous saisissons toute la grandeur de la souveraineté de Dieu dans l’équation des données qui mènent au salut de l’homme.L’histoire humaine ne dépend pas de la destinée héroïque des hommes, mais s’inscrit dans une trajectoire soumise au dessein de Dieu qui la mène souverainement à sa finalité selon son plan déterminé d’avance. Le libre arbitre n’est qu’une l’illusion pour ceux qui croient que l’histoire de la rédemption se construit d’elle-même à partir des choix exclusifs et souverains de l’homme.Est-ce à dire que le salut de l’homme répond pour autant à une suite d’algorithmes divins qui rendent obsolète l’évangélisation? Et pourtant, non! De la même manière que Dieu a décrété l’appel efficace au salut des élus, il a tout autant décrété le moyen par lequel les hommes parviennent au salut, c’est-à-dire par l’annonce de l’Évangile aux perdus qui sont appelés à la repentance.
En Jean 6, Jésus affirme : « La volonté de mon Père, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour. » L’enjeu de cette promesse est de la plus haute importance si on considère les conséquences éternelles qu’elle implique.Au-delà du fait que la Parole affirme que Dieu est fidèle et que ses promesses sont sûres et certaines, quelles preuves avons-nous, hors de tout doute, que sa fidélité ne fera pas défaut quant aux engagements qu’il a pris de nous ressusciter au dernier jour?« Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins. » (Ésaïe 55: 11)
Ce n’est pas sans prévenir que Jésus est arrivé en ce monde il y a 2000 ans. Faut-il rappeler qu’il est la seule personne qui, d’avance, a prévenu le monde de sa venue dans un lieu et à un moment précis de l’histoire. À moins de dominer souverainement les circonstances et l’histoire de l’humanité, une telle chose est impossible.Vous direz peut-être que la plupart des gens de notre temps souligne Noël sans égard à Jésus qui en est la raison principale. Mais cela importe peu car, dans les faits, l’histoire humaine tourne autour de sa venue, que nous y croyons ou non. Dieu montre ici sa souveraineté en ce que pas moins de 190 nations dans le monde calculent les années en fonction de la naissance du Christ. Le Christ est au centre de l’histoire de l’humanité et c’est ainsi que le Père « lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » (Phil. 2 : 9-11)
En voulant libérer l’amour de toutes les contraintes qui jadis l’engageaient bien au-delà des mots et des sentiments, on l’a réduit qu’à une simple émotion passagère au service des pulsions dévorantes de l’homme livré à lui-même. Quand l’amour n’est plus qu’un phénomène pulsionnel, il ne dure guère plus longtemps que le temps qu’il faut pour l’évaporer dans le néant des souvenirs inutiles.C’est ici que l’amour humain se distingue de l’amour divin. Quand Dieu affirme qu’il aime l’homme, il dépasse l’émotion et s’engage par décret à maintenir la hauteur de son amour quoi qu’il arrive. Oui, l’amour de Dieu va bien au-delà des mots et des sentiments, l’amour de Dieu l’engage dans une alliance éternelle qui garantit à ceux qui sont appelés au salut, la certitude qu’aucun d’eux ne sera jamais perdus.« 39 Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. 40 La volonté de mon Père, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour. » Jean 6 : 38-40
Dans les chapitres 7 et 8 de sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul parle des nombreuses lois qui dominent la volonté de l’homme pécheur de telle sorte qu’il lui est impossible de trouver une issue salutaire. Son état est à ce point misérable qu'il ne trouve ici-bas aucun espoir. « 22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur; 23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. 24 Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Rom 7 : 22-24)L’homme peut bien se donner tous les moyens humains à sa portée pour tenter de s’en sortir qu’il découvrira que les verrous qui le tiennent captif du péché sont plus forts que sa volonté de les vaincre. Mais voilà, c’est dans les bas fond de sa condition misérable que le pécheur trouve en Christ la puissance qui brise les verrous de toutes les lois qui le condamnent et ce, une fois pour toutes.
Au menu ce soir :- Une conscience en santé- La Loi sans le légalisme- Les deux grâces de Dieu Faire un donPar Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K
Au menu ce soir: Les dommages causés par la prédication qui s'appuie sur la théologie de la gloireTrois approches de la prédication dominicale- S’adresse à l’intellect- S’adresse à l’émotion- S’adresse à la conscience Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac : finances@egliseenchemin.comPar chèque : à l’ordre de Église en Chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K
Jean 10:27 "Mes Brebis entendent ma voix" Depuis le début des temps, les hommes ont tous poursuivi la même quête : percer le mystère de leur existence en cherchant à tâtons celui qui les a créés, c’est-à-dire Dieu. L’homme veut entendre la voix de Dieu. Israël est ce peuple choisi par lequel Dieu ferait entendre sa voix aux hommes.L’Ancien Testament est ce livre qui nous présente le dialogue entre Dieu et les prophètes hébreux desquels nous apprenons le projet divin d’un dessein pour le salut du genre humain. Si Dieu a déjà effectivement parlé à des humains de façon audible, est-ce à dire qu’il nous parle de la même façon aujourd’hui?« Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. » (Jean 10.27) Dieu est donc un Dieu qui fait encore entendre sa voix aujourd’hui. Mais comment s’exprime-t-il? À qui parle-t-il? Qui sont ceux qui “entendent sa voix”?
Peu de temps après avoir multiplié les pains et poissons, une étrange discussion a lieu entre les juifs, témoins de ce miracle, et Jésus. Ils ont été témoin de l’un des miracles les plus remarquable jamais vu en Israël, et pourtant, ils ne croient pas que Jésus soit le Messie. « Mais, je vous l'ai dit, vous m'avez vu, et vous ne croyez point. » Jean 6 : 36Voilà qui entraine l’un des questions les plus fondamentale du christianisme depuis 2000 ans. Comment parvient-on à croire si lorsque, même exposés aux prodiges les plus stupéfiants, rien ne se passe?
Au menu ce soir :1. Vivre à la lumière du Dieu qui sait tout de moi2. L’œuvre de Dieu dans la conscience de l’homme renouvelée
En Jean 6, les Juifs ont demandé à Jésus : « Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu ? Jésus leur répondit : L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » (Jn 6 : 28-29) Mais voilà - nous connaissons la suite - plutôt que de croire en lui, les Juifs ont fait en sorte que le Christ soit condamné à mort pour s’être proclamé Dieu et Messie tel que le prouvaient les signes.Si l’Ancien Testament avait préparé les Juifs à reconnaitre le Messie en présentant les signes qui accompagneraient sa venue, comment expliquer que l'accomplissement de ces signes par Jésus ne leur a pas suffi à le reconnaitre ? Et nous qui n'avions aucune aucune connaissance des prophéties concernant sa venue, comment l'avons-nous connu?Si vous êtes sauvés aujourd’hui, ce n’est pas que vous avez eu l’intelligence de reconnaitre la messianité de Jésus par vous-mêmes, mais parce que Dieu, dans sa grâce imméritée, vous a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. Amen.
Au menu ce soir :Si la croix est d’abord le lieu du sacrifice de Christ pour l’expiation du péché, elle ensuite la frontière qui nous fait passer du Royaume d’en bas aux Royaume des choses d’en haut. La croix marque la fin de notre vie en Adam en vue du début d’une nouvelle vie en J-C.« 12 Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière, 13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, 14 en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés. » Col 1 : 12-14
La question la plus fondamentale n’est pas tant de savoir si Dieu opère encore des miracles aujourd'hui, mais plutôt pourquoi, lors de sa première venue, Jésus a-t-il fait autant de miracles et de prodiges? Est-ce que ses miracles étaient révélateurs de vérités plus importantes et précieuses que les miracles eux-mêmes?De l’avis de plusieurs chrétiens, la mission de l’Église consiste à perpétuer le rythme miraculeux de Jésus et de ses apôtres. Quand des prédicateurs récupèrent sans cesse les épisodes miraculeux du N-T pour stimuler l’expérience miraculeuse auprès de leurs auditoires, ils passent à côté des vérités profondes qui révèlent la raison même des miracles.Bien que les miracles fassent partie de l’expérience de foi des chrétiens, là n’est pas première mission que Jésus leur confie. La première mission de l’église est de former des disciples à « à observer tout ce que Jésus a prescrit » à ses apôtres.
Au menu ce soir :La théologie de la gloire glorifie l’homme et ses réalisations, la théologie de la croix ne trouve personne d’autre à glorifier que Dieu dans l’étendue de ses œuvres. La théologie de la gloire produit des hommes revêtus de puissance, la théologie de la croix ne connait aucune autre puissance que le message de la croix.
Lorsque Jésus ordonne à ses disciples de traverser le lac de Tibériade, il sait qu’une énorme tempête s’amène. Cette tempête n’est pas là par hasard. Elle fait partie de son plan pour eux. Ainsi, tout comme Jésus a le pouvoir de calmer les vents et les flots de cette mer agitée, il est aussi celui qui commande à la tempête d’être là au moment précis où ses disciples traversent la mer. Étrange, non?La victoire sur les vagues et les vents est-elle venue de la piété des disciples par la puissance de leur prière? Non! Les disciples craignaient tellement de mourir qu’ils n’ont jamais même pensé à prier. Le Dieu qui commande les tempêtes est aussi celui qui les apaise parce qu’il est fidèle et souverain. Ce n’est pas la foi de l’homme qui pousse Dieu à agir, mais Dieu qui agit suivant son dessein dans la vie de ceux dont la foi s'appuie sur Lui.Il en est de même pour les tempêtes qui s’invitent dans ta vie. Le Dieu qui les commande est aussi celui qui les calmera. Non, il ne les empêchera pas de t’atteindre, mais il les tranquillisera juste au bon moment afin que tu puisses, à l’exemple des apôtres, atteindre l’autre rive comme il t’a été promis.
Au menu ce soir :- La croix nous ouvre une perspective sur les choses d’en-haut où se trouvent les richesses de Christ par le renoncement aux choses d’en bas.
L’amour que Dieu nous porte est bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Non seulement cet amour nous comble et nous rassure, mais, qui plus est, il nous transforme de telle sorte que nous aimons les gens autour de nous.« 17 Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde : c'est en cela que l'amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l'assurance au jour du jugement. 18 La crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour. 19 Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier. 20 Si quelqu'un dit : J’aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? » (1 Jean 4 : 17-20)Il y a bien des façons de mesurer notre maturité spirituelle, mais celle qui ne ment point est l’amour véritable qui dissipe toute haine contre nos semblables.
Au menu ce soir :- La croix, là où la vraie vie en Christ commence- L’histoire de la croix dans mon histoire
La foule de Jean 6 aurait bien voulu faire de Jésus un roi, mais lui, se retira pour échapper à cette intention : « Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient : Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. Et Jésus, sachant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. » Jean 6 : 14-15Pourquoi Jésus refuse-t-il cet honneur? Bien que Jésus soit destiné à devenir le roi de tous les rois de la Terre, le moment de son intronisation appartient à Dieu seul. L’homme aime croire que son émotion lui montre la volonté de Dieu alors que dans les faits, Dieu fait toute belle en son temps et non en vertu des projets des hommes.Ainsi en est-il de la volonté de Dieu dans notre vie, elle ne relève pas de nos bonnes intentions mais de sa souveraineté qui accomplie son œuvre dans les temps décrétés de toute éternité. De la même manière que Dieu ne vous a pas demandé la permission de vous sauver, il ne vous demandera pas non plus la permission de vous ramener à Lui le jour où vous entrerez dans le lieu des récompenses éternelles.
Au menu ce soir :- Vivre sa foi dans un monde doctrinaire et anti-religieux- La chute adamique, le jour où l’homme voulu être comme Dieu
L’action de grâce est le réflexe du croyant mature qui reconnait l’action agissante de Dieu dans toutes ses voies. Job est un homme habité par cette haute noblesse spirituelle qui, même après avoir tout perdu, protège son cœur des colères coutumières de l’homme naturel :« Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête; puis, se jetant par terre, il se prosterna, et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L'Éternel a donné, et l'Éternel a ôté; que le nom de l'Éternel soit béni ! » (Job 1 : 20-21)Par cette affirmation, Job montre qu’il connait son Dieu dans les profondeurs de sa majesté souveraine, ce Dieu trois fois saints qui règne sur ses calamités. Job n’est pas un homme pour maudire ce que Dieu permet, car : « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Rom. 8 : 28)Certes, Job souffre, mais il sait que c’est en acceptant les épreuves décrétées par Dieu qu’on en vient à comprendre le dessein de Dieu et les bénédictions qui s’ensuivent. « Pendant ses dernières années, Job reçut de l'Éternel plus de bénédictions qu'il n'en avait reçu dans les premières. » (Job 40 : 12)
Au menu ce soir :• La foi dans un monde progressiste et scientiste• De l’ère moderne jusqu’à son effondrement dans l’hypermodernité
Au menu ce soir :• Pas de foi sans la croix• Enraciné, Fondé et Affermis : dans l’instruction• L’Église persécutée : entre complaisance et colère, y a-t-il une autre voie?
Au menu ce soir :- La foi dans un monde hypermoderne (21e siècle)- La foi et le renouvellement de l’intelligence (Rom 12 : 2)- Trois affirmations bibliques sur la foi
Lorsqu’en Marc 6 : 37, Jésus dit à ses disciples « Donnez-leur vous-mêmes à manger », il donne ici un ordre qui va beaucoup plus loin que le seul fait de distribuer de la nourriture à une foule affamée. Cette foule était sans bergers et laissée à elle-même parce que les bergers d’Israël étaient préoccupés à parfaire leur réputation devant les hommes. En fait, l’ordre de Jésus concerne une promesse faite par Jérémie le prophète qui disait : « Je vous donnerai des bergers selon mon cœur, Et ils vous paîtront avec intelligence et avec sagesse. » Jér 3 :15 Ce sont les apôtres qui deviendront les bergers selon le cœur de Dieu. Ces hommes, tels des bergers du Bon Berger, répandront partout la bonne nouvelle de l’Évangile « à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » Actes 1 : 8
Le regard de l’homme naturel sur la foule qu’il attire vers lui est un regard de satisfaction face au succès qu’elle représente à ses yeux. Pour l’homme, la foule évoque sa réussite et rend témoignage au plus grand nombre du pouvoir qu’il a sur elle. La foule est l’opium des grands de ce monde qui, à travers elle, se gavent de l’image majestueuse qu’ils projettent d’eux-mêmes pour se faire croire qu’ils réussissent même si cette réussite est éphémère. Cet égarement les entraine à croire que la gloire des hommes est le remède à leur insignifiance.Mais Jésus ne se laisse pas tromper par la taille de la foule qui vient à lui en Jean 6 et Marc 6. Jésus est le Dieu sauveur qui sait ce qui est dans le cœur de l’homme. Son regard n’est ni complaisant ni méprisant, ce qu’il voit est une foule sans berger.
Au menu ce soir :- Mais qu’est-ce que la foi authentique?- Foi réformée et foi non réformée, la différence?
Le chapitre 6 de l’Évangile de Jean commence par une foule nombreuse qui vient à Jésus à cause des miracles qu’il faisait. Déjà, au chapitre 2, il est mentionné que Jésus ne se laissait pas impressionner par les foules qui le suivaient :« 23 Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu'il faisait. 24 Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu'il les connaissait tous, 25 et parce qu'il n'avait pas besoin qu'on lui rendît témoignage d'aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l'homme. » (Jean 2 : 23-25)Pourtant, selon les critères de notre siècle, la foule est la marque du succès. Mais selon les critères de Jésus, la foule est une chimère parce que, au-delà de l’apparent succès qu’elle présente, seuls ceux que le Père attire à Jésus viendront à lui. « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire; et je le ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6 : 44)Ce passage déconstruit le spectacle de la foule, il brise notre rêve humain de croire que la foule est le succès. Dans les faits, le vrai succès est celui qui dépend de Dieu par ceux qu’il appelle selon son dessein. Les foules cherchent le divertissement, le disciple cherche l’instruction et la connaissance de Dieu par l’Écriture.
Saviez-vous que les quatre évangiles racontent et reproduisent, par la vie du Christ, le parcours du peuple d’Israël depuis sa sortie de l’Égypte jusqu’à la conquête du pays de Canaan. L’idée est simple, tous les personnages et les institutions de l’Ancien Testament pointent vers le Messie qui est, en sa personne, l’accomplissement final de toutes les promesses de Dieu. Jésus est l’antitype, c’est-à-dire, la réalité finale de tous ceux qui dans l’A-T étaient des types de sa messianité. Vous me direz peut-être : mais à quoi bon connaitre ces choses qui relèvent de la typologie biblique? La réponse la plus spontanée qui me vient à l’esprit est : à magnifier le Dieu derrière l’Écriture dans toutes l’étendue de sa souveraineté et sa splendeur. Le moment où l’on comprend que la Bible est bien plus qu’un gros livre épais en prenant conscience de la présence de l’image de Jésus-Christ dans chacun des personnages de l’A-T, c’est alors qu’on exalte le Dieu qui l’a inspiré.
La vie est une suite continuelle de rendez-vous. Que se soit au garage, pour un emploi ou chez le dentiste, ces rendez-vous sont généralement sans grande conséquences graves. Mais lorsque votre médecin vous fixe un rendez-vous urgent à la suite d’une prise de sang, là, c’est une autre histoire. Que d’inquiétudes surgissent alors dans nos pensées à l’idée que les nouvelles pourraient être très mauvaises.Dans l’Écriture, de nombreux hommes ont reçu de Dieu un rendez-vous qui a littéralement changer leur vie à tout jamais. C’est notamment le cas de Moise qui en Exode 34 est convoqué par Dieu. Il y a des rendez-vous à ne pas manquer.Pour nous qui sommes chrétiens, il importe de ne pas négliger ces rendez-vous divins où Dieu nous invite en sa présence.
La foi chrétienne n’a de sens que pour celui qui reconnait le jugement de Dieu qui le déclare digne de mort. La grâce de Dieu n’a d’effet que pour le pécheur qui sait que le Christ crucifié est son unique espoir. C’est donc nulle part ailleurs qu’à la croix que la foi, au sens biblique du terme, commence. La foi n’est donc pas une valeur ajoutée par laquelle le chrétien peut obtenir, au nom de Jésus, tout ce qui lui plait. La foi est le don de Dieu qui lui permet de connaitre Dieu par-delà le voile déchiré, au moment même où l’Agneau immolé enlève le péché du monde.C’est ainsi qu’il n’y a pas de vie chrétienne ni de communion avec Dieu sans la foi : « Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » (Héb. 11 : 6)
Les deux personnages les plus importants de la Bible sont Moise et Jésus. Pourquoi Moise? Parce qu’il est le seul (à l’exception de Jésus) qui parle directement de la part de Dieu. C’est par Moise que les fondements premiers de la révélation biblique sont donnés. Puis, c’est par Jésus que Dieu adresse le message de l’Évangile qui sauve l’homme.Les ministères de Moise et Jésus sont à la fois distincts et étroitement liés parce qu’en toute finalité, ils contribuent l’un et l’autre au salut de l’homme. Par Moise est venue la Loi qui condamne le pécheur à la mort. Et, par la très grande sagesse de Dieu, c’est Moise qui annonce (Deut 18) la venue d’un autre prophète (Jésus) qui sauvera le pécheur de la condamnation à mort qu’ordonne cette Loi. Pourquoi fallait-il absolument qu’il y ait une Loi qui condamne le pécheur à mort pour ensuite envoyer un sauveur qui sauve ce même pécheur de la mort à cause de cette Loi? Parce que pour être gracié, il faut être d’abord reconnu coupable. Et pour être reconnu coupable, il faut d’abord une Loi qui précise la nature de la faute et le juste jugement qui convient. « Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père; celui qui vous accuse, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu'il a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? » Jean 5 : 45-47
Comment peut-on sonder les Écritures sans arriver à trouver la vie abondante qu’elle promet? Jésus répond à cette question de la manière suivante :« … sa parole ne demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu'il a envoyé. Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! » (Jean 5 : 38-40) Les Juifs du temps de Jésus n’ont pas trouvé la vérité même s’ils sondaient les Écritures parce qu’ils cherchaient quelque chose d’autre qui confirmerait leurs us et coutumes. Ce problème est tout autant celui du christianisme à travers les âges. Par exemple, aujourd’hui, de nombreuses Églises accordent à la louange une place excessive au point où l’enseignement de la Parole devient secondaire.C’est ainsi qu’on élève le temps alloué à la louange au-dessus du reste, et ce, au détriment de l’instruction théologique de l’Écriture parce qu’on adhère à l’idée que l’action la plus puissante de Dieu s’effectue au moment de l’adoration dans l’Église. Ce qui est faux.
Quelle place accordons-nous à la culture et aux traditions chrétiennes qui structurent notre manière de penser, de croire et de vivre notre foi? Même si nous lisons la Parole de Dieu régulièrement, il se peut qu’elle ait peu d’impact sur notre foi. Quand la rigidité des traditions religieuses est un verrou plus fort que la précision de la révélation biblique, Jésus devient le personnage secondaire de sa propre histoire.Voilà qui explique pourquoi le peuple Juif a rejeté son Messie il y a 2000 ans. Les Juifs, forts instruits par les prophètes et la Loi de Dieu, auraient dû aisément reconnaitre Celui qu’ils attendaient et qui était la raison même de leur existence. Ils possédaient toute l’information sur sa venue et pourtant, ils l’ont rejeté parce que la rigidité de leurs traditions religieuses était un verrou plus fort que la vérité révélée dans l’Écriture.« Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! » Jean 5 : 39-40
En quoi une meilleure connaissance des réalités dernières (nouvelle Terre et nouveaux cieux) m’aide à mieux traverser cette vie, une vie souvent riche de moments heureux, mais aussi parsemée de souffrances qui fragilisent mes jours? Connaitre les richesses qui appartiennent aux finalités dernières m’amène à saisir pleinement la grandeur de mon espérance comme triomphe sur la crainte de la mort. Le combat de la foi n’est pas un combat pour chasser et maudire toutes les calamités qui pourraient menacer mon existence. Le combat de la foi c’est aussi d’accepter le chemin de souffrances qui me rapproche de plus en plus de l’espérance dernière, ce lieu où j’entrerai dans la réalité du « poids éternel de gloire » que Dieu me réserve dans les cieux, le lieu de ma réalité dernière.
Par J-C, le chrétien appartient désormais à une nouvelle réalité (dernière) dont la plénitude lui sera pleinement révélée au retour du Seigneur. Cette réalité dernière n’est rien de moins que la transformation de son état adamique à l’image du Fils de Dieu en vue de la gloire qui lui est promise. « 29 Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. 30 Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » Rom 8 : 29-30Les réalités avant dernière impliquent tout ce qui relève de la création de Dieu dans les réalités humaines qui précèdent la réalité dernière. C’est la vie en dehors de la rédemption, c’est l’univers de la politique, des guerres, des passions et exploits ainsi que le chaos de l’homme. La réalité dernière marque la rupture de l’homme racheté d’avec son ancienne vie en Adam et ce monde esclave des réalités avant dernières. Comme le disait Dietrich Bonhoeffer : , tout à coup, « Le labyrinthe de la vie antérieure s’effondre. Le passé et l’avenir de la vie entière convergent pour devenir un dans le présent de Dieu. »
Au menu ce soir :• La dépravation totale en tant que maladie incurable de l’homme• La réconciliation comme remède de Dieu à l’état de dépravation• Le pardon inconditionnel du pécheur par l’œuvre de la grâce de Dieu
Au menu ce soir :• Dans l’œuvre du salut, est-ce que la volonté de l’homme triomphe de la volonté souveraine de Dieu ou est-ce que la volonté souveraine de Dieu triomphe de la volonté de l’homme?
• La grâce et le problème du péché• Comment interpréter Hébreux 6 : 4-10 qui semble appuyer l’idée de la perte du salut?
Au menu ce soir :• Comment expliquer que la Nouvelle Alliance d’abord présentée en Jérémie 31 comme étant destinée à la maison Israël et de Juda, s’applique à l’Église selon les textes de Nouveau-Testament?
Au menu ce soir :• La grâce de Dieu dans le dessein souverain de Dieu• La grâce de Dieu sans le secours de l’homme• C’est Dieu qui dispose le cœur de l’homme à sa volonté• La grâce irrésistible de Dieu dans les vocations
Au menu ce soir :• La Loi et l’Évangile, quel rapport y a-t-il entre les deux?• Légalisme et méritocratie dans la perspective de la grâce?• La foi avec les œuvres ou la foi sans les œuvres?
Au menu ce soir :• La Puisque qu’en Matthieu 10 : 22 il est dit : « mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Est-ce à dire que le salut dépend tout autant de la grâce de Dieu que de la qualité de notre persévérance?
Au menu ce soir :• La Loi et la grâce : pour bien comprendre l’Évangile, il faut tirer au clair le rapport de continuité entre la loi et la grâce, autrement, la Parole de Dieu reste confuse.
Au menu ce soir :• L’importance de l’herméneutique pour mieux comprendre le plan de Dieu dans l’œuvre du salut de l’homme• Quel rapport y a-t-il entre la loi mosaïque et la grâce en J-C, un rapport d’opposition ou un rapport de complémentarité?
Au menu ce soir :• La grâce de Dieu s’appuie sur une Alliance contractuelle qui ne dépend pas de la fidélité de ceux qui en sont les bénéficiaires, mais de la fidélité de celui qui en est le principal héritier, Jésus le Messie. C’est ainsi que la promesse de Dieu à Abraham en Genèse 12 : 1-3 s’accomplie dans le Christ qui devient pour nous l’auteur de notre salut.
Au menu ce soir :• La grâce s’inscrit d’abord dans une promesse de Dieu à Abraham qui vise à bénir toutes les familles de la Terre.
Jean 3: 9-10
« Nicodème lui dit : comment cela peut-il se faire ? Jésus lui répondit : tu es le docteur d'Israël, et tu ne sais pas ces choses ! » (Jean 3 : 9-10). Qu’est-ce que Nicodème ignore, mais qu’il est censé savoir? Même si le docteur d’Israël connaissait les textes messianiques de l’A-T, quelque chose d’important échappait à son attention, lui dit Jésus.Est-il possible que ce que Nicodème ignorait relève d’un savoir qu’on ne peut connaître qu’à la seule condition d’être né de nouveau (Anothen = d’en haut)? Il faut se rappeler que l’homme naturel, même le plus éminent docteur d’Israël, « ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître parce que c'est spirituellement qu'on en juge » (1 Cor 2 : 14).Naître de nouveau est un acte de Dieu qui, par son Esprit, régénère en nous cette vie nouvelle d’en-haut. L’homme naturel n’y peut rien et n’y voit rien, car, pour lui, l’idée qu’une telle vie puisse exister est pure folie à ses yeux, et cela, même s’il était l’un des docteurs parmi les plus savants d’Israël.
Au menu ce soir:• C’est une sagesse que nous prêchons, la sagesse du Christ crucifié• La théologie de la gloire ou la théologie de la croix (Luther)Vous pouvez faire un don de trois manières : Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Au menu ce soir• Les principes régulateurs de la foi biblique.• La foi est bien plus que la somme des principes bibliques auxquels nous adhérons. La foi est l’application courageuse de ces principes dans la vie réelle où tout, ici-bas, en contredit la pertinence.Vous pouvez faire un don de trois manières : Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Au menu ce soir• Craindre Dieu est le rempart le plus certain contre la méchanceté de notre propre cœur.• La sagesse biblique conduit à la crainte de l’Éternel qui est le début de la vraie connaissance de Dieu.Vous pouvez faire un don de trois manières : Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Au menu ce soir• L’Église à l’ère du pragmatisme• L’idéologie technicienne et ses effets néfastes dans l’Église: Jacques EllulVous pouvez faire un don de trois manières : Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Au menu ce soir :• La vie chrétienne n’est pas l’accomplissement de nos rêves de réussite mais l’accomplissement du dessein de Dieu quoi qu’il arrive.• Avoir les idées claires par une connaissance juste de l’Écriture.• Pragmatisme et compétences au détriment de la piété et la sagesse que donne l’Écriture. Vous pouvez faire un don de trois manières :- Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...- Par transfère Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9-
Au menu ce soir• La piété n’est pas le but mais le moyen d’atteindre le but qui est la connaissance de la gloire de Dieu. Vous pouvez faire un don de trois manières :Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Au menu ce soir :• La sagesse de la piété• Et si la piété était ce dont l'Église a le plusbesoin aujourd'hui?Vous pouvez faire un don de trois manières :Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfert Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Au menu ce soir• La sagesse de la confession et la repentance• La crainte de l’Éternel comme valeur ajoutée à la sagesse d’en-haut• Le Roi David, un homme pas comme les autresVous pouvez faire un don de trois manières : Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfert Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
L’homme aime les super-héros. Au cinéma, il aime voir le héros vaincre ses ennemis par la force de la violence. C’est plus fort que lui, l’homme se laisse aisément séduire par ce qui frappe les regards. Mais, « L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur. » 1 Sam 16 : 6-17Quand Dieu regarde le cœur de l’homme, il ne voit que plaies et contusions. C’est ainsi que dans son incarnation, le Fils de Dieu revêt l’image de l’homme le plus ordinaire. L’acte d’autorité le plus sublime de l’histoire humaine est venu de Celui qui, en son corps roué de coups par la violence du fouet, transporte lui-même la croix de son supplice vers ultime victoire sur la bêtise de l’homme dans un acte d’humiliation où s’incarne l’image de l’anti-héros, victorieux.« Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire. » (Ésaïe 53: 2-3)
Vous avez sans doute déjà entendu cette célèbre phrase du poète latin, Horace : « Les paroles s’envolent, mais les écrits restent. » D’où l’importance de bien réfléchir avant de publier des avis par écrit qui pourraient être compromettants par la suite.Toutefois, il y a aussi des écrits qui méritent toute notre attention. La Parole de Dieu est un condensé de 66 livres qui, par écrit, nous font connaitre le dessein de Dieu pour cette humanité perdue. Sous la direction de l’Esprit de Dieu, la Bible nous livre le merveilleux plan de Dieu qui, en Jésus-Christ, sauve l’homme repentant de sa condition pécheresse.« C'est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai. Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu'on écrirait. » Jean 21 : 24-25
Quelle est la preuve la plus significative que le salut en Jésus-Christ est vraiment acquis dans la vie d’une personne? De l’avis de plusieurs, le fait d’avoir donné sa vie à Jésus par une prière de repentance à tel moment de sa vie il y a 10 ou 15 ans suffit à dire que l’on est sauvé. D’autres diront avoir vécu une expérience spirituelle très forte qui les a conduits à croire en Dieu comme le montre le texte qui suit :« Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu'il faisait » Jean 2 : 23Cependant selon Jésus, ce qui démontre le plus nettement qu’une personne est réellement sauvée ne dépend pas de telle ou telle expérience mais de l’attachement de cette personne à la Parole de Dieu.« 23 Jésus lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. 24 Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. » Jean 14 : 23-24Est vraiment sauvé celui qui persévère dans la Parole de Dieu. Un chrétien ne fait pas que croire en Dieu, il croit Dieu sur sa Parole.
Il serait difficile de tromper la vigilance de Jésus quant à l’authenticité des attitudes qui gèrent le cœur des hommes. En Jean 2, il est dit que de nombreux Juifs qui avaient été témoins de ses miracles crurent en lui. Mais aussitôt, Jean ajoute ceci : « Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu'il les connaissait tous, et parce qu'il n'avait pas besoin qu'on lui rendît témoignage d'aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l'homme. » Jean 2 : 24-25L’homme aime ce qui frappe les regards, il se laisse attirer par l’attrait du spectaculaire et il aime tout ce qui le montre grand aux yeux des hommes. C’est souvent ainsi que nous imaginons nos Églises : elles doivent resplendir à la manière du spectaculaire qui amuse les foules assoiffées de divertissement. Toutefois, Dieu n’est pas dupe, il ne se laisse pas tromper par la taille et la splendeur de nos projets.Du haut des cieux, nous rappelle le prophète Zacharie, Dieu avait le regard fixé sur le plomb de Zorobabel, ce grand héros de la foi qui a reconstruit le Second Temple de Jérusalem sans la gloire apparente du Temple de Salomon.Dieu ne nous sauve pas en vue d’une vie surnaturelle et prodigieuse, mais en vue de nous réhabiliter à la vraie vie humaine et ordinaire sur Terre par « la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. » Rom 14 : 17
Du temps de Jésus, le temple de Jérusalem faisait la fierté de tous les Juifs par la magnificence de son architecture, la grandeur de sa vocation, mais surtout parce qu’en ce lieu unique résidait la présence de Dieu. Cette présence divine, seul le lieu très saint, situé au cœur de ce temple, pouvait l’accueillir en ce monde.Mais voilà, alors qu’il vient d’en chasser les vendeurs de bestiaux, les Juifs présents lui firent cette requête : « Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte ? » La réponse de Jésus est des plus surprenantes : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » (Jean 2 : 18-22)Effectivement, lorsque Jésus ressuscite d’entre les morts le troisième jour après sa crucifixion, un nouveau temple, réalité spirituelle de ce temple fait de main d’homme, voit le jour. Par le miracle de la résurrection, l’Église universelle de Jésus-Christ concrétise à la fois les prophéties messianiques de l’A-T et tout autant les promesses abrahamiques.Désormais, en Jésus-Christ, tous, nous pouvons dire : « L’Éternel notre Seigneur, que ton nom est magnifique sur toute la Terre » (Psaume 8: 10)
L’Évangile de Jean nous présente un épisode où, pour l’une des rares fois, on aperçoit Jésus s’irriter contre le mauvais commerce qui se fait dans le temple de Jérusalem.« 14 Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. 15 Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables; 16 et il dit aux vendeurs de pigeons : Ôtez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Jean 2 : 14-16Il serait facile d’utiliser ce texte pour dénoncer les quelques négoces douteux qui se font dans de nombreuses Églises aujourd’hui. Mais au-delà du fait qu’une Église, tout comme le temple de Jérusalem, n’est pas un lieu de commerce, cela ne veut pas dire que l’argent y est absent.Tout comme le temple était un lieu sacré où les Juifs rencontraient Dieu et apportaient leur offrande, l’Église de la Nouvelle Alliance tient en quelque sorte ce même rôle. C’est là que les enfants de Dieu se rassemblent pour rendre leur hommage au Seigneur par des chants, des prières et aussi des offrandes financières qui honorent Dieu et son œuvre.
Au-delà de la nouvelle naissance qui est l’œuvre la plus significative de l’Esprit-Saint, il nous faut remarquer la panoplie des œuvres qui s’articulent en nos cœur par la 3e personnes de la trinité. C’est en lisant le texte de l’apôtre Paul en Romain 5 : 5 que l’on découvre une partie des richesses de l’œuvre du Saint-Esprit.« Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. »L’espérance qui nous est destiné trouve sa certitude dans le fait que l’amour de Dieu est déjà présent en nos cœur par la présence du Saint-Esprit.
En lisant les évangiles et les lettres des apôtres Pierre, Jean et Paul, on nous dit de prendre garde aux faux docteurs qui infiltreront l’Église par l’instruction de fausses doctrines et qui entraineront quelques-uns parmi les plus faibles à abandonner la foi.« Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience. « (1 Tim 4 :1-2)En ces temps où les médias sociaux nous donnent accès facilement à une foule de prédicateurs aux enseignements quelquefois douteux, n’est-il pas à propos d’élever notre vigilance comme les chrétiens de Bérée (Actes 17 : 11) qui, chaque jour, examinaient les Écritures pour voir si ce qu’on leur enseignait était exact?
Dans les évangiles il est très rare d’apercevoir Jésus et Marie sa mère discuter ensemble. L’une de ces fois est aux noces de Cana où Jésus ne semble pas ouvert à l’idée que sa mère puisse lui dicter ce qu’il doit faire. Voici l’épisode :« Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : Ils n'ont plus de vin. Jésus lui répondit : Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi ? Mon heure n'est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs : Faites ce qu'il vous dira. »Évidemment, nous comprendrons plus loin dans l’Évangile de Jean que Jésus est venu pour accomplir la volonté de son Père qui est dans les cieux et non la volonté de sa mère qui est de cette terre. Bien que choisi par pure grâce d’entre toutes les femmes pour porter en son sein le Fils de Dieu, Marie, comme chacun de nous, aura besoin de la grâce du salut en son fils Jésus.
On n’a jamais su qui se mariait aux Noces de Cana, mais nous savons que Jésus a changé l’eau en vin. Non pas quelques bouteilles de vin, mais quelque chose entre 500 et 750 litres de vin de très haute qualité. Or, ce n’est pas tant l’énorme quantité de litres de vin qui doit attirer notre attention, mais le symbolisme derrière ce miracle particulier.Les six jarres d’eau réservées à la purification des Juifs allaient tout à coup être remplies à ras bord d’un vin nouveau, figure de la purification du Christ qui rend pure une fois pour toutes.Au chapitre 4 de l’Évangile de Jean, Jésus dira à la femme samaritaine : « Quiconque boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » (Jean 4 : 13-14)
Au menu ce soir:• Le ministère de la réconciliation de l’homme avec Dieu : mission et sagesse de Dieu pour notre temps• Le sage et l’insensé selon le livre des ProverbesVous pouvez faire un don de trois manières :Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Au menu ce soir:• La sagesse s’acquière par la connaissance du dessein souverain de Dieu dans l’histoire de l’humanité• Témoin de Christ dans un monde livré à lui-même par le jugement de DieuVous pouvez faire un don de trois manières :Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
Au menu ce soir:• L’amour les uns pour les autres comme condition première pour acquérir la sagesse et le discernement• Les Chartes des droits de l’homme qui figurent comme une des avancées les plus significatives pour la liberté de religion sont-elles aujourd’hui un piège pour le christianisme du 3e millénaire?Vous pouvez faire un don de trois manières :Par Zeffy : https://www.zeffy.com/.../bedc874e-6096-4a3b-a96f...Par transfère Interac en utilisant votre application bancaire habituelle à l’adresse : finances@egliseenchemin.comPar chèque, à l’ordre de Église en chemin, à l’adresse postale : Administration Église en Chemin : 1784 de Millau, Terrebonne, J6X 4K9
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Vous verrez désormais le ciel ouvert
Évangile de Jean (Séance 22)Genèse 28 raconte le songe de Jacob qui décrit le mouvement des anges qui montent et descendent une échelle. C’est ici que le patriarche d’Israël reçoit la promesse d’une postérité nombreuse qui adviendra par ses 12 fils. « Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle. Et voici, l'Éternel se tenait au-dessus d'elle; et il dit : Je suis l'Éternel, le Dieu d'Abraham, ton père, et le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité. » (Genèse 28 : 12-13)Cet évènement marque le début de la postérité de Jacob par laquelle le peuple d’Israël voit le jour. L’image du ciel ouvert sera reprise par Jésus en Jean 1 : 51 alors qu’il dira : « En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme. » (Jean 1 : 51)Cette fois-ci, nous assistons à la naissance de l’Église, le peuple de Dieu de la Nouvelle Alliance utilisant l’image de l’échelle de Jacob comme ombre des choses à venir, laquelle trouve son plein accomplissement en Jésus-Christ.
Le baptême du Saint-Esprit VI
L’un des débats qui fait rage dans le monde chrétien oppose ceux qui soutiennent que les dons et les manifestations du Saint-Esprit ont cessé à la fin de l’ère apostolique et ceux qui croient que ces manifestations sont toujours en opération aujourd’hui.Le continuationisme affirme que les manifestations des dons du Saint-Esprit tels qu’on les observe durant la période apostolique demeure en opération dans tous les siècles jusqu’à aujourd’hui.Le cessationisme affirme que les manifestations des dons du Saint-Esprit tels qu’on les observe dans la période apostolique cesse à la fin de l’ère apostolique.C’est ce que nous verrons ce dimanche à l’église en Chemin.
Le baptême du Saint-Esprit V
Le baptême du Saint-Esprit est un acte d’alliance qui concrétise l’ensemble des promesses de l’A-T qui prévoyaient une Nouvelle Alliance en Jésus-Christ, alliance qui allait s’étendre à toutes les nations de la terre. C’est ainsi que l’on doit comprendre cette toute dernière parole de Jésus à ses apôtres en Actes 1 : 8 : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » Quand Jean-Baptiste affirme en Jean (1 : 33) : « Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est celui qui baptise du Saint-Esprit », il annonce par la même occasion le début de cette nouvelle ère qui verra s’accomplir la promesse faite à Abraham des milliers d’années plus tôt : « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » Genèse 12 : 3 L’Évangile sera désormais annoncé à toutes les nations car telle était la promesse faite à Abraham. Mais aussi, la bénédiction ou la malédiction incluse en Genèse 1 : 3 trouve son application finale en Jésus-Christ. Tous ceux qui saisissent le don de la vie éternel seront bénis éternellement et tous ceux qui auront préféré suivre leur propre voie se rassasieront de la malédiction éternelle qui accompagne leur égarement.
Le baptême du Saint-Esprit IV
Dès qu’il est question du baptême du Saint-Esprit, on pense aussitôt à l’expression des charismes et des dons de l’Esprit dans l’église locale. Mais c’est bien plus que cela. La venue de l’Esprit de Dieu qui vient habiter en l’homme marque le début de la Nouvelle Alliance promise à plusieurs reprises dans l’Ancien-Testament.L’avènement du Saint-Esprit annoncé par Jean Baptiste en Jean 1 : 32-34 vient inaugurer la fin des temps qui établit le Christ comme l’ultime Souverain sacrificateur, dont l’œuvre constitue le point final de l’œuvre rédemptrice de Dieu.« Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'est pas construit de main d'homme, c'est-à-dire, qui n'est pas de cette création; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. (Héb 9 : 11-12)
Importance de la Parole de Dieu
Quelle importance accordons-nous à la lecture et à la méditation de la Parole de Dieu dans notre réalité quotidienne? Avons-nous bien compris ce qu’implique le fait que le Nouveau Testament est l’accomplissement de ce que l’Ancien Testament a d’abord annoncé? Quelle place accordons-nous à l’importance de ces choses?Il y a des conséquences heureuses à s’imprégner de la Parole de Dieu parce que cette parole est notre pain de vie. Or, une connaissance approximative de l’Écriture est aussi porteuse de conséquences moins heureuses pour le chrétien qui néglige la saine discipline de la méditation de la Parole de Dieu. Une connaissance approximative de la Parole de Dieu ne peut conduire qu’à une vie chrétienne approximative. « Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises; dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. » (2 Tim 3:14-17)
Le Baptême du Saint-Esprit III
Lorsqu’on explore en profondeur les textes de l’A-T pour saisir l’importance des promesses sur la venue du Saint-Esprit dans l’établissement de la Nouvelle Alliance, certains chrétiens s’y refusent sous prétexte que cette connaissance intellectualise trop le message de l’Évangile. Pour eux, ce qui compte, c’est d’expérimenter la puissance de l’Esprit de Dieu alors que le N-T parle plutôt du Saint-Esprit en termes de nouvelle naissance.L’expérience du Saint-Esprit est spécifiquement liée au salut de l’homme et se veut l’accomplissement final du calendrier prophétique des promesse de Dieu dans l’A-T. C’est ainsi que sur la croix, Jésus a pu dire haut et fort : « : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit. » Jean 19 : 30
Le baptême du Saint-Esprit (Jean 1 : 32-34)
Dès qu’il est question du baptême et de l’activité du Saint-Esprit, l’image généralement véhiculée est celle de la puissance miraculeuse de Dieu. Tel un surhomme, celui qui est rempli de l’Esprit habite la sphère du surnaturel où miracles et délivrances font de lui un être qui dépasse l’ennuyeuse réalité ordinaire commune à tous les hommes.Évidemment, tout ça est une fabulation destinée à construire un pouvoir sur la foule naïve et peu instruite de la Parole de Dieu. La question qui tue : comment se fait-il que des milliers de chrétiens se laissent prendre au jeu d’un spectacle si peu édifiant? Comment des hommes en arrivent-ils a se servir de l’Écriture pour assouvir leur convoitise de contrôle par des méthodes douteuses qui sautent aux yeux? Finalement, qu’est-ce que l’Écriture dit réellement au sujet du baptême du Saint-Esprit? Il ne s’agit pas ici de remettre en question la puissance de Dieu qui, selon Son dessein, opère des miracles et des prodiges. Ce dont il est question c’est l’usage démesuré et trompeur de la puissance de Dieu à des fins de convoitise humaines et pécheresses.
Réflexion sur la mission Avec le temps, nous délaissons les bonnes habitudes qui avaient beaucoup d’importance auparavant. Le soutien aux missions est l’une de celle-là. Certes, on ne peut pas tous être des missionnaires mais la beauté du Corps de Christ est que nous pouvons aider et soutenir des missionnaires qui ont reçu de Dieu cet appel. À travers eux, nous voilà participants à l’expansion de l’Évangile dans le monde. Ce dimanche, on parle de mission et de l’importance de la part que nous devons prendre pour soutenir ceux qui sont appelés. Comme une mise à jour qui nous rappel que la mission est au cœur de l’œuvre de Dieu depuis 2000 ans.
« Voici l’Agneau de Dieu » (Jean 1 : 29)
L’un des plus gros défis de l’homme n’est pas tant qu’il soit pécheur, car être un pécheur est un fait inéluctable qui définit sa condition depuis la chute. Son plus gros défi est la manière avec laquelle il accueille la grâce de Dieu qui le sauve de sa condition pécheresse.L’œuvre de la grâce de Dieu s’articule autour d’une affirmation de Jean-Batiste en Jean 1 : 29 : « Voici l'Agneau de Dieu, qui d’ôte le péché du monde. » Jean n’a pas dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui va essayer d’ôter le péché du monde. » Il n’a pas dit non plus : « Voici l'Agneau de Dieu, qui va peut-être ôter le péché du monde. »L’annonce de la réussite de l’expiation du péché de l’homme est assurée avant même que Christ meure et ressuscite. C’est ainsi que le pécheur ne regarde plus sa condition pécheresse comme son principal problème, car ce problème est déjà résolu avant même sa naissance.Si vous appartenez à Jésus-Christ, vous êtes pardonné de tous vos péchés, même de ceux qui vous apparaissent comme les plus difficilement pardonnables. Lors de son retour, Christ apparaitra « sans péché une seconde fois à ceux qui l'attendent pour leur salut. » (Héb. 9 : 29)
Cette question est celle que des sacrificateurs et de Lévites ont posé à cinq reprises à Jean-Baptiste en Jean 1. La réponse de Jean est très particulière parce qu’au bout de l’interrogatoire, on ne sait toujours pas exactement qui est Jean.« 19 Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu? 20 Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu'il n'était pas le Christ. 21 Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? es-tu Elie ? Et il dit : Je ne le suis point. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. 22 Ils lui dirent alors : Qui es-tu ? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même ? 23 Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Esaïe, le prophète." (Jn 1: 19-23)Que pouvons retenir des réponses de Jean sinon qu’il fût un témoin fidèle qui ne voulut pas faire ombrage à Jésus-Christ qui est le personnage principal de l’histoire. Jean est ici le modèle du serviteur de Dieu en ce qu’il ne se fait pas une place pour lui-même dans l’œuvre du Messie mais se contente de la vocation qui lui fut assignée.
Grâce sur grâce (Jean 1 : 16-17)
La grâce de Dieu n’est pas qu’une simple ressource qui vient me secourir et me relever dans mes faiblesses journalières. La grâce n’est pas non plus l’abaissement des standards de la loi de Dieu pour me rendre le salut plus accessible. La grâce est l’expression de la plénitude du caractère de Dieu par laquelle sa bonté est pleinement révélée. Un Dieu à la fois, juste, mais aussi miséricordieux pour le salut de l’homme.Voilà pourquoi la grâce ne peut pas être réduite qu’à un simple élan affectueux envers l’homme. Elle est avant tout une alliance qui garantit la plénitude de l’intention salvatrice de Dieu. C’est ainsi que, pour mener à bien l’œuvre salutaire de l’homme, Dieu n’a pas abandonné sa loi trop sévère, il a révélé la plénitude de sa bonté en accomplissant pour lui la loi (Mat 11 : 17-18) en vue de lui accorder la grâce et la vérité qui le sauve certainement et parfaitement.« Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. »
L’empreinte de Dieu
Nous sommes les membres du corps de Christ et, de ce fait, nous laissons une empreinte de Jésus-Christ dans tout ce que nous faisons et, surtout, dans la vie de tous ceux que nous côtoyons. C’est ainsi que la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu nous permet d’être des agents de consolation dans la vie des personnes qui nous entourent.« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ. Si nous sommes affligés, c'est pour votre consolation et pour votre salut; si nous sommes consolés, c'est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons. Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation. » (2 Cor 1: 3-7)
Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie »
L’apôtre Jean nous présente un témoignage absolument dérangeant au sujet de Jésus. Jésus n’est pas qu’un grand personnage de l’histoire, un grand penseur, voire, un prophète dont la sagesse transcende les siècles. Non, ce Jésus de Nazareth est le Dieu de vérité. Ayoye!Josh McDowell en 1982 posait la question suivante au sujet de Jésus : « lorsque que Jésus affirmait qu'il était le Fils de Dieu incarné, qu'il était "le chemin, la vérité et la vie", alors, ou bien il était un fou ou un menteur, sinon, le Fils incarné de Dieu. La réponse est forcément dans l’une ou l’autre de ces trois options.Or, s’il est menteur ou fou, il vaut mieux s’en éloigner. Mais si après examen des faits, il est démontré qu’il n’était ni un menteur ni un fou, alors, cela veut dire qu’il est bel et bien celui qu’il a prétendu être : le fils de Dieu incarné. Enfin, s’il est effectivement le fils de Dieu incarné, alors, aucune personne se disant raisonnable et sain d’esprit peut décider de ne rien faire du message de ce Jésus de Nazareth
Plein de grâce de vérité (Jean 1 : 14)
Ce qui pour de nombreux chrétiens reste ambigüe dans l’histoire de la rédemption est l’apparente contradiction entre le Dieu de l’Exode qui, par la Loi de Moïse, se présente comme un Dieu sévère et intransigeant, et ce même Dieu qui, venant habiter parmi les hommes par le mystère de l’incarnation, se présente plutôt comme un Dieu, « Plein de grâce et de vérité ».Est-ce la Loi de Dieu dans toute sa sévérité donnée à Moïse qui révèle le mieux qui est Dieu ou le Dieu de vérité qui en Jésus-Christ se présente plein de grâce? Autrement dit, y a-t-il en Dieu deux personnalités et si oui, laquelle est la bonne, le Dieu de la Loi ou le Dieu de la grâce.« Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » Jean 1 : 14
· Trois tendances qui affectent la confiance des membres d’une église envers ceux qui la dirigent :· Le frère (sœur) pardonné (Dietrich Bonhoeffer)· "Oh! qu'il est agréable, qu'il est doux pour des frères de demeurer ensemble !"Psaume 133
• Pour une culture de la vérité dans l’église locale comme gage d’une église en santé spirituelle• Un des sujets biblique d’importance les moins souvent enseigner dans nos églises est la confession de nos fautes les uns aux autres. Il en résulte des conséquences dramatiques qui expliquent en partie la cause de nombreuses divisions dans les églises locale.
Au menu ce soir : Dietrich Bonhoeffer• La communauté chrétienne n’est pas une réalité d’ordre psychique mais d’ordre spirituel. Elle se distingue par-là de toutes les autres formes de communauté. Par « spirituel », la Bible entend : ce qui vient de l’Esprit-Saint, lequel nous fait connaitre Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. Par « psychique », la Bible entend au contraire tout ce qui, dans nos âmes, est l’expression de nos désirs, de nos vertus et de nos possibilités naturelles.• Toute réalité d’ordre spirituel repose sur la Parole claire et évidente que Dieu nous a adressé en J-C. au contraire, le fond d’où procède les réalités d’ordre psychique, c’est l’ensemble trouble des passions et des désirs qui agitent l’âme humaine
• L’église locale : lieu et expression de l'expérience de la vraie liberté en Jésus-Christ• Comment présenter le Christ et son église aux hommes dans un monde tel que le nôtre?
Lors du dernier repas du Seigneur avec ses apôtres dans la chambre haute, quelque chose d’inusité se produit. Jésus prend du pain, le rompit et en donna à ses disciples en leur disant : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. » (Luc 22 : 19)Bien que ce geste puisse nous paraitre anodin, il ne l’est pas. La fraction du pain marque un changement profond dans l’ordre des choses en ce qui concerne la relation entre Dieu et l’homme. Pourtant, à première vue, ce n’est de plus que du pain et des hommes.Ce dimanche, lors de la célébration de Pâques à l’Église en Chemin, il sera question du pain et de sa riche signification dans l’Ordre sacrificiel de l’Ancien Testament et de la signification que ce pain prend dans la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ.
Les religions du monde proposent à l’homme divers chemins de piété pour atteindre la divinité vénérée. Il y a ces dieux ancestraux, qui sont mystérieusement présents à travers les objets de la nature, il y a ceux que l’on rencontre dans des temples fabuleux et il y a aussi ceux qui restent distancer des hommes pour maintenir l’écart nécessaire au sérieux de leur sainteté. Un dieu sérieux se tient loin de la compagnie des hommes.Mais le christianisme, lui, nous parle d’un Dieu, qui s’abaisse vers l’homme sous l’apparence de l’homme le plus ordinaire. En Jésus-Christ, Dieu établit sa demeure au milieu des siens. Ce n’est pas à l’homme de s’élever vers lui, mais plutôt lui qui choisit de descendre vers l’homme.« Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » (Jean 1 : 14)En Jésus-Christ, Dieu entre dans l’histoire de l’humanité qu’il fait sienne avec les hommes. Il partage toutes les misères humaines allant de la faim, de la soif, du rejet, de la trahison, des fausses accusations, de la douleur jusqu’à la souffrance et la torture de la croix. Qui d’autre que lui peut comprendre ta misère et qui mieux que lui peut habiter ton cœur et prendre tes souffrances?
Ta venue en ce monde est le fruit d’une décision que tu n’as pas prise. Tes parents ont pris cette décision pour toi, et ce, sans te consulter parce que la décision de t’accueillir dans leur famille était exclusivement pour leur bon plaisir. C’est ainsi que l’apôtre Jean présente la nouvelle naissance qui fait de nous des enfants dans la famille de Dieu :« Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. » (Jean 1 : 12-13)La raison pour laquelle tu es devenu un enfant de Dieu ne vient pas de toi, mais de Dieu, qui a fait ce choix quelque part dans l’éternité, et ce, pour son bon plaisir. Tout comme il t’était impossible de décider de naitre de tes parents, nous dit Jean, ainsi la décision de naitre dans la famille de Dieu t’est absolument impossible.« Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Rom 8 : 29-30)
L’Église est la seule institution en ce monde que l’on peut qualifier d’intemporelle parce que son message n’évolue pas au gré des siècles, des cultures et des philosophies des hommes. L’Évangile pénètre et habite les siècles, les cultures et les langues des hommes qu’il transcende jusqu’à leurs apogées où le Christ en vainqueur établira son Royaume.
« Le monde ne l'a point connue » (Jean 1 : 9-10) « Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue. » (Jean 1 : 9-10)Le point de départ de toute réflexion sur la relation de l’homme avec Dieu est fort simple : depuis la chute adamique, l’homme est séparé de Dieu et en rébellion contre lui. De plus, cette réalité est celle de tous les hommes sans exception. Dans sa lettre aux Romains, Paul nous rappelle l’état de notre condition de pécheur par ces mots : « Il n'y a point de juste, pas même un seul; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu. »Ailleurs, l’apôtre dira : « l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui. » Voilà qui soulève une importante question : comment l’homme peut-il être sauvé si les mouvements rebelles de son cœur naturel sont esclaves de son opposition à Dieu?S’il y a une solution à ce dilemme, elle ne viendra pas de l’homme, mais d’une œuvre de Dieu dans le cœur de l’homme.
Jean-Baptiste, le plus petit dans le Royaume de Dieu
Jean-Baptiste fait partie de ces personnages au parcours le plus intrigant et mystérieux de la Bible. Dès sa naissance jusqu’à sa mort, rien de ce qu’il lui arrive ne se compare à la vie des autres hommes. D’abord, il devient l’homme le plus craint de tout Israël et pourtant, on le voit vêtu de peaux de chameau, il se nourrit de sauterelles et passe le plus clair de sa vie dans le désert, loin des tracas des cités.Jean-Baptiste fut un prophète hors-norme. Malgré l’étrangeté de son personnage, tous en Israël se déplacent pour l’entendre et se faire baptiser par lui. Il est l’homme de l’heure en Israël, le personnage le plus redouté jusqu’au jour où Jésus vient vers lui pour être baptisé. Par la suite, tout s’arrête : à peine âgé de trente ans, il est jeté en prison, puis Hérode ordonne qu’on lui tranche la tête.Jésus dira de Jean-Baptiste : « Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. » (Matthieu 11 : 11)Comment un homme aussi grand et exceptionnel que Jean-Baptiste peut-il être le plus petit dans le Royaume de Dieu?
En Matthieu 16, Jésus dit à ses disciples : « Je bâtirai mon église ». Il importe dès lors de saisir toute la portée, l’impact et la profondeur d’une telle affirmation pour l’accomplissement du dessein éternel de Dieu. L’une des richesses les plus extraordinaire de toute la Bible est le lien de continuité et discontinuité entre le Tabernacle, image et ombre des choses à venir et l’Église de J-C qui en est la réalité amenée à sa perfection.
• L’intégrité : le ciment de la communion fraternelle dans l’Église locale• Ekklésia : l’Église : que veut dire ce mot et où apparait-il pour la première fois dans le langage de la Bible?
Au regard des sept églises d’Apocalypse 2-3, de quoi l’Église de notre temps doit-elle se repentir?
Dieu seul peut donner à son peuple ceux qu’il appel à occuper les charges dans son Église parce que c’est Lui qui bâtit son Église. (Éphésiens 4 : 11-16)
"Il y eut un homme envoyé de Dieu"
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Dieu envoie un homme nommé Jean-Baptiste comme précurseur à la venue de son Fils Jésus-Christ? En quoi Jésus avait-il besoin d’un prophète qui annonce sa venue et pourquoi Jésus doit-il être baptisé du baptême de la repentance alors qu’il n’est pas un pécheur? Les mystères entourant la place de Jean-Baptiste dans le dessein messianique sont d’une richesse inestimable lorsqu’on en découvre les raisons profondes.De plus, ce personnage énigmatique, qui fut le précurseur du Messie, est pour nous tous, qui persévèrent dans notre marche avec Dieu, un modèle foi exceptionnelle à découvrir. Une chose est certaine, on ne trouve nulle part ailleurs dans la Bible un homme aussi humble que Jean-Baptiste.
« La lumière luit dans les ténèbres » (Jean 1 : 5)
S’il y a bien une chose que les hommes préfèrent ignorer, c’est la profondeur des ténèbres qui les habitent. La vaste majorité des gens passent leur vie à faire du mieux qu’ils peuvent pour se donner une qualité de vie qui leur permet d’avoir une bonne conscience. Bien entendu, aucun n’ignore ses défauts, comme on le dit ici-bas : « personne n’est parfait. » C’est ainsi que l’on mène sa vie en se rappelant davantage nos bons coups.Puis le Christ s’amène dans notre vie telle une lumière aux reflets pénétrants qui bousculent la quiétude d’une conscience incapable d'en freiner les élans. Tout à coup, cette bonne conscience, qui a pris toute une vie à construire, s’écroule par les rayons de cette cruelle lumière. Une lumière, certes cruelle, mais une lumière qui amène le pardon et qui délivre le pécheur de ses ténèbres.« Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n'est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (Hébreux 4 : 12-13)
« La vie (du Logos) était la lumière des hommes » (Jean 1 : 4) En affirmant dans son évangile que le Logos (Parole) est la lumière des hommes, Jean veut ainsi montrer que le Christ incarné est nul autre que l’Éternel représenté dans l’Ancien-Testament par la lumière.« De David. L'Éternel est ma lumière et mon salut : De qui aurais-je crainte ? L'Éternel est le soutien de ma vie : De qui aurais-je peur ? » Ps 27 : 1Lorsque Dieu veut manifester sa lumière dans sa création, il crée des luminaires. Ces luminaires ne sont qu’une pâle manifestation de sa lumière qui, dans sa réalité éternelle, est inaccessible à cette création. Mais voilà, ce qu’il y a des merveilleux dans le fait d’être chrétien en ce monde de ténèbres est que nous pouvons marcher à la lumière de sa Parole sur les sentiers escarpés et douloureux de cette vie.« Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier » Ps 119 : 105
Invoque-moi et je te répondrai, Le texte de Jérémie 33 nous présente une approche de la prière assez particulière. Dieu demande à Jérémie de l’invoquer afin que sa requête soit exaucée. Comme si Dieu savait d’avance ce qui doit être accompli selon son dessein mais à la fois, il lui faut un intercesseur. Ainsi, l’Éternel demande à Jérémie de l’invoquer afin que l’exaucement soit fidèlement accompli par Dieu selon son dessein.« 1 La parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie une seconde fois, en ces mots, pendant qu'il était encore enfermé dans la cour de la prison : 2 Ainsi parle l'Éternel, qui fait ces choses, L'Éternel, qui les conçoit et les exécute, Lui, dont le nom est l'Éternel : 3 Invoque-moi, et je te répondrai; Je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées, Que tu ne connais pas. » Jérémie 33 : 1-3
• L’église locale : ses célébrations du dimanche, sa louange et son adoration. Existe-t-il un modèle à suivre dans la manière d’organiser les cultes dominicaux qui permettent à l’Évangile de rester pertinent dans le monde d’aujourd’hui?• La prédication textuelle et thématique dans l’Église locale. Comment s’assurer que l’instruction biblique qui est donnée à l’église soit fidèle à l’intention de Dieu?
• La dictature du ressenti telle qu’elle s’impose dans les institutions publiques de notre temps influence-t-elle aussi l’église et ceux qui la dirigent?• Plaidoyer pour une église à l’image de Celui qui en est la tête : Jésus-Christ
• L’église de J-C est le lieu où le chrétien apprend à vivre dans la foi en la Parole de Dieu.• Apprendre à vivre par la foi implique de faire des choix éthiques souvent contre intuitifs mais nécessaires.• À l’église, Il a donné les uns comme …
La santé d’une église ne dépend pas de sa structure mais de la maturité de ceux qui la composent· David, le modèle biblique du pasteur par excellence· Priez le maitre de la moisson
· La santé d’une église ne dépend pas de sa structure mais de la maturité de ceux qui la composent· David, le modèle biblique du pasteur par excellence· Priez le maitre de la moisson
« En lui (Logos) était la vie » (Jean 1 : 1-5)
L’un des plus grands mystères de la vie est l’origine de la vie elle-même en cette humanité. Qu’est-ce que la vie? Comment l’expliquer? D’où vient-elle? Voilà des questions qui intéressent les penseurs et philosophes depuis la nuit des temps. À ce jour, même la science moderne et tous les moyens dont elle dispose pour mieux saisir les grands mystères de la physique n’arrivent toujours pas à donner une explication claire et précise de ce qu’est la vie.C’est l’Écriture qui répond le mieux à cette question. La vie est une réalité qui échappe à l’homme parce qu’elle va bien au-delà de la matière qui compose le corps humain. Elle est le souffle de Dieu en l’homme qui le rend tout à coup vivant.« Tout a été créé par lui ; rien de ce qui a été créé n'a été créé sans lui. En lui résidait la vie, et cette vie était la lumière des hommes. » (Jean 1 : 3-4)« Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. » (Jean 5 : 21)Jean n’affirme pas que Jésus peut expliquer ce qu’est la vie ni même qu’elle est l’origine de la vie, il affirme que Jésus est, en sa personne, la vie. Personne ne possède en lui-même la vie sinon Dieu, qui la donne à qui il veut.
« Toutes choses ont été faites par elle » (Jean 1 : 1-2)
Dès les tout premiers versets de l’Évangile de Jean, deux affirmations mettent en évidence tout ce que nous devons savoir sur Jésus-Christ. Aucune ambiguïté n’est possible, Jésus est à la fois le Dieu qui s’incarne et le Dieu créateur de l’univers et tout ce qu’il renferme. "Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. " Maintenant que la chose est dite, que signifie pour chacun de nous le fait que Jésus est Dieu et créateur du monde? Nous avons tendance à considérer Jésus-Christ que dans son rôle de Sauveur et Seigneur qui écoute nos prières et nos supplications, mais il est bien plus que cela. Les deux premiers versets de l’Évangile de Jean établissent un fait théologique de la plus haute importance : puisque Jésus est le Dieu créateur de « toutes choses », cela signifie qu’il est maitre et souverain de sa création. Il lui suffit de prononcer une seule parole et la chose est. Il est le Seigneur au-dessus de « toutes choses », car « toutes choses » sont sous sa parfaite souveraineté et nul ne peut lui dire : « Que fais-tu? »« Il transporte soudain les montagnes, il les renverse dans sa colère. Il secoue la terre sur sa base, et ses colonnes sont ébranlées. Il commande au soleil, et le soleil ne paraît pas; il met un sceau sur les étoiles. Seul, il étend les cieux, il marche sur les hauteurs de la mer. Il a créé la Grande Ourse, l'Orion et les Pléiades, et les étoiles des régions australes. Il fait des choses grandes et insondables, des merveilles sans nombre. Voici, il passe près de moi, et je ne le vois pas, il s'en va, et je ne l'aperçois pas. S'il enlève, qui s'y opposera ? Qui lui dira : que fais-tu? » (Job 9 : 5-12)
Jean 1:1
Ce dimanche à l’Église en Chemin, nous débutons une nouvelle série sur l’Évangile de Jean qui s’étendra sur les trois prochaines années. L’élément central de cet Évangile est Jésus-Christ, sa divinité et son œuvre.Mais qui donc est Jésus-Christ? Cette question est la question la plus importante à laquelle tous les humains devront répondre au cours de leur vie. Évidemment, on peut choisir de ne pas y répondre en la reléguant au musée des vieilles choses poussiéreuses, inutiles et puériles. Mais vous auriez tort de faire ce choix sans avoir lu attentivement l’un des chefs-d’œuvre les plus marquants de la littérature biblique : l’Évangile de Jean.Alors ou bien Jésus Christ est véritablement celui qu’il a prétendu être : le Dieu incarné, le Messie sauveur de l’homme, ou bien il est le plus grand faussaire de l’humanité parce qu’à ce jour, Jésus demeure le personnage qui a eu l’impact le plus significatif sur la pensée et le développement de l’histoire des civilisations.Choisir d’ignorer qui est ce Jésus de Nazareth, c’est choisir d’ignorer volontairement celui qui change des vies depuis 2000 ans, c’est choisir d’ignorer l’espérance d’une vie meilleure, c’est choisir la pire des vies sans lui.
Afin que d’une seule bouche… (Rom 15 : 5-6)
Toute volonté d’homme d’amener l’unité durable entre les peuples et les nations sans le Christ est vouée à l’échec car Lui seul, par l’œuvre de la croix, possède le pouvoir et l’autorité d’unir les hommes en un seul corps : Son église. Ainsi nous dit l’apôtre Paul, c’est par le bienveillant dessein de Dieu que toutes choses se trouvent réunies.« Nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. » (Éph 1 : 9-10)Voilà pourquoi celui qui appartient à Jésus-Christ ne connait plus aucune raison d’haïr son semblable, quelque soit sa langue, la couleur de sa peau ou son appartenance ethnique. Puisqu’il appartient au peuple des réconciliés avec Dieu, il a pour seul message le message de la réconciliation. Il ne lui reste alors qu’à accueillir ses frères comme lui-même est accueilli par Dieu afin de partager un même « sentiment » les uns envers les autres.« 5 Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d'avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, 6 afin que tous ensemble, d'une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. » (Rom 15 : 5-6)
Tout ce qui a été écrit d’avance… (Rom 15 : 4)
Quel est le but et la finalité de l’Écriture sainte, pourquoi les livres historiques, poétiques et prophétiques ont-ils été écrits? Pourquoi la Loi de Moise, les alliances, les Évangiles et les épîtres nous sont-ils parvenus à nous qui vivons en ce troisième millénaire qui s’enfonce dans le chaos? Pourquoi? Parce que Dieu a voulu raconter à l’homme non seulement l’histoire et l’origine du chaos dans lequel il se trouve, mais qui plus est, comment il le sauve de cette terrible perdition.Si vous êtes découragés de vous-mêmes tout autant que vous êtes découragés de ce monde en voyant ses guerres, ses débâcles financières, sa dérive écologique et la corruption de l’homme sous toutes ses coutures, sachez que vous êtes lucides car il n’y a pas d’espoir en ce monde. Cependant, l’Écriture nous raconte comment Dieu sauve l’homme par Jésus-Christ, et voilà que renait l’espérance de ceux qui croient.« 4 Or, tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l'espérance. » Rom 15 : 4
L’humanité de Dieu
Plus l’Esprit de Dieu m’amène à connaitre Dieu, plus j’apprends à vivre à l’image et la ressemblance de Celui qui me sauve, Jésus-Christ (2 Cor 3 : 18). Ce Dieu qui se révèle par sa Parole et sa présence au milieu de ceux qui Lui appartiennent en cette humanité opère une œuvre de transformation en eux qui est à son image. C’est par la rencontre avec Jésus-Christ en cette humanité que nous rencontrons le Dieu trois fois saints. En réalité, nous rencontrons Celui qui nous connait déjà.
Nous qui sommes forts… (Rom 15 : 1-3)
Le message de l’Évangile est non seulement un message de salut mais tout à la fois un message qui transforme des vies. La maitrise des concepts théologiques qui permet d’instruire et former des disciples ne peut échapper à la nécessité des fruits qu’elle est supposée produire en bout de ligne. Or, ce fruit ne se mesure pas par l’étalement des savoirs théologiques mais par la capacité à supporter les faiblesses de ceux qui manquent de maturité.Autrement, c’est de la diarrhée verbale qui ne vaut guère mieux que les astucieux échanges des docteurs de la Loi, ceux-là mêmes qui du haut de leur érudition, ont souhaité la condamnation de Jésus. Si instruits étaient-ils de la saine connaissance du Dieu d’Israël, que cette connaissance n’a produit autre chose que complaisance et mépris à l’égard du faible.Or cela, je ne le dis pas aux autres, c’est à moi que je le dis car le plus grand défi qui se pose à moi n’est pas de réussir à bien livrer le contenu d’une prédication le dimanche, le vrai défi est de me garder conscient de la responsabilité qu’implique chaque parole qui sort de ma bouche. Le message de l’Évangile m’engage à soutenir et supporter les faiblesses des plus faibles au milieu de nous.« 1 Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes. 2 Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l'édification. 3 Car Christ ne s'est point complu en lui-même, mais, selon qu'il est écrit : Les outrages de ceux qui t'insultent sont tombés sur moi. » Rom 15 : 1-3
« En effet, nul de nous ne vit pour lui-même » (Rom 14 : 5-9)
En donnant sa vie pour le salut de l’homme, le Christ établi la valeur que Dieu attribue à l’homme. Bien que rebelle et séparé de Dieu, l’homme n’en a pas moins la valeur du Christ sacrifié, c’est-à-dire, la haute valeur de Celui en qui le Père à mit toute son affection.Si l’homme naturel, aveugle de sa réalité pécheresse, ne vit que pour lui-même, l’homme régénéré renonce à cette attitude afin de vivre pour le Seigneur, et donc à regarder son prochain selon la valeur que le Seigneur lui attribut par son sacrifice.« 7 En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. 8 Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur ». Rom 14 : 7-8Mine de rien, cette lumière venue d’en-haut replace l’homme dans la posture que Dieu lui l’avait assigné dès la création. Nul de nous ne vit que pour lui-même, l’homme est créé pour vivre en communion avec ses semblables à l’image du Dieu trinitaire. Tout comme dans le mariage l’homme et la femme s’unissent pour former une seule chair, de même, l’Église et le Christ forment un seul corps.
Le fort accueille le faible (Rom 14 : 1-4)
La maturité du chrétien est généralement reconnue par sa connaissance exhaustive de l’Écriture, ses riches expériences de vie et ses œuvres bonnes. Bien que toutes ces choses soient excellentes en ce qu’elles témoignent de l’engagement sérieux de ceux qui servent le Seigneur, l’apôtre Paul ajoute un élément qui les surpasse en importance.La vraie maturité de celui qui est fort se révèle par une attitude de retenue qui l’amène à ne pas faire étalage de son savoir en vue de chercher à corriger le faible dans la foi. Le fort est fort parce qu’il sait se taire et ne pas tirer profit de sa connaissance pour sans cesse épier l’ignorance du faible. Le fort est accueillant et non méprisant envers le faible.« 1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. 2 Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. 3 Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli. 4 Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui ? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir. » Rom 14 : 1-4
La nuit est avancée, le jour approche (Rom 13 : 11-14)
Bien que nous vivions dans un monde très évolué sur le plan de l’instruction et des avancées scientifiques, jamais n’a-t-on vu un monde aussi perdu dans les méandres ténébreux de la bêtise humaine. Si ce monde aime ses ténèbres, l’Église et les chrétiens sont appelés à rendre témoignage de la lumière du Christ. C’est par ces mots que l’apôtre Paul exprime cette nécessité en Romains 13 :« 11 Cela importe d'autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c'est l'heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. 12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. »
La Parole de Dieu nous exhorte à devenir des imitateurs de Dieu… Mais comment est-ce possible? Comment arriver à imiter Dieu? Et si je dois être un imitateur de Dieu, par où commencé et comment y arriver ? De plus, Jésus disait : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Mat.5.48)Que faire de cette exhortation?De son côté l’apôtre Paul nous présente le défi comme tout à fait possible alors qu’il adresse cette exhortation aux chrétiens de Corinthe : « Soyez mes imitateurs comme je le suis de Christ… » 1 Cor. 11.1 Puis, aux chrétiens d’Éphèse, il ajoute : « Devenez donc, les imitateurs de Dieu comme des enfants bien-aimés… » Éph.5.1
Lorsque l’apôtre Paul aborde la question de l’amour fraternel en Romains 13, il n’insiste pas sur l’amour en tant qu’émotion exprimée par des mots, mais par la décision de ne rien faire au prochain qui puisse le blesser.Pour que l’amour soit vrai et concret, il doit cesser d’être un discours persuasif, un poème bien ficelé ou une chanson remplie d’émotion, voire une prédication enflammée sur l’amour. L’amour véritable du prochain est une attitude qui dépasse les mots, un amour qui n’a pas besoin d’être publicisé, un amour qui ne se préoccupe pas de la bonté qu’il déploie.Autrement dit, on n’aime vraiment les gens que lorsqu’on n’est pas concerné par notre besoin de faire savoir au plus grand nombre à quel point on aime les gens. On n’aime vraiment les gens que lorsqu’on ne se rend plus compte du bien que l’on fait pour eux.
Rom 13:8-10
Qu’est-ce qu’il y a de commun entre l’amour du prochain et la Loi de Moïse? À première vue ces deux idées semblent s’opposer? Mais lorsqu’on creuse un peu plus le sujet, on réalise la profonde accointance entre ces deux idées car dans les faits, l’amour, qui est l’accomplissement de la Loi ne fait point de mal au prochain.« En effet, les commandements : Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu'il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L'amour ne fait point de mal au prochain : l'amour est donc l'accomplissement de la loi. » Romains 13 : 9-10Quel regard le chrétien doit-il avoir sur la Loi dans sa relation avec l’Évangile de Jésus-Christ?
D’où nous vient donc notre espérance et notre assurance devant Dieu et les hommes en ce qui concerne la certitude et la confirmation de notre salut en cette vie et ce même avant le retour du Seigneur? Laissons l’apôtre Paul répondre à cette question :« 4 Cette assurance-là, nous l'avons par Christ auprès de Dieu. 5 Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. 6 Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie. » 2 Cor 3 : 4-6Tout cela nous est donné en vertu d’une Alliance qui ne relève nullement de la lettre qui tue (la loi de Moïse) mais d’une nouvelle Alliance vivifiée par la présence de l’Esprit de Dieu qui nous fait naitre de nouveau.
De nos jours, la liberté s’exprime par l’éclatement de tous les verrous qui empêchent l’émancipation de l’individu. Je suis libre qu’à la seule condition où je peux dire tout ce que je pense et faire tout ce que je veux peu importe les conséquences.Or la Bible n’aborde pas la liberté de cet angle. Ce que l’homme d’aujourd’hui appelle la liberté, l’écriture la considère davantage comme l’esclavage des passions qui brise l’homme dans toutes les dimensions de son être.Jésus parle d’une liberté réelle : « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8 : 36)- Esclave de qui, de quoi?- Libre de qui, de quoi?À la lumière de la Parole nous allons effleurer le sujet de la VRAI LIBERTÉ.
La joie du Seigneur est ma force Nehemie 8:10
Pour les gens de ce monde, il est difficile de comprendre que le Seigneur puisse être une source de joie pour tous ceux qui marchent avec Lui. Mais il est encore plus difficile de comprendre la profondeur du mystère qui fait en sorte que l’on puisse être joyeux même dans les moments les plus difficiles. Comment fonctionne cette joie que Dieu donne? Est-ce que Dieu est un Dieu joyeux?
(Rom 12 : 1-2) Lorsque l’apôtre Paul aborde la question de l’autorité civile dans sa lettre aux Romains, il ne veut pas seulement donner une directive quant à la bonne attitude à adopter devant les magistrats et les gouvernements en place, il élabore une vision du monde qui situe toute chose sous la parfaite souveraineté de Dieu. « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. » (Rom 12 : 1-2) Les autorités civiles en ce monde ne sont pas qu’un mal nécessaire nous dit l’apôtre, elles appartiennent à un ordre (Institution) établi par Dieu. Bien qu’elles font partie de l’activité politique et judiciaire des hommes, les personnes qui en occupent les charges appartiennent aux mécanismes de la gouvernance divine en ce monde. Voilà pourquoi celui qui s’y oppose ne fait que s’opposer à cet ordre, il s’oppose à Dieu lui-même.
Lettre de Paul aux Romains (Séance 86) À la lecture de cet énoncé : « Ne rendez à personne le mal pour le mal », nous voilà tous confrontés à l’un des réflexes humains les plus puissants qui soit. À peine arrive-t-on à s’abstenir de faire le mal dans la vie de tous les jours, dans ce passage, l’apôtre va encore plus loin. Choisir de ne pas se venger lorsqu’il serait juste de le faire demande du caractère et de l’abnégation. Non seulement cela, mais l’apôtre pousse l’enjeu un peu plus loin encore dans la suite en disant : « Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. » La question qui surgit tout à coup à la lecture de ces énoncés est évidente : comment y arriverons-nous? Existe-t-il en Dieu une grâce particulière qui nous permet d’échapper aux mécanismes revanchards qui dominent l’esprit de l’homme et qui, depuis la nuit des temps, sont responsables des guerres et des carnages?
La grâce de Dieu : une Alliance
La grâce de Dieu s’inscrit dans un rapport qui initie la relation de l’homme avec le Dieu trois fois saints. C’est ainsi que plusieurs chrétiens considèrent la grâce comme l’amoindrissement des exigences de la loi de Dieu, comme un moyen facilitateur qui rend le salut accessible.
Toutefois, dans les faits, la grâce n’est en rien l’amoindrissement des exigences de l’Alliance de la loi de Dieu. La grâce s’inscrit dans une Nouvelle Alliance qui ne considère aucun des mérites et des démérites de l’homme par rapport à la loi de Moïse, elle repose uniquement sur les mérites de Christ.
La grâce n’est pas une seconde chance de réussir là où l’homme a échoué à accomplir la loi, elle est l’accomplissement de la loi par le Christ qui, de plus, prend sur lui les conséquences du péché de l’homme devant la loi de Dieu.
Le trésor des promesses de Dieu
Un théologien a fait l’exercice de lire la Bible pour retracer toutes les promesses de Dieu. Ce qu’il a découvert est que la Bible est un trésor de promesses donné à l’homme, non seulement connaitre Dieu, mais aussi pour connaitre son fabuleux plan de salut pour l’homme.
Quel défi de prendre du temps d’ouvrir ce livre unique rempli de promesses inépuisables que réserve le Père à ceux qui le cherchent.
Le reposde Dieu
L’humanité traverse actuellement une période trouble qui nourrit l’anxiété du plus grand nombre. On a l’impression que l’Occident entier est fatigué et sans ressource pour trouver du repos. C’est un peu comme si on avait perdu la recette du repos, un repos qu’on ne trouve plus nulle part. Mais pourquoi sommes-nous si fatigués ?
L’Écriture parle souvent de repos et nous offre des pistes de réflexions qui toutes nous conduisent au même endroit : la venue du Messie. « Il adviendra en ce jour-là que le descendant d’Isaïe se dressera comme un étendard pour les peuples, et tous les peuples étrangers se tourneront vers lui. Et son lieu de repos resplendira de gloire. » (Esaïe 10 :11)
Or, le rejeton d’Isaïe est Jésus qui dit : Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Mat. 11:28)
Doit-on toujours obéir à César? (Rom 13)
Le respect des autorités séculières est sans équivoque dans les Écritures : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. » (Rom 13 : 1-2)
Non seulement devons-nous être soumis à ceux qui exercent la fonction d’autorité mais qui plus est nous dit l’apôtre, les conséquences pour ceux qui y résistent sont sans équivoque également : ils s’attireront une condamnation sur eux-mêmes.
Voilà qui soulève tout de même une question importante : y a-t-il des circonstances où la résistance est nécessaire, voire, commandé de Dieu? La réponse est oui. Alors, quelles sont les circonstances où l’Écriture nous commande de résister?
Ç’a pas de bon sens (Rom 13)
Lorsque l’apôtre Paul adresse la question de la soumission aux autorités séculières en Romain 13, il est tout à fait conscient que les magistrats romains ignorent tout de l’Écriture et exercent ce pouvoir en s’appuyant sur les lois romaines. Ce qui surprend encore plus, c’est que l’apôtre dit de ces magistrats qu’ils sont des « serviteurs de Dieu » = diakonos (v 4) et des « ministres de Dieu » - leitourgos (v 6).
Voilà qui entraine de nombreuses questions, à savoir comment est-il possible pour un chrétien de se soumettre en toute chose au Seigneur tout en restant soumis aux gouvernements et aux instances judiciaires de ce monde qui ne reconnaissent pas la seigneurie de Jésus-Christ.
Il y a des situations dans la Bible qui ne semblent pas avoir de bon sens, et pourtant, elles en ont. C’est le cas de Romain 13.
« Brillez comme des flambeaux dans le monde » Lettre de Paul aux Romains (Séance 85)
La foi ne peut se résumer que par des actions d’obéissance à Dieu comme il nous plait généralement de le penser. La foi c’est aussi la décision de ne pas agir, de se retenir et de choisir de ne rien faire qui pourrait offenser la volonté de Dieu. Il faut beaucoup plus de foi pour choisir de garder le silence que de murmurer contre les circonstances qui nous sont défavorables.
Il faut énormément plus de foi pour résister à la tentation de maudire car bénir même ceux qui nous persécutent est extrêmement difficile. C’est ainsi que l’apôtre Paul nous instruit en Romain : « Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent; pleurez avec ceux qui pleurent. » (Rom 12 : 14-15)
Il faut beaucoup plus de foi pour être des porteurs de lumière en ce monde corrompu qu’il en faut pour être des rapporteurs de corruption par les murmures qui sortent de notre bouche nous dit l’apôtre dans sa lettre aux chrétiens de Philippe :
« Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d'une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, portant la parole de vie. » (Phi 2 : 14-15)
« Bénissez ceux qui vous persécutent » (Rom 12 : 14-15) Lettre de Paul aux Romains (Séance 85)
La foi la plus virile qui soit ne s’exprime pas dans la colère et les ressentiments envers nos ennemis nous dit l’apôtre Paul en Romains 12, mais par la douceur et la patience dans le cœur de ceux qui savent bénir plutôt que maudire. « 14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. 15 Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent; pleurez avec ceux qui pleurent. » (Rom 12 : 14-15) Il est bien plus facile de montrer la grandeur de notre foi quand on expose l’excellence de nos œuvres, de nos discours, de notre savoir théologique, par nos exploits, nos concerts et nos prodiges miraculeux, mais dans les faits, la foi n’est jamais mieux démontrée qu’en période de persécution où rien de spectaculaire n’est possible, sinon, la persévérance de celui qui endure en silence les mauvais traitements et qui, de sa langue, persévère à bénir plutôt qu’à maudire
La victoire sur la mort par la mort d’un seul : le Christ(Pâque)
Pourquoi les chrétiens célèbrent-ils avec autant d’émotions la mort du Christ? C’est qu’il est ressuscité d’entre les morts. Certes, la naissance de Jésus-Christ est l’affirmation de la fidélité de Dieu à l’égard de ses promesses d’envoyer un sauveur.
Or, ce qui donne à sa venue une pleine pertinence n’est pas tant sa naissance pas plus que sa mort d’ailleurs. En fait, tous les êtres humains naissent et meurt après tout, non? La naissance et la mort du Christ entre dans le cycle normal de la réalité humaine, mais sa résurrection ouvre une porte vers un espoir nouveau qui transcende tous les espoirs de l’homme envers cette humanité brisée par le péché et la bêtise humaine. Jésus-Christ est l’espoir d’un monde nouveau où la mort de l’homme rencontre sa propre mort.
« 1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus. 2 Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux. 3 Et j'entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. » (Apocalypse 21 : 1-3)
En ce qui concerne le Christ, tout, de sa naissance à sa mort et à sa résurrection est porteur de sens, car en Lui est restauré le sens de la vie de l’homme. Il aura fallu la mort d’un seul pour que la mort soir vaincue par sa résurrection.
Pour une intelligence renouvelée en vue d’aimer vraiment Lettre de Paul aux Romains (Séance 84)
Pour aimer vraiment, il faut apprendre à haïr tout ce qui en soi motive la malfaisance. Voilà pourquoi la bienveillance est insuffisante si on n’apprend pas à freiner en nos cœurs ce qui nourrit notre malveillance. Les bonnes intentions d’aimer ne servent qu’à peu de chose si on ne sait mettre un terme aux malformations du cœur et la conscience qui détruisent l’amour.
Dans la Bible, l’amour est bien plus qu’un bon sentiment et immensément plus qu’une bonne intention. L’amour au sens biblique du terme exige une intelligence renouvelée, de la sagesse et le courage de regarder en son propre cœur ce qui le corromps par de misérables attitudes.
« 8 Ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi. 9 En effet, les commandements : Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu'il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 10 L'amour ne fait point de mal au prochain : l'amour est donc l'accomplissement de la loi. » Romain 13 : 8-10
• Avoir les idées claires : l’une des raisons pour laquelle le chrétien doit mieux connaitre qui est Dieu dans son essence est pour lui donner le discernement spirituel qui lui permettra d’avoir les idées claires au cœur des tumultes que cette vie amène.
• Mystère de Dieu : puisqu’on ne peut saisir la totalité de qui est Dieu dans son essence, il faut donc apprendre à composer avec le mystère, c’est-à-dire, toutes ces choses qui échappent à notre compréhension.
• La loi de Dieu : les cinq raisons de la Loi de Moise qui permettent de mieux comprendre l’Évangile de J-C.
• Que faire de Mathieu 22 : 37-39 : Est-il possible d’aimer Dieu de toute son âme, de tout son cœur et de toute sa force…
Au menu ce soir: • Attributs communicables et incommunicables de Dieu• La loi de Dieu : expression de la sainteté, de la grâce et l’amour de Dieu
L’amour, un sujet complexe (Rom 12 : 9-10)
Notre poète national, Gilles Vigneau, chantait : « Qu’il est difficile d’aimer ». Vigneau a bien raison, nous vivons dans un monde qui aime parler d’amour et pourtant, c’est la haine et la violence qui accaparent une bonne partie de l’espace médiatique et qui nourrissent sans cesse nos inquiétudes. Et si la crainte de l’Éternel était justement ce qui manque à ce monde de plus en plus chaotique? Car si la crainte de l’Éternel est le début de la sagesse, l’absence de la crainte de l’Éternel est le début du chaos.
Selon l’analogie de la foi (Rom 12 : 6-8)
Nous vivons dans une période de l’histoire où l’homme, ayant délaissé l’idée d’un Dieu créateur qui dirige ses pas par l’instruction de Sa Parole, se retrouve abandonné aux sentiments de son cœur. C’est ainsi que l’homme qui abandonne la crainte de l’Éternel au nom de la raison en vient lui-même à perdre la raison car la raison de l’homme sans Dieu ne reconnait plus le sens des choses raisonnables qui le concerne en son cœur. C’est ainsi que l’homme dirige sa vie en phase avec le dicton de Blaise Pascal : « le cœur a ses raisons que la raison ne connait point ». Le cœur de l’homme est une mauvaise boussole qui le conduit sur la mer agitée des émotions les plus instables. Le cœur égaré de l’homme l’entraine à suivre la voie de ses sentiments qui l’instruisent à l’idée que la vérité n’a d’autres dogmes à suivre que les élans impétueux de ses ressentis. Je suis ce que je ressens, voilà ma voie, voici ma vérité. Le christianisme invite l’homme à faire marche arrière, à renoncer à ses propres voies et « retourner à l’Éternel qui aura pitié de lui », ce Dieu qui pardonne son iniquité et qui dirige ses pas vers des voies droites. « 12 Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis; 13 et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse. » Héb 12 : 12-13 Si le cœur de l’homme l’égare l’œuvre de Dieu en son cœur le restaure à la vraie vie. Le problème de l’homme n’est pas qu’il ait un cœur mais plutôt quelle est la source qui dirige son cœur. Voilà pourquoi l’apôtre Paul invite les chrétiens de Rome à faire toute chose « en analogie à la foi. » Servir Dieu dans l’église, oui, mais en évitant d’écouter son cœur qui embourbe le droit chemin de la volonté de Dieu. Aime le Seigneur et honore Sa Parole plus que ta propre parole, et ton cœur se réjouira en manifestant la joie d’appartenir à Dieu.
Nous vivons dans une monde où l’homme est sans cesse stimulé à se procurer tout ce qu’il y a de nouveau sur le marché. La recherche du bonheur est une quête incessante qui nous pousse à consommer et se divertir même au prix le plus élevé quelques fois. De même, qui n’a jamais perdu un objet précieux, un bijou de grande valeur, un portefeuille et ses cartes de crédit, voire, un objet qui représente beaucoup à nos yeux? Et quel état de panique anime une maman qui perd son enfant dans un endroit public? C’est sans contredit la valeur de l’objet perdu qui déterminera l’intensité de notre recherche. Certains cherchent la richesse, d’autre le bonheur, mais toi, que cherches-tu?"35 Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples; 36 et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l'Agneau de Dieu. 37 Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. 38 Jésus se retourna, et voyant qu'ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? » Jean 1 : 35-38
L’amour est comme une rivière qui reçoit en amont autant qu’elle donne en aval. Mais le jour où elle dresse un barrage pour préserver ses eaux par crainte d’en manquer, elle cesse d’être porteuse de vie, puis elle meurt asphyxiée par ses eaux stagnantes, qui l’étouffent. Désormais, ses eaux débordantes ravagent et détruisent ses berges par l’afflux de ses boues malodorantes dont on se tient loin. Qu’elle est triste la rivière sur laquelle plus personne ne vogue et aux abords de laquelle on ne s’y repose plus et qui n’attirent plus ceux qui aimaient jadis s’y retrouver!Si ta rivière ne laisse plus couler en son lit que des effluves d’amertumes et qu’autour de toi n’est qu’un grand vide, alors, brise le barrage et libère les eaux empoisonnées. Tu verras la vie revenir avec ses couleurs et ses odeurs de joies qui jadis faisaient ton bonheur. Pour être aimer en cette vie, il faut savoir aimer. « Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien. Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques. » (Rom 12 : 9-10)
Au menu ce soir : • Si comme Malachie l’affirme, notre Dieu ne change pas : « Car je suis l'Éternel, je ne change pas. » (Mal 3:6) quel impacte cette vérité devrait avoir sur ta vie de tous les jours.• La suprême importance de la doctrine de l’inhérence de l’Écriture. Mine de rien, cette doctrine est sans aucun doute l’une des plus importante de la Bible. Elle constitue le socle sur lequel repose ta foi.
Au menu ce soir : • Un Dieu inconnaissable voire, incompréhensible?• L’Aséité de Dieu : Dieu existe de par lui-même Une solide théologie biblique est au chrétien ce qu’une solide fondation en béton est à une maison. On ne commence jamais la construction d’une résidence par le toit et les fenêtres ou par la décoration et l’esthétisme du lieu mais on creuse d’abord autant que nécessaire pour couler un solage en béton très solide qui assurera la stabilité de l’édifice pour longtemps. La doctrine de Dieu est sans contredit le fondement le plus important de ta vie chrétienne. Ne te donne pas tant de peine à investir dans la parure et l’esthétisme spirituel car au jour du malheur, tout ça partira au vent. Approfondis plutôt ta connaissance de Dieu car au jour du malheur, cette connaissance te permettra de résister aux tempêtes les plus rudes que la vie amène.
Au menu ce soir : Si Dieu n’était que souverain ça ne changerait presque rien dans nos vies car sa souveraineté ne serait rien de plus que l’affirmation de son pouvoir et sa toute puissance sur toute chose. Mais la bonne nouvelle est que Dieu ne se fait pas connaitre que par l’expression de sa souveraineté, il est aussi ce Dieu qui veille sur nous et qui intervient par sa providence. Oui, Dieu est là, il veille et prend grand soin de ceux qu’il aime.
Au menu ce soir : • Souveraineté de Dieu et transcendance divine.• La souveraineté de Dieu dans une étude de John Piper.• Mes pensées sont au-dessus de vos pensées. (Esaïe 55)
Au menu ce soir :La souveraineté divine est l’expression d’un Dieu qui œuvre dans l’histoire humaine selon un dessein très précis que rien en ce monde, pas même les pires chaos ne sauraient affecter, voir, empêcher.
Dans l’attente (Rom 15 : 4-6)
Parmi les bons fruits de la vie chrétienne il y a la patience, la consolation et l’espérance que produit l’Écriture.« 4 Or, tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l'espérance. 5 Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d'avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, 6 afin que tous ensemble, d'une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. »
Les dons spirituels (Rom 12 : 6-8)
Dans l’univers évangélique, les dons spirituels logent à la frontière des ambiguïtés qui alimentent quelques fois les débats les plus acrimonieux. C’est bien parce que de nombreux chrétiens puisent obstinément en ces dons l’identité de leur démarche de foi que d’autres, excédés par les débordements possibles d’une telle exubérance préfèrent s’en tenir aussi loin que possible. Or, la vérité en ces choses n’est pas dans le refus pas plus qu’on ne la retrouve dans la recherche de l’équilibre entre ces deux postures qui s’excommunient mutuellement. En théologie biblique, l’équilibre entre deux positionnements n’est jamais la garantie du triomphe de la vérité, c’est le retour et la soumission à l’autorité de l’Écriture qui seule assure cette victoire. C’est l’Écriture qui pose les fondements et les limites de la saine pratique des dons spirituels car autrement, on ouvre la porte aux pires dérives. Mais aussi, en étudiant sérieusement les dons spirituels ainsi que la place et l’importance que les apôtres accordaient à leur pratique, l’Église locale s’en trouvera certainement enrichie pour la seule Gloire de Dieu. À quoi bon se parler de l’importance des dons spirituels dans l’Église locale si au bout de l’exercice, on n’a pas encore compris que la raison même de ces dons est de faire de chacun de nous des serviteurs et non des maitres
En 1 Corinthiens 2 : 9-11, l’apôtre Paul parle de la grâce de Dieu qui lui fut accordée pour accomplir sa part dans l’œuvre de Dieu. Voilà qui nous ramène à l’importance de l’humilité car dans les faits, l’humilité consiste à servir selon la part de grâce qui nous est accordée sans chercher à marcher dans une vocation qui n’est la nôtre. De plus, l’humilité consiste aussi à reconnaitre la vocation que Dieu accorde selon cette même grâce aux autres membres du Corps de Christ. Si la grâce de Dieu ne connait pas de limite quant à la révélation de l’amour de Dieu en Jésus-Christ, elle ne se résume pas pour autant qu’à l’œuvre du salut. Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul nous traite de la grâce en tant que faveur (charisme) accordée de manière différente pour chaque membre du Corps de Christ. Autrement dit, ici la grâce est donnée dans la mesure qui convient à l’appel de chacun. Voilà pourquoi cette grâce est donnée dans les limites de la fonction qui nous incombe, sans plus.« 3 Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. 4 Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, » Romains 12 : 3-4 En lisant attentivement ce texte, nous comprenons qu’en ce qui concerne les différentes fonctions, la grâce est davantage un « charisme » qui convient aux nécessité de l’appel que Dieu nous accorde. Ce n’est donc pas un principe d’égalité qui convient à la description des vocations dans l’Église mais un principe de complémentarité
Au menu ce soir : Le caractère, la fidélité et la souveraineté de Dieu sont pleinement révélés dans ses œuvres. C’est ainsi que l’on découvre par la promesse de la Nouvelle Alliance de Jérémie 31 l’expression de la fidélité de Dieu et la démonstration de sa souveraineté sur l’histoire de l’homme.
"Nous formons un seul corps en Christ" (Rom 12 : 5)
Si tu veux comprendre mieux comment devrait fonctionner ton église, regarde comment fonctionne ton corps, tout est là. Le corps humain est l’image que l’apôtre Paul utilise pour décrire le Corps de Christ en Romain 12. Depuis la tête jusqu’aux extrémités de tous tes membres tout est une affaire de bonne coordination.« 4 Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, 5 ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. » Romain 12 : 4-5 L’église est une structure complexe qui réunit des personnes différentes appelées à une même communion et ce malgré la diversité des fonctions qui sont départies à chacun. Le défi de l’unité nécessaire à la réussite d’une église n’est pas pour autant dans l’uniformité mais dans la complémentarité de tous ceux qui la composent. L’aventure est un défi colossal car tous ceux qui sont appelés à protéger cette unité sont aussi sujets à cette fâcheuse inclinaison querelleuse qui souvent gâche tout. Voilà pourquoi l’apôtre Paul pose comme première condition à l’unité : l’humilité. Non pas l’humilité que j’exige de l’autre à mon égard, mais l’humilité que je dois à l’autre. L’unité que je dois protéger avec ceux qui sont appelés à cette même œuvre dans ma communauté de foi locale. En Philippiens 2, l’apôtre dira avec force :« 1 Si donc il y a quelque consolation en Christ, s'il y a quelque soulagement dans la charité, s'il y a quelque union d'esprit, s'il y a quelque compassion et quelque miséricorde, 2 rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. 3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. 4 Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. »
Unité des Saints Romains 12 : 3-8,
Ce qui qualifie le chrétien pour le service dans l’église locale ne relève pas d’abord de ses dons et son appel, fussent-ils de la plus haute nécessité pour l’avancement de l’œuvre de Dieu. Ses compétences, ses connaissances seront sans valeur si celui qui se croit appelé n’est pas brisé. Non pas seulement brisé par les épreuves douloureuses de sa vie, mais brisé par l’amour et la grâce de Dieu qui l’appelle malgré son cœur tortueux.Ce n’est pas parce que nous sommes assurément compétents que Dieu nous adresse une sainte vocation mais parce qu’il nous a fait grâce pour toutes nos fautes. Or, celui dont le cœur n’est pas rempli de reconnaissance pour le pardon dont il est l’objet de la part de Dieu n’aura que ses compétences pour faire valoir l’évidence de son appel, d’où son échec. C’est pourquoi lorsque la question des rôles dans l’église est adressée en Romains 12 : 3-8, l’apôtre ne commence pas par l’énumération des exigences et des compétences académiques qui s’y rattachent, mais par l’attitude du cœur qui s’élève d’abord au-dessus de toutes les autres nécessités : l’humilité. « 3 Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. »On ne dira jamais assez à quel point l’unité des Saints dans l’église locale ne relève pas de la simple bonne intention mais de l’humilité qui, dans le cœur de tous et chacun, élèvent une sainte reconnaissance pour les vocations qui sont donnée à tous ceux qui forment le Corps de Christ.
Revêtir des sentiments modestes (Rom 12 : 3-5) L’Orgueil c’est un « Sentiment exagéré de sa propre valeur, une estime excessive de soi-même qui porte à se mettre au-dessus des autres. » On peut ajouter à cette définition du dictionnaire que l’orgueil est également une forme d’aveuglement qui nous contraint à refuser obstinément de reconnaitre nos défauts.En Romains 12 : 3, l’apôtre Paul aborde ce problème avec force et persuasion en affirmant : « je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. » Cette exhortation va bien au-delà du simple bon conseil, l’humilité est l’empreinte et la posture même de celui qui appartient à Dieu. L’apôtre ne fait pas que suggérer de « revêtir des sentiments modestes », donc d’être humble, il nous contraint à adopter cette posture sans laquelle l’œuvre de Dieu dans le Corps de Christ sera lourdement affectée. Ensuite, aux versets 4 et 5, l’apôtre explique la raison pour laquelle l’humilité est nécessaire dans le Corps de Christ "Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres," Évidemment, il est beaucoup simple d’être orgueilleux que d’être humble car l’orgueil n’est pas une attitude naturelle à l’homme mais une force de la nature qui s’impose en son cœur malgré lui. C’est d’abord chez l’autre que l’on aperçoit ce terrible défaut car pour l’apercevoir en son propre cœur, il faut beaucoup, mais vraiment beaucoup d’humilité. Or, puisque l’homme n’est pas naturellement humble, il se peut que la prison de l’orgueil le retienne toute sa vie sans ce dernier en est pris pleine conscience. Mais que veut dire être humble, c’est ce que nous essaierons de comprendre ce dimanche lors de la prédication
Au menu ce soir :* La Sainte trinité d’après la Confession de foi Baptiste de Londres (1689) * La question du Saint-Esprit : Une des grandes confusions du monde évangélique relève d’une mauvaise compréhension du rôle du Saint-Esprit dans l’Église. * La connaissance de Dieu : L’Écriture affirme à plusieurs reprises que le but ultime du la nouvelle Alliance en Jésus-Christ est la connaissance de Dieu dans une dimension que l’Ancienne Alliance ne pouvait accorde
Au menu ce soir :* Si la crainte de l’Éternel est le début de la sagesse, l’abandon de la crainte de l’Éternel est le début de la paresse, spirituelle. * Si je me contente d’avoir de Dieu une connaissance approximative, j’aurai donc aussi un amour, un respect et un regard approximatif de sa volonté. C’est aussi pourquoi je proclamerai un Évangile tout aussi approximatif que la connaissance approximative que j’ai de Dieu.
Au menu:
Le renouvellement de l’intelligence (Rom 12 : 1-3)
Le renouvellement de l’intelligence que propose l’apôtre Paul en Romains 12 n’a pas pour objectif de faire de chacun de nous des hommes et des femmes surdimensionnés possédant les pouvoirs rayonnants extraordinaires. L’œuvre du salut n’a d’autre but que de restaurer en nous une pleine humanité tel que le dessein de Dieu le désir depuis le commencement.Mais voilà, l’Église de notre temps se laisse aisément entraîner dans les modes invasives du présent siècle mauvais où l’homme est invité à se projeter dans ses rêves. Tout en ce monde nous dit qu’on ne doit pas se satisfaire de la vie ordinaire car l’attrait des expériences extrêmes ajoute à cette vie les assaisonnements du bonheur. Les chrétiens préfèrent les expériences spirituelles intenses à l’étude et la méditation profonde de l’Écriture car en ce monde, tout est question d’expérience.En lisant ce texte de Romains 12 : 3, on découvre tout à coup une autre tournure qui nous invite à la sobriété. « 3 En vertu de la grâce que Dieu m'a faite, voici ce que je dis à chacun d'entre vous : ne soyez pas prétentieux ; n'allez pas au-delà de ce à quoi vous devez prétendre, tendez au contraire à une sage appréciation de vous-mêmes, chacun selon la part que Dieu lui a donnée dans son œuvre régie par la foi. » SemeurLe but du renouvellement de l’intelligence ne vise pas de faire de nous des chrétiens plus rayonnants et spectaculaires mais de nous reconnecter sur la volonté de Dieu qui clairement en ce texte est une invitation à vivre notre humanité en toute humilité et sobriété.
Le siècle présent (Rom 12 : 1-2) Lorsque l’apôtre Paul exhorte les chrétiens de Rome à ne pas se « conformer au siècle présent », que veut-il exactement dire? Les chrétiens sont-ils appelés à s’exclure du monde en adoptant des pratiques à contre-courant des valeurs du siècle dans laquelle ils vivent? Et si oui, comment cela peut-il se vivre?Puisqu’on ne peut faire autrement que de vivre dans le siècle présent qui le nôtre, comment appliquer cette exhortation dans notre vie de tous les jours? C’est ce que nous verrons ce dimanche dans la prédication du dimanche de l’Église En Chemin.
C’est une excellente chose de savoir que le Christ vit en nous par le miracle de la nouvelle naissance. La question fondamentale que cette réalité spirituelle amène est la suivante : est-ce à dire pour autant que cette présence du Christ en nous triomphe de l’impact des misères que cette vie nous impose?Est-ce que la vie du Christ par les richesses de sa Parole prend le dessus sur les désagréments de cette vie ou est-ce les désagréments de cette vie qui nous maintiennent esclave des états d'anxiétés qu'ils entrainent?
La vitalité nécessaire à une vie chrétienne en santé ne peut reposer que sur l’acquisition d’une bonne théologie. Ils sont nombreux les chrétiens qui s’éteignent à petit feu parce que rien de ce qu’ils vivent ne stimule leur appétit de Dieu. On peut fréquenter la meilleure des églises et mourir de soif et de faim. Comment est-ce possible?Parce que la vitalité spirituelle ne se résume pas à la seule quantité d’informations justes et vraies mais à l’expérience concrète de la foi que cette connaissance est supposée produire en nos cœurs.Le psalmiste s’exprime ainsi en disant : « Comme une biche soupire après des courants d'eau, Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant… » (Ps 42 : 2-3) Bien qu’une juste information théologique soit un éclairage indispensable sur le chemin qui mène à la vie, elle ne doit pas remplacer l’exercice de la foi par lequel croyant est confronté à son besoin de dépendance de Dieu.
1) La prière n’est pas le moyen d’obtenir ce que nous voulons, mais le moyen de devenir ce que Dieu veut que nous soyons.a. L’expérience d’Ésaïe le prophèteb. L’expérience du roi David2) Prière et réveil dans la Bible et l’histoire de l’Église
1) Prière, délivrances et guérisons2) La prière éclaire un chemin tout tracé3) Prière et inquiétudes
« Voilà ce que fera le zèle de l'Éternel » (Es 9 :7)
Ce qui importe avant tout n’est pas tant de savoir si Jésus est né le 25 décembre ou non, ce qui importe vraiment est de savoir que Jésus, le Fils de Dieu est effectivement né. Voilà pourquoi il est absolument nécessaire de commémorer cet évènement qui dépasse de loin l’importance du jour précis où ce moment s’est produit dans l’histoire. Ce dont il est surtout question, c’est de la fidélité de Dieu à accomplir ce qu’ont annoncé les prophètes :« 6 Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. 7 Donner à l'empire de l'accroissement, Et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, L'affermir et le soutenir par le droit et par la justice, Dès maintenant et à toujours : Voilà ce que fera le zèle de l'Éternel des armées. » Ésaïe 9 : 6-7
« Un sacrifice vivant » (Rom 12 : 1-2)
Dans l’Ancienne Alliance l’agneau offert comme sacrifice d’expiation pour le péché du peuple était mis à mort sur l’autel des holocaustes. De plus, l’animal sacrifié devait être sans défaut pour être agréé de Dieu. Mais dans la nouvelle Alliance, Jésus-Christ est l’Agneau qui enlève le péché du monde une fois pour toute. Voilà pourquoi en Romains 12 : 1, il est plutôt question de « Sacrifice vivant » plutôt que mort.« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu »Mais il y a plus encore. L’apôtre Paul mentionne que l’offrande de notre corps à Dieu est non seulement un sacrifice vivant mais qui plus est, il est saint et agréable devant Dieu. Pourtant direz-vous, nos vies sont loin d’être parfaites, saintes et pleinement agréables. Comment Dieu peut-il nous regarder dans cet état de perfection et de sainteté?
Le renouvellement de l’intelligence (Rom 12 : 1-2)
La connaissance de la volonté de Dieu dans la nouvelle alliance ne relève pas de la révélation spéciale mais du discernement que produit le renouvellement de l’intelligence de l’homme régénéré par sa communion dans la Parole de Dieu. Cependant, la connaissance de l’Écriture ne suffit pas si elle se restreint qu’à la seule maitrise d’une juste information.Or, ce n’est pas l’acquisition de la juste information théologique qui transforme (metamorphoo = transfigurer) le cœur de l’homme mais le renouvellement de son intelligence. Cela a pour effet que cette nouvelle information cessera de n’être que des mots en vue de siéger en la conscience de l’homme régénéré pour éveiller en lui le discernement des choses de l’Esprit de Dieu.La conscience nouvellement meublée de la Parole de Dieu retrouve sa sensibilité aux choses qui appartiennent à la volonté de Dieu. Et voilà que cette précieuse volonté de Dieu se discerne d’elle-même dans la conscience pour rendre « heureux celui dans le cœur duquel il n’y a point de fraude. » Psaume 32 :2.Ainsi donc, le renouvellement de l’intelligence ne sert pas à me rendre plus intelligent que mes semblables, il ne fait que renouveler mon entendement par l’Écriture afin qu’en ma conscience je puisse apprécier la volonté de Dieu : « ce qui est bon, agréable et parfait. »« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Romains 12 : 2
La puissance des mots (Mat 8 : 5-13)
Le centenier Romain avait compris mieux que quiconque en Israël qui était ce Jésus qu’on disait être le Messie. Or, son expérience avec Jésus ne relève pas d’un savoir théologique exhaustif mais d’une démarche qui venait d’un sentiment d’urgence. Son serviteur qu’il aimait était gravement malade et seul Jésus pouvait le secourir. C’est alors que le centenier dit à Jésus : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. »
Dieu a-t-il rejeté son peuple?
Comment expliquer que la majorité des juifs issus de la postérité d’Abraham ait rejeté le Messie tant attendu? Est-ce à dire que Dieu a rejeté son peuple? À cette question l’apôtre Paul répond non car dit-il; « De même aussi dans le temps présent il y a un reste, selon l'élection de la grâce. Or, si c'est par grâce, ce n'est plus par les œuvres; autrement la grâce n'est plus une grâce. Et si c'est par les œuvres, ce n'est plus une grâce; autrement l'œuvre n'est plus une œuvre. » (Rom 11 : 5-6)Le salut est une grâce, sans plus. Il ne dépend pas de l’appartenance ethnique, pas plus qu’il ne dépend de la bonne croyance et des œuvres bonnes, il est une grâce du début à la fin. La question la plus fondamentale ici est qu’en est-il de toi? Il se peut que ta vie chrétienne ne soit pas à la hauteur de tes ambitions parce que rien de ce que tu prévoyais ne s’est passé comme tu l’imaginais au départ. Tu es peut-être profondément déçu de ta vie chrétienne parce que les problèmes se sont accumulés, les faiblesses et la paresse ont souvent prit le dessus sur tes bonnes intentions.S’il t’arrive de te poser cette question : Dieu me rejette-t-il parce que je ne suis pas à la hauteur de ses attentes? Une fois de plus la réponse est que ce qui garantit ton salut ne repose pas sur tes épaules, sur tes œuvres et tes réussites mais sur la grâce de Dieu. Du seul fait que tu lui appartiens, nul ne peut te ravir de sa main.
La grâce scandaleuse de Dieu
Tous les chrétiens aiment la grâce de Dieu parce qu’elle fait découvrir l’amour véritable et le pardon inconditionnel de Dieu. Mais ça, c’est en surface car une connaissance très précise de cette doctrine suscite parfois la colère de l’homme. Même s’il est difficile d’expliquer pourquoi, dans les faits, l’homme déteste la grâce lorsqu’il saisit ce qu’elle implique vraiment. Mais non me direz-vous, j’aime la grâce de Dieu. Ah oui, VRAIMENT?Il y a une chose qu’il faut comprendre à tout prix concernant la grâce de Dieu, c’est qu’au-delà du salut qu’elle m'offre, la grâce de Dieu rejette de mon chemin toute bonne intention d’homme, toute réussite et toute œuvre bonne qui fait violence à la Gloire de Dieu. La grâce de Dieu maudit tout ce que je présente à Dieu en vue de me créer un espace où je peux étaler l’état de mes performances spirituelles. La grâce de Dieu agresse en moi le vieil homme en quête de gloire et de reconnaissance.L’homme déteste la grâce parce qu’elle ne tient compte d’aucune de ses bonnes œuvres qu’elle regarde comme de la boue (Phi 3). Il y a ici quelque chose de tout de même effrayant à accepter. NON! Pour aimer la grâce de Dieu dans toute sa vérité, je devrai apprendre à ne plus jamais tirer ma gloire de quoi que ce soit de bien que je fais selon la volonté de Dieu. La grâce de Dieu m’interdit d’usurper cette gloire qui seule appartient au Dieu trois fois saints.L’homme même sauvé par la grâce de Dieu est ainsi fait que sa condition pécheresse active en lui un mécanisme par lequel il veut prouver sa valeur par ses réussites? Il réside en nos cœurs cette motivation puissante et permanente qui nous pousse à réussir les choses pour être remarqué des hommes. Au prix de bien des sacrifices nous sommes prêts à tout pour être reconnu et admiré. On appelle cela : l’idolâtrie.
« Quiconque croit en lui ne sera point confus » (Rom 10 : 9-15)
Est-il possible d’être dégagé une fois pour toute de la confusion qui nous tient dans l’incertitude quant au salut? La réponse de l’apôtre Paul est très claire, OUI. Et voici comment y arriver? Dans l’Alliance de la grâce en Jésus-Christ, le salut repose sur l’unique fait de croire au Seigneur pour que disparaisse la confusion. « Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut, selon ce que dit l'Écriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus (déshonneur, disgrâce). » Rom 10 : 10-11
Au menu:
La prière ne compense pas le manque ou la négligence de l’instruction biblique.
Que veut dire prier par l’esprit selon l'affirmation de l’apôtre Paul en Éphésiens 6 : 18 : « Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints.
Au menu :
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Le combat spirituel (Éph 6: 10-12)
Au menu du jour :
Le combat spirituel fait partie de la vie du chrétien du jour 1 de sa nouvelle naissance jusqu’à sa mort. Ne pas combattre les ruses du diable, c’est accepter les conséquences désastreuses que cette inertie spirituelle entraine dans son sillon. Alors, qu’est-ce que le combat spirituel et comment mener ce combat de la bonne manière?
La prière et l’authenticité
Ce n’est pas ce que nous laissons paraitre à la vue de tous qui montre notre vraie richesse spirituelle mais ce que nous vivons dans « le lieu secret » de la prière, loin des regards. C’est dans ces lieux secret sous terre, imperceptibles aux regards, que l’arbre à l’authentique feuillage puise sa force et la nourriture nécessaire à sa vitalité. L’authenticité est un fruit des profondeurs sinon, il n’est qu’hypocrisie.
Est-il judicieux de rechercher l’authenticité dans notre parcours de foi? Doit-on se dire que puisse que nous sommes pécheurs, on ne doit rien attendre de mieux que les fruits du désespoir qui ne mènent à rien? Dans le chapitre 6 de l’Évangile de Mathieu Jésus amène une instruction qui ouvre une voie vers un peu plus d’authenticité dans notre vie chrétienne. Voyons un peu :
« Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » Mat 6 : 5-6
Tout comme l’arbre en santé produit de bons fruits pour ceux qu’il nourrit, ainsi sont les fruits de l’Esprit (Gal 5 : 22) qui naissent dans les racines profondes de notre communion secrète avec Dieu.
« Que toute bouche soit fermée »
Le salut par la grâce de Dieu s’obtient par la justice de la foi et non par la justice de la Loi. À première vue, on pourrait croire que cette idée apparait dans le Nouveau-Testament comme une nouveauté. Or, il n’en est rien, l’intention de Dieu de sauver l’homme par sa grâce imméritée prend racine dans l’Ancien-Testament.
Mais si le salut par grâce est la suprême intention de Dieu, alors pourquoi a-t-il donné la Loi par Moïse? La réponse de l’apôtre Paul est sans équivoque en Romains 3 : 19-20 : « Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché. »
La Loi décrite en 2 Corinthiens 3 : 6 : comme la lettre qui tue est le Verdict légal et final de Dieu qui prononce contre le pécheur son arrêt de mort. « Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie. »
C’est une très mauvaise nouvelle d’apprendre notre condamnation à mort sans droit d’ouvrir même la bouche pour se défendre. Mais l’œuvre de la grâce de Dieu nous rouvre la bouche à nouveau pour élever une action de grâce car la vie de l’Esprit de vie en J-C nous ramène à la vie nouvelle. Au final, c’est en acceptant la justice de la Loi qui nous condamne à mort que nous retrouvons la vie par l’acquittement éternel de notre péché. Reconnaissez-vous coupable devant Dieu pour vos fautes et réjouissez-vous d’être gracier pour l’Éternité.
« Une lumière venant du ciel » (Actes 26 : 13)
Tout au long de notre vie chrétienne, on se construit un confort qui nous semble répondre minimalement aux nécessités de l’œuvre de Dieu. Rien n’est jamais tout à fait clair mais comme tous nos frères, on donne le meilleur de soi-même. Notre espoir est qu’un jour Dieu nous dise : « bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître».
Et comme notre réputation dépend essentiellement de l’ensemble de nos réussites, on devient protecteur de l’héritage que nos bonnes œuvres nous ont permis d’acquérir pour notre plus grande gloire, ô pardon, pour la seule et unique gloire de Dieu.
Puis il arrive, comme cela est arrivé à l’apôtre Paul d’emprunter le chemin de Damas ou Jésus se présente à nous par l’éclat d’une vive lumière qui nous jette par terre à tout jamais. « Une lumière venant du ciel, et dont l'éclat surpassait celui du soleil. » nous rapporte l’apôtre en Actes 26. Une lumière si vive que nous en perdons la vue. Une lumière déroutante qui nous fait quitter le chemin où nous étions, un chemin qui nous sécurisait par l’usage d’un confort pleinement acquis.
Cette troublante expérience est aussi la nôtre par la découverte soudaine de la justice de Dieu qui un jour vient mettre en mille miettes notre justice propre par l’épreuve d’une mise en lumière qui surpasse tout. Nous qui pensions si bien faire pour Dieu, qui étions si vaillant et certains d’être juste dans toute notre conduite, nous voici par terre, aveuglé et impotent, puis dirigé vers la main bienveillante d’un simple disciple, un Ananias, cet inconnu si aimable, tel un envoyé de Dieu..
Pour que cette vie chrétienne soit pleinement significative, on doit laisser Dieu y mettre sa puissante lumière, autrement, nous restons esclave d’une justice qui nous égare dans les méandres de nos bonnes intentions.
"J'ai souaf" Ce dimanche à l’Église En Chemin nous recevons Samuel Plante, alias Sam’Parle. Depuis le tout début de son existence il y a trois ans, l’Église En Chemin a choisi de mettre à part un pourcentage de ses revenus annuel pour soutenir l’effort d’évangélisation ici même au Québec. Voilà pourquoi dimanche le 16 octobre nous recevons Samuel Plante qui nous partagera la Parole de Dieu et nous présentera son ministère d’évangélisation bien connu ici au Québec.
L'évangile en Québécois, par un Québécois pour des Québécois! Sam’Parle est un projet dédié à offrir du contenu audiovisuel biblique, authentique et ludique sur la foi chrétienne par l’entremise d’un communicateur chrétien et créatif du nom de Samuel Plante.
Notre mission est de mettre en relation la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et le cœur des Québécois. Nous cherchons à rejoindre les Québécois francophones croyants et non-croyants de tous les âges avec des vérités drôlement spirituelles!
Le zèle pour Dieu, mais sans intelligence
On ne marche pas avec Dieu selon ce qui nous paraît juste et ce même si notre démarche est inspirée des meilleures intentions du monde. Ce n’est pas non plus à l’homme de créer les conditions sur lesquelles reposent sa relation avec Dieu. Et en ce qui concerne l’acquisition du salut, c’est Dieu qui sauve le pécheur en vertu d’une justice qui est sienne.
C’est précisément ce problème de l’égarement du peuple Juif que l’apôtre Paul expose en Romain 10 : 2-3 lorsqu’il est dit : « Je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence : 3 ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. »
Ce peuple appelé de Dieu comme témoin privilégié de Dieu parmi les nations n’a pas connu la justice de Dieu et de fait, a établi sa propre justice. Ce qui est troublant dans cette affaire relève du fait que ce peuple, pourtant si près de Dieu, n’ait pas reconnu le Messie promis. Or, ce problème n’est pas seulement celui des juifs, c’est aussi le problème de tous les hommes qui refusant la justice de Dieu, préfère établir sa propre justice.
Ce n’est pas le zèle qui faisait défaut aux juifs du temps de Jésus. Ce peuple profondément attaché à la rigueur de la Loi mosaïque croyait en recevoir un bénéfice salutaire, mais hélas nous dit Paul, c’est précisément ce zèle qui les rendit aveugle à la justice de Dieu.
"Ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés" (Rom 10 : 1)
La grande erreur qui découle de l’incompréhension de la doctrine de l’élection et la prédestination est de croire qu’il s’avère inutile d’annoncer l’Évangile et prier pour le salut des gens qui nous entourent s’ils ne sont pas élus.
Or, l’évocation d’une telle idée est une contradiction avec l’ensemble de la révélation du N-T qui repose essentiellement sur l’importance de l’annonce de l’Évangile en tout lieu sur la Terre. D’ailleurs, qu’a fait l’apôtre Paul devant la résistance des juifs à l’Évangile. Il a prié. « Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés. » (Rom 10 : 1)
L’apôtre a prié pour les gens de sa patrie afin qu’ils soient sauvés. Voilà pourquoi nous aussi nous prions pour le salut de nos familles, de nos amis et les gens de notre nation.
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• Lorsqu’une église perd de vue l’importance prioritaire de la prière, son message ne sera rien de plus qu’une philosophie parmi tant d’autres.
« Tu dois naître de nouveau » (Jean 3:7)
La nouvelle naissance n’est pas une expérience qui ne se limite qu’à l’acquisition du salut mais plus encore, elle est une expérience spirituelle qui nous fait naître dans une nouvelle réalité qui échappe aux appartenances terrestres. Bien que le chrétien demeure un terrien à part entière pour le reste de son pèlerinage ici-bas, il est désormais un citoyen des cieux pour l’Éternité.
Mais comment en arrive-t-on à cette expérience de salut? Est-ce par nos œuvres justes? C’est ce que l’apôtre Paul nous explique dans la seconde section du chapitre 9 de sa lettre aux Romains. Les juifs ont cherché à obtenir cette justice par la stricte observance de la Loi alors que dans les faits, la justice de Dieu s’obtient par la foi seule.
En disant que c’est par la foi que l’homme est sauvé, nous ne disons pas que c’est la foi de l’homme qui le sauve mais plutôt que le salut vient d’une justice qui est donnée sans les œuvres de la Loi. La justice de la Loi s’appuie sur les œuvres de la Loi alors que la justice de la foi est un don gratuit qui provient de la grâce de Dieu.
Rom 9: « 30 Que dirons-nous donc ? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi, 31 tandis qu'Israël, qui cherchait une loi de justice, n'est pas parvenu à cette loi. 32 Pourquoi ? Parce qu'Israël l'a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d'achoppement, 33 selon qu'il est écrit : Voici, je mets en Sion une pierre d'achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus. » Romains 9 : 30-33
Pourquoi m'as-tu fait ainsi ? (Rom 9:20)
Lorsque l’apôtre Paul explique le mécanisme de la souveraineté de Dieu en Romain 9, il nous amène à prendre conscience du réel problème qui est le nôtre : notre résistance à reconnaître sa divine autorité dans l’exercice de sa miséricorde. La rébellion de l’homme depuis la Chute l’entraîne inexorablement à résister à l’ordre établi par Dieu dans sa création. L’homme, depuis Genèse 3, veut être un dieu qui se donne la liberté de juger les actions et les décisions de Dieu suivant une justice qui appartient à sa déchéance.
Marcher avec Dieu en Jésus-Christ est la restauration de cette séparation, c’est réapprendre à réfléchir sur l’existence de l’homme et la création à partir d’une Parole qui sort de la bouche de Dieu. Donc, plutôt de contester avec Dieu en disant : « Pourquoi m’as-tu fait ainsi? », le chrétien apprend à rendre grâce à Dieu pour l’étendu de sa bonté manifestée en sa faveur en Jésus-Christ.
« J’endurcirai le cœur de Pharaon » (Ex 14:4)
Que penser du fait que Dieu semble avoir délibérément endurcit le cœur de Pharaon dans l’épisode de la sortie des enfants d’Israël du pays d’Égypte? Qui de nous n’a jamais été ébranlé à la lecture de ce texte en Exode 10 où il est dit : « L'Éternel dit à Moïse : Va vers Pharaon, car j'ai endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs, pour faire éclater mes signes au milieu d'eux. »
Comment un Dieu qui se décrit comme bon, miséricordieux et compatissant, lent à la colère et qui ne tente jamais personne au mal ait pu endurcir le cœur d’un homme dans l’unique but de faire éclater sa gloire par des « signes au milieu d’eux »? Comment a-t-il pu « susciter Pharaon à dessein pour montrer en lui sa puissance afin que son nom soit publié par toute la terre.? (Rom 9 : 17)
« Y a-t-il en Dieu de l'injustice ? » (Rom 9 :11-18)
Le fait que Dieu est préféré Jacob à son frère Ésaü, donc que Dieu ait usé de son autorité arbitraire quant au choix de celui qui allait entrer dans la descendance de la lignée messianique est-il un acte d’injustice qui viendrait contredire la justice de Dieu puisque Dieu se décrit lui-même comme un Dieu juste.
La réponse que donne l’apôtre Paul en Romain 9 lui est inspirée de l’A-T, c’est-à-dire que l’apôtre puise à même l’histoire d’Israël pour montre de quelle manière Dieu a historiquement choisi ceux qu’il a appelé selon son dessein. Ce que cette affaire nous révèle est que la justice de Dieu n’est pas une justice telle que les hommes la conçoivent mais justice qui leur est étrangère. On pourra bien discourir sur la justesse de la justice de Dieu, voire même, contester avec Lui si on le veut qu’en toute finalité la seule justice qui triomphera est la justice de Dieu.
« Ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (Mat 6 : 4)
Si la prière en église fait partie de la célébration du dimanche, ce n’est pas là que tout se joue. La communion intime où l’on rencontre Dieu dans le secret est tout aussi importante. En fait, la santé spirituelle du chrétien repose sur le juste équilibre entre la communion des saints en Église locale et la communion avec le Père dans le lieu secret derrière la porte close de ta chambre.
L’enseignement de Jésus expose l’importance de la communion intime où le croyant obtient l’oreille attentive de son Père qui est dans les cieux. À trois reprises en Mathieu 6 Jésus nous dit comment obtenir l’attention de Dieu. Or, dans les trois exemples, la discrétion est mentionnée comme l’attitude recherchée qui attire l’oreille du Père à notre requête.
1) D’abord en ce qui concerne nos offrandes bienveillantes pour aider les plus démunis : « 3 Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, 4 afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
2) Ensuite quand nous faisons connaitre à Dieu nos besoins : « 6 Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
3) Enfin, lorsque la situation exige que nous jeûnions : « 17 Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, 18 afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
« Ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » Ce qui se cache derrière ces trois affirmations et de ne pas pratiquer notre justice pour être vus des hommes. On ne devrait pas publier nos bienfaits pour rehausser notre bonne réputation. Ce qui plait à Dieu est de vivre ces choses devant Lui uniquement.
La vie chrétienne implique la nécessité d’appartenir à une communauté chrétienne avec laquelle nous partageons cette foi qui nous est commune. Négliger l’Église, c’est négliger le Christ qui en est la tête et la raison d’être. Mais à la fois, marcher avec Dieu s’inscrit aussi dans un rapport d’intimité qui s’expérimente dans le secret derrière la porte close de notre chambre.
"Voici donc comment vous devez prier" (Mat 9: 6)
Si comme moi vous observez les modes et les courants de pensées qui traversent nos milieux évangéliques, vous aurez sans doute remarqués que la prière est l’un des sujets les moins adressés dans nos églises. Et les réunions de prières elles, les lieux les moins fréquentés. Pourtant, la prière occupe une place prioritaire dans les écrits du Nouveau Testament, ce qui devrait se refléter dans nos églises. Voilà pourquoi il importe de se parler de la prière pour redécouvrir qu’elle est à l’Église ce que l’oxygène est au corps humain. Ce dimanche, nous examinerons ce passage de Mathieu 6 : 9 où Jésus dit : « Voici donc comment vous devez prier. » Pourtant, les disciples à qui Jésus adresse cette instruction savaient prier, la prière faisait partie du rythme des exigences de la religion juive. Mais quelque chose de nouveau arrive, l’Alliance nouvelle qui s’amène changera bien des choses et notamment la prière. Le Notre-Père par lequel Jésus instruit ses disciples sur la prière est bien plus qu’une simple prière, il implique un changement de ton majeur dans la manière avec laquelle on s’adresse à Dieu dans la Nouvelle Alliance.
«J'ai aimé Jacob Et j'ai haï Ésaü.» (Rom 9: 13)
Dimanche 24 juillet 2022
Il y a de ces déclarations dans la Parole de Dieu qui viennent troubler notre doux bonheur spirituel. Pourtant, il ne manque pas de textes qui affirment que Dieu est amour et grâce, que sa miséricorde dure à toujours. Nous aimons ces textes parce qu’ils nous rassurent et nous rappellent que notre Dieu est riche en bonté pour nous. Puis, soudainement nous lisons en Romains 9, 13 un passage qui vient abruptement freiner cet élan par ces mots : « J'ai aimé Jacob Et j'ai haï Ésaü. » Mais comment donc un Dieu d’amour peut-il haïr? Et s’il a haï Ésaü, peut-il m’haïr moi aussi lorsque ma condition pécheresse prend le dessus? Ce genre de trouble vient de ce que notre connaissance de Dieu se limite à une recherche sélective. On veut connaitre et apprécier que ce qui nous semble juste en vue de se donner un environnement spirituel confortable et sécurisant. Or, l’Écriture qui nous révèle ce Dieu trois fois saints n’est pas exactement ce genre de livre. Elle comporte des récits et des doctrines qui troublent nos cœurs parce que le caractère de Dieu est immensément plus complexe que ce que nous en pensons. Dieu effectivement aimé Jacob et haï Ésaü. Connaitre Dieu ne se résume pas seulement à ce qui nous plait. Cela implique aussi de poursuivre notre recherche dans tous les angles de sa personne que sa Parole nous révèle. Si Dieu est amour, il est aussi colère et jugement. S’il fait grâce et se plait à pardonner le pécheur, il est aussi un Dieu juste et droit qui n’accepte aucune autre justice en sa présence que sa justice souveraine en toute chose. Aussi sévère que cela puisse paraitre il ne nous est par permis de contester avec Lui sur ses dogmes éternels : Voilà pourquoi l’apôtre Paul nous rappelle en ce chapitre 9 une déclaration du prophète Ésaïe 45 qui disait : « O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d'argile dira-t-il à celui qui l'a formé : Pourquoi m'as-tu fait ainsi ? » Romains 9 : 20 Il ne nous est pas permis d’adoucir les angles du caractère de Dieu pour le rendre plus présentable aux gens de notre génération. Dieu est Dieu dans tout ce qu’il est selon sa volonté immuable. Si nouvelle Alliance en Jésus-Christ nous révèle la grandeur de son amour et sa grâce. Or, cette nouvelle Alliance n’écarte nulle part la réalité de son jugement contre ceux qui résistent à son offre de salut.
Est-ce à dire que la Parole de Dieu a échoué? (Rom 9 : 6)
Lorsque l’apôtre Paul exprime la tristesse et le chagrin extrême qu’il éprouve à l’idée que des gens de sa famille et son peuple ne soient pas sauvé en Romain 9, il transforme cette peine en intercession au chapitre 10 en disant : « Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés. » Romains 10 : 1
Si donc Paul doit prier pour le salut des Juifs qui appartiennent aux grandes alliances d’Israël, c’est donc que le salut ne provient pas de cette appartenance.
Voilà que cette affaire soulève une question embarrassante : Comment se fait-il que tous les juifs, issus d’un peuple mis à part par Dieu pour y faire naitre le Messie, un peuple héritier des promesses faites à Abraham, un peuple observateur de la Loi de Moise, ne soit pas automatiquement sauvé? Leur mise à part pour cette grande œuvre de Dieu ne devrait-elle pas suffire à les rendre tous éligible au salut?
Or, puisqu’il y a là une question embarrassante, l’apôtre Paul y répond en Romains 9 en reformulant l’idée de la façon suivante : Comment devient-on un vrai fils d’Abraham, un héritier des promesses du salut?
La réponse de l’apôtre commence par ces mots : « 6 Ce n'est point à dire que la parole de Dieu soit restée sans effet. Car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël, 7 et, pour être la postérité d'Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants; mais il est dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité, 8 c'est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité. » Rom 9 : 6-8
La tristesse de Paul (Rom 9 : 1-5)
Y a-t-il une joie plus grande pour l’homme de savoir qu’il a trouvé la paix avec Dieu par le don immérité de la grâce du salut en Jésus-Christ? Y a-t-il une peine plus grande pour ce même homme de voir ceux qu’il aime refuser ce don gracieux du salut? Ce qui est donc pour le chrétien un sujet de joie se trouve à la fois être pour lui un sujet de tristesse. On aura beau chercher une multitude d’explications pour colmater les brèches de cet énorme inconfort qu’il nous faut un jour abandonner le débat entre les mains de notre Dieu souverain.
Or, ce curieux paradoxe émotionnel qui est nôtre n’est pas ignorée dans l’Écriture. Ce chagrin qui nous tient au corps toute notre vie est malheureusement normal bien qu’il entretienne en nos cœur une inquiétude permanente. Voilà pourquoi après qu’il ait abordé la question de l’élection et la prédestination en Romain 8, voici qu’au chapitre 9 l’apôtre Paul exprime sa tristesse extrême de savoir que ses proches ne soient pas sauvés. Oui, Paul éprouvait un chagrin continuel, disait-il aux chrétiens de Rome.
« 1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m'en rend témoignage par le Saint-Esprit : 2 J'éprouve une grande tristesse, et j'ai dans le cœur un chagrin continuel 3 Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, 4 qui sont Israélites, à qui appartiennent l'adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les promesses, 5 et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! » Rom 9 : 1-5
Bien qu’on ne pourra jamais se soustraire à ce chagrin profond et continuel il nous faut sans cesse se rappeler que le message du salut est pour aujourd’hui. Dieu sauve encore aujourd’hui et rien n’est fini pour les gens que nous aimons. Les portes de la grâce de Dieu sont résolument encore ouvertes à quiconque se tourne vers Lui pour être sauvé. En lui, nous avons : « la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. » (Éph 3 : 12)
Nous sommes plus que vainqueur (Rom 8 : 37)
Ce n’est pas l’expression de ta foi qui fait de toi un vainqueur mais l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ qui t’assure la victoire. Ce n’est donc pas de ton expérience humaine dont il est question ici, mais de l’œuvre de Christ à la croix par laquelle tu es justifié, sanctifié et glorifié. C’est en saisissant toute la magnitude de cette vérité, que ton âme entre enfin dans le repos de la foi. C’est alors que tu prends garde de ne plus laissé ton cœur se laisser vaincre par les clameurs et les murmures de l’homme sans espoir pour qui ce monde est l’unique demeure.
Qui nous séparera de l'amour de Christ ?
Lorsque l’apôtre Paul arrive à la conclusion du chapitre 8 de Romains, il pose alors cinq questions :
Vous êtes-vous déjà arrêté un tant soit peu pour réfléchir à l’importance de ces cinq questions dont le contenu vient structurer et certifier votre appartenance à Jésus-Christ? Après avoir esquissé en détail depuis le premier chapitre de sa lettre aux Romains l’état pitoyable de la condition pécheresse de l’homme en Adam, voilà que l’apôtre nous entraine ici dans une toute nouvelle perspective : les rachetés sont innocentés à tout jamais, voire éternellement inaccusable devant Dieu.
Aussi grande est la détresse et la misère du pécheur devant sa perdition éternelle, autant, sinon plus encore est certaine la gloire extraordinaire qui attend celui qui a mit sa confiance en Jésus-Christ. Le texte de Romain 8 : 31-36 constitue le summum de la révélation biblique de l’œuvre de Dieu pour le salut de quiconque croit. Nous voilà inséparable de Dieu.
Car ceux qu’il a connu d’avance… Lettre de Paul aux Romains (Séance 55)
Les cinq maillons de la chaine d’or
Il y a dans l’œuvre salutaire de Dieu bien des choses qui échappent totalement à l’homme. À la lumière des versets 28-30 de Romain 8, il faut reconnaitre que le salut est une œuvre qui transcende complètement celui qui en bénéficie parce que c’est bien au-delà de sa propre existence que cette grâce lui fut accordée. De plus, le salut lui confère une nouvelle vie dans une éternité dont il arrive à peine à en saisir toutes les richesses.
C’est une œuvre qui dépasse de loin le passé de notre existence et qui surpasse d’aussi loin notre réalité future. Voilà pourquoi la question de la prédestination n’est pas une simple préférence doctrinale, elle est d’abord et avant tout un énoncé théologique clairement exposé par l’apôtre Paul en Romain 8 : 28-30
« 28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. 29 Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. 30 Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » Romains 8 : 28-30
L’œuvre du salut par le don de la grâce de Dieu est de loin beaucoup plus riche que le seul fait d’y avoir cru le jour de notre salut. C’est une œuvre qui nous fut imputé avant même notre existence propre et qui se prolonge dans les jours de l’Éternité, là où tout échappe à notre connaissance.
« Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom 8 : 28)
Nous voilà arrivé à ce texte biblique régulièrement cité lorsqu’un malheur survient : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » C’est le genre de verset qu’on utilise pour calmer notre obsession à vouloir toujours mettre notre grain de sel biblique dans le malheur des autres tout en s'esquivant d'une action concrète pour leur venir en aide.
Or, lorsque l’apôtre fait cette affirmation, il ne la présente pas sous forme de promesse dont il faudrait se saisir par la foi, mais sous l’angle du dessein divin qui attend tous ceux qui appartiennent à Dieu, « de ceux qui sont appelés selon son dessein. » Au cœur du malheur, le croyant n’est pas appelé à simplement croire en Dieu mais à croire Dieu. Non par une foi qui fait arriver les choses espérées, mais une attitude foi qui nous attache dès aujourd’hui à ce qui nous arrivera avec certitude selon le bienveillant dessein de Dieu.
L’autre grande richesse de ce texte est que l’apôtre nous fait connaitre la dimension historique de notre salut. Ainsi, Dieu a commencé à prendre soin de toi dans le passé avant même ta naissance, il prend soin de toi dans ton humanité présente, et il assure ton éternité par l’œuvre de la prédestination, la justification et la glorification. Tout ça par grâce. Ce n’est pas un avenir terrestre aux destinées extraordinaires que l’apôtre nous propose ici mais une destinée éternelle sans pareil.
28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. 29 Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. 30 Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » Romains 8 : 26-30
« L’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables »
Au cœur des douloureuses souffrances humaines se trouve tout à coup quelque chose comme un doux rayon de lumière dissipant mes brumes. C’est le soupir inexprimable de l’Esprit de Dieu portant au trône du Père la requête qui vient au secours de ma faiblesse. Car il arrive au chrétien de ne plus savoir comment prier tellement tout son être est fragilisé par l’agonie de sa misère.
S’il y a des moments dans la vie où il nous faut parler, il y a aussi des moments où il vaut mieux se taire devant Dieu et les hommes afin de laisser à l‘Esprit-Saint agir par notre silence malgré le tumulte qui nous agite.
À souvent trop prier en affirmant connaitre l’issue des malheurs qui nous accablent, on se prive peut-être du soutien du plus puissant consolateur qui soit, celui dont l’intersession est sans faute : l’Esprit-Saint. Ce parakletos (avocat) saura mieux que toi demander et plaider devant le Père ce qui est conforme à Sa volonté pour ton bien.
« 26 De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; 27 et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints. » Romain 8 : 26-27
« Jusqu’à quand Éternel? » (Psaume 13)
Souffres-tu aujourd’hui? S’agit-il d’un désordre physique, morale, mental ou même d’un cruel mal de l’âme abyssale? À moins qu’il s’agisse d’un revers de fortune ou le chagrin d’une peine d’amour voire, la rupture d’une amitié précieuse? Mais puisque tu es un chrétien, pourquoi Dieu autorise-t-il une fois de plus que ton cœur s’abime dans les bas-fonds de ces misères si douloureuses?
Combien de fois as-tu crié à Dieu de tout ton cœur tel le psalmiste en disant : « Jusques à quand, Éternel ! m'oublieras-tu sans cesse ? Jusques à quand me cacheras-tu ta face ? Jusques à quand aurai-je des soucis dans mon âme, Et chaque jour des chagrins dans mon cœur ? Jusques à quand mon ennemi s'élèvera-t-il contre moi? Regarde, réponds-moi, Éternel, mon Dieu ! » (Ps 13)
Ce cri du cœur « Jusqu’à quand Éternel » est celui de tous les chrétiens à travers les 20 derniers siècles. L’apôtre Paul nous rappelle que si cette création souffre les douleurs de l’enfantement, « nous aussi nous souffrons » ajoute-t-il en Romain 8 : 23. Oui, nous souffrons également en ce corps de mort qui un peu tous les jours s’épuise à combattre les misères de cette vie.
Bientôt la délivrance finale triomphera des misères continuelles de cette vie mais d’ici-là, encourageons-nous les uns les autres car nous sommes ardemment aimés de Celui qui est « le chemin, la vérité et la vie. » Souvenons-nous seulement que le chemin où Jésus est lui-même passé en fut un de douleur. Si ce chemin fut douloureux, il culmina dans la gloire du Père par la victoire éclatante de son règne.
Une nouvelle Terre et de nouveaux cieux (Es 65)
Lettre de Paul aux Romains (Séance 51)
La Bible est un livre à la fois accessible et complexe dont le contenu s’appui sur divers genres littéraires qui forment sa trame narrative. Essentiellement, on y trouve l’espoir d’une vie meilleure où toutes les formes de bêtises humaines ne seront plus. Elle affirme aussi que cette autre sorte de vie aura lieu sur une nouvelle Terre et de nouveaux cieux.
Qu’est-il possible de savoir de cette nouvelle Terre et ces nouveaux cieux, qu’est-ce que l’Écriture nous en dit? Cela est d’autant si important que ce lieu est notre futur demeure.
La nature au cœur même de la rédemption (Rom 8 : 19-25)
Nous sommes témoins de la nature qui souffre des effets de la folie de l’homme qui, semblable à ce qu’il inflige à ses semblables, ne cesse de la maltraiter. Qu’il s’agisse de l’exploitation outrancières des ressources naturelles à des fins capitalistes, de la pollution de l’air et des océans ou du nombre d’espèces animales et végétales en voie d’extinction, oui, la nature souffre les conséquences du péché de l’homme.
En Romain 8, l’apôtre Paul affirme que la création soupire en attendant le moment où elle « sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'enfantement. » (Rom 8 : 20-22)
Puisque la création aura « part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu », on ne peut conclure qu’il y aura une place pour cette nature restaurée dans la nouvelle création en Jésus-Christ. Voilà qui nous aide à comprendre un peu mieux ce que sera ce lieu où nous habiterons après notre mort.
À l’évidence le Royaume de Dieu ne sera pas un vaste espace où chacun flotte dans le vide sidéral au milieu d’une nébuleuse cosmique aux contours floues. Mais non, nous habiterons un lieu concret rempli de vie, un lieu qui ne connait rien des larmes, de la mort et du péché. Probablement comme un jardin en Eden.
« La gloire à venir qui sera révélée pour nous » (Romain 8 : 18)
L’Écriture mentionne ce moment de l’histoire où l’homme habitait l’Éden dans une félicité exceptionnellement parfaite. À la manière du rayonnement fossile dans l’univers, l’homme garde en sa conscience le souvenir obscure de la gloire de Dieu dont il est privé depuis la Chute. Ne reste plus en son âme que le désir inaltérable de la retrouver un jour. Oui mais, comment, où et quand?
L’homme peut bien s’étourdir pour ne pas trop y penser qu’il gardera toujours en son cœur l’écho lointain de ce paradis perdu. Il sait que quelque chose de grandiose existe au-delà de sa réalité coutumière et cette chose lui manque. D’ailleurs, il passe sa vie à poursuivre ses rêves, à s’imaginer des triomphes glorieux, à espérer le plus grand bonheur par toutes les astuces que cette vie lui offre. Et pourtant, tout ici-bas n’est que partiel, tous ses petits moments de bonheur sont éphémères, souvent même décevants.
Ce qui manque à l’homme, c’est la gloire de Dieu qui jadis était sienne. Mais par Jésus-Christ, le voile est déchiré, la gloire de Dieu lui est a nouveau accessible. Voilà ce qu’affirme l’apôtre Paul en Romain 8 : 18 « la gloire à venir qui sera révélée pour nous. » Cette gloire nous sera un jour donné en héritage dans toute sa splendeur. Même la création nous dit l’apôtre aura « part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. »
Qu’est-ce donc que la gloire? Que pouvons-nous en dire pour le moment? C’est ce que nous verrons ce dimanche à l’Église En Chemin.
À quoi bon souffrir? Lettre de Paul aux Romains (Séance 48)
Aussi vrai que l’arbre le plus solide de la forêt est également celui qui arrive à survivre malgré la violence des vents et les intempéries, autant en n’est-il de celui dont la foi est mainte fois éprouvée par les violences de la vie. Les afflictions le font souffrir mais elles le font surtout grandir. Comme l’arbre, ses racines s’étendent en profondeur vers des lieux secrets d’où il tire sa bonne nourriture.
La souffrance ne prévient pas, la sagesse qu’elle donne ne s’acquière pas dans les livres et l’intelligence qu’elle procure ne dépend d’aucune grande école. Non, c’est dans l’arène cruelle de l’expérience humaine qu’elle enrichie ceux qui se laisse dompter par le marteau et l’enclume de l’artisan qu’est la souffrance. On ne choisi pas sa souffrance, c’est elle qui nous choisit. Elle est imperturbable, radicale, quelques fois même sans pitié mais curieusement généreuse des bons fruits qu’elle laisse une fois partie.
Si en ce monde la souffrance est un ennemi indésirable, la foi chrétienne la réhabilite et lui donne un sens, une valeur nouvelle. Les afflictions, nous dit l’apôtre, produisent une gloire d’un poids inestimable pour celui et celle qui sait regarder au-delà de ses douleurs :
« Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » 2 Cor 4 : 17-18
Le combat spirituel
Seriez-vous surpris d’apprendre que dans le Nouveau Testament le combat spirituel n’implique pas nécessairement la prière? D’ailleurs, la prière ne fait pas même partie des armes offensives et défensive de l’armure du chrétien en Éphésiens 6 : 10-17. Pourtant, il est commun de croire que le combat spirituel nous implique en prière dans un corps à corps contre des démons en vue des les vaincre au nom de Jésus. Mais ce n’est pas exactement ce que la Bible dit.
Aussi, il faut remarquer qu’aucune des prières de Jésus ou de l’apôtre Paul ne vise les autorités politiques en place. À cet égard l’instruction de l’apôtre est claire : « Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. » Ép 6 : 12
Si les ennemis à combattre ne sont pas des hommes fait de chair et de sang mais des esprits méchants qui habitent dans les lieux célestes. Et si encore la prière n’est pas l’une des armes de l’armure du croyant, alors, comment pourrons nous prendre part à ce combat spirituel?
C’est ce que nous verrons ce soir à 19h00. Bienvenue à tous.
Vous arrive-t-il dans votre lecture de la Bible de vous buter sur un verset qui semble contredire tous les autres quant à la Bonne nouvelle de la grâce de Dieu? Je parle de ce genre de passage qui vient troubler votre esprit au point de tout remettre en question? C’est dans des moments comme ceux-là où plaire à Dieu apparait comme une aventure impossible.
Voici le mien : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Mat 5 : 48). Pendant des années, j’évitais presque de lire l’Évangile de Mathieu parce que ce passage me plongeait chaque fois dans une impasse face à Dieu. Comment je pourrai m’élever à cette hauteur de pure sainteté alors que je n’arrive pas même à freiner les moindres convoitises que mon cœur s’invente à tout moment? Ce verset biblique ne me suggère pas seulement de m’améliorer mais d’être aussi parfait que le Dieu trois fois saints.
Puis un jour, prenant mon courage à deux mains j’ai affronté ce passage par une étude minutieuse de son contexte pour y découvrir un principe de grande valeur pour moi. C’est de cela donc il sera question ce soir dans séance 8 du cours biblique : Plaire à Dieu.
Je me suis souvent surpris à dire que mes inclinaisons au mal s’expliquent du fait que je suis un pécheur après tout. Et puisque je suis un pécheur, on doit excuser ma conduite car à l’évidence, je ne suis pas seul dans cette affaire, nous sommes tous collectivement esclave de cette même condition pécheresse. Alors, à quoi bon demander pardon à celui ou celle que j’offense si j’ai l’excuse d’appartenir à cette normalité adamique d’être un pécheur?
S’il est un raisonnement ravageur parmi les chrétiens de notre temps c’est bien celui qui consiste à justifier ce que nous sommes sans pour autant s’efforcer d’agir autrement. Il est vrai que nous sommes tous collectivement esclave de cette condition mais il est faux d’en faire une excuse pour ne jamais demander pardon à ceux que nous avons offensé.
C’est en justifiant le péché qu’on parvient à l’excuser mais c’est en demandant pardon qu’on parvient à la justice. Dieu n’excuse pas le péché, il le pardonne.
Dans sa lettre aux chrétiens de Colosse Paul affirme que l’œuvre de Dieu qui nous dépouille des œuvres du vieil homme est la même œuvre qui nous restaure par la connaissance de celui qui nous a créé. En clair, cela signifie que l’homme nouveau tend à s’éloigner des œuvres de l’homme ancien.
« Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, Ayant revêtu l'homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l'image de celui qui l'a créé » Col 3 : 10
Plaire à Dieu implique forcément de renoncer au mal, au péché. Voilà qui amène une question fondamentale :
Qu’est-ce que le péché?
Le péché consiste à me faire le propriétaire de ma propre vie en décidant qu’elle m’appartient au détriment de Dieu qui m’a créé. Le péché me conduit à croire qu’il m’appartient de discerner ce qui est bien et mal suivant mon entendement propre.
Le péché c’est d’être Dieu sur ma vie en choisissant selon mon entendement ce qui est bien et mal et me construire un jugement en fonction de ce que me semble bon. Le péché, c’est marcher avec moi-même suivant ma volonté.
Voyez quel amour… (1 Jn 3)
Lettre de Paul aux Romains 8:16 (Séance 46)
La doctrine de l’adoption est au cœur de la lettre de Paul aux Romains où il est question de la nouvelle identité qui procède de l’unité restaurée avec le Père. La crise identitaire dont il est question de nos jours n’est pas étrangère au fait que l’homme séparé de Dieu ne sait plus qui il est ni pourquoi il est là. D’où sa quête de sens.
Savoir qui je suis et d’où je viens me permet de savoir mieux pourquoi j’existe. Pourquoi suis-je là où je ne me trouve et non pas ailleurs en ce monde? Pourquoi j’existe alors que je pourrais ne pas exister et ne pas avoir à me poser toutes ces questions troublantes. Or, puisque j’existe, j’ai donc besoin de réponses qui satisfassent ma quête identitaire car ce monde, ne sachant comment me secourir, n’a rien de mieux à me suggérer que de choisir ma propre identité. D’où mon désespoir.
La question identitaire relève de la quête d’appartenance. Bien identifier qui ne suis me permet de savoir à quoi j’appartiens et savoir à quoi j’appartiens me conforte et me sécurise dans qui je suis plus précisément. Je suis ainsi faits que les appartenances : ma famille, ma communauté, ma langue et mon peuple sont des marqueurs de relation humaine qui sécurisent mon existence au milieu d’un monde chaotique peuplé de milliards d’inconnus.
La question identitaire est au cœur du message de Jésus et les apôtres. Le salut ne conduit pas les élus dans un « no man’s land » spirituel au contour flou et indéfinissable. Notre nouvelle identité en J-C nous place dans une condition d’unité avec le Père et le fils de telle sorte que rien ne pourra plus nous ravir de sa main bienveillante :
« 22 Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, 23 moi en eux, et toi en moi,-afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. » Jean 17 : 22-23 :
Aucun texte du Nouveau-Testament ne dit plus clairement que 1 Jean 3 à quel point nous sommes aimés de Dieu. Ici encore l’apôtre Jean insiste pour dire que nous sommes devenus enfants de Dieu et que cette appartenance est absolument certaine.
« 1 Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu. 2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. » 1 Jean 3 : 1-2
« Car chose impossible à la Loi » (Rom 8 : 1-4) Comment peut-on renverser les effets puissants d’une Loi sinon que par une nouvelle Loi. En Romain 7 l’apôtre Paul avait affirmé : « mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Rom 7 : 23-24)
Une loi est par définition un acte légal qui exerce son pouvoir sur toute personne dont l’existence est sous sa juridiction. L’apôtre crie son état misérable car quoi qu’il fasse, la « loi du péché » qui le domine en tous ses membres impose sa pleine autorité et sa juste condamnation sur lui. Il est donc condamné à mort par cette loi dont il ne peut s’affranchir de lui-même.
Cela reste vrai aussi longtemps qu’une nouvelle Loi s’interpose pour rendre obsolète cette loi qui le maintien dans ce misérable état de condamné à mort. Et qu’elle est donc cette nouvelle Loi? En Romains 8, l’apôtre nous apprend que : « la loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort. »
Ne plus être sous la Loi ce n’est pas pour autant être sans Loi. Dimanche nous regarderons cette nouvelle Loi, celle qui nous libère enfin de la condamnation du péché et de la mort.
Un bébé d’à peine quelques jours que ses parents adoptifs viennent chercher à la crèche est-il conscient des enjeux qu’impliquent tous les détails administratifs de son adoption? Arrive-t-il à bien ressentir les désirs passionnels de cette maman et ce papa qui attendent ce moment avec de grandes émotions? Se pose-t-il la question à savoir s’il est tendrement aimé de ses nouveaux parents? En fait, c’est clairement non à toutes ces questions. Il ignore tout de ce qui lui arrive car quoi qu’il en sache, ça ne change en rien les faits qu’il est entre bonnes mains de toute manière.
L‘œuvre de Dieu par laquelle tu es sauvé n’est pas un édit de tolérance envers toi mais l’intention de Dieu par laquelle tu deviens par adoption un enfant de Dieu qui s’écrie : Abba! Père! Cette œuvre qui découle du dessein bienveillant de Dieu à ton égard n’a pas pour principal but la rémission de tes péchés, mieux encore, c’est de t’unir à Jésus-Christ qui en est l’objectif ultime. Ainsi uni à Christ, tu es uni à Dieu pour l’éternité.
Éph 1:9-10 «nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même, 10 pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. »
Voilà pourquoi en Romain 8 (15-16) l’apôtre Paul affirme haut et fort : Abba! Père! Tout ça pour nous dire que nous sommes enfants de Dieu par adoption et non seulement des pécheurs tolérés. «15 Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! 16 L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. »
Le plus important ici n’est pas tant si tu te sens vraiment digne d’être un enfant de Dieu. Comme l’enfant adopté, c’est au cours des années que tu découvres les faits entourant ton adoption. Ce qu’il y a de particulier avec les enfants adoptés c’est qu’ils sont désirés de leur parent adoptif. À cet égards, l’apôtre Jean ajoute en sa première lettre que l’amour de Dieu est révélée dans toute sa grandeur par le fait que nous sommes appelés enfants de Dieu.
1 Jean 3:1-3 «Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu. 2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. 3 Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur. »
Si la première émotion ressentie par Adam après la Chute est la peur : « j'ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. » (Gen 3 : 10), une nouvelle disposition du cœur est désormais nôtre en Jésus-Christ : « Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! » Rom 8 : 15.
Par le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, l’homme séparé de Dieu ne trouve rien de mieux à faire que se cacher en vue de cacher sa honte qui est la somme de toutes ses peurs. Ses mensonges, ses fraudes et ses violences s’expliquent par l’insécurité de sa condition qui toute sa vie le forceront à cacher cette honte qui l’habite au plus profond de ses entrailles. Telle est son état misérable jusqu’au jour où le salut en Jésus-Christ le délivre de sa peur et efface l’objet même de sa honte.
C’est le sujet que nous explorerons ce soir dans cette sixième séance du cours "Plaire à Dieu". Bonne écoute!
Si comme moi vous aspirez une vie chrétienne significative, alors vous rencontrez probablement les mêmes difficultés moi. Ce n’est jamais la bonne volonté qui manque mais le potentiel à rencontrer les objectifs de ma bonne volonté. La vie chrétienne est pleine de brouillards épais qui viennent assombrir nos plus grands espoirs, mais à la fois, il y a en moi cette nouvelle vie de Christ qui transperce les noirceurs et qui nourrit mon esprit à l’idée qu’un jour, j’entrerai dans cette lumière devant laquelle aucun brouillard ne peut subsister.
Paul affirme en Romain 8 : 9 : « Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. » La question le plus fondamentale pour toi ce matin n’est donc pas de savoir si tu es un aussi bon chrétien que tu le voudrais mais si l’Esprit de Christ habite en toi? Il ne s’agit pas de tes triomphes dans la foi ici mais du triomphe final du Christ pour toi à la croix. Voilà ce qui est vraiment fondamentalement pour toi ce matin.
Tout le problème vient de ce que le chrétien se trouve coincé entre deux réalités existentielles qui s’opposent l’une à l’autre. À la fois, il y a en lui l’homme naturel condamné à mort qui meurt un peu plus chaque jour, puis, cette autre réalité de la vie de l’Esprit qui l’invite à une nouvelle vie de qualité éternelle. Tout ça dans un même corps.
C’est pourquoi la vie chrétienne est une expérience des plus étrange car elle implique d’accompagner le vieil Adam vers sa mort tout en accueillant une autre vie, celle du Christ en moi. Il y a donc quelque chose en moi tel un grain de blé qui meurt en cette terre adamique par laquelle pousse une plante nouvelle porteuse de tous les fruits de la lumière. Tout ça en même temps dans ma vie.
L’étrangeté de la vie chrétienne est qu’elle ne peut exister autrement qu’à travers deux réalités qui s’opposent l’une contre l’autre : la vie Adamique et la vie de Christ. Ainsi nous dit l’apôtre Paul, puisque la « justice de Dieu fut accompli en nous », c’est donc dans ma réalité de pécheur que s’enclenche le processus d’une nouvelle vie qui elle, ne connait rien du péché car elle est née de Dieu.
Je devrai donc apprendre à vivre ce qui reste de ma vie dans le plus curieux des paradoxes, c’est-à-dire : mener une vie de l’Esprit dans un corps de chair. Je devrai saisir chaque le jour la grâce du pardon pour le pécheur que je suis tout en bénissant Dieu parce que de son point de vue, je ne suis plus à ses yeux ce que je suis pourtant tous les jours de ma vie dans la chair.
C’est un concept de foi difficile à saisir et surtout difficile à croire que devant Dieu et en Jésus-Christ, je ne suis plus ce que ma chair me dit que je suis en Adam. « 9 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. » Romains 8 : 9
Ce n’est donc pas une simple question de style de vie mais un nouveau principe d’appartenance à une nouvelle sorte de vie en Jésus-Christ.
Plus d’un chrétien s’est buté contre l’épaisse muraille de la sanctification. Culpabilité, honte et découragement ne sont quelques-uns des sentiments destructeurs qui affaiblissent le zèle de chrétiens pourtant bien intentionnés. Comment puis-je plaire à Dieu si je n’arrive pas même à vaincre mes moindres faiblesses ?
Au menu ce soir • Comment comprendre ce verset de Romains : « Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. » (Romains 8 : ) • L’amour de Dieu, un amour sanctifiant : (1 Jean 4 : 15-19) • La sanctification est une action initiée par Dieu (Héb 10 : 10) • La sanctification selon Hébreux 12.
De nos jours, la sanctification fait partie des sujets qu’on place dans les recoins sombres du hangar des thématiques à éviter dans nos sermons. Et lorsqu’on en parle, on use de synonymie positiviste pour d’éviter ce mot à l’arrière-goût amère.
Le sujet à mauvaise presse parce qu’on l’a trop souvent associé à la menace du Dieu colérique qui du haut de son trône s’impatiente du peu de progrès spirituel de ses enfants. En ce sens, la sanctification se décline en avertissements solennels qui invite à relever le niveau de sainteté pour éviter la colère du Très-Haut. Le sujet se résume à une mise à l’étroit dans une vie sainte susceptible d’apaiser Dieu. Mais est-ce bien de cela dont il est question?
Évidemment, Dieu nous demande de nous sanctifier pour Lui, il nous invite à une vie sainte et inspirante mais ce n’est pas tant en vue d’apaiser sa colère que d’éviter les conséquences de nos propres bêtises. C’est de notre bonheur dont il est plutôt question. En réalité, la sanctification est un sujet heureux et plein de ressources qui invite à une meilleure vie ici-bas. C’est à nous que profitent les richesses de la sanctification et c’est pour cette raison que Dieu nous y invite.
L’un de mes textes favoris sur la sanctification est le Psaume 84 qui affirme que s’approcher de Dieu et se mettre à part pour Lui est la chose la plus heureuse qu’un homme (femme) puisse faire en cette vie.
« 11 Mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs; Je préfère me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu, Plutôt que d'habiter sous les tentes de la méchanceté. 12 Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, L'Éternel donne la grâce et la gloire, Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l'intégrité. 13 Éternel des armées ! Heureux l'homme qui se confie en toi! » Psaume 84 : 11-13
La très forte majorité des chrétiens sont insatisfait de leur vie spirituelle parce qu’ils savent trop bien que leur marche avec Dieu n’est pas à la hauteur des attentes divines. Qui ne nous ne voudraient pas une marche plus victorieuse sur le péché, plus puissance et plus de zèle pour satisfaire le besoin de sainteté devant Dieu. Mais ce n’est pas exactement ce qui se passe. Peut-être que Dieu n’est pas aussi fidèle que sa Parole le prétend? À moins que le problème réside dans ma trop faible foi? Ce soir nous allons explorer la foi sous trois angles :
• L’œuvre de chacun est éprouvée par le feu (1 Cor 3 :5-15) • Comment nous parvient la foi (Romains 10 : 12-18) • Qu’est-ce que la foi selon Hébreux 11
Le Dieu fait homme : chronique d’un Dieu déroutant
Déjà le prophète Ésaïe nous parlait d’Emmanuel, montrant par ce nom que le Messie serait le « Dieu avec nous ». Mais la naissance du Messie sur cette Terre ira bien au-delà de l’image qu’on pouvait s’en faire. Ce « Dieu avec nous » est en fait le « Dieu fait homme » qui habite au milieu des siens. Les hommes ne sont pas des étrangers à ses yeux, ils sont les siens, hommes et femmes de son peuple. Ça m’a pris tout près de 40 années de vie chrétienne pour m’émerveiller devant ce fait inouï.
Le Dieu incarné ne se contentera pas seulement d’une courte visite éclair bien encadrée par une garde rapprochée qui assure sa sécurité le gardant distancé du peuple comme le font tous les grands de ce monde. Le Fils de Dieu, l’homme le plus prestigieux de toute l’histoire humaine plonge au beau milieu de cette humanité dans les apparats les plus ordinaire qui soient. Ce Jésus « n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire. (Es 53 : 3) Ce "Dieu avec nous", est avec les boiteux, les aveugles, les lépreux et les gens de mauvaise vie.
Jésus le Fils de Dieu est à ce point ordinaire que cette humble condition entrainera une curieuse discussion avec son disciple Philippe en Jean 14. Ce dernier aime bien Jésus mais à la fois, il semble trouver que le maitre n’est pas exactement à la hauteur de ce qu’on aurait pu s’attendre du Dieu incarné. Voici l’échange :
« Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffira. Eh quoi, lui répondit Jésus, après tout le temps que j'ai passé avec vous, tu ne me connais pas encore, Philippe ! Celui qui m'a vu, a vu le Père. Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père ? » Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Ce que je vous dis, je ne le dis pas de moi-même : le Père demeure en moi et c'est lui qui accomplit ainsi ses propres œuvres. » Jean 14 : 8-10
L’apôtre Paul nous dit en Colossien 2 : 9 « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. » Jésus n’était pas un modèle réduit du Dieu trois fois saints, il est en sa personne divine et incarnée la présence même de ce Dieu éternel. Il n’est pas venu ici-bas pour une simple visite de courtoisie en serrant quelques mains avec des sourires forcés, il est venu tangiblement aimer sa création et communier avec ceux qu’il « a tant aimer ».
La morale de cette histoire est que la prochainement fois où comme pasteur je me laisserai gagner par la folie de croire que je suis suffisamment important pour qu’on m’ÉLÈVE à une place de choix et qu’on m’accorde des honneurs particuliers, je me repentirai sur le champ.
En ce monde, le seul moment où Jésus fut élevé par des hommes, c’est lorsqu’on le cloua bien haut sur une croix rugueuse ayant pour seule couronne un anneau d’épine cruellement enfoncé dans sa peau. Lui le Roi des Rois, le Seigneur des Seigneurs, venu habité au milieu des siens, ne trouva devant ce trône de douleur qu’un peuple injurieux venu le haïr « sans cause ». Mais dans les lieux très haut, nous rappelle l’apôtre Paul :
« Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » Phi 2 : 9-11
En Romains 7, nous entrons dans l’un des chapitres les plus dense du N-T où l’apôtre Paul prend le temps d’expliquer le rapport entre la Loi, le péché, la mort et la grâce. Bien comprendre ce chapitre permet de dénouer une multitude de nœuds théologiques reliés à la doctrine du salut.
« Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort. Car le péché saisissant l'occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir. » Rom 7 : 10-11
La grande question qui ressort de ce texte de Romain 7 est la suivante : comment expliquer que la Loi juste et sainte qui devrait inciter l’homme à une conduite juste et sainte, l’incite plutôt à péché et désobéir à Dieu au point de le conduire à la mort? Pourquoi la Loi et la sainteté ne marchent-ils pas main dans la main pour donner à l’homme une occasion de rédemption?
S’il n’y a aucun doute que la Loi de Dieu est bonne et juste, alors pourquoi est-elle incapable d’améliorer ma condition humaine et stimule-t-elle l’attraction du péché en moi? C’est ça le dilemme de l’apôtre Paul en Romain 7. Pourquoi ce qui est juste et bon, s’est trouvé à m’amener à la mort?
Se peut-il que la grâce ne peut être offerte qu’à un condamné à mort? Si oui, alors cela veut dire que le couloir de la mort est pour le chrétien le couloir qui mène à la vie.
Plaire à Dieu séance no 1(Cours bibliques)
Comment plaire à Dieu? L’auteur de la lettre aux Hébreux répond à cette question : « Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » (Héb 11 : 6)
Si donc la foi est le moyen d’être agréable à Dieu, qu’est-ce donc que la foi? S’agit-il ici de la ferveur du chrétien ou de quelque chose d’autre qui nous échappe?
« Car le péché saisissant l'occasion » (Rom 7 : 11)
En Romains 7, nous entrons dans l’un des chapitres les plus dense du N-T où l’apôtre Paul prend le temps d’expliquer le rapport entre la Loi, le péché, la mort et la grâce. Bien comprendre ce chapitre permet de dénouer une multitude de nœuds théologiques reliés à la doctrine du salut.
« Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort. Car le péché saisissant l'occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir. » Rom 7 : 10-11
La grande question qui ressort de ce texte de Romain 7 est la suivante : comment expliquer que la Loi juste et sainte qui devrait inciter l’homme à une conduite juste et sainte, l’incite plutôt à péché et désobéir à Dieu au point de le conduire à la mort? Pourquoi la Loi et la sainteté ne marchent-ils pas main dans la main pour donner à l’homme une occasion de rédemption?
S’il n’y a aucun doute que la Loi de Dieu est bonne et juste, alors pourquoi est-elle incapable d’améliorer ma condition humaine et stimule-t-elle l’attraction du péché en moi? C’est ça le dilemme de l’apôtre Paul en Romain 7. Pourquoi ce qui est juste et bon, s’est trouvé à m’amener à la mort?
Se peut-il que la grâce ne peut être offerte qu’à un condamné à mort? Si oui, alors cela veut dire que le couloir de la mort est pour le chrétien le couloir qui mène à la vie.
« Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » Dans la série Lettre de Paul aux Romains (Séance 38)
Dès qu’on parle d’église et de christianisme sur l’espace public, l’image qui vient spontanément à l’esprit des gens est celle des valeurs morales de la droite religieuse conservatrice. C’est que dans bien des cas, c’est dans l’axe des enjeux sociaux les plus négativement polarisants que les chrétiens se font entendre, on aime bien parler de tout ce qui nous déplait en ce monde.
Pourtant les vérités les plus fondamentales du christianisme ne s’inscrivent pas un registre strictement moral. Jésus n’est pas venu dompter le pécheur en lui prescrivant une série de codes moraux pour s’affranchir lui-même de sa condition, il est plutôt venu régler à sa source la condition pécheresse de l’homme. L’Évangile n’est pas un programme qui instruit l’homme à être moins pécheur mais le projet de Dieu qui sauve l’homme de son état pécheur.
Dans le septième chapitre de sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul expose la condition misérable de l’homme aux prises avec la servitude de son péché. Il faut remarquer qu’il n’étale pas ici la liste des péchés selon leur niveau de gravité pas plus qu’il n’explicite les moyens de les combattre un après l’autre. Non, il y expose un fait beaucoup plus grave : le pécheur est à ce point esclave de cette condition qu’il ne peut rien faire de lui-même pour l’esquiver. L’énoncé est clair et radical : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? »
Si ce cri du cœur s’apparente d’abord à une mauvaise nouvelle, la réponse de l’apôtre est tout autre. La solution au péché n’est pas dans l’autodiscipline de l’homme pour vaincre sa nature, mais dans sa mort. Bon, je sais que dit comme ça, ce n’est pas très attirant. Mais ce qu’il faut plutôt comprendre c’est que tous ceux qui appartiennent à Jésus-Christ sont de la race des humains placé dans la mort de Christ à la croix.
« Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Rom 7 : 24)
Durant l’histoire, l’Évangile n’aurait jamais dû être présenter comme l’initiative de Dieu qui par l’Église, veut enrayer le mal par l’accusation des incalculables distorsions troublantes du péché en ce monde. La question la plus fondamentale que soulève le drame de la condition pécheresse de l’homme n’est pas : « Comment serais-je délivré de ce corps de mort mais, Qui me délivrera de ce corps de mort. »
Qui est celui qui me délivrera? L’Évangile ne nous dit pas comment mais nous parle de celui Qui…
L'argent, les chrétiens et la Bible II Une affaire de joie et non de contrainte
Quand il est question d’argent, notre premier réflexe de prédicateur est d’aligner les textes bibliques qui relèvent l’importance d’être fidèle dans les offrandes. L’intérêt est que la plupart de ces textes sont accompagnés de promesses de prospérité. Au fond, si vous donnez, cela vous sera rendu, peut-être même au centuple. Et c’est vrai car Dieu est un Dieu fidèle et l’engagement sérieux en ce domaine est un moyen de vivre l’expérience de la fidélité de Dieu.
Mais cette approche souffre de son manque d’efficacité. Oui parce que la motivation de soutenir son église n’est pas d’abord une simple affaire de retour sur l’investissement. L’apôtre Paul soutient dans sa deuxième lettre aux Corinthiens que la joie doit être présente dans la décision qui accompagne la générosité.
« Que chacun donne comme il l'a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie (hilaros = joyeux). Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre, » 2 Cor 9 : 7-8
La question la plus fondamentale n’est pas si on doit donner mais plutôt dans quelle attitude du cœur on doit donner. Il n’est pas dit qu’il faut donner mais qu’on doit absolument le faire avec joie. La tristesse et la contrainte ne doivent en aucun cas être impliquées dans la libéralité des chrétiens envers leur église locale.
Voilà pourquoi dans cette deuxième prédication sur l’argent, les chrétien et la Bible, nous poserons les questions suivantes : • Avez-vous déjà ressenti cette joie du Seigneur? • Où est maintenant passée votre joie? • Peut-on produire cette joie? • Peut-on entretenir cette joie? • D’où vient cette joie?
L'argent, les chrétiens et la Bible
Y a-t-il de bonnes raisons de parler d’argent dans une prédication du dimanche? Oui et les voici :
1) Bien qu’il s’agisse d’un sujet sensible pour plusieurs, il n’en demeure pas moins que l’Écriture parle de l’argent et qu’à cet égard, il vaut la peine de s’y attarder.
2) Puisque l’argent est un sujet délicat, il est donc nécessaire de s’en parler non pour solliciter des dons mais pour se donner une instruction biblique claire et libre de toute manipulation.
3) Les expériences de mauvaise gestion de l’argent ainsi que l’exploitation outrancière de l’Évangile à des fins mercantiles ont donner aux chrétiens évangéliques une très mauvaise réputation en ce domaine. Alors, pourquoi ne pas corriger bibliquement ces erreurs en revoyant comment Jésus et les apôtres en parlent.
Au cours des deux prochains dimanches, il sera question de ce que l’Écriture dit au sujet de l’argent et comment l’Église En Chemin considère ce sujet.
Autorité spirituelle 4 Il est de tendance actuelle en ce monde de chercher les candidats parmi les plus habiles qui par leur charisme assurent les avantages de la réussite. Ainsi va le monde chrétien qui tout autant se donne les meilleurs atouts pour atteindre l’objectif qu’est le succès. Y a-t-il un problème à rechercher le succès? Jésus a eu énormément de succès en son temps. Mais le succès est éphémère car lorsque les choses se sont corsées et que l’impopularité s’est installée autour de Lui, les foules ont disparues, la majorité des disciples aussi. Judas l’a trahi, Pierre l’a renié et à la croix, à peine quelques-uns étaient là, Jean notamment.
À la lumière de ce qui vient d’être dit, on comprend qu’être un disciple de Jésus-Christ n’est pas une mince affaire. Il faut se défaire de l’idée qu’il existe une race de vrais disciples, ces imperturbables Rambo de Jésus qui foncent courageusement dans un monde hostile avec la hardiesse du héros. Mais non, ça ne fonctionne pas comme ça dans la vraie vie. Même l’apôtre Paul dira : « luttes au dehors, craintes au dedans. » (2 Cor 7 : 5) Si donc l’apôtre des gentils a su nous dire que la tâche lui faisait souvent craindre le pire, on peut ainsi s’accorder la grâce et la liberté de reconnaitre nos peurs.
Face aux vents contraires qui s’amènent en Occident contre le christianisme, il faudra réapprendre à se former comme disciples. Il faudra cesser de penser que l’Église est une manufacture à projets qui fabrique des Rambo sur la chaine de montage qui produit des leaders muni d’une théologie parfaitement maitrisée. Il faudra se recentrer autour d’une idée toute simple : les personnes. Non plus la foule, mais les personnes de la foule. Non plus la foule comme entité qui assure la réussite par le poids du nombre, mais l’accompagnement de chacune des personnes de cette foule que Jésus appelle un disciple. Aimer, aider, accompagner, souffrir avec, etc.
Ce dimanche, nous tenterons de mieux comprendre le défi d’être un disciple de Jésus à la lumière de ce texte de l’Évangile de Matthieu. « 18 Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. 19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. » Matthieu 28 : 18-20
Autorité spirituelle III
Dans l’usage que ce monde fait des titres qui appartiennent à l’exercice de l’autorité ce qui est claire est que celui qui détient cette fonction est un meneur et un décideur. La question qui importe pour nous qui sommes chrétiens est à savoir si cet usage reste le même dans l’Église? Est-ce que les pasteurs (anciens) exercent la fonction de l’autorité suivant ce même modèle commun à tous? Évidemment non car l’Écriture impose un modèle que ce monde ne connait pas.
L’expérience stupéfiante de Jean 13 où Jésus lave les pieds de ses disciples est un acte révolutionnaire en ce que le Seigneur ne craint pas de s’humilier pour prendre le rôle du serviteur le plus bas dans la hiérarchie des classes sociales de son temps. Dans la maison du riche, celui qui lave les pieds est souvent un esclave sans valeur, pis encore, dans l’échelle social des esclaves, le laveur de pieds est au plus bas.
D’où la réaction de l’apôtre Pierre : « 8 Non, jamais tu ne me laveras les pieds. » Pierre a humainement raison, ce renversement est culturellement inacceptable parce que l’ordre des choses et des rôles doit être maintenu si on veut survivre comme société. Même si l’apôtre ne souligne pas ce dangereux préjudice pour l’ordre public, on voit bien que c’est de cela dont il est question en arrière-plan. La société fonctionne ainsi, les maitres ne lavent jamais les pieds de leurs esclaves, ce serait un préjudice pouvant mener au désordre des bonnes mœurs établis dans la société.
Or, le Seigneur ne s’en laisse pas imposer : « Si je ne te lave, tu n'auras point de part avec moi. » C’est du sérieux les amis, Jésus y va d’une menace autoritaire envers Pierre, comme s’il avait dit à son disciple : « je ne te demande pas ton avis Pierre et ce n’est pas toi qui décides comment les choses se passeront dans Mon Église. » On doit comprendre des lors que l’Église et le monde sont deux royaumes qui n’ont rien à voir sur le plan de l’exercice du pouvoir. Dans la suite de Jean 13 Jésus explique ce qu’il en sera dans Son Église :
« 13 Vous m'appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis. 14 Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres; 15 car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. 16 En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son seigneur, ni l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. »
Le renversement magistral que Jésus impose dans cette affaire doit être compris dans sa juste perspective. Il ne s’agit pas d’abolir les fonctions d’autorités au profit d’une idéologie au profil d’un égalitarisme dysfonctionnel. Les apôtres demeurent des apôtres et les rôles vocationnels d’Éphésiens 4 : 11 ne perdent pas de leur importance. Ce qui change, c’est l’attitude du cœur de ceux que Dieu appelle à cette fonction.
Comme il l’affirme lui-même au verset 13, Jésus reste le maitre même s’il lave les pieds de ses disciples. S’il n’y a pas d’égalitarisme dans l’exercice des fonctions : « le serviteur n'est pas plus grand que son seigneur », il y a cependant changement majeur dans la forme et l’attitude de celui qui est appelé à la fonction de l’autorité dans l’Église. Si la chose était vraie pour les apôtres, elle d’autant plus pour les officiers de l’Église. Les pasteurs et les anciens devront toujours garder en leur cœur une attitude de serviteur et ne jamais perdre de vue que l’humilité est ici placée par Jésus au premier rang des valeurs de ceux qui dirigent une assemblée.
Telle est la malchance de la souffrance La souffrance est une maitresse cruelle et froide qui reste sourde aux cris de ses proies. Jamais elle ne demande de permission pour conduire au malheur celui qu’elle heurte sans appel. Elle est violente la souffrance, elle cause dommage et n’obéie à aucune règle. Elle se pointe aux lieux des hasards improbables, elle s’invite et détruit. Et elle-même ne souffre d’aucune des douleurs qu’elle inflige. La souffrance est une maitresse imperturbable.
Heureusement, il y a la foi qui l’affronte avec résilience. Si la foi ne résout pas la souffrance de l’homme, elle lui donne un sens qui l’exclue désormais du néant des expériences inutiles. Tout à coup, elle devient lumineuse et pleine d’instructions. Entre les mains du Dieu trois fois saints et souverain, elle prend tout à coup une nouvelle valeur inestimable. Devant l’Ancien des jours, la souffrance n’est plus maitresse de rien car la voilà soumise aux intentions bienveillantes de Dieu qui en Son temps la fera « concourir au bien de ceux qui l’aime. » Telle est la malchance de la souffrance, elle courbe l’échine devant plus puissant qu’elle.
Cette dernière année n’a certainement pas été à la hauteur de nos attentes. Coincé par un microscopique virus qui en ses multiples variations, nous a soumis à ses mauvais desseins, nous avons dû apprendre à vivre autrement notre foi. Il nous a fallu composer avec ses conséquences souvent plus malheureuses qu’heureuses et pourtant, deux ans plus tard, nous sommes encore là, résilients et résignés à absorber la souffrance que sa gestion nous impose.
Ce dimanche, nous parlerons des souffrances multiples que la vie amène mais surtout, nous verrons qu’il est possible d’en faire quelque chose d’utile.
Retour sur Apocalypse 13 La bataille d’Armageddon Enlèvement de l’église et le retour de Jésus-Christ La nouvelle Jérusalem céleste
« Ils furent dans l’étonnement » (Luc 2 : 18)
Je sais que l’Église a souvent manqué à son appel d’être à la hauteur du témoignage de l’Évangile dont elle avait reçu de Jésus la mission. Par-delà les siècles, ses ministres se sont embourbés dans des intrigues politiques, dans des guerres et des scandales sexuels, ils ont menti, manipulé et triché en son nom, tout ça parce que ces hommes ont oublié que sa survie ne dépendait pas de leur pouvoir mais de celui qui en est la tête, le Christ. Or, c’est justement parce que le Christ en est la tête que l’Église est encore présente 20 siècles plus tard.
À vous qui n’y comprenez rien et qui vous demandé pourquoi autant de gens se disent encore chrétiens aujourd’hui après tous ces tumultes, j’ai une réponse pour vous : c’est qu’il y a quelque chose d’unique dans le christianisme qui dépasse de loin la bêtise humaine de ceux qui le compose. La beauté du christianisme n’est pas dans les hommes mais dans le Christ qui en son œuvre surpasse tous les fléaux humains.
Même si des gens ont mentit en son nom, l’Évangile demeure la vérité. Jésus est le personnage central de l’histoire humaine au point même où l’on compte les années à partir de sa naissance. Ce Fils de l’homme annoncé d’avance par des centaines de prophéties bibliques est venu dans ce monde suscitant l’admiration de tous ceux qui l’on connut. « Jamais homme n'a parlé comme cet homme. » on dit les huissiers venus l’arrêter. Au moment même de sa naissance alors qu’il n’a encore prononcé aucune parole, il soulève déjà l’admiration de tous ceux qui le voient. Pourquoi?
C’est ce que nous verrons ce dimanche 26 décembre dans la prédication de l’Église
Autorité spirituelle partie 2: "Quiconque veut être le Premier" (Mat 20 : 27)
Convoitise parmi toutes les convoitises est le désir d’être le plus grand. Qui est le plus influent, le plus inspirant, le plus écouté, le plus adulé, le plus imité, le plus couru et le plus glorieux, LE PREMIER? Voilà la question cruciale qui brûle au tréfond du cœur de tout homme. Bof nous dirons-nous, ce sont des passions brulantes qui n’ont d’importance que pour les païens car pour nous qui sommes chrétiens, il règne en nos cœurs sanctifiés les plus purs sentiments en ces choses. Oui je sais, c’est de l’ironie.
À l’évidence, le christianisme est gangréné par les mêmes passions qui dévorent les gens de ce monde. Quelle église n’a pas un jour subit une division et des troubles causés par la rivalité et le besoin primaire d’être celui qui sera le PREMIER? Or, il en est ainsi parce que nous sommes des humains coincés avec les mêmes besoins et les mêmes désirs que nos semblables. Nous agissons en répondant aux mêmes stimulus qui nous attirent sur les pentes abruptes et destructives du succès et la réussite à tout prix. Et pour y arriver, il nous faut l’ambition d’être le PREMIER. Mais il faudra y renoncer nous dit Jésus si nous voulons prendre part à son œuvre.
Pour abandonner ces envies nocives, il faudra vraiment faire de gros efforts car y renoncer implique de marcher à contrecourant des dynamiques qui nous environnent en ce monde. Pire encore, il faut veiller tous les jours sur notre cœur si fragile d’où provient cet appétit qui sait se déguiser en bonnes intentions. Avant d’être un problème de société, l’appétit vorace du pouvoir est une déviance monstrueuse qui nous dévore de l’intérieur. Vouloir être adulé comme le Premier, qui n’en veut pas parmi les hommes de la race des fils d’Adam?
Il faut remarquer l’approche révolutionnaire de Jésus sur la question du leadership. Jésus ne propose pas une nouvelle approche du leadership mais rien de moins qu’un renversement complet du concept qui entraine celui qui désir être le plus grand à choisir plutôt d’être un simple serviteur. En fait, même ce mot « leader » si souvent utilisé dans nos milieux chrétiens ne colle pas à l’instruction de Jésus car ce mot invite davantage au rêve d’une destinée qui nous fera rayonner. Voilà plutôt ce que disait Jésus :
« 26 Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; 27 et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. 28 C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » Mathieu 20 : 26-28
Au verset 26, Jésus nous appel à être des serviteurs, des « diaconos », c’est-à-dire, des gens qui se laissent attirer davantage par le désir de servir plutôt que de diriger. Ensuite, au verset 27, il utilise le mot esclave, « doulos », c’est-à-dire, se mettre dans la condition du serviteur le plus bas de l’échelle hiérarchique. Le refus de servir, c’est le choix de s’épargner pour ses propres avantages. Le refus de servir, c’est le refus du Christ lui-même.
Dans la prédication de dimanche le 19 décembre, nous regarderons quelques textes où Jésus traite de cette question cruciale pour nous tous qui prétendons vouloir le servir.
Autorité spirituelle partie 1:
Dans cette courte série de prédications, nous allons explorer la thématique biblique de l’autorité en vue de :
Différencier la charge de l’autorité séculière (Rom 13) de l’autorité spirituelle au sein de l’église locale.
Comprendre la nature des exigences éthiques et spirituelles qui s’appliquent à tout homme appelé à la charge du ministère pastoral.
Regarder de près les textes du N-T où Jésus nous parle de l’exercice de l’autorité selon sa volonté.
Circonscrire le travail du pasteur en précisant les limites de son pouvoir sur l’église en tenant compte de l’instruction apostolique.
Au menu ce soir :
Les persécutions : comment se préparer pour affronter cette épreuve de notre foi selon les dispositions du cœur que l’Esprit Saint veut produire en nous.
Quels modèles avons-nous en ce domaine de la part des apôtres et des chrétiens à travers l’histoire de l’Église?
Au menu ce soir
Au cours de l’histoire de l’Église, les chrétiens ont souvent cédé à des paniques intempestives en réaction à des évènements majeurs sur lesquels ils n’avaient pas le contrôle. Toutes les fois qu’un incident est venu perturber leur sécurité souvent trop ancrée dans la tradition et le confort ecclésial acquis, ils se sont repliés sur l’éveil prophétique de la fin des temps. Chez certains chrétiens, l’équation est simple : quand ça ne va pas comme ils le souhaitent, c’est que Jésus revient bientôt sur le nuées.
Qu’on en commun la chute de Rome en 410, l’invention de l’imprimerie en 1454, la Réforme protestante du 16e siècle, la Révolution française de 1789, les révolutions industrielle, technique et scientifique du 19e siècle, la montée du communisme en 1917 et du Nazisme en 1933? La panique, oui, les chrétiens ont paniqué et manifesté leur désolation en annonçant le déclenchement de la séquence prophétique menant à la fin des temps. Le problème avec cette réaction est qu’à chaque fois, les chrétiens se sont fourvoyés.
En ces temps pandémique actuelle, une partie de l’église sombre une nouvelle fois dans une lecture apocalyptique de l’évènement. La question qu’il importe de se poser ici est la suivante : d’où viennent ces états de paniques et quels sont les mécanismes qui les déclenchent une fois encore?
La réponse : la peur, la peur de l’inconnu.
Au menu ce soir :
Nous assistons en ce moment à l’effondrement de la civilisation occidentale qui s’est amorcé après la Deuxième Guerre Mondiale. L’Europe de l’Ouest et l’Amérique qui incarnaient jadis la force des valeurs judéo-chrétienne culbutent en ce moment dans un néant idéologique et chaotique comparable à ce qui s’est produit dans l’histoire sous d’autres grandes civilisations.
Si l’Église en Occident a prospéré en se créant un modèle ecclésial dans ce modèle politique existentiel, pourra-t-elle survivre à son effondrement? A-t-elle absolument besoin d’une Amérique forte et chrétienne pour faire rayonner le message de l’Évangile et lui faut-il nécessairement ce modèle ecclésial pour en assurer le succès?
La Loi et la grâce (Rom 6 : 14-18) Lettre de Paul aux Romains (Séance 37)
Que savons-nous de la Loi sinon qu’elle inspire la rigueur, l’exigence, l’obligation, la soumission, la sévérité, le jugement et la condamnation. Que savons-nous de la grâce sinon qu’elle est invitante et bienveillante, qu’elle exprime le pardon des fautes qu’éclaire la Loi par le don immérité de Dieu pour le pécheur. En quelque sorte, Loi et grâce dans leurs définitions respectives se présentent comme des moyens qui s’opposent.
Si la Loi vient fermer la relation harmonieuse avec Dieu en vue d’une condamnation sans espoir, la grâce ouvre toute grande l’avenue relationnelle avec ce même Dieu en vue de ce qu’il y a de meilleur en Lui. Présenté de cette manière, nous choisissons la grâce qui semble tellement invitante en ce qu’elle n’exige rien du pécheur au nom d’un nouveau profile relationnel avec Dieu beaucoup moins exigeant que la Loi.
Sauf que, l’apôtre Paul ne l’entend pas exactement de cette manière dans sa lettre aux Romains. La grâce n’est en rien l’abaissement des standards de la Loi car, comme la Loi, elle veut éradiquer le pouvoir du péché en nous. « 14 Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. 15 Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là ! » Rom 6 : 14-15
Ce qu’il y a de curieux en ce texte de Paul est qu’il renverse les pôles de la Loi et la grâce dans leur rapport avec le combat contre le péché. Oui parce que normalement, c’est la Loi qui le mieux instruit l’homme à ne plus pécher. C’est l’obéissance à la Loi qui devrait le mieux nous fournir les armes contre le péché. À l’opposé, la grâce semble dire que Dieu ne tient plus compte du péché de l’homme gracié. Comme s’il n’y avait plus de combat à mener car Dieu en nous offrant le pardon, fermait désormais les yeux sur ces fautes.
Bien des chrétiens en viennent à penser que sous la grâce le péché et ses conséquences n’ont plus d’importance pour Dieu, il ferme les yeux. Or, l’apôtre affirme plutôt en Romain 6 : 14-15 que la grâce est offerte par Dieu comme un moyen plus efficace que la Loi pour briser le pouvoir du péché en nous. Autrement dit, là où la Loi a échoué dans son combat contre le péché, la grâce est victorieuse. Comment cela est-il possible? C’est ce que nous examinerons ce dimanche dans la prédication de l’Église En Chemin.
De la pire des nouvelles à la plus grande des bonnes nouvelles Lettre de Paul aux Romains (Séance 36)
Dès qu’il est question de péché, il y a toujours un petit quelque chose de sombre qui remus dans mon esprit. Ce mot évoque le souvenir d’un mal que je porte en mon cœur, un mot qui réveille le malaise et l’inquiétude, voire le tourment. Et même si je maitrise le discours qui traite de la grâce et du pardon, même si je possède l’art d’en discourir pour encourager ceux qui traversent les sombres vallées de l’ombre de la mort, il m’arrive d’en parler avec un cœur abattu. N’est-ce pas là aussi votre expérience de croyant?
Le péché c’est la mauvaise nouvelle, c’est le rappel de tout ce qui me détruit et ravage ma vie, c’est le souvenir douloureux des relations brisées, c’est l’agonie de l’attente de la délivrance qui tarde à venir et qui me laisse poiroter dans l’abime de ce mal qui garde mon cœur loin du repos. Oui mais…
Voilà pourquoi nous évitons d’en parler, même dans nos églises. Comme si le sujet devait être classé dans la filière des thématiques négatives à éviter. Mais c’est une erreur. Évidemment, discourir des péchés des autres est une autre forme d’égarement qui nous maintient dans l’aveuglement de nos propres fautes. Voilà pourquoi il faut en parler pour ce qui nous concerne nous-mêmes et cesser d’accuser.
Il faut donc en parler avec le courage d’un pécheur qui se sait parfaitement pardonné et gracié. C’est justement parce qu’en Jésus-Christ je trouve celui qui me lave de toutes mes iniquités, qui efface ma honte et mes regrets que je peux enfin m’aventurer sur ce délicat terrain car dans les faits, puisque je suis éternellement pardonné de mes fautes, je ne dois plus craindre d’y faire descendre la grâce et l’amour de Dieu dans les décombres de mon cœur égaré.
Mais pourquoi y descendre si j’en suis éternellement pardonné? Parce que si le péché ne change plus rien à ma destinée éternelle, il impacte néanmoins ma vie terrestre et c’est aussi dans cette vie ici-bas que la grâce, la bonté et le pardon divin me sont les plus nécessaires.
« Que le péché ne règne donc point » (Rom 6 : 12)
Il y a pour moi bien pire à redouter que la corruption des grands de ce monde, que la bêtise humaine en général ou les égarements des chrétiens. Notre pire ennemi, celui-là même qui nous causera les plus grandes déceptions séjourne en nos propres cœurs.
Oui, je voudrais bien que le péché ne règne plus dans mon corps mortel mais on dirait que ce vieil Adam pécheur me tient enchaîné comme un esclave, ne laissant à mon âme aucun repos. Je voudrais de tout mon cœur vivre les délices du triomphe de la grâce sur cette vieille carcasse pécheresse qui prend plaisir à nourrir ma honte. J’ai tout fait pour la vaincre : j’ai prié, j’ai jeûné, j’ai supplié, j’ai hurlé, j’ai pleuré ma détresse à Dieu de me sentir si indigne par la corruption de mes propres vices. Combien de fois me suis-je senti comme un imposteur au milieu des saints.
Je crois que cela résume assez bien les sentiments toxiques que ressentent la plupart d’entre nous devant notre faiblesse humaine lorsqu’elle se frotte à l’exigence des textes de Romains 6. Dans les versets 12 et 13, l’apôtre partage trois déclarations qui situent le chrétien dans sa responsabilité face au péché :
Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel * N'obéissez pas à ses convoitises * Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité
Comme moi, vous êtes probablement troublé devant la force de ces trois énoncés qui se présentent tout à coup sans avertissement pour rappeler la misère du péché qui domine nos cœurs et nos actions. Jusqu’au verset 11 du chapitre 6, tout allait bien, la grâce de Dieu coulait à flot nous laissant se délecter des délices du pardon qui chasse toute crainte du jugement. Mais voilà, ces trois énoncés nous ramènent à la cruelle réalité de nos cœurs où règne encore quelques vestiges désolants de l’ancien locataire, Adam.
Comment comprendre ce texte qui élève au-delà de ce qui nous semble possible les exigences du triomphe sur le péché?
Au menu ce soir:
On répète trop souvent que Dietrich Bonhoeffer est un héros de la résistance Allemande qui fût pendu un mois avant la fin de la Seconde Guerre Mondiale parce qu’il aurait participer à un complot visant à faire assassiner Adolf Hitler. Cette version de l’histoire est celle qu’on aime se raconter pour dire qu’à l’exemple de Bonhoeffer, il faut résister et se tenir debout devant un gouvernement tyrannique qui glisse vers le totalitarisme. Or, la vraie histoire de Bonhoeffer est magistralement différente de cette version romantique du fervent héros chrétien.
Triomphe et déroute du christianisme en Occident Même si l’idée ne fait pas très plaisir à entendre, le christianisme recul en Occident depuis quelques décennies. Malgré la modernisation des célébrations ou la qualité des contenus théologiques, un fait demeure, pas moins de 85% des jeunes ayant grandi dans un milieu chrétien y renoncent une fois arrivés à l’âge adulte. Cette statistique montre que l’Église ne rejoint plus les gens de ce monde avec l’Évangile, c’est davantage ce monde et ses valeurs qui rejoignent efficacement l’Église.
À ne pas en douter, la Pandémie des deux dernières années a certainement contribué à enfoncer le pieu un peu plus profondément au cœur des églises qui peinent à retrouver leur vitesse de croisière. Rien de très réjouissant à première vue.
Ce soir, nous allons tenter de comprendre ce phénomène en vue de mieux saisir ce qui se trouve au cœur de cette dérive. Nous allons aussi nous attarder au dessein de Dieu dans l’expectative de ce désengagement spirituel dans nos sociétés post-modernes. Les questions qui sont relevées ici sont : Où est Dieu en ce moment dans cette affaire? Dieu aurait-il perdu le contrôle de son dessein salutaire pour l’humanité?
Même si cela apparait d’abord comme une période sombre de l’histoire de l’Église, il y a peut-être quelques rayons lumineux au regard de l’Écriture qui nous rappelle qu’au-delà des apparences, « c’est le dessein de l’Éternel s’accompli. »
« Quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Luc 22: 31-34) dimanche 7 novembre Invité spécial : Guillaume Bourin
Au menu ce soir
Avec foi ou avec anxiété, en ces temps de pandémie, lequel de ces deux états d'esprit triomphera de l’autre?
Le syndrome de Marthe : marcher avec Jésus dans une foi approximative.
Les droits et libertés, une valeur libérale de premier plan en démocratie, mais aussi une arme à double tranchant pour l’Église.
Baptême et conscience de l’homme Rom (Séance 34)
S’il est un sujet dont on se parle peu souvent en église, c’est bien celui de la conscience, cette faculté quelque peu difficile à cerner et qui pourtant joue un rôle de premier plan dans le développement d’une vie mature en Christ. Non pas la maturité qui provient d’une connaissance exhaustive de l’Écriture mais la maturité qui vient d’un éclairage intérieur que cet Écriture produit en nos cœur.
Affirmer, annoncer, proclamer, exhorter et prêcher la vérité sont des actions qui n’ont d’autres supports que des habiletés intellectuelles très utiles pour montrer extérieurement tout ce dont nous sommes capables. Par ces habiletés, je peux décrire et décortiquer le mal et le bien et expliquer à mon auditoire quelle conduite le Seigneur s’attend d’eux. C’est un art que nous maitrisons tous que celui de dire à l’autre qu’il est dans l’erreur, de voir son mal à lui. Mais il est immensément plus complexe de visiter son propre cœur et laisser la lumière de l’Esprit-Saint en éclairer les moindres recoins ténébreux.
Le cœur de l’homme est un gouffre sans fond. Comme disait le prophète : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : Qui peut le connaître ? » (Jér 17 : 9)
L’Écriture traite abondamment de la conscience et notamment en rapport avec le baptême du chrétien. En 1 Pierre (3 : 15), l’apôtre affirme que : « Cette eau était une figure du baptême, qui n'est pas la purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu, »
Il y a dans le baptême bien plus qu’une simple immersion dans l’eau, c’est un engagement nous dit l’apôtre Pierre, une requête, une demande qui implique notre conscience. Par le baptême, nous nous engageons à prendre soin de notre conscience car celui qui la néglige pourrait faire naufrage par rapport à la foi nous dit Paul : « en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l'ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. » 1 Tim 1 : 19
C’est aussi dans ce rapport à la conscience que nous grandissons vraiment en maturité devant le Seigneur par la communion spirituelle qui nous engage devant Lui. Non plus une vie de prière qui supplie Dieu de changer l’autre, mais de me faire voir mon propre mal, celui que je ne soupçonne à peine, ce mal que j’excuse, ce mal que j’arrive même à transformer en vertu.
En son âme et conscience et en sa position de racheté, le chrétien n’est plus coupable devant Dieu parce que l’œuvre de Christ libère sa conscience de la culpabilité du péché. En J-C, le croyant est dégagé éternellement des effets destructeurs de la culpabilité que sa conscience lui envoie.
Mais sur le plan de son humanité, il doit apprendre à gérer sa conscience en conformité avec la double réalité qui est sienne : sa condition pécheresse et sa condition de justifié. Voilà pourquoi il doit prendre soin de sa conscience afin d’avoir toujours devant ses yeux, un éclairage net de ce qui est bien et mal, non chez l’autre mais en son propre coeur.
Au menu ce soir :
De l’avis de plusieurs cette pandémie serait l’occasion pour nos gouvernements d’optimiser les moyens de surveillance de la population en vue de se donner plus de contrôle sur nos vies privées. Est-ce bien le cas? La Bible a-t-elle des choses à nous dire à ce sujet?
Au menu ce soir : - COVID-19 et interprétations erronées des faits théologiques - L’importance d’une bonne compréhension de la souveraineté de Dieu en période de crise - Le Dieu derrière les crises suscite les héros de la foi par qui vient la délivrance
Eh baptême! (Rom 6 : 3) Séance 33:
Voici une question fort intéressante : si nous acceptons l’idée que le baptême de Jean le Baptiste en était un de repentance (Marc 1 3-5), comment alors expliquer que Jésus, l’agneau de Dieu sans tâche qui ôte le péché du monde, ait demandé à recevoir ce baptême? Qu’est-ce que baptême pouvait bien signifier pour Lui alors qu’Il était sans péchés?
Comme bien d’autres thèmes bibliques, le baptême en est un qui soulève quelques controverses dans la chrétienté. Dans les milieux protestants, on peut être de la tradition pédobaptiste ou crédobaptiste. Oui, ça l’air un peu complique dit comme ça mais on verra dimanche ce qu’implique l’une ou l’autre de ces deux traditions. Cependant, tous s’accordent sur le texte de l’apôtre Paul qui en Romain 6, 3 : « nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? » (Rom 6 : 3).
Que signifie le baptême dans le N-T, qu’elle en est l‘importance et pourquoi tout chrétien devrait se faire baptiser? Voilà autant de questions auxquelles il importe de répondre parce qu’au-delà des avis quelques peu discordant sur le sujet, le baptême est une ordonnance du Seigneur: « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, » Mathieu 28 : 19
Mourir pour mieux vivre: Rom 6
Le message de l’Évangile présente un paradoxe étonnant. Il promet la vie mais non sans passer par le couloir de la mort. Non pas cette mort qui arrive au bout de la vie, mais la mort passée, cette mort en Jésus-Christ à la croix qui nous est arrivée alors que nous n’existions pas encore. Bon je sais, c’est un peu bizarre, mais c’est comme ça que ça fonctionne. Vous pigez? Dans le chapitre 6 de sa lettre aux Romains l’apôtre Paul s’efforce de convaincre les chrétiens de Rome qu’ils sont morts en J-C en utilisant trois arguments :
On ne peut pas mourir plus que mourir de ces trois manières. Nous sommes morts, morts et morts. À première vue, ça semble une très mauvaise nouvelle. Mais si on saisit bien l’argumentaire de l’apôtre, on découvre que c’est précisément parce que nous sommes morts à notre condition de pécheur en Adam de toutes les manières possibles que l’on est de ce fait admissible à la résurrection des morts pour obtenir une nouvelle sorte de vie en Jésus-Christ. Ok là ça devient une bonne nouvelle.
L’insistance sur l’affirmation de notre mort en Adam tient du fait que Paul voulait démontrer que même si cette vie adamique est encore pour peu de temps la réalité dominante des chrétiens de Rome, ce n’est plus ainsi que Dieu les regarde. Il les regarde comme morts au péché (à la condition pécheresse) et vivant pour Lui.
En Jésus, tu n’as plus de passé adamique mais un avenir christique. Comme l’adulte qui ne peut plus revivre son enfance, ainsi tu ne peux plus revenir en arrière car ton passé est enseveli et crucifié par le baptême en sa mort. Tu n’as plus de passé mais une destinée éternelle. Si donc la mort n’a pu le retenir, elle ne retiendra pas non plus car ta vie en Christ.
Notre gouvernement est-il une institution fantoche derrière laquelle se cache des gens malintentionnés qui détiennent les vrais leviers du pouvoir? Et si oui, est-il possible de connaitre ce dont il s’agit, qui sont-ils, que veulent-ils et depuis quand sont-ils là? Au-delà des intentions bienveillantes ou malveillantes d’une telle élite mondialiste, qu’elle rôle le chrétien est-il appelé à prendre dans un monde où se succèdent des régimes politiques des plus autoritaires au plus respectueux des droits de l’homme?
Rom 6:1-11
" Regardez-vous comme..." ...Je ne suis plus celui que j'étais car en Christ je suis une nouvelle création. Il y a des moments dans la vie chrétienne où se prendre pour un autre est tout à fait « Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. » (Romains 6 : 1-11
Contempler sa Gloire, et être transformé. Être un chrétien implique forcément d’être transformer jusque dans les profondeurs de notre être. Mais dans bien cas, les changements tardent à arriver. On voudrait bien avoir une vie vertueuse et victorieuse qui par l’effet d’une sanctification acquise nous conduirait dans les verts pâturages des béatitudes attendues. L’apôtre Pierre propose ici une idée toute simple : la transformation est la conséquence de la contemplation. Dit autrement, nous ressemblerons de plus en plus au Christ que dans la mesure où nous nous exercerons à le contempler. Mais qu’est-ce que la contemplation?
« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, » 2 Corinthiens 3 : 18
Le but de la grâce qui nous est accordée en J-C ne se résume pas strictement à être gracié et ne plus aller en enfer, mais nous restaure à la paix avec Dieu. On ne passe pas sa vie chrétienne à contempler la grâce mais à contempler Dieu qui par cette grâce nous accorde la paix en Lui, laquelle paix nous ouvre la porte sur une destinée glorieuse sur une nouvelle Terre et de nouveau cieux.
La conversion à J-C marque la fin de l’illusion de notre autonomie de Dieu pour redécouvrir que la vie en dehors de Christ est une pure illusion. Le salut est présence de Christ en nous par l’union de sa vie en la nôtre. Puisque nous avons été créés pour Dieu, la vraie liberté est l’acte de rachat qui permet à Dieu de nous ramener dans la raison même de notre existence, c’est-à-dire, exister pour Lui. Parce que dans les faits, c’est lui « qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses. (…) car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l'être. » Actes 17 : 25 et 28. En J-C, l’homme redevient un homme selon le dessein éternel de Celui qui l’appelle à cette nouvelle vie en Lui.
Rom 4:18: "Espérant contre toute espérance"
Si marcher avec Dieu était possible, la foi serait inutile. La foi n'est pas l'effort de l'homme qui arrive à y croire mais l'oeuvre de Dieu qui agit de telle sorte que l'homme n'a plus le choix d'y croire.
Rom 4:17 "Le Dieu qui donne la vie aux morts et appelle à l'existence ce qui n'existe pas"
Abraham et les œuvres de la foi (Rom 4)
En parlant du patriarche Abraham, l’apôtre Paul affirme en Romains 4 que la justice de Dieu s’obtient par la foi sans les œuvres de la Loi. Elle est une grâce qui ne tient nullement compte des œuvres de justice de celui qui la reçoit : « Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due; et à celui qui ne fait point d'œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice. »
Cependant, Jacques dans la sa lettre affirme plutôt que la foi sans les œuvres est morte. Toujours en parlant d’Abraham, il affirme : « Ainsi s'accomplit ce que dit l'Écriture : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement. »
Selon Paul, Abraham fût justifié sans les œuvres de la Loi alors que selon Jacques l'homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement. Paul et Jacques se contredisent-ils comme si la doctrine de la justification du pécheur n’était pas encore tout à fait résolue du temps des apôtres?
Qui est Abraham sinon l’homme de qui Dieu a triomphé de l’incrédulité pour faire de lui un croyant. Le véritable héros de la foi est celui qui, vaincu par l’amour la grâce et la bonté de Dieu ne trouve plus aucun confort à suivre ses propres voies.
Abraham, de l'incrédulité à la foi
Qui est Abraham sinon l’homme de qui Dieu a triomphé de l’incrédulité pour faire de lui un croyant. Le véritable héros de la foi est celui qui, vaincu par l’amour la grâce et la bonté de Dieu ne trouve plus aucun confort à suivre ses propres voies.
L'hypermodernité est cette période de l’histoire du progrès où l’homme prend conscience que ce qui progresse le plus en ce monde est du domaine de l’absurdité. N’ayant point trouver de solution à l’évolution de la bêtise humaine, l’humanité bascule rapidement dans un univers narcissique où la valeur la plus recherchée est le droit à l’individualité. Le droit de tout dire, de tout faire et de tout croire; être libre d’être tout ce que son cœur désir, bref, le droit d’être fou, chacun à sa manière.
L’évènement de la Pentecôte marque le début de l’Église par la venue du Saint-Esprit sur les disciples dans la chambre haute à Jérusalem. Mais ce texte biblique d’Actes 2 soulève des tensions entre les chrétiens à cause du lien qu’on y trouve entre le Saint-Esprit et les langues qui accompagnent l’entrée en vigueur de la Nouvelle Alliance en J-C. Que pouvons-nous comprendre de cette affaire?
Après deux guerres mondiales, l’holocauste juif et la bombe atomique, l’homme des années 60 ne croit plus à un monde meilleur par le progrès. Déjà il ne croyait plus en Dieu, maintenant il ne croit plus en l’homme. Une seule chose lui reste précieuse : lui-même. La fin du 20e siècle est ce moment tragique de l’histoire où l’homme plonge dans un univers narcissique où ses principales priorités consistent à jouir de ses droits et libertés individuelles. Bienvenue dans le monde postmoderne.
Le nouvel ordre mondial; Ne perdez pas votre temps à combattre ce qui a déjà été vaincu à la croix, cherchez plutôt les choses d'en haut, là ou le Christ est déjà Seigneur de cette nouvelle gouvernance mondiale en LUI!
Le 20e siècle est le siècle de tous les extrémismes. Il débute lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1900 dans l’euphorie puis, en 1945, il périclite dans le chaos et le désenchantement par l’épouvante découverte des camps de concentration Nazis et un lourd bilan de 50 millions de morts. Progrès + chaos = désillusion.
Au moment où débute le 20e siècle, ce siècle duquel devait émerger les lus beaux fruits paisibles du Progrès, on assiste à la monté de l’antisémitisme qui fait sombrer l’Europe tout entière dans un climat de terreur sans aucun précédent dans l’histoire. Théorie du complot, haine du Juif et progrès techniques font bon ménage entre les mains d’un homme entièrement gangréné par les germes de la perversion narcissique.
On assiste au 18e siècle à la naissance de deux sortes d’athéismes : l’un qui consiste à abandonner l’idée d’un Dieu créateur dans une attitude plutôt passive, et l’autre qui consiste dans l’affirmation forte de la non-existence de Dieu. Dans ce second cas, on voit surgir un militantisme actif qui attaque l’idée de l’existence de Dieu.
Le 19 ieme siècle est celui où le génie de l'homme perce une multitude de mystères de la nature. Le progrès!!
Pour plusieurs, un avenir meilleur pour l'humanité passe nécéssairement par l'amélioration de la race humaine.
Un avenir plein d’espoir construit sur une utopie ne peut conduire l’homme ailleurs qu’au chaos et au désordre.
Il apparait clair au 20e siècle que le progressisme s’est transformé en idéologies subversives qui conduisent l’humanité dans un monde dominé par l’absurde.
Au menu: Chaos et quête de liberté Temps prémoderne et moderne Les 75 années qui changèrent le monde à tous jamais
Demystification de la marque de la bête dans le contexte biblique et historique de l'apôtre Jean.